Blog d'Engagés pour Argenteuil

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Tag - Municipale 2020

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dimanche 6 octobre 2019

Fin de primaire

par Frédéric Lefebvre-Naré

Au printemps 2018, j'ai été contacté par les initiateurs d'un groupe de travail, "Argenteuil en commun" : venant des Insoumis, ils voulaient s'inspirer de l'expérience barcelonaise, de celle de Saillans, bref, des communes qui ont expérimenté la démocratie participative.

C'est aussi mon combat depuis une vingtaine d'années, et j'ai été heureux de rejoindre ce groupe. Il a connu entre temps des fortunes diverses :

  • plusieurs départs (surtout des personnes qui, soit le trouvaient "trop à gauche", soit regrettaient qu'il ne soit pas "de gauche"[1]),
  • beaucoup plus d'arrivées (de personnes très diverses, dont beaucoup de Gilets jaunes).

Une force politique importante à Argenteuil nous a rejoints, Europe Écologie Les Verts.

Nous avons travaillé la première année sur le projet pour la ville, avec des enquêtes, des réunions publiques participatives, un point-rencontre hebdomadaire les mardis soirs… J'y ai investi pas mal de temps et je suis, dans cette mesure, fier des résultats obtenus collectivement : un appel initial dont je ne changerais pas une virgule, une charte d'engagement des candidats aussi exigeante qu'engageante :-) , 27 propositions concrètes et faisables qui constituent déjà une bonne base de projet pour la ville, et ont très bien résisté à l'épreuve des derniers mois de discussions….

27_engagements_AeC.png

Venait ensuite le temps de la structuration d'une équipe, ce qui passe par le choix d'un·e numéro 1. Nous avons décidé de donner le choix aux Argenteuillais·es, de faire élire cette candidat·e tête de liste dans une primaire ouverte : une démarche citoyenne à l'inverse des rapports de force de partis. Nous avons fait campagne, depuis la rentrée, pour faire connaître cet événement et la chance de renouveau qu'elle constituait. Plus de 12000 tracts diffusés avec les engagements du collectifs et les professions de foi des candidats, plus de 400 affiches, une dizaine de vidéos, des réunions de préparation avec quinze à vingt personnes chaque semaine…

Et après cette longue préparation, nous avons vécu un week-end de concentré de campagne : sur 6 points successifs, nous avons posé notre barnum et les 4 candidat·e·s sont allé·e·s interpeller les passants, les informer de notre démarche, les inviter à participer en votant à cette primaire. À cet exercice, Alima Boumediene-Thiéry est de loin la plus forte, elle a donc remporté cette primaire et c'est justice ; en tout cas de mon point de vue d'élève de Jean Lassalle : la politique c'est aller à la rencontre des gens, les écouter et aussi les convaincre, les inscrire dans une démarche commune. Le reste (le juridique, les tableaux Excel et les tracts en couleur), c'est de l'accessoire.

Avant ce week-end itinérant, nous avons tenu un débat vendredi soir à Mandela ; il a permis à près de cent personnes passées sur place, et plusieurs centaines d'autres par la vidéo Facebook, d'écouter et d'interpeller s'ils le souhaitaient, les quatre candidats.

Bien sûr, dans une primaire, le débat n'a aucun impact sur le résultat (presque tous les votants s'expriment en faveur de la personne qu'ils connaissent le mieux ou apprécient le plus, ou celle qui les a convaincus de venir voter) ; mais c'est un excellent "banc d'essai" pour sentir si on tiendrait le choc d'une campagne en vraie grandeur. J'ai retrouvé, sur les images, ce que je ressentais déjà, d'une autre façon, pendant cette soirée de débat : malgré quelques progrès ces dernières années 😃, je suis loin du compte ; je suis encore tout à fait incapable d'entrer dans le rôle d'un politique en campagne électorale. Là aussi, Alima a démontré une aisance impressionnante !

Malgré toutes ces limites, le nombre de personnes qui ont coché mon nom comme tête de liste potentielle, est bien trois fois supérieur au nombre de personnes dont je supposais qu'elles avaient fait ce choix : grand merci à ces Argenteuillais·es que je ne connais pas ou si peu, et qui ont bien voulu, sur la foi de je ne sais quel indice, me faire cette confiance.

C'étaient les premières "primaires ouvertes" à notre connaissance à Argenteuil. C'est un grand succès parce qu'elles ont bien eu lieu, et que plusieurs centaines d'Argenteuillais·es (290 votants) ont participé. Et à la fois, c'est la tristesse de se retrouver à "1%" de personnes qui participent tandis que "99%" hésitent, ont (légitimement) mieux à faire, ou ne se jugent pas concernés. Être démocrate, c'est paradoxalement être peu nombreux (c'est une blague récurrente de Jean Lassalle : quand j'ai manifesté contre ceci, quand j'ai pris tels risques, je n'étais pas très nombreux[2]. Je la cite d'autant plus tranquillement que j'ai pris, au long de ma vie, bien peu de risques par rapport à lui ou à d'autres).

Il est trop tôt, ce dimanche soir, pour dresser le bilan de ce que nous avons réalisé depuis 2018 à Argenteuil en commun : est-ce que ce sera un bide, un ballon de baudruche,… ou est-ce que nous avons déjà fixé l'axe d'une nouvelle dynamique pour la ville, posé le socle d'une majorité large et durable ?

J'ai en tout cas le sentiment d'avoir fait, à peu près, mon devoir et ce qui était en mon pouvoir, pour aider le plus possible d'Argenteuillais·es à s'approprier le devenir de leur ville. Comme je continuerai à le faire dans les derniers mois de ce mandat en poursuivant le travail d'équipe que nous menons depuis 12 ans à Engagés pour Argenteuil : pour rendre compte, de notre mieux, des enjeux municipaux ; pour ouvrir le débat sur ce blog et ailleurs ; pour proposer sur tous les sujets des idées nouvelles, des alternatives, ouvrir des possibilités.

C'est bien sûr un point commun à notre petite équipe, Engagés pour Argenteuil, et au groupe plus large et composite d'Argenteuil en commun : nous croyons au potentiel immense d'Argenteuil et nous rêvons de le voir se concrétiser.

Notes

[1] Parenthèse corrigée le 7 octobre ; j'avais oublié de mentionner le deuxième cas.

[2] Citation corrigée, 7 octobre.

mardi 24 septembre 2019

Argenteuil en commun : primaires ouvertes, et idées neuves !

par Frédéric Lefebvre-Naré

Dans 10 jours, Argenteuillaises et Argenteuillais pourront exprimer par un premier vote leurs souhaits pour l'avenir de la ville, et le mandat municipal 2020-2026. La désignation du candidat en tête de liste pour Argenteuil en commun est ouverte à toutes celles et ceux qui souhaitent participer et souscrivent à notre appel "Avec Argenteuil En Commun prenons notre avenir en main !"

J'encourage vivement à y participer, comme candidat à cette primaire bien sûr, et aussi comme participant depuis dix-huit mois à cette démarche amicale, productive, citoyenne,… et qui a fait mentir jusqu'ici tous les colporteurs de rumeurs, ce qui n'est pas une petite satisfaction (les rumeurs dénigrantes étant la paralysie de la politique, comme le savent tous ceux qui ont milité !).

Ça marche, ça avance, c'est de la dynamique… entre gens très différents, qui découvrent à chaque pas que leurs espoirs pour Argenteuil se ressemblent, et qu'on avancera mieux, plus vite et plus loin ensemble !

Samedi 7 septembre, au forum des associations, un nouvel Argenteuillais, intéressé par ce que nous proposions, en a profité pour suggérer trois idées, inspirées de ce qu'il a vu dans les villes où il vivait auparavant ; malheureusement je n'ai noté que deux idées sur trois :

  • moduler les tarifs des centres de loisirs selon la durée que les enfants y passent (juste un quart d'heure pour certains…) ;
  • placer une boîte aux lettres "de la Mairie" dans chaque école — d'ailleurs, même la boîte aux lettres de la Mairie située à la mairie, "elle est bizarre" — c'est aussi mon impression !

Mettons en commun deux ou trois idées par Argenteuillais… et notre ville sera transformée !

Affiche_13sep2019.png

vendredi 6 septembre 2019

Un appel porté par des partis de gauche à Argenteuil : "ACCES"

par Frédéric Lefebvre-Naré

Plus de 70 Argenteuillais·es, qui revendiquent le soutien de trois partis politiques sur Argenteuil (PCF, France Insoumise et Génération·s), ont lancé le 2 septembre un appel au rassemblement en vue des municipales : "Argenteuil Commune Citoyenne Égalité-S" (ACCÉS). Leurs animateurs ont tenu une conférence de presse dont la vidéo se trouve sur Facebook ici.

La plupart des questions qui leur ont été posées portait sur Argenteuil en commun, le collectif dont je fais partie et qui organise des primaires, largement ouvertes, le 4 octobre au soir (et jusqu'au 6), primaires auxquelles je suis candidat.

Voici une retranscription, approximative, de cette partie de la conférence de presse.


Journaliste : Quelle différence par rapport à l’autre projet un petit peu participatif, citoyen, collaboratif,…

Patrice Allaux (anciennement PCF, LFI) : lequel ?

Journaliste : autour de Lefebvre-Naré et…

Patrice Allaux : ah, Argenteuil en commun !

Omar Slaouti (ancien candidat NPA, animateur du collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri) : là-dessus,…

Journaliste : laissez-moi finir : qui sont aussi soutenus par d’ex-LFI, des ex-écolos, des gens de la gauche, des anciens du PS, des centristes, un peu de tout entre guillemets, des Gilets Jaunes…

Patrice Allaux : je donnerai un point de vue au regard de la FI.

Omar Slaouti : on ne se définit pas par rapport aux autres listes. Chacun a le droit de faire comme il l’entend. Nous avons pour objectif de nous attaquer à toutes les inégalités, qu’elles viennent de l’échelle Macron, nationale, jusqu’au niveau local. Cette liste se dit apolitique, nous la situons clairement à gauche, sur des valeurs d’émancipation sociale et de gauche. Chez nous il n’y aura pas des centristes de droite, il y a un jalonnement politique qui est lié à notre histoire sociale. La deuxième chose, ce n’est pas un cartel d’organisations politiques, ce sont des citoyennes et citoyens qui sont « soutenus par ». Nous faisons le pari que ce qui est à l’ordre du jour, c’est la question des égalités de tous points de vue, y compris la péréquation entre les villes. On va exiger plus de péréquation ; que les villes les plus riches, que l’État, prenne ses responsabilités. Le mouvement des GJ, les travailleurs et travailleuses en grève, certains ouvriers de Semperit sont avec nous, on va faire le lien entre le national et le local. Cette autre liste se dit citoyenne, j’entends bien, nous c’est : citoyens à gauche sur des valeurs sociales à gauche, soutenus par des partis politiques, et on assume pleinement la dimension politique qui est la nôtre.

Pierre Mirsalis (anciennement NPA, LFI) : On ne peut pas déconnecter national et local. Défendre l’hôpital public à Argenteuil, c’est aussi se battre pour une autre politique de la santé, pour d’autres priorités. Il y a des marges de manœuvre, il faut élargir ces marges de manœuvre en se battant contre les politiques nationales de la droite et du PS.

Journaliste : si vous êtes au pouvoir, très bien ; ce n’est pas en tant que Municipalité que vous allez pouvoir réclamer plus de l’État…

Omar Slaouti : concernant l’endettement, il y a ici, sous Mothron, sous Doucet, des dettes phénoménales liées à des emprunts toxiques. Certaines municipalités ont fait le choix de ne pas payer ces dettes illégales et illégitimes. Elles sont allées au tribunal. Une dizaine en France. Elles ont gagné en justice. Ici le choix a été fait de faire payer la dette à tous les citoyens. Nous estimons que c’est le rôle d’une municipalité de mobiliser des citoyennes, les citoyens, de garder nos services publics. Ce n’et pas une posture technocratique, c’est de mettre en mouvement la population, ça nécessite des prises de conscience très importantes.

Journaliste : je vois bien que vous avez des différences avec Argenteuil en commun, mais au final vous faits une deuxième liste sur les questions environnementales, sociales, … vous avez tout de même beaucoup de choses en commun !

Francis Gabouleaud (PCF) : il faut examiner les divergences. Qu’est-ce qui différencie ? Nous on s’engage à contrecarrer les politiques nationales, comme le manque de péréquation sur Argenteuil ; il y a des villes mieux loties au niveau budgétaire. On vient de supprimer deux agences postales : Monsieur Mothron n’a rien fait ! À l ‘ARS, rien n’est fait pour renforcer les urgences à l’hôpital. Il faut une gestion qui n’est pas un étranglement pour la population. Sur la formation : quelle politique municipale pour les jeunes qui ne sont pas formés ? C’est tout ça qu’on veut télescoper.

Patrice Allaux : on ne se cache pas derrière son petit doigt. Le collectif que vous venez de citer est très hétéroclite. Leur programme est très léger (sur) ce qui vient d’être dit, le fait que les villes sont malmenées au niveau central et national, n’y fait pas référence. Ils parlent d’espaces verts ( ?), ils parlent de mettre un certain nombre de choses en place comme des travaux citoyens pour que les jeunes puissent faire (inaudible), leur dernière publication est sur leur barbecue, une fête, je ne veux pas ironiser de trop, mais le contenu politique de cette liste… On va voir ce que va devenir le prochain rendez-vous, mais comment vont-ils s’en sortir, quel programme de fond, politique, vont)-ils avancer ? Pas seulement sur un peu plus d’espaces verts ou la reconstruction de Jean Vilar. Le déficit démocratique dans cette ville est terrible. Jean Vilar, le Lidl, le maire décide de tout dans son bureau avec les promoteurs, la ville est livrée aux promoteurs, la population a hurlé. Il faut en finir avec ça. Vous mettez cette liste à gauche. Nous à la FI, la gauche, la droite, euh… Eux non plus, on ne sait pas où ils se mettent. Nous voulons mettre en place avec les citoyens une liste qui va vraiment changer leur vie. Pour l’égalité, l’écologie, et en finir avec cette politique qui décide à leur place.

Question : (inaudible) sur la tête de liste.

Patrice Allaux : la tête de liste : avec les citoyens, c’est ce que j’ai dit tout à l’heure.

Mustapha Mansouri (Collectif contre les violences policières et contre l’islamophobie) : Nous en tant qu’associatifs dans les quartiers, ce qui nous a attiré dans ce soutien de liste, c’est de rappeler aux urnes tous les oubliés, les jeunes qui n’y sont plus et qui ne sont pas représentés par les grands groupes politiques dans la liste dont vous parlez.

Brice Mbouani (militant animaliste) : par rapport à la tête de liste, notre démarche reste cohérente : rassemble de citoyens. On ne va pas aller avec une tête de liste déjà toute faite et un programme déjà tout fait. Argenteuil en commun et d’autres font l’inverse, des primaires classiques, ils vont aller devant les citoyens avec une tête de liste, un programme. Nous on est pour le bien commun, pour l’intérêt général. Si ensuite émerge une tête de liste parce qu’il y aura eu une alchimie avec les citoyens, très bien !

André Normand (LFI) : sur la liste que vous citez, j’ai un souvenir comme quoi les gens se sont déjà distribués les postes. Nous ce n’est pas notre propos, on est des acteurs de terrain. La politique elle crève de gens qui sont dans des bureaux et prennent des décisions dans consulter les citoyens. Vous avez certainement suivi en tant que journaliste l’histoire de Jean Vilar, la somme énorme pour une tente qui ne va jamais servir ! Notre construction, c’est une construction citoyenne. Il y a une différence, c’est qu’on est (inaudible). Moi je suis syndicaliste, conseiller du salarié, c’est du social, aujourd’hui il n’y a plus (de lien social ?).

Omar Slaouti : eux préfèrent le casting au scénario, nous on préfère le scénario au casting.


Bien sûr, il y a là des affirmations inexactes à notre sujet, mais c'est la loi du genre (pour s'informer sur AeC, mieux vaut s'adresser à AeC ; pour s'informer sur ACCÉS, ACCÉS réunit les bons interlocuteurs !).

Je retiens la volonté de s'engager exprimée par tous ces militants ; la capacité qu'ils ont eue à se rassembler au-delà du long historique de querelles au sein de la gauche argenteuillaise ; les sujets qu'ils soulèvent et qui sont tous importants. Ils insistent sur le lien entre action municipale et décisions prises au niveau national et ils ont parfaitement raison.

Sur l'hôpital, je cherche à promouvoir à mon très petit niveau les innovations lancées par le service des Urgences pour faire face à une fréquentation parmi les plus fortes de France. Le programme présidentiel de Jean Lassalle comprenait une proposition allant exactement dans ce sens, unique je crois parmi les candidats, et issue d'un atelier participatif que j'avais animé. Ça me fait d'autant plus plaisir !

Les emprunts toxiques sont un autre cas dramatique de phénomène national qui, à Argenteuil, a tout emporté, puisqu'il nous coûteront au total environ 100 M€ dont la majorité restent à payer par le contribuable ! Je ferai une proposition à ce sujet… dès que j'aurais tenu mon engagement de publier les calculs et données que j'ai rassemblées sur le sujet (il reste un peu de nettoyage et formatage à faire, qui attend depuis 3 mois).

Voilà donc une contribution bienvenue au débat municipal argenteuillais. J'en espère bien d'autres !

mercredi 5 juin 2019

Renouveler notre ville, Argenteuil

par Frédéric Lefebvre-Naré

Depuis un an, je participe à la démarche « Argenteuil en commun » : nous essayons de faire émerger un projet d’avenir pour Argenteuil. Un projet citoyen, participatif, écologique, qui corresponde profondément à l’identité et au potentiel de notre ville.

Nous avons largement diffusé un texte fondateur, enquêté auprès de nos concitoyens, organisé des réunions publiques ouvertes. Nous avons publié une charte qui nous engage. Nous avons, le week-end dernier, convergé sur 28 engagements qui couvrent les différents domaines de l’action municipale : ensemble, ces 28 engagements représentent bien l’Argenteuil où nous voudrions vivre en 2026. Je me reconnais dans ce résultat, très riche, du travail collectif.

Le moment est maintenant venu de nous entendre sur une équipe qui se proposera, face à nos concitoyens, pour réaliser ce projet. Une équipe qui donnera envie de la rejoindre ; qui inspirera confiance ; qui garantira à chaque Argenteuillais·e qu’il ou elle garde la main, garde la parole, est invité·e à agir pour sa ville.

Comme plusieurs participants à « Argenteuil en commun » l’ont fait, je me propose pour la tête de liste.

Je conçois ce rôle comme celui d’un facilitateur. La tête de liste, ou, avant que la liste soit constituée, le chef de file, doit veiller à ce que chaque personne de l’équipe soit reconnue dans ce qu’elle apporte, trouve sa place, coopère efficacement avec les autres.

Ceci pendant la campagne ; au-delà de la campagne, parmi les élu·e·s, de la majorité comme de l’opposition ; et dans l’animation des 2300 agents de la Ville ; et dans la vie commune des 113000 Argenteuillais·es ; et dans la relation avec les communes voisines, les partenaires privés, les autorités publiques.

Je crois avoir beaucoup développé cette capacité, à la fois dans ma vie professionnelle, dans mes engagements associatifs à Argenteuil ou ailleurs, dans mon engagement politique à Argenteuil depuis maintenant vingt ans.

Depuis ces vingt ans aussi, j’ai tenu à la transparence de mon activité. J’ai cherché à expliciter mes idées, de blogs en tweets ou au Conseil municipal, à les défendre publiquement. Chacun·e peut savoir à quoi s’attendre de ma part. C’est une démarche inhabituelle dans la vie politique comme dans la vie professionnelle… mais elle a toujours eu, à ma connaissance, de bons résultats.

Je crois garder l’esprit clair devant les enjeux les plus lourds, comme devant les acteurs les plus puissants auquel le maire d’une grande ville a affaire.

Mais « une seule main ne peut moudre la farine » : que la personne en tête de liste apporte peu ou beaucoup, c’est une équipe qui réussira ou échouera.

Il faut être nombreux pour détecter les opportunités et les risques, les contacts, les occasions de faire avancer nos projets.

Il faut être nombreux pour maintenir une relation proche avec toutes nos concitoyennes et tous nos concitoyens ; pour croiser nos regards et nos expériences sur les situations ; pour s’entraider tout simplement dans nos missions.

Il faut être nombreux… Plus nombreux, bien sûr, que ne l’est actuellement l’équipe d’Argenteuil en commun.

J’espère être bien placé pour construire une coopération constructive avec d’autres leaders politiques ou associatifs de la ville. Le chemin du succès de notre démarche, ce sera de fédérer beaucoup d’Argenteuillais·es qui partagent notre vision de l’avenir de la ville, qui sont prêts à partager nos engagements, même si, jusqu’ici, ils hésitaient à nous rejoindre.

Je serai heureux d’animer une équipe où chacun·e trouvera du bonheur à participer !

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