Engagés pour Argenteuil

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mardi 26 décembre 2017

Nouveaux horaires SNCF : plus de trains, mais autant de suppressions ?

par Bernard Rols

La SNCF a mis en place le 10 décembre dernier une nouvelle grille d’horaires sur la ligne J.

@tamtamcolonie a tweeté : « desserte des trains directs = quasi la fréquence des métros parisiens »

Sur le même tweet, la photographie du panneau d’affichage en gare centrale d’Argenteuil informait à 8 heures 27 des trains à destination de Paris St Lazare dans 4, 6, 5, 10, 13 et 15 minutes (directs ou pas).

La SNCF prendrait-elle enfin en considération nos conditions déplorables de « voyage » (puisque, selon la SNCF, nous « voyageons » pour nous rendre chaque jour sur notre lieu de travail) ?

S’agit-il une nouvelle fois d’une opération de communication ?

Est-ce la solution trouvée par la SNCF pour palier à ses dysfonctionnements ?

Cette nouvelle grille semble, de prime abord, indispensable et voulue par les clients (pas les voyageurs !) de la SNCF.

Mais, comme vous le savez, notre ligne J rencontre des problèmes récurrents.

Sur la ligne L (Paris St-Lazare – St-Nom-la-Bretèche), les suppressions de trains sont quasi-quotidiennes.

Depuis décembre 2016, une nouvelle grille d’horaires existe sur cette ligne L :

  • Pour la tranche matinale 8 h 00 – 8 h 30 nous avions avant cette date les 8 h 02 et 8 h 17.
  • Depuis l’an dernier, nous avons les 7 h 59 – 8 h 09 – 8 h 20 – 8 h 29.

Pour autant, dans cette tranche horaire essentielle, les suppressions de trains (essentiellement le 8 h 09) sont encore trop fréquentes !

Des dessertes ont ensuite été rajoutées sur cette ligne L (Bécon-les-Bruyères, Courbevoie, Puteaux et le Val d’Or), ce qui augmente la durée du trajet d’une dizaine de minutes.

Augmenter la cadence des trains pour avoir encore et toujours le même nombre de suppressions, où est réellement l’amélioration ?

Et à la Gare St-Lazare il n’y a toujours que 27 voies :-)

Combien de fois sommes nous bloqués plusieurs minutes en entrée de gare dans l’attente qu’un quai se libère ?

Et ce 26 décembre, une panne électrique a arrêté tout le trafic des réseaux Saint-Lazare, banlieue et grandes lignes.

Ligne_J.png

Je reste donc très réservé… je jugerai aux résultats !

Lutter contre le sexisme et les violences faites aux femmes

par Bernard Rols

Emmanuel Macron a présenté le samedi 25 novembre 2017 ses propositions pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Engagés pour Argenteuil a déjà publié un compte-rendu de cette conférence de presse.

J’y avais annoncé que je donnerais mon avis sur les orientations prises pour lutter contre cette inégalité, un des fléaux de notre société fortement imprégnée de sexisme.

Je m’étais déjà exprimé lors de l'affaire du producteur Harvey Weinstein.

Certes nous étions alors dans le monde particulier du cinéma et des paillettes. Nous pouvions nous interroger sur l’attitude de certaines actrices qui avaient révélé leur confrontation douloureuse avec ce prédateur dans les journaux "people", mais n’avaient pas porté plainte.

Pour autant, cette affaire outre-Atlantique, portée sur la place publique, mettait en exergue les violences faites aux femmes et la dominance que certains puissants, notables exercent en toute impunité sur elles.

Je voulais ardemment que nous évoquions la vraie vie de tous les jours ; que nous dénoncions les vies brisées à jamais de femmes anonymes par le comportement scandaleux d'obsédés.

Je considérais que l'affaire Weinstein avait fait sauter la chape de plomb sur le harcèlement sexuel ; qu’il nous fallait désormais agir.

Emmanuel Macron veut restaurer l’égalité entre les femmes et les hommes, faire de cette lutte contre le sexisme, la grande cause de son quinquennat.

Je souscris donc entièrement à cette décision politique, au combat qu’il veut mener.

Nous allons passer de vaines déclarations à des actes pour qu’enfin les femmes soient les égales des hommes.

Olympe de Gouges, première féministe, auteure de la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne, écrivait : « La femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ».

Certes, depuis, la peine de mort a été abolie, mais dans notre société du XXIème siècle, culturellement sexiste comme le constate notre Président, il est encore difficile pour nombre d’entre elles de monter à la Tribune, c'est-à-dire de recevoir de cette société déclarée moderne, la même reconnaissance que nous, les hommes, avons.

Avant de donner mon avis sur les orientations prises, je veux dire deux mots sur la société de délation générale qu’Emmanuel Macron ne veut pas. (Je la refuse également)

Je veux bien entendu faire référence au hastag "balance ton porc".

Il s'agit là d'une accusation publique sans jugement même si les actes dénoncés s'avèrent souvent et malheureusement véridiques.

Toute personne accusée d'un acte délictuel a le droit à se défendre.

La vilipender sur la place publique ou sur Internet, est contraire à tout principe de droit et de justice dans une société démocratique.

Emmanuel Macron a défini 3 orientations :

Sur l’éducation et le combat culturel pour l’égalité :

Son constat est juste, le corps de la femme est trop souvent considéré comme argument publicitaire ou promotionnel.

Il faut responsabiliser les professionnels concernés.

En revanche, j’émets de sérieux doutes sur l’extension de contrôle à tous les supports médias demandé au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.

Comment le CSA, qui n’arrive pas à imposer à certaines chaînes privées de télévision d’appliquer un minimum de déontologie dans certaines programmations, ni à interdire les émissions dégradantes de téléréalité où de jeunes hommes et de jeunes femmes sont vautrés dans des canapés, où ces jeunes femmes sont comparées à des bimbos, pourrait empêcher sur Internet que la pornographie soit accessible aux mineurs ?

Sur l’accompagnement juridique des victimes :

Les mesures annoncées sont du bon sens et je suis convaincu qu’elles aideront les victimes.

Sur le renforcement de l’arsenal répressif :

La prescription pénale portée à 30 ans pour les crimes sexuels sur les mineurs ou le consentement éclairé à 15 ans pour des relations sexuelles sont de vraies avancées pour les cas les plus graves.

Je suis par contre très dubitatif sur l’efficacité du délit d’outrage sexiste.

Il faudra l’interpellation par la Police du contrevenant et en cas de poursuites judiciaires, le harcèlement sexuel devra être prouvé par la victime.

Souvent sans témoins, ça sera donc parole contre parole sans compter que l’avocat du prévenu plaidera en premier "le moment d'égarement".

J’émets les mêmes réserves sur la possibilité par les femmes d’avoir accès à tous les quartiers ou les lieux publics tant les communautarismes se sont installés dans certains espaces publics avec parfois le laxisme, la complaisance des élus locaux.

Je déplore enfin que le harcèlement le plus fréquent, celui pratiqué dans le cadre professionnel, n’ait guère été nommé ni dénoncé.

Si je ne suis pas particulièrement favorable à la méthode américaine où dans les entreprises, une conversation ne peut pas avoir lieu, en tête à tête, entre un homme et une femme, dans un bureau porte fermée, je pense plus que toute autre méthode, qu’il faut changer en priorité les mentalités de certains hommes, dans un monde du travail très hiérarchisé, où le lien de subordination est l’une des conditions du contrat de travail.

Combien de harcèlements ont été, sont subis par les femmes, parce que par lâcheté, on a laissé faire ; certains allant même jusqu’à considérer "qu'elle a cherché ce qui lui arrive" (une campagne reprenant cette thématique est actuellement diffusée sur France 2 avec la collaboration de journalistes ou d’animateurs de cette chaîne)

Je propose de provoquer dans chaque entreprise volontaire ce que j'appellerai "un état de choc".

Une charte qui promeut le respect des femmes dans l'entreprise serait rédigée puis validée par tous les hommes de l'entreprise du dirigeant au simple employé.

J'y vois 2 avantages, l'un serait un critère de mixité et de bien-être pour l'entreprise, l'autre serait le risque pour chaque homme qui refuserait de la signer de se retrouver sur une "liste noire".

C’est peut être radical, mais ce qui est réellement efficace n’est-il pas, souvent, radical ?

Il est temps d’en finir avec la vision ancestrale que certains hommes ont encore des femmes.

dimanche 17 décembre 2017

30 ans Argenteuillais : chapitre 2

par Bernard Rols

Suite du chapitre 1 !

Pourquoi est-ce que je voulais apporter mon témoignage personnel sur Argenteuil ?

30 ans, c’est l’équivalent d’une génération.

Depuis mon emménagement à la fin des années 80, 4 équipes municipales se sont succédé.

Je veux donner, avec tout le recul nécessaire, mon regard de citoyen sur l’évolution de notre ville.

Mon ressenti, qui sera exprimé sur plusieurs billets, aurait d’ailleurs été certainement différent si mon engagement politique actuel avait été constant tout au long de ces 3 décennies.

L’urbanisme de notre ville s’est beaucoup transformé pendant ces 3 décennies au fur et à mesure des municipalités en exercice.

Des infrastructures municipales comme le Figuier Blanc ont vu le jour.

Des immeubles d’habitation ont remplacé d’anciens bâtiments industriels désaffectés, laissés à l’abandon.

Des terrains non construits ont laissé la place aux lotissements.

Nos enfants de plus en plus nombreux, bénéficient de nouveaux établissements scolaires, et les bébés ont plus de place en crèches.

La Basilique d’Argenteuil et les vestiges de l’ancienne abbaye ont été mis en valeur.

Des espaces verts arborés ont embelli Argenteuil, comme récemment la Butte d’Orgemont, ou le Jardin des Justes près des Cités Jardins d'Orgemont, avec leurs vues panoramiques sur Paris et la Défense.

A contrario, certains endroits disgracieux d’Argenteuil, sont restés tels quels depuis 30 ans, nous pourrions dire : dans leur « jus ».

Je pense notamment au « croissant ferré » situé au « cœur » de notre ville, séparant le quartier du Centre Ville de celui des Coteaux.

Pourquoi des infrastructures disgracieuses, pourquoi des immeubles fortement dégradés et abandonnés aux « marchands de sommeil », donnant la « mauvaise image » d’Argenteuil à l’extérieur, n’ont fait l’objet d’aucun projet d’urbanisation, de rénovation ?

En quoi les municipalités ont-elles failli ?

Un manque de volonté politique ?

Des blocages insurmontables du fait de l’État, ou des administrations propriétaires des dites infrastructures ?

Ou plus simplement un manque de crédits ?

Depuis mon arrivée, j’ai toujours entendu évoquer le fort endettement de la ville.

Il est vrai que chaque municipalité en responsabilité y a contribué à sa façon.

Certaines l’ont caché aux Argenteuillais, d’autres l’ont ignoré allégrement.

(Dès 2008, le MoDem local, puis Engagés pour Argenteuil, ont dénoncé cet endettement dont il faudra bien s’acquitter un jour).

Je me refuserai ainsi par la suite, à encenser le bilan d’une équipe municipale, ou à l’inverse, à critiquer avec sévérité, le bilan d’une autre équipe municipale.

En tant que citoyen, je pense que la municipalité actuelle se doit d’assumer les erreurs du passé, ses propres erreurs passées, pour œuvrer dans l’unique intérêt des Argenteuillais.

Revenir périodiquement sur des égarements, dénoncer une mauvaise gestion qui remonterait à 3 ans, à 16 ans, à 30 ans voire antérieurement à mon installation sur Argenteuil, n’apporte rien aux débats, si ce n’est des polémiques stériles quand chacun affirme que « c’est la faute à la précédente municipalité qui était en responsabilité ».

C’est malheureusement ce débat stérile et puéril, cette « histoire contre histoire » auquel nous assistons péniblement depuis 3 ans.

Mon regard citoyen sera donc dans les chapitres suivants, un simple et humble regard de citoyen et d’habitant de ma commune.

Un regard au dehors, au-delà de l’engagement du militant politique.

lundi 11 décembre 2017

30 ans Argenteuillais, un long bail : chapitre 1

par Bernard Rols

Chapitre 1

28 novembre 1987 : je descends d’un train, gare de Lyon, pour aller habiter désormais à Argenteuil.

J’avais entendu parler d’Argenteuil quelques jours auparavant, sans savoir comment la situer exactement sur une carte d’Ile-de-France.

Mon cousin y résidait depuis une quinzaine d’années.

Il m’avait suggéré de le rejoindre dans sa ville, car mon lieu de travail était rue de Châteaudun à Paris, proche de la gare St-Lazare.

J’allais donc vivre dans une « banlieue rouge ».

Il faisait gris et froid ce jour là.

J’habitai alors rue des Châtaigniers, à l’angle du boulevard Guillot, avec une vue imprenable sur les voies du Croissant Ferré, et, dans ma rue, sur la toile d’araignée aérienne constituée par le réseau EDF.

Comme dans la chanson de Renaud « Banlieue rouge », Argenteuil m’apparut grise « comme un mur d’usine, comme un graffiti ».

Nostalgique de mon sud natal,… Argenteuil serait transitoire. Je ne comptais pas y rester longtemps !

5 ans plus tard, j’emménageais quartier de la Colonie (Orgemont).

J’eus aussitôt le « coup de foudre » pour mon nouveau quartier.

Son calme résidentiel, ses nombreux commerces de proximité, son marché de la Colonie : mon rendez-vous incontournable du samedi matin.

À l’époque, chaque emplacement était occupé, la qualité et le choix en prime.

Je me rapprochais d’autant plus de la gare St-Lazare, travaillant désormais rue de Clichy à Paris.

J’y réside encore. Même si, en 20 ans, mon quartier s’est dégradé. Je développerai dans les prochains chapitres comment il a évolué dans le mauvais sens.

Comment ai-je vécu socialement ces 30 années à Argenteuil ?

Je l’avoue : en simple habitant, très éloigné de la politique locale, les premières années.

C'est à mon arrivée à la Colonie que j’ai commencé à m’impliquer.

Ho, certes très modestement, pendant 15 ans : au Conseil Syndical de mon immeuble, et scrutateur à l’école Brossolette, les soirs d’élections.

En 2007, je franchissais le pas : j’adhérais au Mouvement Démocrate.

Je fis alors la connaissance d’Argenteuillais, d’Argenteuillaises, de tous âges, de toutes classes sociales, de tous les quartiers ; quelques-uns comme moi n’avaient jamais fait de politique, mais nous avions déjà en commun l’ambition de faire « réussir Argenteuil ».

Parmi ces personnes qui m’ont beaucoup apporté (je les en remercie), je rencontrai mon « mentor » en politique (il se reconnaitra). « Etre à l’écoute des autres sans fléchir sur ses propres valeurs » aurait pu être sa devise.

« Réussir Argenteuil » fut ainsi le nom de la liste MoDem aux élections municipales de 2008.

En 2010, je découvrais la vie associative de la Colonie, grâce à des habitants généreux, totalement bénévoles, entièrement dévoués à leur quartier ; certains sont devenus des proches.

Nous étions une poignée de bénévoles à organiser le premier "vide-grenier chez l’habitant" de la Colonie.

Du jamais vu dans le quartier pour une manifestation ludique de cette importance. Et une totale réussite, qui se perpétue au fil des ans, puisque en septembre dernier a eu lieu la 6ème édition (j’ai quitté l’association en 2015 par manque de temps).

Fin 2011, nous nous lancions dans un combat pour obtenir la réouverture de notre bureau de poste rue Kléber, dont la décision de fermeture définitive avait été prise par la Direction de la Poste suite à un braquage survenu en août 2011.

Ce fut un combat de plusieurs années pour notre collectif de quartier, avant d’être entendu et obtenir la création d’un nouveau bureau de poste avenue Stalingrad.

L’idée du vide-grenier, et la création d’un collectif pour la défense du bureau de poste furent la volonté d’une même personne, également résidente à la Colonie. Elle en est une des « locomotives », gardant toujours à cœur de le défendre et le promouvoir (elle aussi se reconnaîtra).

Premier semestre 2012 : une nouvelle expérience enrichissante et exaltante : ma première campagne présidentielle pour François Bayrou, puis pour notre candidat MoDem à la législative.

Fin 2013, début 2014 : un combat politique s’annonçait.

Notre groupe politique créait « Engagés pour Argenteuil » et s’associait à la liste « Tous fiers d’être argenteuillais » conduite par Philippe Doucet.

La campagne des municipales fut âpre face à la liste de la Droite. Épuisante physiquement, mais humainement enrichissante au contact des habitants, amicale et joyeuse avec les militants et les colistiers PS.

Certainement, mon meilleur souvenir et mon plus fort engagement en 10 ans de vie associative et politique au plan local.

J’aurais « kiffé » d’être Conseiller Municipal au sein d’une équipe soudée, au service des Argenteuillais.

Fin 2014, Engagés pour Argenteuil dénonçait seul, l’abandon du marché de la Colonie par la municipalité nouvellement élue.

Un collectif d’habitants du quartier prit par la suite le relais. Chaque premier samedi du mois, il va à la rencontre des habitants. J’ai participé en soutien une année entière, aux premières actions menées, avant d’en partir voulant éviter ainsi tout amalgame avec mon militantisme politique.

Grâce à la ténacité du collectif, de nouveaux commerçants sont revenus et le marché a retrouvé une certaine dynamique.

Il y a quelques semaines, je rejoignais le Comité Jean Vilar.

L’objectif de ce Comité est de sauver la salle des fêtes Jean Vilar et le site historique et arboré de l’ile Héloïse.

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