Blog d'Engagés pour Argenteuil

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samedi 9 novembre 2019

Une société indivisible, laïque, démocratique et sociale : défi pour Argenteuil

par Frédéric Lefebvre-Naré, tribune dans le magazine municipal de novembre

Sur le blog d’Engagés pour Argenteuil, Bernard Rols vient de consacrer une grande tribune à la laïcité et aux valeurs constitutionnelles, celles d’une République « indivisible, laïque, démocratique et sociale », aujourd’hui menacées.

Indivisible ? Les communautarismes menacent de nous séparer en petites républiques de quartiers ou de réseaux, avec chacune sa loi, de plus en plus étanches.

Laïque ? L’islamisme, comme tous les discours politico-religieux, menace en permanence la souveraineté du peuple. Une morale religieuse peut être utilisée pour réduire la liberté des femmes, leur conseiller une « prudence » ou une « discrétion » qui entérineraient une domination masculine.

Démocratique ? Est-ce que chaque citoyen·ne a un statut égal, un poids égal dans la vie publique ? L’islamophobie, la discrimination généralisée que subissent les musulmans en tant que tels, dans la vie professionnelle et sociale, fait craindre une société à deux vitesses où certains auraient moins de droits que d’autres.

Sociale ? Que deviennent notre solidarité, la priorité à donner aux personnes les plus démunies par la vie, quand la société se clive entre pro- et anti-voile, entre les plus religieux et les plus inquiets de la présence publique des religions ?

Comment construire les écoles et les colonies de vacances auxquelles tous les parents confieront leurs enfants avec confiance, certains qu’ils y seront éduqués dans le respect de leurs valeurs, et qu’ils seront enrichis dans la rencontre des différences ?

Comment retrouver un espace public harmonieux, respecté par tous et où tous se respectent ?

C’est le défi le plus profond pour la ville d’Argenteuil dans les mois et les années qui viennent.

dimanche 3 novembre 2019

Notre laïcité et autres valeurs républicaines : comment les comprendre et nous les réapproprier ?

par Bernard Rols

Depuis l’attentat meurtrier à la Préfecture de Police de Paris et l’appel de notre Président Emmanuel Macron à lutter contre l’hydre islamique, les passions, exacerbées depuis plusieurs années, s’enveniment, au point de faire craindre que, dans un futur proche, la concorde devienne impossible entre les Français de confession musulmane et ceux de confessions catholique, protestante ou juive, les athées, les agnostiques sans exclure les non-croyants.

Ces passions se déchaînent sur les mères voilées accompagnant les sorties scolaires, et dérivent à vouloir interdire le port du voile sur la voie publique.

L'attaque de la mosquée de Bayonne par un complotiste d’extrême droite a fait 2 victimes innocentes.

Certains trouvent même un réel intérêt politique à répandre la confusion entre immigration économique, islam et islamisme fondamentaliste.

Selon un récent sondage commandé par le JDD, 61 % des personnes interrogées pensent que l’islam est incompatible avec les valeurs de la société française, et 78 % pensent que la laïcité est menacée.

Ces % sont édifiants et surtout alarmants !

Pourquoi avons-nous autant de crispations sur l’islam depuis des années?

Plutôt que de vouloir rentrer dans ce débat, ô combien passionnel s’il n’est déjà devenu hystérique, essayons d’analyser cette spécificité bien française qu’est notre principe de laïcité.

Regardons par exemple vers les pays anglo-saxons.

Les anglais ont pour devise : « God save the Queen »

Qui en France, accepterait que notre devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité » soit remplacée par « Dieu sauve notre Président de la République » ?

Aux Etats-Unis, le Président nouvellement investi dans ses fonctions, prête serment sur la Bible[1].

Aurions-nous accepté que Sarkozy, Hollande ou Macron fassent la même chose en arrivant à l’Elysée ?

Commençons par relire la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat (dans sa version consolidée au 30 octobre 2019) pour en comprendre le fondement juridique.

Article 1 :

« La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. »

La République assurant la liberté de conscience et le libre exercice des cultes, l’islam en tant que religion a bien toute sa place dans notre société.

Ce n’est donc pas une loi liberticide mais au contraire, elle permet à chacun de croire, de pratiquer sa religion ou de ne pas croire.

Article 2 : (ces 2 premiers articles font l’ossature de la loi de 1905)

« La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes.

Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons. »

Si la République "ne reconnaît aucun culte", cela ne veut pas dire pour autant qu’elle ne reconnaît pas les croyants (et les non croyants) mais du fait de la séparation au nom de la laïcité, entre la foi personnelle et la vie publique, elle ne reconnaît que des citoyens libres et égaux en droits.

Cette séparation de la sphère privée qui relève de la foi de chacun, de la sphère publique qui rentre dans le champ politique de notre nation et le sens du bien commun, est notifiée dans les articles 26 et 28 de la loi.

Article 26 :

« Il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l'exercice d'un culte. »

Article 28 :

« Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. »

La Loi prévoit même en son article 32 des sanctions à toute personne qui entraverait la liberté d’un culte.

« Seront punis des mêmes peines ceux qui auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d'un culte par des troubles ou désordres causés dans le local servant à ces exercices. »

Emmanuel Macron a déclaré récemment « le port du voile sur la voie publique n’est pas mon affaire », ce qui a provoqué une nouvelle polémique.

Je pense que, en sa qualité de Président de la République française, garant de nos institutions républicaines, il se référait à l’article 9, paragraphe 14, de la loi de 1905 :

« L'Etat, les départements les communes et les établissements publics ne peuvent remplir ni les charges pieuses ou cultuelles, afférentes aux libéralités à eux faites ou, aux contrats conclus par eux, ni les charges dont l'exécution comportait l'intervention soit d'un établissement public du culte, soit de titulaires ecclésiastiques. »

Il n’appartient donc pas à la République de dire si les musulmanes doivent ou pas porter le voile dans l’espace public.

Le port de signes religieux ou ostentatoires est interdit seulement aux agents de la fonction publique, hospitalière et des collectivités territoriales, en vertu du principe de neutralité.

Par ailleurs, il est fort probable que la loi votée par le Sénat sur l’interdiction du port du voile lors des sorties scolaires soit retoquée par le Conseil Constitutionnel[2].

Une forte majorité de personnes pensent que la laïcité est menacée alors que paradoxalement nous sommes tous très attachés à cette loi qui garantit le libre exercice des cultes !

Aucune « croisade » -dans son sens historique- contre l’islam n’est menée en France; mais cette forte majorité de personnes a peur que les pratiques religieuses liées au culte musulman débordent de la sphère privée pour se répandre dans la sphère publique.

Une forte majorité de personnes pense aussi que l’islam est incompatible avec les valeurs de la société française.

Rappelons les valeurs de notre République.

L’article 1 de la constitution du 4 octobre 1958 proclame :

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. »

Les 4 piliers de notre République sont l’indivisibilité, la laïcité, la démocratie et la sociabilité.

Ces 4 piliers sont comme les arcades d’un pont, ils sont indissociables l’un de l’autre.

Ils supportent ensemble notre « pont France » et c’est par ces 4 valeurs inaliénables que notre République française se définit.

Etudions la sémantique de chacune des valeurs de la société française pour mieux en comprendre les portées humanistes, universelles et historiques.

Le philosophe des Lumières Jean-Jacques Rousseau définit l’indivisibilité dans son ouvrage « Du contrat social » :

« Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale ; et nous recevons encore chaque membre comme partie indivisible du tout »

Quelle meilleure pensée philosophique et politique que celle-ci sur l’indivisibilité d’un peuple ?

Dans notre démocratie, la souveraineté appartient au peuple.

Ainsi notre République ne peut pas être et ne serait être analogue à une théocratie (qui, rappelons-le, est une forme de gouvernement dans laquelle le pouvoir politique, considéré comme émanant de Dieu, est exercé par ceux qui sont investis de l’autorité religieuse.)

La laïcité, comme nous venons de le voir, est en soi une vraie exigence pour chaque Français.

Elle nous oblige à chercher nos valeurs universelles pouvant nous réunir pour le bien commun plutôt que nous assigner à résidence dans nos différences religieuses.

La sociabilité se définit comme le réseau de relations sociales établies dans des groupes présentant une cohérence idéologique, culturelle ou religieuse.

Par ailleurs, notre Constitution assure devant la loi, l’égalité de tous les citoyens, et la première de ces égalités est sans aucune équivoque possible celle qui existe de droit entre les femmes et les hommes.

Rectifions donc l'opinion hélas majoritaire : ce n’est pas l’islam qui est incompatible avec les valeurs de la société française, mais le communautarisme érigé en son nom.

Nous appréhendons que l’indivisibilité qui fait l’unicité de notre peuple et la particularité singulière de notre nation, n’éclate en communautés religieuses ou ethniques irréconciliables entre elles.

Nous craignons de nous diviser sur des questions religieuses alors que notre laïcité nous permet de vivre ensemble.

Nous redoutons que le port du voile n’asservisse la femme qui ne serait plus l’égale de l’homme.

Comment garantir à notre nation une cohérence culturelle ou religieuse si nous nous assignons volontairement dans nos diverses cultures ou religions ?

La France est souvent citée comme étant une nation multiculturelle, au sens où elle peut assimiler toutes les cultures d’où qu’elles viennent.

Mais la France a toujours été multiculturelle !

Depuis la « Francie occidentale » que reçut Charles le Chauve (petit-fils de Charlemagne) lors du traité de Verdun en 843, traité qui, pour beaucoup d’historiens, est l’acte de naissance juridique du Royaume de France, la France a été toujours multiculturelle.

Nos cultures régionales sont diverses, mais toutes réunies ont donné la culture française.

Les histoires de la Bretagne, de l’Aquitaine, de l’Occitanie, de la Corse… sont toutes différentes mais toutes les histoires régionales font l’Histoire de France.

Notre pays traverse en ce moment de pertes d’identités et de repères sociaux, une période douloureuse de sa longue histoire mais je ne désespère pas que le bon sens, l’envie d’avoir à nouveau un destin commun l’emporteront sur notre crise identitaire actuelle.

Notes

[1] Ou sur un autre texte, selon sa préférence.

[2] La loi de 2004 concernant le port du voile à l'école est ici.

mardi 29 octobre 2019

SNCF… La galère pour combien de jours en Languedoc ?

par Bernard Rols

Mercredi 23 octobre, le département de l’Hérault était frappé par un épisode cévenol d’une intensité exceptionnelle.

Mon soutien affectif aux habitants sinistrés de Béziers et de Villeneuve-les Béziers, car chaque inondation provoque une catastrophe humaine, au-delà des dégâts matériels importants.

Ce cataclysme météorologique a par ailleurs occasionné d’importants dégâts sur la voie ferrée entre Agde et Béziers.

Le trafic SNCF a été totalement interrompu ce jour là entre Montpellier Perpignan - Montpellier Toulouse.

Dès lors, face à ce problème majeur, il s’en est suivi une immense galère pour des centaines de passagers au départ de Paris, probablement à cause d’un manque de communication en interne dans les gares concernées entre tous les personnels de la SNCF, puis d’une information morcelée auprès de ses clients.

Voici la chronologie des faits tels que je les ai vécus, passager d’un TGV : départ 11h07 (gare de Lyon) à destination de Béziers (son terminus)

Arrivé gare de Lyon, un TGV à destination de Barcelone (départ 10h00 environ) était affiché avec un retard de 2 heures. Par contre, mon TGV était affiché « à l’heure ».

Les passagers du TGV RENFE (compagnie espagnole) ont été autorisés à monter dans mon TGV sans garantie de places assises, ou à reporter leur voyage (information recueillie sur le quai par une passagère se rendant à Perpignan, et croisée plus tard en recherche d’une place assise)

Lors de l’affichage de ma voie de départ, j’apprends d’un agent SNCF que le souterrain de la gare de Béziers est inondé, d’où un terminus à Montpellier mais que des TER circulaient jusqu’à Béziers !

Je décide donc de prendre mon TGV, la correspondance à Montpellier m’étant assurée ; mais 15 mn avant son départ, alors que tous les voyageurs sont confortablement installés, une annonce nous informe que tout trafic est interrompu à partir de Montpellier à cause des conditions climatiques actuelles ; entraînant notre ruée sur nos portables (une mère voyageant avec son enfant en bas âge a destination d’Agde trouve à Montpellier des amis pouvant l’héberger, la famille d’une autre personne à destination de Sète viendra la récupérer, des amis nîmois m’hébergeront pour la nuit).

Dans ma rame, aucune personne ne renonce donc à son voyage en pleines vacances scolaires, et le TGV part à l’heure annoncée.

Vers 13 heures, une annonce nous informe de l’arrêt pour une durée indéterminée de notre TGV à Lyon (ce qui n’est jamais le cas pour les TGV à destination du Languedoc), et que les portes resteront bloquées !

Une nouvelle annonce quelques minutes après : il n’est plus question d’arrêt à Lyon, mais le terminus sera désormais à Nîmes (grimaces parmi les passagers qui comptaient descendre à Montpellier).

Nous arrivons à Nîmes à l’heure prévue.

A la descente du TGV, nous n’avons aucun accueil réservé, exception faite d’un ou deux « gilets rouges » qui pourront nous renseigner sur comment nous allons poursuivre notre voyage.

De toute façon, nous constatons immédiatement que la SNCF n’a aucune solution concrète à proposer.

Nous sommes bel et bien bloqués dans cette gare !

En questionnant un gilet rouge, j’apprends enfin les dégâts sur la voie ferrée entre Agde et Béziers.

L’affichage confirme l’interruption du trafic comme précisé plus haut et en ce début d’après-midi, aucun hébergement pour la nuit n’est offert.

Je sors de la gare de Nîmes (sous une pluie battante) pour me rendre au domicile de mes amis.

J’y retourne le lendemain matin (sous un soleil radieux revenu) pour me renseigner.

Le trafic a repris sur Montpellier depuis la veille mais il reste interrompu entre Montpellier et Narbonne.

À la billetterie, je demande s’il y des bus de substitution pour Béziers. La réponse fuse « mais vous vous rendez compte du nombre de bus et de gares à desservir ? Ils -les voyageurs- sont repartis » (mais pour où ?)

Je le conçois mais si je pars à Montpellier, je fais comment une fois arrivé ? Aucune réponse de mon interlocuteur (bon il y a logiquement la solution des bus départementaux de l’Hérault, mais il faudra m’acquitter d’un billet de bus Montpellier Béziers, sous condition d’avoir une place)

Je me renseigne séparément à la boutique SNCF.

Il m’est proposé aussitôt le remboursement de mon billet, sans l’avoir demandé.

Je repose la même question. Ils n’ont aucune solution à me proposer après Montpellier. J’en conclus donc qu’aucun contact n’a été pris avec d’autres prestataires, même pas pour obtenir leurs horaires de bus.

Evoquant la galère des familles avec enfants, il m’est rétorqué que « la SNCF a bon dos ! »

Je peux concevoir le stress depuis la veille du personnel SNCF mais dans la file d’attente devant moi, se trouve une mère avec son enfant en bas âge jouant depuis la veille à même le sol de la gare.

La SNCF a pourvu néanmoins à leur hébergement en hôtel la nuit précédente.

Venant de Marseille, elle voulait rentrer chez elle à Toulouse.

La solution Blablacar lui a été en premier proposée mais problème, il fallait un rehausseur auto pour le gamin.

La mère et l’enfant feront donc le trajet Nîmes Paris puis Paris Toulouse (j’imagine aux frais de la SNCF).

Vers les 10 heures elle n’avait pas encore eu confirmation des horaires de son retour, si elle devra passer ou pas une nuit à Paris.

Les travaux devraient durer au minimum jusqu’au 4 novembre selon la Direction Régionale de la SNCF ; mais vu l’ampleur des dégâts, une reprise complète du trafic pour cette date est à mon avis inenvisageable, idem pour les jours, voire les semaines qui suivront sur les axes ferroviaires Paris Barcelone via Nîmes, et Marseille Bordeaux via Toulouse ?

Est-il acceptable que le trafic ferroviaire soit interrompu entre Montpellier Béziers (les dessertes entre Béziers Narbonne et Montpellier Sète doivent reprendre prochainement) pour plusieurs semaines, sans offrir aux usagers des navettes de bus comme solution de remplacement ?

Est-il concevable que la ville de Béziers (75 000 habitants) soit considérée comme quantité négligeable par la SNCF alors que de nombreux biterrois travaillent à Montpellier ?

Au-delà des conséquences de cet évènement climatique, la SNCF assurant une mission de Service Public doit-elle mettre tout en œuvre pour trouver une solution de remplacement en cas d’interruption forcée de son trafic pour maintenir sa mission de Service au Public, quoi qu’il lui en coûte, ou peut-elle se prévaloir du cas de force majeure tel qu’il est défini par la jurisprudence (l’évènement doit être imprévisible, irrésistible et extérieur) ?

Le débat est ouvert.

https://actu.orange.fr/france/occitanie-pas-de-bus-de-substitution-sur-plusieurs-lignes-de-train-interrompues-magic-CNT000001kx13o.html

dimanche 20 octobre 2019

Une vision… par Georges Mothron

par Bernard Rols

Georges Mothron vient d’annoncer au Parisien qu’il se représente aux prochaines élections municipales de 2020.

Sur le bandeau de sa nouvelle permanence électorale, nous pouvons lire « Georges Mothron Une vision ».

mothron_vision.jpg

Lors de sa première mandature (2001–2008) il a transformé les emprunts en cours de la ville en emprunts dits toxiques sans s’apercevoir des énormes risques financiers auxquels il exposait Argenteuil (pour mémoire, un coulage financier de 100 millions d’euros).

Sous sa mandature actuelle, il ne veut pas encore voir que son projet Cap Héloïse va fermer pour toujours l’accès ouvert à nos berges de Seine ; qu’il est rejeté par plus de 7 500 habitants.

Par ailleurs, la bétonisation d’un espace naturel arboré, la réalisation de 150 logements en zone inondable, les constructions d’un Centre Commercial à l’ancienne alors que les modes de consommation changent, et d’un multiplexe à quelques encablures d’un cinéma municipal, démontrent que son projet est plus archaïque que visionnaire.

Pour le moins, les Argenteuillaises, Argenteuillais n’ont pas été éblouis par les projets portés pendant les 13 longues années de mandature.

Nous ne savons pas exactement la vision et l’illumination soudaines qu’a Georges Mothron pour relancer notre ville ; mais ce qui m'apparaît clair, c’est qu’une majorité de nos concitoyen(ne)s ne souhaite plus le voir aux commandes de la municipalité.

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