Blog d'Engagés pour Argenteuil

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vendredi 26 janvier 2018

Le budget d'Argenteuil oublie le passé et gaspille le présent… À l'avenir, innovons !

par Frédéric Lefebvre-Naré

Critiquer le budget municipal, c'est bien joli, mais que faire ? m’avait demandé une journaliste après un autre débat budgétaire… J’avais été un peu court. Cette fois j'ai essayé de tirer les leçons du passé, de commencer à préparer l'avenir.

Voici mon projet d'intervention pour le Conseil Municipal de ce 26 janvier. Bien sûr je la modifierai d'ici là, selon ce que nous apprendrons dans le débat.


J’aurai le regret de voter contre ce budget parce qu’il oublie le passé, qu’il gaspille le présent et qu’il tourne le dos à l’avenir.

« Ceux qui oublient le passé se condamnent à le revivre », cette phrase souvent prêtée à Churchill[1] ne s’applique que trop bien à Argenteuil.

Vous avez coulé nos finances en transformant notre dette en produits financiers spéculatifs, pour 200 millions d’euros. La renégociation d’un quart d’entre eux, 48 millions, a coûté 47 millions de pénalités : cela laisse imaginer la facture totale. Vous n’avez jamais présenté vos excuses, que je sache, pour votre responsabilité dans la ruine de cette commune. Vous êtes la seule équipe municipale, à ma connaissance, à avoir cette impudence : même votre camarade de parti, le maire d’Asnières Manuel Aeschlimann, a reconnu son erreur. En décembre 2014, vous nous avez dit que le risque était supprimé. En mars 2016, vous avez voulu nous balader sur le coût des renégociations. Maintenant, vous présentez des charges financières « hors surcoût lié à la renégociation », comme si ce surcoût était exceptionnel, alors que ce sont de vraies charges financières, dues à vos emprunts de 2007, et que nous allons continuer à subir pendant des années.

Quand vous avez demandé l’aide d’Etat aux collectivités plombées par des emprunts toxiques, Argenteuil avait à elle seule 1,2% de la dette toxique des collectivités françaises. Aujourd’hui, maintenant que le guichet d’État est fermé, c’est 1,5%.

Les autres collectivités se sont débarrassées, avec l’aide de l’État, des deux tiers de leur dette toxique ; Argenteuil, seulement de la moitié. Pourquoi ? L’État explique qu’il a accepté presque toutes les demandes, sauf pour de toutes petites sommes. Comment avons-nous pu rater à ce point la négociation ?

Ceux qui oublient le passé gaspillent, je crois, le présent.

Vous gaspillez l’attachement de nos agents au service public. Quand le personnel municipal est démotivé, se sent méprisé et laissé à la dérive, comment répondez-vous ? Vous promettez de répartir 400000 €, moins d’un demi-pourcent de la masse salariale, entre les personnes qui ne seront jamais malades ni enceintes[2]. Si vous traitiez ainsi des élèves de 6ème, il se sentiraient humiliés. Mais là, ce sont 2300 adultes que vous croyez motiver par quelques billets dans la pointeuse.

Vous gaspillez autour de 2 millions, chauffage et équipements compris, pour élever une tente de 900 mètres carrés. Elle est censée remplacer la salle Jean Vilar, pour deux ou trois ans, le temps de construire une nouvelle salle de spectacles. Mais quand ? Le protocole que vous avez signé avez Fiminco ne prendra effet que quand la modification du PLU sera définitive, et vous savez depuis des mois que nous avons déposé un recours (et heureusement, puisque votre projet va à l’opposé des schémas et des orientations d’aménagement pour l’île d’Argenteuil). Les recours prendront 18 mois et sans doute bien plus. Et ensuite, le promoteur aura un délai de 4 années pour concrétiser son projet.

Alors pourquoi mettre 2 millions dans une tente qui ne tiendra certainement pas aussi longtemps ? Vous nous dites que Jean Vilar n’est plus aux normes actuelles de sécurité, mais auriez-vous le culot de prétendre qu’une tente sera plus sûre ?

Autre dépense incompréhensible : vous implantez une nouvelle école, non pas au cœur des quartiers d’habitation sur l’emplacement qui avait été prévu pour cela, mais en zone industrielle, juste en aval d’une ferraille, sur un terrain pollué avec un risque certain de remontée de nappe. Vous nous expliquiez que le risque de pollution était connu et parfaitement maîtrisé, et que la Ville pouvait le prendre gaiement à sa charge. Mais l’Agence régionale de santé vous a imposé de construire une ventilation sous dalle : autant d’argent qui ne servira pas ailleurs[3].

Vous stérilisez le commerce du centre ville : vous en faites une zone rouge, peinture rouge à l’appui, et vous imposez aux automobilistes de sortir toutes les deux heures de la zone rouge pour stationner ailleurs. Même les boulistes subiront le tarif « zone rouge » dans le parking au bout de l’île d’Argenteuil, ils vont devoir raccourcir leurs parties et leurs compétitions[4].

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Un conseiller de votre majorité vous a proposé la solution inverse, celle de la zone bleue, qu’ont adopté plusieurs villes voisines. C’est tout naturel : assurer à la fois l’accès gratuit au centre ville, et la rotation des voitures. L’idée vient de chez vous (elle était même, il l'a rappelé, dans votre programme pour les municipales) : il vous aurait suffi d’un peu de volonté d’écouter et de coopérer avec votre propre équipe.

Nous y aurions peut-être gagné quelques recettes (puisque l’amende zone bleue est à 35 €), et en tout cas nous aurions économisé sur les horodateurs ; et avec quel bénéfices en termes de qualité de vie, et d’atmosphère ! Lors des 4 dernières réunions de quartier que vous venez de tenir, sur quoi les participants vous ont-ils interpellé ? Pour la moitié, sur les parkings et les stationnements. Voilà une amélioration qui était à votre portée.

Mais je comprends que la critique est trop facile. Je sais que conduire cette ville est difficile ; que faire un bon budget est difficile. Depuis 40 ans que les industries partent, les municipalités d’Argenteuil rament, galèrent, voire se noient dans la montée des besoins. Elles ont le sentiment que sur la rive, personne ne vient à leur secours : Etat, collectivités, villes voisines, grandes entreprises, médias, tous ou presque fermeraient les yeux sur notre naufrage, ou iraient voir ailleurs.

Alors, que faire ? C’est ce que m’avait demandé une journaliste après un autre débat budgétaire… J’avais été un peu court. Aujourd’hui, à deux ans du terme de votre mandat, c’est un devoir de préparer l’avenir ; l’avenir auquel votre budget tourne le dos.

La seule voie d’avenir, de redressement budgétaire, c’est de retrouver notre identité commune.

Nous avons besoin de nous trouver beaux et belles quand nous nous regardons ; pas seulement beau et belle individuellement, mais aussi, de nous trouver beaux et belles collectivement, les uns les autres, les unes les autres.

C’est le chemin qu’a montré Héloïse, qui fut élève à « l’école primaire » d’Argenteuil, puis fut pendant dix ans la « première adjointe » de l’abbaye d’Argenteuil —l’abbaye qui était la grande puissance non seulement religieuse, mais économique, de la ville. Les écrits d’Héloïse, ses choix de vie, ses décisions politiques, sont d’une modernité stupéfiante. Argenteuil a beaucoup à apporter au mouvement actuel de libération des femmes, en relayant le message d’Héloïse vers les sociétés et les milieux brimés par le féodalisme et l’intégrisme religieux. Et ces sociétés et ces milieux sont proches de nous.

Le mauvais côté de l’affaire Héloïse, c’est qu’Argenteuil a trop brillé, au point de susciter l’envie du pouvoir central, qui a chassé Héloïse et les moniales, pour que l’abbaye de Saint-Denis récupère le site à son profit.

Mais sur l’ensemble de l’Histoire, Argenteuil a trouvé sa prospérité quand elle a attiré les habitants, les décideurs, les influenceurs de Paris. Quand Argenteuil a été belle physiquement, par ses paysages visibles depuis la capitale, par son fleuve et ses rives. Quand Argenteuil a été belle socialement, humainement, par sa tradition de convivialité et d’ouverture à l’étranger.

Dans une société accueillante, l’activité commerciale, économique, trouve un terreau favorable.

Notre Conseil Municipal le disait très bien, il y a 155 ans, quand il a choisi de faire de l’ancienne île un espace de loisirs ; je le cite :

« La plus grande partie de la prospérité d’Argenteuil est dans l’embellissement de ses promenades. Dès lors il est nécessaire de faire disparaître les dépôts de marchandises qui s’y trouvent et qui nuisent à leur parcours et à leur développement. Les terrains consacrés à des dépôts de marchandises sur les promenades publiques, ne seront pas loués de nouveau. On doit encourager le Commerce par tous les moyens possibles sans nuire aux autres intérêts. C’est le favoriser que de lui procurer un emplacement convenable. L’ancien port aux engrais (entre la rue Verte et le pont-aqueduc), est propre à cette destination ; mais il est utile de le diviser par lot, de fixer un minimum de location et de ne pas s’engager pour un trop long terme »

Moralité : le commerce prospérera d’autant mieux qu’on le placera sur un site approprié et que la commune en gardera la propriété, plutôt que de vendre et de perdre la maîtrise de son territoire.

155 ans, ça vous paraît peut-être ancien, mais ce 19 janvier, Natalia disait la même chose à la radio RFI. Natalia, qui travaille dans le luxe nous dit RFI, est une nouvelle habitante d’Argenteuil ; je la cite :

« C’est vrai qu’on a eu un coup de cœur. La ville, on est juste en face du centre commercial, c’est une rue très vivante. C’est vrai que c’était le plus pratique pour le travail, moi je travaille en plein Paris, donc gare Saint-Lazare, je suis à 10 minutes de la gare. J’ai grandi à Paris, j’adore Paris, (mais) pour un loyer comme celui qu’on paierait ici, on aurait une chambre ou un 10 m2 à Paris, alors qu’ici on a 3 pièces ».

Un joli cours de budget en 4 phrases : coup de cœur d’abord — vie commerciale — endroit pratique — et économie au final[5].

Dans le même reportage, vous répondiez, Monsieur le Maire :

« Il est hors de question qu’on bétonne Argenteuil. La pression existe, nous y résistons ! (…) On a (…) au total plus de 200 hectares verts, (…) nous tenons absolument à les conserver comme poumon pour les Argenteuillais et pour les communes qui nous entourent ».

Puis-je vous rappeler que l’île d’Argenteuil fait partie de ces 200 hectares verts ? Elle figure au schéma directeur de la Région, le SDRIF, en partie comme espace non urbanisé (comme la zone agricole) et en partie comme espace vert. Parmi ces 200 hectares, l’île est l’espace le plus fréquenté par les Argenteuillais, le plus visible, le plus accessible, le plus précieux. Ne le vendez pas, ne le bétonnez pas, n’y élevez pas une tour grise de 42 ou 45 mètres de haut, et pensez que « la plus grande partie de la prospérité d’Argenteuil est dans l’embellissement de ses promenades ».

Une autre forme de prospérité a marqué notre identité argenteuillaise. L’industrie parisienne s’est délocalisée chez nous, des années 1870 aux années 1960, au point de chasser les promeneurs.

L’industrie a permis le développement à Argenteuil d’une culture ouvrière formidablement vivante, entreprenante, créative. C’est à Argenteuil qu’en 1966, le Parti communiste français a remis en question l’expression de « dictature du prolétariat », qu’il a fait le choix de la liberté de création culturelle, bref, qu’il a fait le choix de la démocratie.

Le PCF disait lors de ce comité central d’Argenteuil, par la voix de Louis Aragon :

« La culture, c’est le trésor accumulé des créations humaines. L’héritage culturel se fait chaque jour, il a toujours été créé au présent, c’est le présent qui devient le passé, c’est-à-dire l’héritage ».

Notre présent, c’est la révolution du téléphone, du numérique, des data. Argenteuil a besoin de se réinventer pour devenir un lieu privilégié de travail, de développement, de création, dans cette nouvelle économie. Une « Silicon Valley », ça ne pousse pas sur des plateaux agricoles, par décret présidentiel ; ça apparaît là où des travailleurs, des entrepreneurs, des élus locaux, sentent ce dont le reste du monde aura besoin, et s’entendent pour investir ensemble dans l’éducation, la formation, la transformation des compétences. Et alors ils s’adressent aux universitaires, aux entrepreneurs, aux investisseurs du monde entier.

Comment parlerons-nous au monde entier ? Par l’image. C’est l’image, le langage de l’ère numérique : l’image touche immédiatement les personnes de toutes langues et de toutes civilisations.

C’est une chance pour Argenteuil, puisque notre image circule et est valorisée dans le monde entier ; plus précisément, l’image qu’ont donnée de nous Claude Monet, Sisley, Caillebotte, les peintres impressionnistes.

Nous devons investir sur cette image pour atteindre ceux qui pourront venir et investir dans l’éducation, l’innovation, la création à Argenteuil.

C’est la condition pour qu’Argenteuil réussisse, et que nous arrivions à boucler nos budgets dans les prochaines années.

Un journal soulignait, ce 26 janvier, le besoin d’innover :

"Quel que soit le malheureux élu, la solution est à haut risque politique. Pour offrir le meilleur service public au moindre coût, pour trouver un juste équilibre (etc.), il faudra avoir l'humilité d'écouter, l'intelligence de coopérer et la force d'arbitrer. Pour que de la contrainte naisse l'innovation !"

C’était plus précisément un éditorial du 26 janvier 2012, peu avant les présidentielles, dans le premier quotidien national[6] ; mais il évoque bien Argenteuil aujourd’hui.

La contrainte est bien visible dans votre budget ; l’innovation, pas du tout.

Je souhaite que dans les prochaines années, avec l'humilité d'écouter, l'intelligence de coopérer et la force d'arbitrer, nous innovions pour trouver un juste équilibre, un meilleur service public au moindre coût, une nouvelle prospérité pour les Argenteuillais.

Alors nous donnerons envie aux agents municipaux de s’impliquer au maximum dans leur mission de service public, au lieu de les faire passer pour des chasseurs de primes.

Alors, nous construirons un avenir pour les quartiers du Val Nord ou de Joliot-Curie, que depuis 30 ans nous ne savons que rafistoler, et qui continuent hélas à se désagréger.

Alors nous trouverons les fondations ou les institutions qui feront revivre notre ancien hôpital, notre musée, notre patrimoine. Nous aurons enfin un circuit des impressionnistes qui fera venir les visiteurs du Japon, d’Amérique ou d’ailleurs, et leur donnera envie de s’investir chez nous.

Alors nous obtiendrons que la ligne de chemin de fer de grande ceinture reprenne, que le quartier des Deux-Gares sorte de sa décrépitude et devienne notre premier foyer d’activité.

Alors nous pourrons négocier en bonne position avec l’État, parce qu’il aura envie d’investir sur nous, comme il a eu envie de le faire sur Saint-Denis ou sur Nanterre.

Nous trouverons des partenaires pour rénover notre salle des fêtes en la gardant publique, car elle méritera d’être considérée comme d’intérêt territorial, départemental, et pourquoi pas régional.

Nous redeviendrons l’un des centres de l’Île-de-France, une ville où il fera bon venir et où il fera bon vivre.

Et pour commencer dès demain matin, allons nous promener sur la berge de Seine, le long de l’île, en profitant de l’inondation, pour imaginer ensemble comment nous pourrons la faire revivre. Il devrait faire beau, demain vers 11 heures en bas de Charles de Gaulle ![7]

Notes

[1] mais plus ancienne : Georges Santayana, 1905.

[2] En introduction au Conseil, le Maire déclare qu'il réintègrera les congés maternité dans la période "d'assiduité" au sens de la prime. Une délibération en ce sens devrait passer au prochain Conseil.

[3] En réponse, l'adjoint à l'Urbanisme Gilles Savry estime que j'aurais confondu avec Sainte-Geneviève : "il n'y aura pas de ventilation" sous dalle à la nouvelle école du Val Notre-Dame.

[4] Seulement les jours de marché, précisera Gilles Savry, adjoint à l'Urbanisme, en réponse à mon intervention. Le parking restera gratuit le reste de la semaine. Contrairement donc à ce qui est actuellement indiqué sur l'horodateur.

[5] Précisément le même déroulement que dans le PV du Conseil municipal, j'ai oublié de le faire remarquer.

[6] Ouest-France. L'article n'est plus en ligne.

[7] NB : non ! un arrêté municipal interdit l'accès aux berges de Seine pendant la crue.

jeudi 25 janvier 2018

Pour qu'Héloïse d'Argenteuil relaye Natalie Portman

J'ai proposé au Maire le texte suivant, comme motion qu'il pourrait proposer au vote du Conseil Municipal ce vendredi 26 janvier. J'espère vivement qu'il la mettra au vote et que le Conseil l'adoptera. — Frédéric Lefebvre-Naré


Le monde du spectacle, celui de la politique, et l’humanité entière, prennent conscience de la place des femmes, de la terreur sexuelle que beaucoup subissent, de l’humiliation qui leur est imposée.

Samedi 20 janvier dernier, à la « Marche des Femmes », l’actrice Natalie Portman a raconté la sortie de son premier film, « Léon » de Luc Besson, alors qu’elle avait 13 ans : « J'ai ouvert avec enthousiasme ma première lettre de fan : un homme m'écrivait qu'il rêvait de me violer. (…) J'ai rapidement compris, même à l'âge de 13 ans, que si je m'exprimais sexuellement, je ne me sentirais pas en sécurité. (…) ». Elle a souhaité voir advenir « Un monde dans lequel je pourrais m'habiller comme je le veux, dire ce que je veux et exprimer mes désirs de la façon dont je le souhaite, sans craindre pour ma sécurité physique ou ma réputation : voilà ce que serait le monde dans lequel le désir des femmes et leur sexualité pourraient s'exprimer pleinement. »

La commune d’Argenteuil partage ce souhait et cette revendication.

Argenteuil a vu se former, puis gouverner une communauté, une des premières féministes de l’Histoire : Héloïse.

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Elle revendiquait, dans un monde féodal et ordonné par la religion, le droit au désir et au plaisir ; elle écrivait, enseignait, guidait aussi bien des hommes que des femmes ; elle exerçait autorité et capacité de direction, tout en continuant à veiller sur son fils.

Notre Conseil Municipal a donné, il y a 152 ans, le nom de « boulevard Héloïse » à sa plus belle voie publique, l’ancien quai de Seine, tout près du « monastère où cette femme célèbre se retira pour se livrer à l’étude et à la pratique de ses devoirs religieux et dont elle fut Prieure », comme le dit le procès-verbal de l’époque.

Nous voulons aujourd’hui aller au-delà.

Nous prendrons des initiatives et organiserons des évènements pour faire rayonner la personnalité, assurée et audacieuse, d’Héloïse, et donner ainsi un signe d’espoir et de liberté aux femmes qui, dans notre ville ou ailleurs, restent humiliées, opprimées, soumises de force au désir d’autrui et interdites d’exprimer leur propre désir.


mardi 10 octobre 2017

Suite Conseil Municipal du 10 octobre

Voici ici le début de ce Conseil.

Georges Mothron, maire, met aux voix le PV du Conseil précédent.

Franck Debeaud (PCD) avait demandé au Maire le motif de son éviction de sa délégation ; le Maire n'avait pas répondu. Franck Debeaud regrette que même sa question ne figure pas au PV, et vote contre le PV.

Nous entamons l'ordre du jour proprement dit.

1. Subvention exceptionnelle pour les sinistrés des îles de Saint-Barthélémy et Saint-Martin : 5000 €, via la Croix-Rouge. Unanimité.

2. Création d'un Conseil Local de Santé Mentale, et participation au financement d'un poste de coordonnateur — un travailleur social, rémunéré pour moitié par les Villes — Argenteuil et Bezons.

Je m'interroge à la fois sur le diagnostic — quels sont les besoins, l'ampleur des difficultés à Argenteuil ? Sur les moyens professionnels présents à Argenteuil ? les effectifs sont-ils suffisants en "psychiatrie de ville" ? Les capacités en hôpitaux pour les situations d'urgence ? Ces questions ont été discutées en commission, la composition du Conseil y a été expliquée — des élus en seront membres. Une assemblée plénière se réunira annuellement, un comité de pilotage "bien plus fréquemment", précise Philippe Métézeau.

Je regrette que le "coordonnateur" prévu ne soit pas, a priori, qualifié en psychiatrie. Au moins la création de cette instance est-elle un bon signe de préoccupation pour le sujet de la santé mentale, que je n'avais encore jamais entendu citer en Conseil, je voterai donc pour.

Il y a une quinzaine de CLSM en France, aucun dans le Val d'Oise, Philippe Métézeau espère que cela aidera à faire venir des services.

3. Sollicitation de subvention régionale pour le groupe scolaire Val Notre-Dame Sud

Gilles Savry : on est mobilisés depuis 3 ans sur le quartier de la Porte Saint-Germain (le quartier allant, comme son nom l'indique, vers Bezons en bord de Seine). On prévoit le tramway de Pont de Bezons à la Gare d'Argenteuil,…

Une école sera construite sur l'ancien Casse center, et sur une propriété qu'on avait acheté il y a plus d'une dizaine d'années pour cela. On vient de signer la semaine dernière l'acquisition de la dernière parcelle. La Région accepte de cofinancer à hauteur de 1 M€.

Philippe Doucet (PS) souligne avoir lancé sous son mandat l'implantation de "Briqueville", le diagnostic de l'habitat indigne, la négociation pour le classement du quartier en "NPRU" (nouveau programme de rénovation urbaine).

J'observe que le devis a un peu augmenté par rapport aux délibérations précédentes, le montant subventionnable semblant avoir un peu baissé : s'agit-il d'une hausse des coûts de dépollution par rapport aux prévisions ? Non, me rassure Gilles Savry, qui enchaîne en attaquant Philippe Doucet sur l'absence de réalisations tangibles dans le mandat précédent.

Marie-José Cayzac s'abstient, unanimité moins une voix.

4. Avenant au contrat de délégation de service public et de distribution de chaleur

Ça n'a l'air de rien, comme titre, mais c'est le point politicien de ce Conseil.

Xavier Péricat, adjoint aux Finances, met en cause l'équipe 2008-2014 pour avoir imposé à Dalkia, gestionnaire du réseau de chauffage urbain, des "dévoiements" coûteux en lieu en place du passage sous les rues initialement prévues. Cela provoque, selon lui, 1,5 M€ de surcoûts.

D'autres "adaptations nécessaires" conduisent, "après âpres négociations", à 2,2 M€ de surcoût au total. Plus 3,8 M€ de subventions Ademe escomptées mais qui ne se sont pas concrétisées. Qui va payer ? Les locataires, pour en moyenne 60 € par an jusqu'en 2041, indiquait Xavier Péricat en commission, au lieu de l'échéance de 2033. "Prolongation de 8 ans qui permet quand même d'atténuer la charge pour les habitants."

"La Commission de délégation de service public, réunie à cette occasion la semaine dernière, a accepté ce contrat à l'unanimité".

Philippe Doucet répond en mettant en cause les ruineuses délégations (lors du premier mandat) à Spie Autocité ou Cofely.

'Si vous avez perdu la subvention Ademe, c'est parce que vous avez décalé dans le temps la réalisation de la chaufferie biomasse de Joliot-Curie".

"Votre sourire, M. Péricat, me conduit à raconter l'histoire. C'est la rencontre d'une personne âgée, deux fois la même personne, qui habitait l'esplanade Allende et n'avait pas le moyen de se chauffer avec les "grille-pain", le chauffage par le sol ne suffisant pas. Il lui aurait fallu payer double. L'extension du réseau de chauffage urbain, c'est un beau projet que nous avons réalisé, de lutte contre la précarité énergétique, et qui nous a permis d'y rattacher l'ensemble des services publics, écoles, hôpital. Il était prévu une 2ème tranche vers le Val Notre-Dame, que vous ne faites manifestement pas, mais Bezons est demandeuse !"

Georges Mothron : "sur le fond, on est tous d'accord, mais sur la forme, sur les dérapages habituels que vous avez réussi à négocier".

Je réponds que "dérapages habituels mal négociés", c'est le cas de le dire : avoir accepté de faire payer aux locataires un taux de 5,8% pendant 24 ans, c'est plus de 3% de marge chaque année ! (Le taux moyen des crédits d'équipement est aujourd'hui de 1,5%, ce qui ferait 4 fois moins cher), et il était déjà de 2,7% en 2013 ! Il y a des gens qui se font une marge énorme aux dépens des locataires en HLM, c'est une honte. Je voterai contre.

Xavier Péricat revendique un "lissage" par le fait d'étaler jusqu'en 2041… mais ça n'est vrai que si le taux est très faible, ce qui n'est pas le cas ici !

Il ajoute que l'extension vers Bezons a été votée.

5. Télé-interpellation dans la ZI du Val d'Argent par la société Aasset Security

Vous savez, les caméras à haut-parleur qui disent aux gens "vous avez laissé traîner un papier gras". Une société implantée en rive de Seine en implanterait trois à titre expérimental… mais dans la ZI du Val d'Argent, donc à la fois loin de son siège (dommage pour les visiteurs à qui elle aurait voulu faire la démo) et loin des piétons susceptibles d'entendre le haut-parleur (dommage pour son utilité). Je trouve l'endroit fort mal choisi et invite la Municipalité à en rediscuter avec l'entreprise… et vote donc contre.

Mais pour Mickaël Camilleri (adjoint aux affaires économiques), le projet prouve que la Ville "est identifiée comme territoire d'expérimentation, une dynamique qui n'était pas la sienne jusqu'à présent."

6. Coordination des polices municipale et nationale

La nouvelle convention entre les deux forces permet l'armement de la Police municipale "d'armes létales", et la création d'une brigade de soirée, d'une brigade cynophile, ainsi que la possibilité de prélèvements salivaires.

Pour moi, la Police municipale n'a simplement pas les moyens (humains, financiers), d'assurer les missions qui sont indiquées par cette convention. Notamment la surveillance des quartiers les plus sensibles ! Où nous savons bien qu'elle ne vient presque jamais, faute d'effectifs ! Or la convention revient à décharger la Police Nationale de cette responsabilité. Je voterai donc contre et appelle la Ville à remettre la Police Nationale et l'État devant ses responsabilités.

(Pendant ce temps, je ne l'ai pas dit, la police municipale trouve le temps de mettre des PV aux clients du marché de la Colonie sur le parking de la gare de grande ceinture ;-) ).

Nicolas Bougeard (adjoint à la Tranquillité publique dans le mandat précédent) trouve dans Le Parisien des chiffres sur l'effectif de la Police municipale ; aussi peu que 14, selon le Parisien — pour 108000 habitants.

Nicolas Bougeard constate différentes contradictions : des horaires de 7 h du matin à 2 h du matin avaient déjà été annoncées, ainsi que le recrutement d'un "deuxième" maître-chien.

Nicolas Bougeard : "nous avions porté et assumé l'équipement en taser ou flash-ball, mais ne sommes pas en accord avec l'équipement en armes létales. Elle a besoin d'équipements adaptés à ses missions. Le poste de police municipale du Val Notre-Dame est fermé depuis 2 ans ! Nous voterons contre cette délibération."

Georges Mothron déplore que nous parlions l'un après l'autre, ce qui rallonge, "je vais devoir revenir à 2 minutes" par intervention. Nicolas Bougeard répond avoir utilisé 2'13'' (moi, pas plus de 30 secondes ;-) ).

François Poletti répond que la Police municipale "va dans tous les quartiers, je pourrai en apporter la preuve" (Rires dans la salle). Il confirme qu'il y a eu une amplitude de 7 h du matin à 2 h du matin, et 2 maîtres-chien, mais l'un est parti ailleurs depuis.

"Les flash-balls première génération" d'Argenteuil font "rigoler" les autres polices municipales, "on va passer à des flash-ball pro, et tous les policiers municipaux ont des gilets pare-balles". Nous sommes à 34 policiers municipaux actuellement. Toutes les villes recrutent, il y a de la concurrence.

7. Participation de la Ville au financement du Contrat Local d'Accompagnement à la Scolarité

Un extrait de la synthèse :

L'orientation concertée s'effectue à partir de la fiche critère (page 1 du livret de suivi) actualisée. Les objectifs sont explicites, définis et contractualisées avec les parents.

La régulation s'effectue à partir du livret de suivi page 2 : les observables (en classe, au CLAS, à la maison) sont suivis conjointement et régulièrement par l'école, le CLAS et les parents (commission de suivi page 3)…

Je déplore ce jargon… et l'habitude prise de jargonner d'autant plus qu'on parle de personnes en plus grande difficulté :-(

8. Convention de collaboration avec Savante Banlieue pour financer le transport par car de collégiens et lycéens

Mme Amarir rappelle que 2 classes argenteuillaises ont été lauréates l'an dernier.

Étrange tout de même de faire une "convention avec le Territoire Plaine Commune" juste pour transporter nos collégiens et lycéens par car, pourquoi la Ville ne les transporte-t-elle pas elle-même… mais bon, on avait déjà voté ça l'an dernier, et pourquoi pas… Unanimité.

9. Convention avec le Département : 75000 € pour le Conservatoire… à Rayonnement Départemental

Françoise Inghelaëre rappelle les conditions de ce financement : respect des objectifs de la Convention… laquelle parle d' "accueillir les étudiants en cycles spécialisés" avec une "politique tarifaire adaptée au public valdoisien". En l'occurrence, les étudiants en 3ème cycle sont presque tous valdoisiens non-argenteuillais, et le Conseil a fortement augmenté en mai 2016 les tarifs qu'ils doivent payer.

Unanimité tout de même.

Par la suite, Franck Debeaud rappelle que ce financement départemental a toujours existé. Mais cette convention est sur des actions additionnelles du Conservatoire. La Ville continue à en financer 87%

10. Prêt de lecteurs de livres audio "DAISY" par les médiathéques pour les personnes malvoyantes

La médiathèque a un espace "facile à lire" destiné au public malvoyant, et une 60aine d'accueils adaptés pour des enfants dans différentes situations de handicap.

Les lecteurs DAISY permettent la lecture plus facile de livres audio. Ils sont fournis par l'association Valentin Haüy.

Je vote pour mais… Y a-t-il quelque chose de plus urgent que de réglementer les dégradations ? (nous avons déjà eu deux votes sur le règlement intérieur des médiathèques les 12 février 2015 et 17 décembre 2015), et la délibération du 30 juin, point 21, a déjà fixé la pénalité à 395 € en cas de retard sur les lecteurs DAISY… Il est urgent de pousser les équipes des médiathèques, les enseignants, les animateurs de la Ville, à réfléchir et proposer sur autre chose que des règlements intérieurs.

— J'aurais dû, me signale un correspondant par SMS, évoquer les jours et horaires d'ouverture, qui diminuent en peau de chagrin… —

11. Tarification des salles municipales

Philippe Doucet annonce que le groupe TFDEA votera contre.

Moi aussi, en regrettant que les partis politiques passent en "deuxième catégorie", n'ayant de salles comme le RDC de Mandela que si les autres associations n'en ont pas l'usage. Forme de ségrégation entre associations qui me semble regrettable.

Par ailleurs, on annonce une salle provisoire en février, Jean Vilar serait détruite ainsi que Pierre Dux : étrange que les nouveaux tarifs n'anticipent pas ces changements !

Franck Debeaud s'abstiendra, estimant ne pas avoir reçu d'information sur l'avenir de l'îlot Héloïse ni sur la future salle provisoire.

12. Subvention à Argenteuil Gymnastique pour les championnats de France : Unanimité.

13. Périmètre d'étude sur le boulevard des Martyrs de Châteaubriant

Un "périmètre d'étude" — possibilité de bloquer les permis de construire — qui inclut, côté Sud, tout le terrain occupé par la communauté turque… mais pas la majorité de la ZI.

Chantal Colin estime que cela fait beaucoup de périmètres d'études dont on ne voit pas les résultats (six, je crois, depuis le début de ce mandat).

"Laisser installer une école dans une zone d'activité est irresponsable", répond Gilles Savry sans préciser.

"La mosquée turque", répondra Philippe Doucet, "c'est vous qui l'avez laissé s'installer, avec votre directeur de cabinet de 2007-2008, il y a deux arrêtés municipaux… Et sur l"école en question, c'est le recteur qui a donné son accord, contre l'avis du Préfet. Vous verrez qu'au tribunal, interdire une activité religieuse dans une zone d'activités économiques, je doute que ça tienne. La vraie difficulté, c'est le prix du m2 au Val d'Argent, alors qu'à 800 m à Cormeilles c'est le prix des terres agricoles."

Gilles Savry répond que le PLU interdit bien une école, les voiries ne sont pas faites pour la circulation d'enfants, et c'est au Maire, pas au recteur, de faire respecter le PLU."

14. Décalage de 6 mois au protocole de "préfiguration" avec l'ANRU pour la Porte Saint-Germain

Encore du temps perdu… c'est fréquent, certes, dans les projets d'urbanisme. Unanimité.

15. Pavillon 40 rue de Pérouzet

Sur un terrain minime, 134 m2, un pavillon que la Ville avait dû reprendre à l'Établissement public foncier d'Ile-de-France, Cf délibération 23 du CM 2017-03-01 (à un prix très élevé mais hélas obligé, autour de 280000 €). Nous le revendons 126000 € à des particuliers. Unanimité.

16. Avenant à la cession à Nexity rue de Bavard, pour créer 30 pavillons.

Nous avions estimé autour de 4 M€ le cadeau fait au promoteur aux dépens des contribuables argenteuillais…

Hakim Hssini "refait la démonstration" : 30 lots, vendus à 194000 € pour le plus petit par Nexity sous le nom "les jardins de Bavard", ce qui représente bien 4 M€ minimum de marge.

Gilles Savry répond qu'il y a une charge importante pour la viabilisation et l'assainissement… (Eh non, ça ne fait pas 4 millions d'euros pour 30 pavillons ! Très très loin de là).

Je réponds pour trouver moins de 400 € au m2, il faut aller jusqu'à Villiers-le-Bel… et là, c'est 150 €/m2 !

17. Résidences 3 et 4 Villon : OPAH pour cofinancer la réhabilitation

La convention évoque les "difficultés en matière de gestion et de fragilité d'occupation" : quid contre les marchands de sommeil et le rachat d'appartements par grappes (cas du 2 Molière) ? Quelle action contre les gros propriétaires (le cas échéant) ?

Pour le Fonds de Solidarité Logement du Département, "l'intervention du FSL dans les copropriétés engagées dans un plan de sauvegarde ou d’une OPAH copropriété dégradée est destinée à des ménages en difficulté et non à la copropriété en général." Je dis mon espoir que la Ville procède de même.

Gilles Savry confirme en tout cas que, sur les 3 et 4 Villon, il y a "plus de 70% de propriétaires occupants".

18. Suppression des ZAC Chemin Vert et Carême Prenant 2

ZAC datant d'une lointaine époque, non actives juridiquement depuis longtemps (Carême Prenant = en gros, Côté Seine). Unanimité.

19. Révision du Plan départemental des itinéraires de promenade et randonnée (PDIPR) du Val d'Oise

Ces itinéraires passeront désormais par les buttes d'Orgemont et des Châtaigniers réaménagées.

OK sur ces réaménagements mais :

  • Quelle signalisation ? Inexistante ! Dommage que ces itinéraires n'existent que sur le papier à ma connaissance.
  • Pour l'avenir, quels itinéraires : quid du passage de la voie de chemin de fer à hauteur de Volembert ? quid du passage le long de Fayolle ? quid des berges de Seine sur l'île d'Argenteuil ?"

J.-F. Ploteau répond sur le premier point : "nous allons nous rapprocher du Département pour une signalisation".

20. Avenant à la délégation de service public sur le stationnement

Je trouve la création de nouveaux tarifs parfaitement prématurée, à quatre mois de la disparition du "parking gratuit centre ville Salle des Fêtes"… Tout le stationnement devrait être réorganisé. Nos parkings ont un problème, non de création de nouveaux tarifs, mais d'agrément, de gardiennage, d'état des équipements. On ne voit plus au parking PVC ni personnel ni barrière de sortie ! Alors que Indigo prétend affecter, par place de parking, 6 fois plus de personnel à Argenteuil qu'en moyenne nationale ! L'urgence est de faire appliquer, par le délégataire, ses engagements ; non de lui accorder des nouvelles formules tarifaires en tout genre.

21. Prolongation de la "gratuité du parking Côté Seine" du 6 novembre au 31 décembre 2017 … le temps de négocier une nouvelle convention, justement ! Pour le coup, je vote pour (le groupe Tous Fiers d'Etre Argenteuillais, lui, s'abstient).

22. Convention de l'ex-STIF avec TVO : je n'ai pas tout compris, mais la convention met en avant certains investissements faits par la Ville, comme facilitant la circulation des bus, et donc déductible de notre contribution financière. Unanimité.

23. Création de la "rue Donnet-Lévêque"

La rue va de la rue Yves Farge à la rue de Maully, elle dessert les écoles de Joliot-Curie. Le nom proposé est celui de l'usine d'hydravions d'Argenteuil. Une association argenteuillaise, "les Rétroplanes" a reconstruit un hydravion, qui devrait voler prochainement. Un chantier de 30 ans !

Hydravion.jpg

Georges Mothron rappelle qu'Argenteuil a été la capitale mondiale de l'hydravion.

Philippe Doucet aurait préféré une rue au Val Notre-Dame, là où les établissements Donnet-Lévêque étaient implantés, et où AB Habitat va donner ce nom à uni immeuble. Cela dit, nous voterons tous pour.

24. Convention "Mon compte partenaire" avec la CAF

M. Clavel indique que la convention est dans les mêmes termes que la précédente, à un point près : la Ville peut décider à quels agents elle donne accès à la base de données CAF.

25. Gestion des amendes de stationnement par l'ANTAI

Cette Agence Nationale assure déjà le traitement de nos PV ; mais la loi sur le stationnement change au 1er janvier 2018. L'ANTAI assurera toute la gestion, sans que la Ville ait besoin de créer une régie de recettes. Il nous en coûtera autour de 53000 € par an.

Marie-José Cayzac vote pour, le reste du Conseil pour.

26. Tableau des effectifs

La Ville ajuste enfin ses effectifs théoriques à la réalité de la composition du personnel : en 2014-2015, elle avait supprimé environ 400 emplois mais sans que le tableau le reflète : malgré mon désaccord sur la politique de la Ville quant à son personnel (qui conduit le groupe TFDEA à voter contre), je choisis l'abstention, pour saluer cet effort même tardif de transparence.

27. Conditions de recrutement des agents de catégorie A

Cette délibération autorise de recruter des contractuels sur tout poste de catégorie A (dans une très longue liste), si aucun agent titulaire n'est trouvé.

Comme Pierre Abrinas l'a indiqué en commission, "plutôt que de procéder au coup par coup, on vise l'ensemble des postes pour gagner du temps."

Ça m'a semblé un peu étrange, mais il m'a été répondu en commission que "le contrôle de légalité ( = la préfecture) a bien validé cette délibération, compte tenu de la spécificité de la vile d'Argenteuil, peu attractive, avec des métiers en tension… L'idée étant d'être les plus réactifs possible pour ne pas voir une bonne candidature nous échapper, ce qui a pu nous arriver, bien que pas souvent." Ces explications m'ont semblé suffisamment convaincantes, je vote donc pour avec le groupe majoritaire.

28. Mise à disposition d'un ergonome, salarié du Centre intercommunal de gestion, pour intervenir auprès du personnel de la Ville.

Unanimité.

29. Renouvellement de la commission d'Appel d'Offres

… en raison de plusieurs démissions, en fait "la majorité des membres de la commission d'appel d'offres", dit le Maire. Elle est réélue à la proportionnelle, donc le groupe d'opposition (TFDEA) a droit à 2 postes (titulaire et suppléant). Le groupe d'opposition me fait l'honneur de reconduire mon "mandat" de suppléant (bien que je ne sois plus membre du groupe). Bravo et merci.

30. Délégation d'attributions au Maire

Cette délégation est immense. Elle devrait aller de pair avec la transparence, la possibilité de contrôle de l'action du Maire, la fourniture des documents demandés par les Conseillers. Ce n'est pas le cas depuis le début de ce mandat. Je dois donc refuser cette délégation. La majorité est tout de même pour.

31. Actualisation des membres du CM au sein des conseils d'écoles, des CA et CP des collèges et lycées

L'opposition ne prend pas part au vote, de même que "deux éléments", dit le Maire… privés, je présume, de leurs missions… dans le cadre de l'une des purges de l'équipe Mothron.

32. Tableau des indemnités des élus

Le rapport de synthèse suggère que les nouveaux montants d'indemnités sont la "conséquence" de l'arrivée de deux nouveaux conseillers. En fait, d'autres conseillers toujours en place ont été rétrogradés au montant minimal pour la majorité (supérieur de 20% au montant versé aux conseillers d'opposition).

Franck Debeaud se réjouit que Philippe Métézeau ait gardé ses indemnités "bien qu'il se soit présenté aux élections sénatoriales", alors que lui-même a perdu les siennes après les législatives. Pas de réponse du Maire.

Nous ne participons pas au vote, Franck Debeaud non plus.

33. Remplacement de Semia Anzagh au Conseil de Territoire

Ayant démissionné du Conseil municipal, elle perd aussi son siège au Territoire (je n'ai pas vérifié la loi sur ce point !). Le Maire propose de désigner Jean-François Ploteau. Le vote est à bulletin secret. Philippe Doucet propose un vote à main levée, ce qui permet de lever ce Conseil.

samedi 10 septembre 2016

Pour Jean Vilar, soyons force de proposition

par Frédéric Lefebvre-Naré

Ce matin, Bernard Rols, trois autres amis et moi-même, avons pu informer et sensibiliser quelques milliers de personnes, à l'entrée du Forum des Associations, à la vente annoncée de Jean Vilar.

Beaucoup nous ont demandé "comment signer la pétition".

L'esprit du comité Jean Vilar, c'est d'aller au-delà de "dire non" à ce projet. C'est de réfléchir ensemble à l'avenir de cet espace, coeur et patrimoine d'Argenteuil.

Voici le texte de notre tract de ce matin.


Vente de Jean Vilar : On se moque de nous !

La Municipalité d’Argenteuil a voté le projet de vendre Jean Vilar, son parking et le parc attenant à un promoteur privé pour y faire un multiplexe, dès 2019.

Qui voudrait couler Le Figuier Blanc ne s’y prendrait pas autrement. Et pourtant cet édifice culturel a vu le jour, il y a moins de 10 ans (alors que G Mothron était déjà maire).

Il a été payé largement avec nos impôts...le double du coût prévu !

Le Maire a-t-il de la cohérence avec son action précédente ? Lui, qui déposait un recours contre le multiplexe proposé par l’équipe de son prédécesseur Roger Ouvrard, sur le terrain actuel du Parc des Berges.

Sur l’emplacement actuel de Jean Vilar, le Maire annonce, outre un multiplexe,

  • Un magasin de bricolage,
  • Une Fnac,
  • Une jardinerie,
  • Des restaurants…

… et selon lui, les salles des fêtes Pierre DUX et Jean VILAR seront encore mieux qu’actuellement !

Sous la Seine ? Sur le pont ? Où seront les parkings ? Sur l’eau ?

Plan_Jean_Vilar.jpg

Les salles seront elles reconstruites sur ce site ? Y aura-t-il 2 salles ?

Vendre l’île Héloïse aux promoteurs c’est brader le patrimoine public qu’est l’espace Jean Vilar.

  • C’est chasser du centre-ville le cinéma, les spectacles, la vie associative et citoyenne !
  • C’est mettre en difficulté l’activité du centre commercial Côté Seine !
  • C’est condamner le commerce du centre-ville qui a eu tant de mal à se revitaliser !
  • C’est briser les librairies de grande qualité, existantes !
  • C’est détruire les capacités de parking du marché Héloïse (parkings du multiplexe réservés au magasin de bricolage le dimanche selon toute vraisemblance)… que devient donc le marché ?

Pour Jean Vilar, soyons force de proposition

On ne nous dit pas tout ? Alors Disons-le !

Bezons a un projet bien avancé de multiplexe à la Grâce de Dieu, à 5 minutes du centre-ville d’Argenteuil. Rejeté, ce projet fait l’objet d’un appel. Celui-ci est pourtant bien plus avancé que celui d’Argenteuil et plus réaliste.

Au lieu d’être concurrents, si nous essayions d’être complémentaires ?

  • La Municipalité cherche à implanter un commerce sur le terrain « SIFRU » face à Grand Frais, à l’échangeur de l’A15 ; ne serait-ce pas le terrain idéal pour une jardinerie et un magasin de bricolage ?.. Dont la place en centre-ville paraît bien discutable.
  • Le bâtiment qui abrite Jean Vilar n’est-il pas, encore aujourd’hui, un espace remarquable pour une salle des fêtes ? Ne pourrait-il être réhabilité et modernisé pour moins cher que reconstruire ? Sa place proche du centre-ville en fait un poumon pour Argenteuil. Sa localisation actuelle doit être préservée.
  • Notre ancienne île, ses attractions et ses arbres ont vieilli, certes ! Mais en quoi cela obligerait-il la municipalité à vendre notre patrimoine au privé ? Pourquoi faudrait-il déboiser tout ce bel espace pour en faire un lieu de béton ?

Réagissons : Construisons ensemble, en citoyens responsables, un projet pour les argenteuillais et leurs associations ! Un projet qui réponde non pas aux critères du marché privé, mais un projet de vie associative, culturel et ludique qui ne détruit pas les équipements, les services et les commerces existants en centre-ville.

Sauvons l’espace Jean Vilar, imaginons le Jean Vilar de demain… à partir des besoins des Argenteuillais et de leurs associations… Elaborons une contre-proposition, avant qu’il ne soit trop tard !

Rejoignez le Comité Jean Vilar Avec Marie-José CAYZAC, Pascal HUET, Frédéric LEFEBVRE-NARE, Dominique MARIETTE, Raymond MONTEIL, Xavier MORIN, Jean-Christophe SOLARD

Adressez vos contributions, vos courriers, vos courriels, vos propositions pour agir.

Participez sur le site www.jeanvilarargenteuil.wordpress.com

Ou par courrier : Comité Jean VILAR, 62 avenue du Maréchal Joffre, 95100 Argenteuil


Bien sûr vos propositions, réactions,… sont tout aussi bienvenues en commentaires ici.

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