Blog d'Engagés pour Argenteuil

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Opinions-Tribunes-Entretiens

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 7 janvier 2020

2020, année d’espoir pour Argenteuil

par Frédéric Lefebvre-Naré : tribune pour le magazine municipal de janvier

Nous finissons 2019 avec une société argenteuillaise restée fraternelle et solidaire. Comme l’écrit le maire dans sa lettre de décembre, les « situations difficiles des personnes sans domicile fixe interpellent les Argenteuillais, qui, dans un élan solidaire, agissent individuellement ou réagissent en sollicitant les pouvoirs publics ». Mais la lettre conclut par un « N’agissez pas seul ! », précédé d’un gros point d’exclamation sur fond rouge. Oui, agissons ensemble ! Hélas, la lettre ne dit pas comment : ce sera, espérons-le, pour 2020 !

Nous finissons 2019 avec beaucoup de platanes en moins sur l’île, des sites centraux de nos quartiers bradés aux promoteurs, des immeubles de 30 mètres annoncés au bord de la gare, un centre commercial en déshérence à Joliot-Curie, et toujours autant de logements dégradés ou indignes, malgré les intentions, les études, les projets d’avenir. Espérons que 2020 permettra de passer la marche avant, vers une ville plus verte, agréable, accueillante !

Dans toutes les communes, tous les 6 ans, vient une année d’espoir. L’année où l’on inspire très fort… avant de plonger dans un nouveau mandat, succession de problèmes et de réclamations, d’initiatives freinées et d’oukases étatiques, de tensions entre équipes et de tensions dans les équipes… La responsabilité municipale n’a rien d’un « fauteuil » confortable, c’est plutôt une « sellette », les élus passant 6 ans en position d’accusés pour tout ce qui va de travers !

La beauté de la démocratie, c’est que des centaines de citoyen·ne·s se portent volontaires pour affronter ces difficultés. Pour prendre en charge un peu du bien commun qu’est une ville.

Parmi elles et eux se trouvent les futur·e·s élu·e·s : souhaitons-leur bonne chance et six excellentes années !

vendredi 13 décembre 2019

Des nouvelles sur l’avenir de Jean Vilar : sondage et réflexion

par Frédéric Lefebvre-Naré : tribune pour le numéro de décembre du magazine municipal

La commission des sondages a mis en ligne, après notre réclamation, une notice technique sur le sondage OpinionWay. Cette notice le confirme : la question qui a recueilli le % d’approbations dont se vantait le maire prétendait que le projet comprenait des crèches… l’équipement le plus demandé par les Argenteuillais interrogés ! Alors que le rapport publié et la communication de la Ville montraient ce pourcentage… mais sans crèches. Mensonge patent.

Le maire a annoncé un groupe de réflexion comprenant l’opposition municipale, le comité de quartier et le comité Jean Vilar.

Philippe Métézeau, à qui le maire a confié l’animation de ce groupe, m’a invité à en discuter : volontiers, étant à la fois dans l’opposition municipale, au comité de quartier et au comité Jean Vilar !

Je lui ai dit les conclusions qui me semblaient se dégager des débats de ces 3 années :

  • garder public, municipal, cet espace ;
  • rénover ou reconstruire la salle des fêtes dans la continuité de son rôle actuel, du large accueil qu’elle permet ;
  • renoncer à implanter un centre commercial si près de Côté Seine, un cinéma si près du Figuier Blanc, des logements en zone inondable ;
  • préserver les grands arbres anciens ;
  • paysager le parking ;
  • libérer les berges de Seine d’une partie de la circulation automobile pour faire place aux promeneurs, piétons, sportifs, cyclistes…

L’action de la municipalité va hélas dans le sens opposé.

Mercredi 11, le cabinet du maire m’appelle : « la réunion se tient vendredi 13, vous représenteriez le comité Jean Vilar ». Depuis quand une municipalité décide-t-elle qui représente une association ? La présidente n’avait même pas été contactée !

Je souhaite tout le succès à cette démarche… malgré ces conditions étranges.

mercredi 4 décembre 2019

SNCF : Une nouvelle grève qui va s’éterniser ?

par Bernard Rols

Les syndicats de la SNCF s’opposent à la réforme de leur régime spécial de retraite et organiseront à partir du 5 décembre prochain, un mouvement de grève probablement reconductible à 3 semaines des fêtes de fin d’année.

Selon un sondage publié ce dimanche dans le JDD, 61 % des personnes interrogées préfèrent une harmonisation des régimes de retraite à l’existence de régimes spécifiques.

76 % des français se disent très largement favorables à une réforme du système de retraites.

Dans un esprit d’équité et de justice sociale, je suis également favorable à un système universel de retraite par points.

42 caisses de retraite, ce n’est également plus acceptable en coûts de gestion, car nous serons amenés à nous reconvertir tout au long de notre vie professionnelle, à l’inverse des carrières linéaires dans une seule branche professionnelle comme nous les connaissions, qui deviendront de plus en plus difficiles à réaliser.

S’agit-il alors pour les syndicats de la SNCF d’appeler à une grève corporatiste avec la volonté de maintenir un système de retraite avantageux pour les cheminots, financé grosso modo à 60 % par la dette publique ?

Très certainement, car selon l’IFRAP, le régime spécial de la SNCF c’est 3,2 milliards d’euros de subventions d’équilibre payées par le contribuable.

Mais pour autant, ne faut-il voir dans cette grève, qu’une revendication corporatiste des cheminots considérés comme des privilégiés par beaucoup de Français ?

Pour rappel, l'ouverture à la concurrence s'accélère puisque les transports nationaux (TGV) seront concernés à partir du 1er janvier 2020 ; les Intercités et TER le seront aussi.

La Cour des Comptes vient d'évaluer à 700 millions d’euros le surcoût de la politique sociale à la SNCF.

Il va sans dire qu’en l’absence de la suppression de leur régime de retraite spécial et d’une vraie négociation en interne sur les conditions de travail, les salaires et les effectifs, la SNCF risque de décrocher dans les prochaines années face à la libéralisation du transport ferroviaire voulue par l’Europe.

Certes, la concurrence existe déjà pour les TGV internationaux (Paris, Barcelone via Montpellier par exemple) et nous ne pouvons pas nous y opposer si nous voulons à notre tour conquérir des marchés européens.

En revanche, pour nos lignes intérieures LGV et pour nos lignes régionales, souhaitons-nous le démantèlement de notre entreprise ferroviaire historique au profit de sociétés privées ?

L’avenir aujourd’hui incertain de la SNCF, est primordial pour les cheminots et pour tous les Français, bien au-delà d’un conflit social pénalisant des milliers d’usagers sur plusieurs jours et d’une perte de chiffre d’affaires en millions d’euros pour la SNCF déjà lourdement endettée.

lundi 2 décembre 2019

"On n'entend parler de personne ou presque" et à l'arrivée des élections "il y a plein de gens formidables"…

par Frédéric Lefebvre-Naré

Je lis sur Facebook :

"on n'entend parler de personne ou presque et là que les élections arrivent il y a plein de gens formidables avec idées formidables (qui veulent se faire élire) Ils étaient où tous ces personnes formidables, elles faisaient quoi jusqu'à maintenant ?

La vie c'est tous les jours toutes les semaines tous les mois pas juste 4 mois avant les élections"

Une réflexion fréquente qui mérite réponse !

Pour prendre mon cas personnel (à chacun·e de répondre pour soi), ça fait 20 ans cette année que je milite à Argenteuil dans de nombreux cadres successifs (politiques comme associatifs). J'ai été candidat 6 fois à des élections politiques sur la ville. Je fais actuellement partie du groupe "Engagés pour Argenteuil" créé en 2013, et suis élu dans l'opposition, depuis 2014 : je rends compte sur internet de toutes les délibérations et débats de chaque conseil municipal (le blog Engagés pour Argenteuil est à ma connaissance la seule source à le faire, et quelques centaines de personnes à chaque Conseil utilisent cette source). Ce blog a publié au total 404 billets depuis quatre ans, tous toujours en ligne (de militants Engagés pour Argenteuil ou de personnes qui nous envoient des textes). Mes prises de positions ou initiatives dans divers cadres ont été cités quelques dizaines de fois par an, je pense (depuis 2017 en tout cas) dans divers médias locaux.

Avec bien d'autres personnes dans le collectif Argenteuil en commun, initié en 2017 et formalisé comme association à partir de juin 2018, nous préparons ces élections, avons organisé une enquête (sur les marchés et sur internet), des débats publics, des ateliers participatifs… et tenons depuis la rentrée de septembre 2018 un point-rencontre / permanence d'accueil tous les mardis soirs.

Et malgré ça je comprendrais parfaitement que, comme 90 ou 95% des Argenteuillais·es, vous n'ayez jamais entendu parler de moi ! D'une part, nous sommes 115000 à Argenteuil, c'est vraiment difficile de rencontrer tout le monde (ou d'être entendu de tout le monde), si on peut consacrer à la politique (c'est bénévole, faut-il le rappeler[1]) l'équivalent d'une journée par semaine.

Comme tout le monde, je suis limité par d'autres obligations (travail, vie de famille, et activités non politiques !) et suis loin d'être aussi présent que je le voudrais dans tous les événements argenteuillais ; sans parler des rencontres en porte-à-porte, j'y consacre très peu de temps même si c'est depuis longtemps (2000).

Tout ceci vaut pour des centaines de militants d'Argenteuil… de tous bords ! Si "on n'entend parler de personne ou presque ", comme vous l'écrivez, ce n'est pas forcément faute de bonne volonté ou d'énergie de notre part. Aidez-nous à être entendus !

Notes

[1] Cependant, comme élu d'opposition, je reçois depuis 2014 une indemnité de 167 € nets par mois, le minimum légal.

- page 1 de 42