par Frédéric Lefebvre-Naré

Ce 16 janvier 2018, environ 130 personnes sont venues à l'école des Coteaux pour la réunion publique : la salle est pleine.

Le Maire Georges Mothron annonce 3 gros projets en bord de Seine :

  1. Celui qui a été lauréat de « Inventons la métropole », les friches SNCF existent depuis très longtemps, et la SNCF ne voulait pas les mettre sur le marché. Là, elle a bien voulu se joindre à la Ville. On vise 2000 emplois à terme. Projet Argenteuil Littoral : avec une passerelle vers un restaurant péniche. Suite au flash qu’on a mis sur ce concours, beaucoup d’investisseurs se sont ré-intéressés à Argenteuil. Oscaroo.com, arrivé sur un terrain qui était une friche depuis 25 ans, celle de Rover.
  2. (Le pôle commercial sur) Héloïse, avec le but très fort de faire revenir le chaland qui s’est évaporé depuis trop longtemps. Vue sur Seine, restaurant gastronomique.
  3. Quai de Bezons, au droit de la place du 11 novembre, face au stade Pierre de Coubertin qui sera olympique. Dans la lignée de Bricqueville.

Gilles Savry va présenter ces "3 projets emblématiques, c’est-à-dire des projets qui peuvent faire débat. Je pourrais passer quasiment 1 heure sur chacun d’entre eux."

La zone d’activité de la gare est importante : Givaudan, et un espace ex-industriel de plus de 5 ha que l’on peut renouveler (Otis, ex-Semperit).

On a inscrit cet espace :

  • dans le « Contrat d’Intérêt National » que l’on gère avec l’État, pour toute la zone,
  • et pour 1 hectare, dans ce projet avec la Métropole du Grand Paris.

On ne veut que du développement économique dans ce secteur-là. C’est important d’avoir mis cette stratégie-là en place.

Le terrain appartient pour petite partie à la Ville, en grande partie à la SNCF.

Plusieurs grosses sociétés ont répondu ; Bricqueville l'a emporté. Ce promoteur propose 23500 m2 d’activités : hôtel, pépinière d’entreprises, coworking adjoint à l’hôtel, et aussi la brigade ferroviaire, la SNCF l’a demandé.

Ça inclut (hors projet, mais c’est « une interprétation de l’architecte ») le hangar Otis « qui envisage de se restructurer », Semperit « c’est la même chose ».

On a 18 mois pour conclure le projet avec le promoteur, que le permis soit complètement validé, c’est un travail d’arrache-pied, le compte à rebours a commencé.

Des questions sur ce projet ?

Question 1 venant du public - Est-ce qu’un parking est prévu ?

Gilles Savry : on est de l’autre côté de la gare. Ce projet va permettre de restructurer cette partie de la gare, en faisant une autre place de l’autre côté, une autre sortie de gare. Il est prévu un parking complet en sous-sol pour les locaux d’activité. Mais on peut y réfléchir. Dans la partie « interprétation de l’architecte ».

2- Est-ce qu’il y a un coût pour la Ville ?

La Ville va recevoir un peu d’argent (comme propriétaire vendeur).

Le projet est entièrement privé.

Georges Mothron : ce sont des recettes pour la ville, comme pour Oscaroo.com… : Ville, et Territoire. Mais le Territoire c’est aussi nous.

3- Risque de squat de l’hôtel par les tour-opérateurs parisiens, avec stationnement de cars ?

Gilles Savry : tant mieux ! J’aimerais bien que plein de tour-opérateurs viennent sur Argenteuil !

Alain Leikine : ce projet répond aussi à l’obligation de conforter le site de Givaudan. De lui donner un signal. D’autres pays aimeraient bien accueillir des éléments de ce type d’entreprise.

Hier soir, une entreprise nous dit : 9 minutes de Paris ? J’imagine bien y rapatrier mon entreprise.

Il y a un déficit d’équipement, d’accompagnement des entreprises.

4- J’aimerais bien un grand parking en profondeur, et après on pourrait construire tout ce qu’on veut par-dessus.

(Gilles Savry : question déjà posée)


GS : autre projet, un peu plus complexe, le pôle Héloïse. Un terrain qui fait 22000 m2.

Un projet très important pour la Ville ;

Une voie va être créée au milieu, s’ouvrir sur Gabriel Péri (sic).

Une autre voie traversante va s’ouvrir sur l’ancien axe historique : sur Alfred Collas. (effectivement l'ancienne "rue de Traverse" vers la Seine, parallèle à la rue de Seine et à la rue du Port, actuelle Jean Borderel).

Salle de spectacles, salle polyvalente avec une terrasse, avec des vues sur la Seine. Une passerelle partant de la terrasse permettra de rejoindre les berges de Seine par-dessus la 4 voies.

Toitures-terrasses végétalisées,…

On a eu, j’ai voulu, il y a plein de choses à parler… On peut parler espaces verts… On nous dit « vous allez bétonner »… Aujourd’hui c’est très minéral, on prévoit de passer de 75 arbres à 200. Dont 20 grands arbres au lieu de 19.

Tout ce qui pourra être végétalisé en hauteur sera végétalisé.

La vue sur le pont d’Argenteuil : le cinéma, cet élément marquant qu’on verra d’assez loin.

La terrasse sera assez haute par rapport aux berges, donnera une vue…

Une voie centrale va desservir l’ensemble des commerces : ce sont des voies piétonnes.

Ce sera sur 2 niveaux ouverts sur l’extérieur. C’est un projet qui se veut s’ouvrir sur le reste de la ville.

On va créer 9 salles de cinéma en complémentarité du Figuier Blanc et de la salle Jean Gabin. Les multiplexes, c’est 16-17 salles. L'exploitant sera Etoile-Cinémas, qui fournit les films du Figuier Blanc.

Luc Decaster (depuis la salle) : c’est faux.

Gilles Savry : fréquentation attendue : 450000 visiteurs annuels. Les jeunes ne vont pas au Figuier Blanc ? Demandez-leur pourquoi. On a besoin que nos jeunes, et nos moins jeunes, et nos encore moins jeunes, restent sur Argenteuil.

La salle des fêtes, c’est le point majeur, c’et le pourquoi de ce projet. La salle Jean Vilar est désuète, on a besoin dans cette ville d’une salle de spectacles, d’une salle des fêtes. On aura une salle avec des gradins rétractables, pouvant accueillir 3400 personnes debout.

Une sorte de rideau derrière la Seine pourra s’ouvrir et permettre de voir la Seine de l’autre côté. C’est assez unique.

On peut parler de plein de sujets, des commerces, des logements… J’ai tenu à parler du cinéma et de la salle de spectacles.

On a dû (déposer un dossier en commissions d'aménagement cinématographique, CDACi puis CNACi), un dossier en Commission Départementale d'Aménagement Commercial, ça a été porté (= il y a eu des recours) en CNAC c’est quasiment fait, ce sera décidé au 1er trimestre.

L’obtention d’un permis de construire devrait se faire vers l’été 2018. Ensuite, en fonction des circonstances, des recours et autres… Il y a toujours des gens qui ne sont pas d’accord… L’essentiel c’est qu’une grande majorité soit d’accord, je pense que c’est le cas si on explique bien les choses.

Questions :

Laurence Conan : 1 – Les choses fausses, vous en dites aussi. Je vous ai rencontrés en mai 2016, vus m’avez promis une concertation sur la question du multiplexe à Argenteuil ; vous n’avez pas tenu votre promesse. Je travaille dans le cinéma, je fais partie de l’ADCI. C’est bien un multiplexe que vous présentez. Un projet ficelé. Comment on peut se concerter ? Peut-être avez-vous été intrigué par la pétition de 6500 Argenteullais qui s’interrogent sur la survie du Figuier Blanc, qui a coûté plus de 15 M€ ave nos impôts. On a tous notre mot à dire !

Les commerces et les restaurants, le cinéma commercial, je n’appelle pas ça de la culture.

Etoile Cinémas ne distribue pas de films au Figuier Blanc : c’est un réseau de salles. Vous avez une entente (sur la programmation respective du nouveau cinéma et du Figuier Blanc) sur 18 mois, voire 3 ans,… ce n’est rien à l’échelle de la Ville et de ce bâtiment.

Le bâtiment est immonde, le terrain est vendu à bien moins que le prix du mètre carré en centre ville. Le Figuier Blanc n’a pas suffisamment d’employés pour tourner correctement. Jean Gabin n’est ouvert qu’à quelques jours et horaires. Faisons-en une meilleure utilisation, que les Argenteuillais puissent en profiter ! Ce sont des salles neuves, très perfomantes, équipées en numérique.

(Applaudissements.)

Georges Mothron : il faut savoir si on veut faire avancer ou reculer Argenteuil. Les jeunes s'évaporent ailleurs pour tout un tas de chalandises. Qui dans les Coteaux va faire ses courses en centre ville ?

Le cinéma, ce n'est pas de la culture ? Vous préférez les salles avec 10-15 spectateurs pour un film que personne ne comprend ?

Votre association est très marquée, très marquée ! On fera en sorte qu'il reste des capacités de cinéma indépendant, je dis bien indépendant.

Pour le lien (d'Etoile-Cinémas) avec le Figuier Blanc, je vous donnerai les factures qui viennent de cette entité.

Il n'y avait pas de théâtre avant qu'on ne crée le Figuier Blanc, sinon (la salle) Maurice Sochon, obsolète. On cherche une complémentarité, pas une opposition. On flèche cette complémentarité sur l'Argenteuillais qui est parti. Je n'aimerais pas qu'Argenteuil termine mal. On veut redonner envie aux Argenteuillais d'aller à Argenteuil.

Je vous accorde, Madame, votre désaccord.

Gilles Savry : il y a des choses qui ne peuvent pas être dites. Il y a eu des discussions, la démocratie a parlé… On peut faire toute une histoire, M. Ouvrard voulait faire un cinéma sur Argenteuil (NdB : ce à quoi s'opposait Georges Mothron), M. Doucet aussi… N'allez pas dire que c'est surprenant, c'est une continuité, un projet légitime fait par les élus.

N'allez pas dire à tout le monde que c'est la fin du Figuier Blanc.

2- Ali Romdhane : Argenteuillais depuis 40 ans, c'est à ce titre que je prends la parole. Sur 2 aspects. Sur l'aspect financier : qu'est-ce qui revient à la Ville ?

Votre argumentation ressemble à celle du projet Carême-Prenant ! J'étais assis à côté du Maire, qui était à l'époque dans l'opposition (tout court, et à ce projet). Une technicienne américaine parlait du chiffrage des dépenses des Argenteuillais, comme l'a fait le promoteur Fiminco devant le Conseil municipal …

Ce projet va coûter à la Ville ; il y a des incertitudes sur la sécurité financière : c'est le premier projet de ce promoteur (inexact).

Il n'y a pas de respect de la démocratie participative, il n'y en avait pas non plus sous le précédent mandat.

Je regrette que l'opposition d'Argenteuil ne joue pas son rôle sur ce projet.

Georges Mothron : les 3 projets amèneront des recettes, pas de dépenses. Ce sont des risques pris par des entreprises privées. En principe, ce sont des risques calculés, qui leur rapporteront quelque chose.

Gilles Savry : on peut accuser tout le monde de la rage, bien entendu. C'est un gros promoteur (inexact). On doit faire des études de sol poussées, des études commerciales ont été faites, une multitude… Les architectes sont assez innovants.

Mes enfants ont grandi dans cette école, j'ai envie qu'ils restent sur Argenteuil. On développera la ville.

Même l'ancien Maire est venu défendre ce projet en commission d'aménagement cinématographique.

3- Renée Karcher : Pas ce projet-là !

Xavier Péricat : sur le centre Carême Prenant, lorsque l'opération a été reprise, il y avait une grande partie en maîtrise d'ouvrage Ville, le parking appartient à la Ville. Là, l'opération est 100% privée. S'il fallait mettre un quelconque euro sur ce projet, il faudrait revenir devant les Argenteuillais en Conseil municipal.

Sur Côté Seine, on l'a ouvert sur le centre ville, mais aujourd'hui c'est pas une réussite (?)…

4- Sandrine Quiniou, directrice d'une association de danse : je m'interroge sur le côté privé de la salle des fêtes, actuellement prêtée titre gracieux pour les écoles.

Gilles Savry : on sait qui l'utilise. Le contrat avec le promoteur nous garantira le même nombre de jours qu'aujourd'hui, que nos besoins actuels. Après, charge à la Ville de redistribuer aux associations au tarif qu'elle souhaite. Notre engagement : aux mêmes conditions qu'actuellement. Mais on aura une belle salle, performante !

5- Quelqu'un : il faut que ce soit pérenne.

6- M. Ducouret : vice-président de la Société Historique et Archéologique d'Argenteuil et du Parisis, je réitère ma demande d'une grande salle d'expositions. Les locaux de l'abbaye de s'y prêtent pas, et nous n'avons pas de salle sécurisée nous permettant d'emprunter à la Bibliothèque nationale (par exemple). Est-ce que le projet peut intégrer cette salle d'exposition ?

Gilles Savry : en 2001-2008, on avait 3 projets culturels, la Cave dîmière, le Figuier Blanc et le Musée. On a recruté et fait travailler un conservateur, mais le Musée est tombé dans les oubliettes dans les années 2007. On a des espaces dans l'ancien Hôpital. Ce sera quand les finances de la Ville le permettront.

On a besoin de spectacles dans la Ville, on a quasiment 200 jours d'utilisation de Jean Vilar et Pierre Dux, au global.

7- Luc Decaster : vous ne semblez pas connaître beaucoup le cinéma indépendant. Quand vous donnez un terrain à une entreprise privée, vous n'avez aucun droit sur la programmation : aucun. Vous pouvez faire des conventions… elles ne dureront pas longtemps. Le multiplexe n'a pas d'autre vocation que de faire du chiffre, des entrées. Celui de Montigny, il n'y a pas de quoi être fier de l'architecture.

Vous parlez de rejoindre les bords de Seine,… en laissant la 4 voies ?

Il y avait un projet de retrouver le paysage du temps des impressionnistes : demandez des subventions pour cela !

Vous dites défendre le cinéma indépendant : vous avez divisé 2 fois par 2 la subvention de notre association (ADCI)…

On parle de démocratie ? Faisons un référendum sur Argenteuil !

Georges Mothron : vous dites qu'on n'a pas écouté l'opposition au projet ? En Commission départementale d'Aménagement Cinématographique, tous les élus représentant les collectivités étaient d'accord. Il y a eu ensuite passage en Commission Nationale, vous y étiez, vous avez développé vos thèses. Philippe Doucet et Georges Mothron (sic) aussi. Le fait est acquis, la démocratie s'est exprimée.

Luc Decaster : les représentants du Ministère ne sont pas ceux de la démocratie.

Georges Mothron : Le malheur, c'est qu'un certain nombre d'Argenteuillais ont le frein à main serré.

8- Quelqu'un : pouvez-vous développer l'étude de circulation ?

Gilles Savry : la circulation est assez complexe, il faut qu'on revoie la circulation et le stationnement. Il y aura du stationnement en sous-sol. On va recréer du vrai stationnement autour du marché.

Sur la circulation: il y aura une entrée et une sortie depuis la 4 voies, c'est un gros travail avec le Département : comme ça, il n'était pas pour venir. Toutes les livraisons se feront par là.

La circulation sur Héloïse demande aussi un travail, les trois feux au bout de l'île : le noeud avec Charles de Gaulle est complexe et il faut le revoir.

Renée Karcher : je voudrais redire à tout le monde qu'avec Philippe Doucet, on a défendu le cinéma, mais nous sommes opposés au projet autour de la salle de cinémas.

La hauteur annoncée est de 43 mètres : le conservatoire et ancienne Mairie, c'est 18 ou 20 mètres.

Vous parlez de restaurant sur Seine, il semble qu'il donnera surtout sur la 4 voies.

Vous parlez de passerelle, mais si elle mène sur la berge de Seine telle qu'elle est aménagée…

Vous parlez de commerce : espérons que nous garderons le Presse-Papiers.

L'arrivée d'Action, "Babou amélioré", à Côté Seine, ne va pas relever la fréquentation. H&M est parti, la Grande Récré veut partir…: qu'est-ce qu'on va faire de Côté Seine ?

Gilles Savry : le projet est à 42 mètres de haut.

L'école de musique, ce n'est pas elle qu'on voit quand on arrive à Argenteuil, ce sont les tours de Gabriel Péri. On masquera aussi les fresques de Pignon.

Le projet sur les berges de Seine, on l'avait, c'est votre Municipalité qui n'a pas su s'entendre avec le Conseil départemental, et qui a tout freiné avec ses lubies, son tunnel sous Héloïse. Ça coûtait 150 millions d'euros, le nôtre c'était 50.

Sur l'aspect commercial : vous dites que les commerces plus haut de gamme sont partis, que la qualité a baissé : il faut donner envie d'aller à Côté Seine ! On est en discussion avec Fiminco… On pense qu'en rajoutant un commerce, un petit Intermarché, c'est ce que le promoteur a annoncé, il n'y a pas énormément de surface commerciale, entre 10 et 20000 m2, c'est pas très gros, par rapport à Qwartz, c'est à taille plus humaine, ça peut être en vraie complémentarité pour faire vivre Côté Seine.

On a proposé au libraire d'aller dans ce type de commerce, il préfère rester là où il est ; ce serait une bêtise de mettre une librairie en face dans ce projet.

Ali Romdhane : le problème qui se pose n'est pas celui du nombre de commerces. La pâtisserie a été obligée de fermer, parce que ceux qui ont un pouvoir d'achat ne s'adressent pas aux commerçants d'Argenteuil. Le problème est humain, social.

Gilles Savry refuse de me donner la parole (que je demande pratiquement depuis le début) et passe au 3ème projet.


Quai de Bezons : il va y avoir le déplacement de la "Ferme du Spahi" ; beaucoup de choses vont bouger dans les mois qui viennent.

Sur le secteur du projet, il y avait une vieille cheminée… La première partie a été faite : vous descendez l'escalier depuis le Pont Neuf, et 50 mètres sur la droite, vous voyez des bâtiments plutôt sympa en petites briquettes, des locaux d'activité qui sont tous pleins. Pentax est venue dans ce secteur.

Côté Est, Briqueville prévoit 7158 m2 de surface de plancher,

  • moitié locaux d'entreprise, comme dans l'autre partie,
  • moitié hôtel, sur la partie basse en quai de Seine.

Ça, c'est un projet plutôt sympa en termes d'architecture.

C'est un des quartiers de la ville les plus insalubres, et où on a le plus de marchands de sommeil.

Alain Leikine : le cadre général de ce projet, là et pas ailleurs… J'entends dire que les entreprises s'en vont : il faut créer des conditions favorables à leur développement. Il était important de donner le signal aux entreprises, qu'on veut développer un environnement économique autour. L'évasion de la clientèle hôtelière des entreprises d'Argenteuil, est considérable ! Rien que les entreprises d'Argenteuil représentent un potentiel conséquent.

En voyant ces projets, les hôtels (actuels) d'Argenteuil investissent pour rattraper le niveau !

Pour maîtriser le foncier, il faut avoir des projets, sinon, c'est difficile de convaincre ! L'objectif est de maintenir le tissu industriel. Nous voulons développer sur Argenteuil un "Pôle de l'innovation et de l'entrepreneuriat de l'Ouest parisien". Le taux de chômage à Argenteuil, 17%, est très mauvais. Nous devons inverser cette tendance très rapidement. Sur l'économie, il y a enfin une cohérence dans les projets.

J'obtiens le micro et reviens sur ce point : la Municipalité présente deux projets cohérents avec la vocation des espaces où ils s'implantent… et un qui ne l'est pas du tout. Les chefs d'entreprise demandent, pour se développer, de l'hôtellerie et de la restauration, et qu'Argenteuil retrouve son image de ville des impressionnistes. Nous avons, avec l'île d'Argenteuil un site rare, peint par les impressionnistes, et y implanter une tour aveugle de 42 mètres de haut, à l'entrée de la ville au pont d'Argenteuil, attirera quels entrepreneurs ? Merci à celles et ceux qui ont applaudi ;-)

Je rappelle aussi que les 6000 signataires de la pétition demandent une salle Jean Vilar rénovée. Ils regardent vers l'avant, pas l'arrière. Et quant aux "mensonges" ou "informations fausses" !… si le comité Jean Vilar a publié quelque chose de faux, merci de nous dire quoi. Depuis 20 mois nous n'avons rien eu à retirer de ce que nous avons publié.

Monet, Le pont d'Argenteuil : site de Jean Vilar

Un habitant : ces promoteurs, ces architectes, présentent des projets qui n'ont rien à voir avec l'histoire de la ville. Trop de gris ! Ne vous laissez pas avoir par les dessins par ordinateur !

Ali Romdhane pose une question et fait des remarques au sujet de l'emploi.

Georges Mothron répond qu'Oscaroo.com a demandé une centaine de candidatures argenteuillaises.

Pôle Emploi lui en a proposé… 2.

La Ville, 25 dans la première matinée. Et on continue, grâce à cette mission emploi, alors que ce n'est plus une "compétence" de la Ville.

Un habitant témoigne : mon fils a été embauché chez Oscaroo grâce à la Mairie.


La réunion se poursuit avec des nouvelles du quartier.