Blog d'Engagés pour Argenteuil

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jeudi 5 juillet 2018

Encore 6 jours pour dire si nous voulons autre chose que des immeubles sur le site SAGEM !

par Frédéric Lefebvre-Naré

Argenteuillais·es, spécialement du Centre ville, du Val Notre-Dame, du Val d'Argent Sud… L'avenir des 19000 m2 de l'ancien site "SAGEM"/Safran nous concerne ! Mais après 3 semaines d'enquête publique, il n'y avait qu'1 observation d'habitant sur le registre. J'en ai ajouté une 2ème en espérant que vienne aussi la vôtre, et la vôtre ;-)

site-sagem-google-earth.png


Je remercie M. le Commissaire de son travail sur cette enquête publique.

Je me réjouis que la Ville avance dans le projet de reconversion et de valorisation de cette friche "SAGEM". J'approuve également la création d'un emplacement réservé pour une future école (hors champ de cette modification du PLU, sauf quelques rectifications de périmètre).

Je suis étonné et déçu de voir là un projet "tout construction, tout logement", orienté vers le profit maximal, sans vision urbaine et sans services publics.

Cela peut provenir du fait que l'acquéreur est un "dépollueur" et que la Ville n'a donc pu avoir de dialogue avec un véritable aménageur. Pourtant "rappelons que sur 31 (cas d')opérations financées (par l'Ademe) en 2012 et 2013, pour 1€ de travaux de dépollution, 13 € vont être dépensés en coûts de construction" : la dépollution n'est qu'une composante mineure du projet.

Il semble que par conséquent le PLU modifié maximise simplement les possibilités foncières : ce PLU permettrait de construire jusqu’à R+5 et 19 mètres, et même plus : « Afin de permettre un épannelage des hauteurs une possibilité d’émergence des constructions est possible ponctuellement à condition de diminuer les hauteurs sur une autre partie de la construction. » Que vient faire là le terme de jargon "Épannelage" ? Selon Wikipedia, « en matière d'urbanisme, l'épannelage désigne la forme simplifiée des masses bâties constitutives d’un tissu urbain. » Ce terme ne semble donc apporter aucune limitation, et je crains que ces dispositions n'autorisent simplement le futur promoteur à aller aussi haut qu’il voudra dans la construction.

Les clubs sportifs d'Argenteuil saturent (de nombreuses sections refusent des inscriptions), et en particulier la piscine. Les créneaux horaires manquent dans l’unique bassin. Deux ne seraient pas de trop pour 110000 habitants ! La Ville annonce l'intention de réhabiliter l'ancien bassin (du même et unique centre aquatique)… après avoir longuement expliqué qu'il était ruineux, et que les fontis rendraient sa reconstruction tout aussi risquée. Par ailleurs, ce centre aquatique est à la marge géographique de la ville.

Au contraire, le terrain "SAGEM", à la lisière du centre ville, est parfaitement placé pour répondre aux besoins des écoles et des habitants. Un "petit bassin" de 25 mètres ne demanderait que 3000 m2 sur les 19000 m2 de ce terrain. Je souhaite donc vivement que le besoin d'équipement sportif sur ce site soit pris en compte dans le PLU modifié.

lundi 2 juillet 2018

Site « SAGEM » : toute la place pour une 2ème piscine !

par Frédéric Lefebvre-Naré, avec EpA. Tribune dans L'Argenteuillais

La population d’Argenteuil augmente rapidement. À quand les équipements pour ces nouveaux habitants… et les anciens ?

Les classes sont saturées : en 4 ans, la Municipalité n’a encore ouvert aucune école.

Beaucoup de CP ne seront pas réellement dédoublés à cette rentrée, même si le Rectorat envoie les enseignants supplémentaires.

Les clubs sportifs aussi saturent : de nombreuses sections refusent des inscriptions. Pour les adhérents, jeunes ou moins jeunes, les installations manquent, malgré l’ouverture de la Halle des Sports Roger Ouvrard : on se bouscule à plusieurs clubs sur un même stade aux mêmes heures ; les créneaux horaires manquent dans l’unique bassin de piscine ; et encore, quand elle est ouverte.

Le terrain que SAGEM a abandonné depuis 3 ans, entre l’hôpital et le centre ville, est très bien placé pour une nouvelle piscine ; un petit bassin de 25 mètres, qui coûterait 6 à 7 millions, demanderait 3000 m2 sur les 19000 m2 de ce terrain. Il ne serait pas de trop pour 110000 habitants !

Mais la Municipalité veut consacrer tout le terrain à des immeubles d’habitation, sauf l’emplacement déjà réservé pour une future école (mais pour quand ?…).

Une entreprise achète le terrain, dans l’intention de le revendre à un promoteur une fois qu’elle aura démoli et dépollué… sans doute avec subventions publiques.

Beau bénéfice en perspective ! Car ce PLU permettrait de construire jusqu’à R+5 et 19 mètres, et même plus : « Afin de permettre un épannelage des hauteurs une possibilité d’émergence des constructions est possible ponctuellement à condition de diminuer les hauteurs sur une autre partie de la construction. »

Épannelage, KÉSAKO ? Selon Wikipedia, « en matière d'urbanisme, l'épannelage désigne la forme simplifiée des masses bâties constitutives d’un tissu urbain. » Nous voilà bien avancés. Ce jargon servirait-il juste à autoriser le promoteur à aller aussi haut qu’il veut dans la construction, et dans le profit ?

Stop au tout-logement. Argenteuil n’est pas un dortoir. Prévoyons pour les Argenteuillais, les nouveaux arrivants aussi, les équipements indispensables !

Chacun·e de nous peut le dire, en répondant à l’enquête publique sur cette modification de PLU. Elle se tient en Mairie et sur internet, jusqu’au 13 juillet.

mercredi 20 juin 2018

Quel avenir pour la SNCF ? Débat interne EpA… ouvert !

par Bernard Rols, Pierre Bruneau, Frédéric Lefebvre-Naré, Pierre Belot

Que pensent de cette réforme ceux qui nous suivent sur ce blog ? À vos commentaires !

Bernard Rols : la Loi sur la réforme de la SNCF vient d’être largement votée par l’Assemblée Nationale et le Sénat.

Cette loi :

  • transforme juridiquement la SNCF, d’EPIC en Société Anonyme à capitaux publics incessibles, pour lui permettre de faire face à la concurrence.
  • met fin au statut de cheminot pour les nouvelles embauches à partir de 2020, ce qui permettra à la SNCF de gagner en productivité afin d’être compétitive.
  • fait reprendre par l’État 35 milliards d’euros de dettes à partir de 2020.

Le point de vue de l'IFRAP ici.

Personnellement, j’approuve le contenu de cette Loi, et je déplore la désinformation médiatique par les syndicats de la SNCF, qui veulent nous faire croire à la disparition du Service Public ferroviaire, auquel les Français sont très attachés.

Pour autant, la SNCF est-elle sauvée ?

Dès 2019 les Régions pourront choisir leur prestataire pour les TER ; Xavier Bertrand déclarait récemment dans une émission politique sur LCI que la Région Hauts-de-France, qu'il préside, n’était pas là pour combler les fins de mois difficiles de la SNCF. À l’autre bout de la France, Christian Estrosi, président de la Région PACA, ne se cache pas de vouloir faire appel à un opérateur privé. De nombreux autres présidents de Régions sont en conflit ouvert avec la SNCF.

Qu'en est-il en Ile-de-France ?

Le 13 juin dernier, nous avons subi une panne générale de signalisation à la Gare Saint-Lazare.

Selon le communiqué de la direction de la SNCF, il s’agissait d’un défaut électrique sur un commutateur de commande de signalisation situé dans un poste d’aiguillage datant de 1966.

C’est la deuxième panne générale à St Lazare depuis le début de l’année.

La gare Montparnasse, rappelez-vous, a aussi subi ces derniers mois, 2 pannes générales de plusieurs jours.

En Ile-de-France comme dans les autres régions, les retards ou les suppressions de trains ne se comptent plus, sur les trains du quotidien.

Pour des raisons de sécurité, des TER sont obligés de réduire leur vitesse vu l’état délabré du ballast.

Ce sont des milliards d’euros qui faudra investir pour remettre à niveau le réseau ferroviaire pour les trains du quotidien.

Combien cela va-t-il coûter aux régions françaises, c'est-à-dire à nous, avec nos impôts ?

Si ces lourds investissements sont faits par la SNCF : à quoi sert alors de la désendetter d’un côté, lui permettant de faire face à la concurrence, si elle s’endette à nouveau, non plus pour les lignes LGV, mais pour ses lignes classiques abandonnées depuis des décennies ?

Pierre Bruneau : Je ne vois pas en quoi le changement de statut va améliorer le fonctionnement du trafic, concernant :

  • le matériel obsolète à l’origine des différents pannes,
  • l’augmentation du nombre de passagers en Ile-de-France le matin et le soir.

Frédéric Lefebvre-Naré : la raison de cette réforme m'échappe.

Quel rapport entre le changement de statut de la SNCF, et l'ouverture à la concurrence ? Le précédent changement de statut, il y a plus de 20 ans je crois, était déjà annoncé comme lié à l'ouverture à la concurrence… Je crois me souvenir d'avoir co-animé des ateliers de cadres SNCF sur le sujet vers 1993 !

Quel rapport entre la fin du statut de cheminot pour les nouvelles embauches et la productivité ? À mon avis, la productivité d'un ensemble aussi complexe de personnel et de systèmes dépend essentiellement de leur bonne coopération, de leur solidarité, de la connaissance capitalisée et partagée depuis des décennies. Les cas que citent Bernard et Pierre, ceux des pannes mal identifiées à Montparnasse et Saint-Lazare, avec leur impact sur la vie économique et sociale, indiquent là où il faudrait progresser. En quoi diviser le personnel en deux catégories, peut-il aider ?

Quant à la dette de la SNCF, chacun savait depuis le début que c'était une dette publique masquée, "hors bilan". L'afficher est certes louable en termes de sincérité des comptes publics, mais ce passage du trou de la poche gauche de l'État, à sa poche droite, ne change rien dans la vraie vie.

Je suis bien d'accord avec Bernard sur les défis auxquels la SNCF va être confrontée. La concurrence de Blablacar et consorts en est un autre. Je regrette l'absence de toute stratégie, de toute réforme, pouvant mettre la SNCF sur une trajectoire d'avenir.

Pierre Belot : Si la réforme a un impact sur la dette, c'est d'inciter la SNCF à se ré-endetter !

Pendant ce temps, les entreprises se financent généralement par la dette et elles y sont fiscalement encouragées.

On ne fait qu'inciter les ménages à s'endetter. On en fait presque une question de civisme !

Résultat, la dette privée mondiale est du même ordre que la dette publique (> 100% du PIB). L'une est valorisée, l'autre stigmatisée. Pourquoi ? La réponse est simple : c'est de l'idéologie néolibérale, "L'État, c'est mal ; rien ne vaut le privé. Le collectif c'est dangereux, l'individualisme est la solution à tout."

TINA, There Is No Alternative ! Ça fait plus de 30 ans qu'on nous le dit.

Chercher des explications rationnelles à ces a priori idéologiques est une perte de temps, d'énergie, et de lucidité.

Pierre Bruneau : La concurrence peut bel et bien arriver : le privé s’occupera des lignes qui permettent de gagner des fortunes, et laissera le reste à la SNCF ! et nous continuerons à combler de plus en plus de déficits…

C'est ce qui s'est passé tout récemment pour les autoroutes et les routes nationales.

C’est aussi le même principe à Argenteuil, comme au niveau de l’État dans son ensemble : je vends mes actifs, souvent à bas prix, mais en prétendant équilibrer ainsi le budget à l’instant T ; et je garde les gouffres financiers.

mardi 29 mai 2018

En bord de Seine, un paysage remarquable et à embellir (tribune pour le prochain Argenteuillais)

par Frédéric Lefebvre-Naré / avec Engagés pour Argenteuil

Le président de l’association ARBRES, chargée au niveau national de labelliser les « arbres remarquables » et « ensembles arborés remarquables », Georges Feterman, a écrit au maire d’Argenteuil, après deux visites sur l’île Héloïse :

« ARBRES … a été alertée par le Comité Jean Vilar à propos des menaces qui pèsent sur une partie des arbres de l’île Héloïse. En me rendant sur place, j’ai pu me rendre compte de la beauté de ce magnifique ensemble arboré, ainsi que de sa valeur historique, liée aux impressionnistes.

Je n’ai en aucun cas l’intention d’intervenir dans le dossier de rénovation du site, n’ayant ni la compétence ni la vocation de le faire. Je tiens simplement à vous faire part du souhait de notre association que soit préservé intégralement ce magnifique patrimoine arboré, qui pourrait se voir attribuer le label national « ensemble arboré remarquable ». Nous avons d’ailleurs remis ce label de manière symbolique au comité Jean Vilar, en espérant pouvoir le faire officiellement auprès de vous, honorant ainsi votre commune. »

Avec le comité Jean Vilar, Engagés pour Argenteuil s’associe naturellement à ce souhait. Nous sommes prêts à toute initiative pour (re)mettre en valeur ce site, paysagé pour les Argenteuillais depuis 1788.

La Municipalité a semé il y a quelques semaines un carré de gazon dans la plataneraie, en bas du marché : c’est un début encourageant !

Allons au-delà, repensons autrement l’aménagement de l’île, passons à un autre projet que celui de tour multiplexe, de centre commercial et de logements en pleins remblais, que la Municipalité portait avec le promoteur Fiminco depuis 2016.

Faisons avancer les autres projets de développement d’Argenteuil, comme « Argenteuil Littoral » ; là aussi, Engagés pour Argenteuil contribuera volontiers. Commençons par obtenir de la SNCF que le souterrain sous la gare centrale, censé desservir ce futur ensemble, reste ouvert à tous ! Alors que, bizarrement, la SNCF et la Mairie ont décidé de la fermer sauf aux riverains, contrairement à tous les engagements antérieurs.

Aménageons une ville agréable, accueillante à la promenade et aux visiteurs, accessible aux personnes à mobilité réduite, sûre pour nos enfants !

Sans attendre des budgets faramineux, évitons déjà les décisions absurdes, et avançons pas à pas !

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