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Tag - Gare d Argenteuil

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jeudi 1 février 2018

Réunion de quartier Centre Ville sur le site de Jean Vilar ;-)

par Frédéric Lefebvre-Naré

Voici la dernière réunion du cycle des 6 quartiers. Environ 120 personnes présentes (140 à 20h20) (environ 200 à 20h45).

Le Maire se réjouit de la "riche idée" qu'a eu le Grand Paris avec son appel à projets.

À la tribune, avec le maire Georges Mothron (GM), l'adjoint à l'Urbanisme Gilles Savry (GS), l'adjoint chargé du quartier Boualem Meziane, et Jean Duplay, du cabinet du Maire, ancien élu. Dans la salle, Alain Leikine, ancien adjoint à l'Économie et président du Conseil économique d'Argenteuil (CEA) institué par la Municipalité.

Gilles Savry annonce une réunion de quartier spéciale "Cadre de vie" le 20 mars.

Gilles Savry va présenter les trois projets en bord de Seine… Les participants approuvent la riche idée de déplacer l'écran sur l'estrade afin que l'on y voie ! "Très bien ! Bravo !"

reunion_centre_ville_1fev2018.jpg

Je ne reprendrai pas le contenu de la présentation : voir réunion des Coteaux.


Sur le projet "Argenteuil Littoral" le long des voies ferrées, Gilles Savry souligne que le projet sera affiné dans un délai de 18 mois, mais tel qu'il est présenté avec sa nature et sa surface, 23000 m2 de plancher.

Alain Leikine enchaîne avec des éléments sur les grandes entreprises implantées à Argenteuil et "qui font l'objet de questionnements dans la presse". Le CEA "a permis de donner une crédibilité à ce qu'on fait, pour définir ce que pouvait être un projet économique dans un territoire urbain : les villes concurrentes grignotent la campagne, nous sommes à peu près les seuls à reconstituer un tissu économique intra muros." Le programme Argenteuil Littoral sera "évolutif, les locaux s'adapteront au type d'entreprises qu'on pourra attirer, start-ups, laboratoires. Nous avons déjà des touches, même si la confiance dans le territoire n'est pas totalement rétablie en 18 mois - 2 ans."

"Si nous avons souhaité un hôtel à cet endroit-là et un autre sur les quais de Seine, c'est qu'il y avait un déficit considérable pour le tourisme d'affaires, pour permettre à nos entreprises de recevoir les délégations étrangères. Givaudan en reçoit tous les jours. Nouvelle extrêmement encourageante : un groupe (hôtelier) de renommée internationale a donné son accord."

"Le parc de la gare n'a pas bougé depuis 40 ans au moins : tous les industriels réfléchissent. Semperit a fermé. Nous sommes en discussion sur l'évolution d'Otis. Ils n'ont pas acté leur départ, contrairement à ce qui a été dit dans la presse, mais nous devons répondre au besoin de locaux modernes pour ce type d'entreprises. Nous devons le faire dans les délais : ces entreprises ont un agenda, si nous n'y sommes pas, elles s'en vont."

"Chez Dassault, c'est une difficulté : les syndicats eux-mêmes fort une publicité pour dire 'on peut s'en aller !' Ce n'est pas du tout notre volonté…"

"Le projet que nous avons est en cohérence avec les 3 parcs de la gare, du quai de Bezons et du Val d'Argent".

1. Question d'un riverain, Stéphane, membre du comité En Marche ! d'Argenteuil : "Quid de l'avenir de ce projet si la métropole du Grand Paris est redéfinie ? Ce n'est clair pour personne. Quid du bruit des trains qui vont passer, par rapport aux logements qui seraient juste à côté ?"

GM confirme les interrogations sur la Métropole, mais "ce projet est un projet privé, la Métropole a été facilitateur, instigateur, maintenant le jeu ira jusqu'au bout. Vous avez annoncé votre couleur politique, je n'ai pas annoncé la mienne, mais puisque c'est votre couleur, on dirait que le Président de la République doit avoir des indications à vous donner."

"J'encourage le Président à éliminer certaines couches de l'organisation du territoire… Les atermoiements actuels éloignent les investisseurs, que nous devrions attirer au moment du Brexit. La décision qui devait être prise en octobre est sans cesse reportée…"

GS précise qu'il n'y aura pas de logements dans ce projet. Pour les bureaux, "il y a des normes d'isolation acoustique très précises."

2. Un participant dit "on m'a fait part d'expropriations. Y en aura-t-il ?"

GM : la Métropole a tiré les leçons de l'appel à projets similaire "Inventons Paris", où certains terrains mis en concours n'étaient pas libres. Dans cet appel à projets-ci, les villes devaient proposer des terrains immédiatement disponibles. On a enfin décidé la SNCF à ce qu'elle puisse bénéficier… d'une nouvelle entrée de gare côté Orgemont Colonie (en fait Larris). Donc, pas d'expropriation.

GS : "le projet de la tangentielle Nord SNCF; lui, implique des expropriations."

3. Un habitant demande de revenir à la photo "avec vue sur les toits" : "y a-t-il un projet sur les toits en tôle à récupérer ? Un 4* avec vue sur les toits en tôle, ça enlèverait des étoiles…"

GM : "GS disait tout à l'heure que c'était un territoire en pleine mutation… Le terrain Givaudan a été complètement revu et corrigé. Quand j'y travaillais, c'était une usine de chimie ; il n'y a plus que des nez et de la recherche, dans un cadre verdoyant, très sympathique. Vue la fermeture de Semperit, on va jouer le rôle de facilitateur. Otis n'utilise qu'une faible partie de ses locaux actuelles, d'une usine qui est d'ailleurs très belle, avec sa charpente (métallique). Givaudan tient à s'élargir, a des projets d'agrandissement et d'embauche de plusieurs centaines de personnes, c'est ce qu'ils nous ont dit il y a peu de temps."

L'habitant : "et Flexibox, l'ancienne usine à plumes ?"

GM : "c'était Rhône-Poulenc, qui a ensuite vendu à un gros exportateur de plume d'oie (Topiol), qui a été très concurrencé par la Chine, est parti ailleurs en vendant à Flexibox."

"Les services techniques de la Ville sont en bord de Seine (sous le musée) avec un spectacle qui n'est pas des meilleurs."

4. Bernard Charpentier : "ce serait un point idyllique à partir du moment où la tangentielle (Nord SNCF) y passerait ! mais la Déclaration d'Utilité Publique expire en mai 2018. La partie centrale (Epinay-Le Bourget) a été faite, on a mis de l'argent dans les TGV et autres, c'est quand même pas normal" qu'elle ne se fasse pas, "s'il y a un projet qui a un sens, c'est bien celui-là."

GM : "Vous avez des cheveux encore plus blancs que les miens. J'en entends parler depuis tout petit", de cette "ligne de fret, depuis 107 ans. Je ne suis pas sûr qu'on en voie le bout. Pourquoi ? C'est navrant pour les gens, des propriétaires d'Argenteuil, je les connais, qui se sont vu frapper à la porte par la SNCF ces dernières années, 'vous êtes expropriables, il faut que vous disparaissiez dans les mois qui viennent', surtout rue Claude Monet, voire rue Louis Lhérault. C'et dommage d'avoir pris des gens en otage."

"Le Grand Paris Express, qui est une excellente idée, mettra Paris au même niveau que d'autres métropoles mondiales, on est en train de s'apercevoir que ça coûte le double de ce qui était prévu. Des experts ont commencé par nous dire qu'il fallait 20 tunneliers, et qu'il n'y en a pas 20 disponibles sur l'Europe aujourd'hui. Personne n'a réfléchi avant ? … Et on nous dit aussi qu'on n'a pas les personnels formés pour suivre ces tunneliers ! Je ne crois plus aux délais. C'est quelque chose d'avenir. Mais le Grand Paris Express risque forcément de se faire au détriment d'opérations comme la Tangentielle. C'est pour ça que je vous dis que c'est une prise d'otages. Des maisons ont été murées, des maisons ont été détruites."

"Le Transport en Commun en Site Propre au pont de Bezons, lui, a été budgété, l'argent a été provisionné". (! ça fera plaisir aux tenants de l'annualité budgétaire.)

5. Une habitante a "une question très terre à terre : la rue des Charretiers va être aménagée, qu'en est-il de la rue de la Voie des Bans, qui n'est pas vraiment à double sens, puisqu'il y a une priorité pour passer sous la voie ferrée ?"

GM : "Il y a 2 arches : l'ancienne très peu large, la nouvelle ajoutée quand on a doublé le pont ferroviaire sur la Seine. Il faudra que l'arche large soit étendue à l'ancien pont.".


GM : "je vais introduire le débat, ou la présentation. Il s'agit du projet de l'île Héloïse. Ça fait couler beaucoup d'encre, pas mal de salive, mais c'est bien ! Je suis né dans le centre ville. Je l'ai vu dans un état et je l'ai poursuivi dans d'autres états. J'ai vu un commerce florissant perdre de la diversité et de la qualité. Pourquoi ? Parce que la décision avait été prise de ne pas tolérer d'hypermarché à Argenteuil. Ils se sont installés à la périphérie. Il y a eu une évasion très importante de la chalandise. La Ville a réagi sur Carême-Prenant, où il y avait encore des vestiges des bombardements de la dernière guerre. Mes prédécesseurs ont lancé le projet de centre commercial (Coté Seine actuel). Les investisseurs ont bien voulu venir si c'était la Ville qui investissait dans le parking : c'était le seul moyen d'avoir une tête d'affiche, Casino, qui a été le seul à bien vouloir investir. Le malheur, ça s'est fait dans un îlot avec très peu de perméabilité vers le centre ville." (tout de même bien plus près que Jean Vilar !).

"Les gens viennent en voiture et repartent en voiture sans s'intéresser au centre ville. Nos concurrents, nos villes amies et voisines, ont continué de construire des possibilités commerciales. On a remis à jour une enquête qui avait été faite pour mon prédécesseur il y a 3 ans." Chiffres sur l'évasion commerciale :

histogramme_evasion.jpg

"Argenteuil a toujours été une ville très marquée par le cinéma, il y avait des cinémas de quartier, au-delà des deux cinémas de centre-ville, le Majestic et le Lutetia, devenus ensuite Alpha et Gamma. Où vont les jeunes ? À Villeneuve-la-Garenne, La Défense, Conflans-Sainte-Honorine, Épinay. Philippe Doucet (maire de 2008 à 2014) avait raison, c'est rare que je dise ça, de vouloir cette offre cinématographique à Argenteuil."

"Je vais laisser la parole à GS, parce que j'ai déjà beaucoup chapeauté le projet."

"Si on ne va pas jusque là, on va perdre de manière définitive la possibilité pour Argenteuil de se développer."

GS fait la présentation.

"Ce projet, au contraire de ceux renfermés sur eux-mêmes comme Qwartz, se veut extérieur. Le long du pont on a un accès sur la gauche du cinéma, donnant sur une terrasse qui aura vue sur la Seine, sur la 4 voies en premier puis sur la Seine" (murmures amusés). "Une passerelle permettra de rejoindre les berges de Seine et la base d'aviron, entre autres."

"Les grands arbres seront plutôt en pleine terre ou dans des grands pots."

On éteint la lumière pour que la diapo soit visible, mais le multiplexe y est tellement photoshoppé qu'il se confond avec le ciel :-)

GS dit que dans les autres réunions, c'était bien visible… des participants contestent : "Vous avez fait à chaque fois la même réflexion ! Votre projet est tellement beau que vous ne voulez pas le montrer !"

"Le programme sera complètement complémentaire du Figuier Blanc et de Jean Gabin. C'est Etoile Cinémas qui sera partenaire : pas Gaumont, pas Pathé."

Bruits divers. "On prendra toutes vos questions après, si vous le voulez bien".

GS enchaîne avec la salle de spectacles, "la salle Jean Vilar est obsolète."

"C'est un projet de reconstruction complète. On ne détruit pas Jean Vilar ! On reconstruit !".

'Au niveau planning, l'accord est fait pour avoir les 9 salles de cinéma. Pour l'aspect commercial, ça doit passer au niveau nationaL Ensuite on a des enquêtes publiques parce qu'on va fermer une salle publique, un parking public. Après il y aura certainement des recours qui pourront prendre du temps. Après les travaux pourront débuter. Il faut compter minimum 2 ans pour avoir ces salles de cinéma, ces commerces, ces logements."

"On fera une réunion spécifique ici, fin mars ou première quinzaine d'avril, en fonction de là où on en est sur les autorisations commerciales."

6. Question : "ce paquebot fera combien d'étages ?"

GS : "le cinéma ? Difficile de parler d'étages…"

La personne : "J'ai l'impression que ça va boucher la vue."

GS : "On va mesurer la hauteur depuis le bas." (sic). "On doit dépasser 40 mètres. Par rapport au pont, on est déjà en décaissé…"

La personne : "40 mètres, ça fait 14 étages ? Merci la vue, pour les gens qui habitent là ! Je suis contre."

GM : "on vous montrera des projections d'impact, vous serez rassurée."

7— Question d'Alain Hérin (association EVA) : "Depuis le temps qu'on parle de cette passerelle : sera-t-elle PMR ? Deuxièmement, on n'a pas du tout parlé des logements, c'st un gros investissement et une grosse nuisance au niveau de la vue, 3 tours de 45 m de haut !"

GS : "les logements, c'est moins, c'est en train de se définir actuellement, c'est moins de hauteur que le cinéma."

Alain Hérin : "il y a quand même 150 logements…"

GS : "il y a les parkings" (à étages), et au-dessus, c'est 6 étages, R+4, R+5…"

(9 ou 10 étages au total selon le schéma à l'écran : 1 ou 2 niveaux de centre commercial + 2 niveaux de parking + 6 niveaux de logements. Je le rappellerai ensuite.).

8. Question : "la salle de spectacles, ce n'est plus la municipalité, puisqu'elle a vendu !"

GS : "oui, c'est un privé qui va réaliser la salle, mais nous on a un contrat, on va gérer la relation avec lui sous forme contractuelle pour une très longue durée, le contrat est déjà en marche. On utilise la salle entre 196 et 200 jours par an, on contractualise pour la même utilisation. Tant de dimanches, de samedi, telle époque…"

Q. :"la municipalité va payer ?"

GS : "bien sûr qu'on va payer, mais qu'est-ce que vous croyez ? La gestion de cette salle nous coûte beaucoup plus cher que vous ne pouvez imaginer". (Il n'y a pas de comptabilité analytique à Argenteuil…)

"L'exploitant développera une offre théâtrale et artistique sur les jours restants."

(Je rappellerai ensuite que, comme cela avait été dit en décembre selon mon souvenir, l'exploitant ne pourra pas louer pour des spectacles à un prix différent de celui qu'il fera à la Mairie. Donc, soit la Mairie devra payer plein pot pendant des décennies, et cette construction "investissement privé" sera juste une très mauvaise affaire pour les comptes publics dans la pire tradition des PPP ; soit l'exploitant n'aura pas d'intérêt financier à louer pour des spectacles, donc tout le coût aura dû être supporté à la construction, notamment par le bradage du terrain… et la conclusion est la même ! La seule solution rentable pour une salle qui serait utilisée à plus de 50% par la Ville… c'est que la salle appartienne à la Ville !).

9. Habitant : "comme (membre du) comité de quartier, je vais revenir très rapidement sur vos engagements écrits, M. le Maire, lors de la campagne électorale de 2014 : 'que tout grand projet soit présenté, discuté avec les Argenteullais.' Or aujourd'hui, on s'aperçoit que le comité de quartier n'a pas été intéressé… ce projet est mal vendu… personne ne ressent ce projet plus comme un intérêt que comme une gêne. Les images que nous avons vues sont tellement peu claires qu'on n'y voit pas clair ! On aurait pu réclamer une maquette ! Qu'on se représente l'intégration de tous ça. Vs nous parlez de la vue du pont, mais le projet est pour les Argenteuillais, et les Argenteuillais viennent de la ville."

GS : "C'est un projet qui va prendre du temps. On va faire intervenir les partenaires, c'est à eux d'en parler, c'est un projet privé." (sur terrain communal !!!).

"On a besoin de refaire cette salle de spectacles, on a besoin d'un cinéma, après il y a d'autres éléments, on est prêts à en parler."

10. Habitante : "quid des parkings ? En cas de crue de la Seine, la nationale est fermée depuis x jours, que ferez-vous ? Et ça va déboucher rue Gabriel Péri, c'est tout à revoir…"

GS : "Il est prévu des entrées vers le parking depuis la 4 voies, pour les voitures et surtout pour les livraisons."

"Il y a un stationnement enterré en sous-sol sur presque toute l'étendue du projet. Ce parking sera pour tout ce qui est clients. Aussi pour les clients des restaurants. Les gens qui viennent au cinéma, ce n'est pas les mêmes horaires que pour les restaurants ou les commerces. L'autre parking, Côté Seine, est là pour absorber aussi une partie des stationnements. Pour les commerçants et les habitants, il y aura un parking en hauteur, au-dessus des commerces."

"On vivra sûrement encore des inondations, dans ce cas le parking des clients sera inondé". (dans la salle : 'Bravo !').

"Les clients seront, j'espère, évacués avant". (Rires). "Les voitures des clients !".

"Est-ce que les parkings sont payants ? C'est encore en discussion, mais certainement le même principe que sur Côté Seine, des heures de gratuité, des offres groupées cinéma-parking, pareil pour la salle des fêtes s'il y a des spectacles…"

"Autour du marché et dans la plataneraie, on va faire de vrais parkings payants uniquement les jours de marché. Il y a des petites erreurs sur les parcmètres : n'en tenez pas compte, on va les cacher en attendant."

11. Xavier Morin : "j'habite le centre ville et suis membre du Comité Jean Vilar. On a fait une pétition, nous sommes plus de 6200 à l'avoir signée, elle demande l'arrêt du projet. Pourquoi ? Votre projet va accélérer la coupure entre le centre ville et Argenteuil. On va voir quoi ? Du verre ? Non, du béton et encore du béton. On perd encore 100 places de parking" (en fait bien 250, Cf. ci-dessous) "pour faire du parking payant. Le promoteur, le 19 décembre, a été clair, le parking sera payant. Le commerce de centre ville sera fragilisé : les gens qui viennent en voiture repartent en voiture, ils n'iront pas faire 300 mètres pour remonter chez le fromager ! Faut pas sortir de Saint-Cyr pour comprendre : ce qui vient d'un côté part de l'autre. Et le gouffre financier de l'opération. On vend 7,5 millions, c'est très très peu pour 2,5 ha en bord de Seine ! Mais la structure provisoire au Val Nord, censée accueillir les événements pendant, vous disiez, 2 ans, coûte 1,4 M€ pour 2 ans, plus presque 500000 € pour le chauffage, on a vu l'appel d'offres sur le site de la Ville. Et la clause de 10% si le promoteur refuse : le Maire doit payer 750000 €. On ne gagne rien ou si peu." (Applaudissements).

GM : "M. Morin, je vous reconnais bien là. Vous assénez des chiffres en croyant en faire des vérités. Le parking qui sera ouvert comprendra 750 places hors celles allouées aux propriétaires et locataires. Pour le reste, sur la circulation, il faut que le Département fasse enfin le débouché de l'avenue du Général de Gaulle, qui arrive en baïonnette. Mais votre équipier de l'époque a porté ce projet, qui était financé, à 150 M€, et les financeurs ont dit "on ne peut pas suivre." Il s'agit pour nous de récupérer au moins en partie cet aspect traversée de Seine possible."

GS : "j'admets qu'on puisse être opposé au projet, mais des éléments sont faux, il ne faut pas être démagogue. Le parking sera payant ? Bien sûr, à Côté Seine aussi, mais avec 2 heures, 2 heures 1/2 de gratuité, je pense que ce sera la même chose. Il faut que les gens ne laissent pas leur voiture ventouse, comme on a sur Jean Vilar."

"Après on peut parler du projet architectural… Quand on vient de Gennevilliers, on voit les deux grandes tours de Gabriel Péri. Ce sera quand même mieux d'avoir quelque chose qui marche, que ces deux grandes tours."

"La pétition, j'ai vu les arguments, 'on va démolir la salle Jean Vilar' : on ne la démolit pas !"

"La salle provisoire ? On est partis sur le fait que cette salle (nouvelle) allait se construire" (et qu'il fallait donc dès maintenant une installation provisoire). "Il y en a parmi vous qui font traîner, qui font des recours, pour que ça ne se fasse pas… Mais cette salle provisoire, le besoin est tellement important."

"Je pense qu'on a couvert à peu près toutes les questions ?" Plusieurs bras levés.

12- "Il y aura un parking pour la salle provisoire ?"

GS : "le parking de la gare du Val."

13- Habitante : "On adore le Figuier Blanc, j'ai aussi des neveux et nièces au Conservatoire comment ça se passe pour les déposer, pour se garer ? L'automobile, on n'en veut plus dans le centre ville ? Pour avoir du monde dans le centre ville, il faut du parking gratuit !"

GS : "très peu de villes ont le stationnement gratuit en centre ville. Nous on a 2 h 1/2 à Côté Seine."

(GS oublie là ce que disait le Maire juste avant : les automobilistes qui se garent à Côté Seine font leurs courses à Côté Seine, il y a peu de diffusion dans le centre ville).

"Pour l"école de Musique, besoin de se garer ? On va créer à la Plataneraie de la surface de stationnement gratuite. C'est plus loin, certes."

"Pour le Figuier Blanc, il y a le parking PVC. Oui, il est payant, il y a un tarif spécifique quand on prend une place de cinéma avec."

(Il faut le savoir : même la page web du Figuier ne le dit pas, mais seulement "Se garer : places disponibles au parking Vinci « Paul-Vaillant-Couturier » ou parking « Côté Seine » (45 minutes et 2h gratuites sauf le vendredi et le dimanche)".)

14- Riverain "le marché, déjà, vendredi matin et dimanche matin, c'est pas possible, donc avec ce projet, les logements, les ouvriers, les salariés… le pont ne va pas changer ! Ce sera le vendredi matin 7 jours sur 7."

GS : "l'entrée pourra se faire par la 4-voies. Et le dimanche matin, je ne sais pas si ce sera ouvert le dimanche."

15- "Dans le centre ville, avec la nouvelle règlementation du stationnement, ceux qui habitent en 'zone rouge' ne peuvent plus y stationner ?"

Je n'ai pas noté la réponse, mais en substance : le nuit, si ; le jour aussi, pour 2 heures maximum, en payant.

16— "Damien Walker, je ne suis pas né à Argenteuil, j'y habite, je crois à son potentiel, j'ai acheté un appartement il y a 4 ans. j'étais hier soir à la réunion publique du Triangle de Gonesse, il n'y avait personne , je me réjouis qu'ici cela fasse bouger les gens ! Je suis très fier que ce territoire soit dynamique, qu'il fasse venir les habitants et les investisseurs. Hédiard est venu, je suis employé à la Chambre de commerce, on m'appelle 'Hédiard veut s'installer dans le 92', je les appelle "Argenteuil ? pas question". Je leur dis "allez rencontrer la Mairie." Hédiard a eu un RV en 24 heures, Hédiard a vu la volonté politique. Je sais que le mouvement fait peur, que le changement fait peur, dans tous les domaines."

"40 m de haut, ça peut faire peur, c'est très subjectif. Il faut penser ce projet comme un intérêt collectif, pas individuel. La hauteur permet aussi de densifier."

Quelqu'un dans le public : "Faut le garder, celui-là !"

17- Dame : "Je me pose beaucoup de questions sur le fait que ce projet soit durable. Il faut voir les choses dans leur évolution… Des études dans d'autres pays montrent que les 20 et quelques années ne vont plus au cinéma, ils s'amusent sur leur tablette. Il y a un développement du e-commerce, Amazon, internet… Est-ce que ce projet-là répond à cette perspective en train de se mettre en route ?"

Ma batterie a déclaré forfait à ce moment-là. Ci-dessous quelques compléments à partir de notes papier.

17 (suite) : "Je suis rassurée que Jean Vilar ne soit pas démolie mais reconstruite. Mais j'aurais vu l'ENMD (école de musique) et le musée sur ce terrain (sur l'île, plutôt qu'un centre commercial). Il faudrait une consultation plus large. Beaucoup de projets (commerciaux) de ce genre coulent, comme aux Etats-Unis."

GS : "La ville a besoin de plein d'équipements. Vous comparez ce projet aux grands malls américains, mais ce projet c'est 13000 m2 de surface commerciale, avec un Intermarché de 4000 m2" (13000 m2, c'est les 2/3 de Côté Seine). "Les centres commerciaux d'aujourd'hui allient loisirs et commerce. Le Presse-Papiers, on veut vraiment le conserver dans le centre ville ; il préfère rester là où il est.".

"Je suis quand même étonné que vous ayez découvert ce soir qu'on reconstruirait Jean Vilar. Quand j'entends les personnes du comité Jean Vilar qui font signer la pétition, j'ai l'impression qu'elles déforment les choses." (noté de mémoire).

18 Blandine Badignon : "Je ne suis pas personnellement attachée à Jean Vilar, mais je me sens plus citoyenne que consommatrice. Pourquoi faudrait-il que chaque grande ville ait sa salle de spectacles ?"

"On nous répète que les habitants d'Argenteuil n'ont pas d'argent" (et ne rentabiliseraient donc pas un nouveau centre commercial).

"Je n'aurais pas imaginé ça pour un des hauts lieux de l'impressionnisme."

(Applaudissements)

GS : "Je suis aussi Argenteuillais, je n'ai pas envie d'aller au cinéma à Épinay. Mes enfants ne vont pas au cinéma au Figuier Blanc, il n'y a pas ce qui va à côté, pour un jeune." (murmures houleux).

19 : "Quelqu'un a suggéré une maquette : très bonne idée ! Pour voir le site et voir plus large, tout le futur de l'île Héloïse."

"Sur la salle, c'est l'aspect municipal qui crée la polémique : pourquoi pas une salle municipale ?"

GM : "C'est un risque pris par le privé." (Faux si la ville signe, comme il le dit, un accord de très long terme où elle paye une location pour 200 jours par an).

20 Participante : "C'est un sérieux projet, qui va transformer la vie (des habitants). Pour un projet de cette ampleur, il faudrait questionner toute la population, prendre l'avis de tout le monde avec un référendum."

(Pas de réponse sur ce point, ni sur les questions suivantes).

21 J'interviens pour préciser le coût de la "tente" : bien autour de 2 M€ et non 1 M€ comme le dit GS, que j'invite à demander les éléments à son collègue adjoint aux Finances et président de la commission d'Appel d'Offres. Je précise aussi les réponses sur la hauteur des logements et sur le risque prétendument "privé" sur la salle de spectacles.

22 Bernard Rols revient sur le point qu'il a soulevé lundi dans la réunion similaire pour le quartier d'Orgemont, et trouve la réponse trop légère : il demande les études de rentabilité à long terme qui démontreraient la viabilité du projet commercial "alors que Carrefour licencie 2400 collaborateurs".

"Un référendum, je suis pour, quand plus de 6000 Argenteuillais s'opposent au projet que vous présentez."

23 Renée Karcher revient sur le point qu'elle a soulevée dans la réunion similaire pour le quartier des Coteaux : "quand j'ai dit 43 mètres, vous m'avez répondu 42 ; le conservatoire c'est 18 mètres au faîte du toit, 20 mètres pour le clocheton. Ce sera plus de deux fois plus ! Vous voulez un projet qui marque la ville… vous allez réussir !"

Quelques personnes dont Bernard Rols demandent des réponses ; GS répond sur le point du coût de la tente : "on publiera tous les chiffres".


GS présente ensuite le projet Bricqueville sur le quai de Bezons, à côté du petit pont.

24 La première question revient sur "l'îlot Héloïse" : "j'ai lu dans L'Argenteuillais qu'on a prêté au National Gallery le tableau de Monet "Brouillard à Argenteuil", et en effet on est un petit peu dans le brouillard ! Je suis apolitique. Ce qui me chagrine, c'est l'impression que les projets sont déjà ficelés. Il faut faire quelque chose : les salles sont désuètes." Mais ce projet, "il faut le revoir. Où avez-vous choisi le promoteur, l'architecte ? Il faudrait surplomber (en dalle) la 2x2 voies. C'est l'entrée de ville, il faudrait un mur végétalisé… Mais E.T. que va-t-il devenir ?" (blague sur la fresque de E.P., Ernest Pignon, "L'homme du XXème siècle", à l'entrée d'Argenteuil).

"Il faut revoir le parc des Berges".

25 Valérie Police revient également sur Héloïse et "espère un projet qui ferait consensus. J'ai lu dans les journaux que la reconquête des berges de Seine à Épinay avait été classée "meilleur projet d'Ile-de-France", j'ai lu ailleurs qu'Argenteuil est la seule ville d'Ile-de-France à ne pas avoir reconquis ses berges… On voudrait s'évader, y accéder, à la Seine !"

"Les arbres aussi, il faut mettre l'accent dessus."

GM : "L'un des objectifs est de récupérer la Seine. Dans le premier projet (Argenteuil Littoral, le long des voies ferrées) il y a une passerelle. Dans le deuxième projet (Héloïse) il y a une énorme terrasse et un élargissement du pont pour retrouver la Seine de l'autre côté. Dans le troisième projet (Bricqueville) on pense à une passerelle piétonne (jointe au pont-acqueduc) vers l'île Marante et vers tout ce qui sera revu et corrigé à Colombes, depuis que le Racing est parti à Nanterre (en quittant le stade de Colombes)."

"En 2006-2007 tout était ficelé et financé pour une reprise des berges comme à Épinay", mais son successeur de 2008 aurait tout fait dérailler avec son projet alternatif plus cher, "il faudra qu'on continue à se battre, on est passés à côté de la locomotive."

26 Un "Bezonnais", directeur de société à Argenteuil "à côté de Pentax", interpelle le Maire sur la dangerosité du quai de Bezons pour les piétons et le trottoir détérioré, "j'ai dû offrir des bottes pour aller manger au restaurant inter-entreprises au parc des Algorithmes."

GM répond que tout sera revu à l'occasion du troisième projet, et "on a refait l'an dernier une partie du trottoir". "On a préempté (le terrain) Yoplait pour une zone d'activités économiques très importante."

27 Un habitant interpelle le Maire au sujet de sa feuille d'impôts où il croit avoir vu une hausse de la taxe d'habitation alors que le Ville proclame ne pas avoir augmenté les impôts.

Le Maire lui répondant que les taux "Ville" n'ont pas changé, il s'indigne : "Continuez avec le mépris que vous avez depuis deux heures pour les gens !", et enchaîne sur une demande de dos d'âne rue Martinet, à laquelle le Maire lui aurait répondu par courrier que tout dépend de la "capacité de chacun à respecter le code de la route."

GS lui répond : "vous êtes venu nous voir il y a 2 ans pour demander un sens interdit dans la rue Martinet, nous l'avons fait dans la foulée."

L'habitant : "ça a pris un an et demi."


Dans la suite de la réunion, les réalisations prévues sur le quartier ont été exposées : plan LED, voirie, et surtout "transports en commun en site propre" rue Michel Carré et sur l'ex-N192, pour un coût de "80 millions pour les lignes, hors matériel", qui donnera lieu à concertation publique en mars.

Merci pour votre participation réelle ou virtuelle ! Vous étiez 80 sur ce blog hier, jour de la réunion (mais plus nombreux dans la salle, tant mieux !), et 100 vendredi dernier pour le Conseil Municipal sur le budget, auquel peu d'Argenteuillais étaient venus physiquement, mais d'autres ont suivi en vidéo.

mardi 9 janvier 2018

Le stationnement à Argenteuil : live-blogging de la réunion publique espace Jean Vilar

Environ 70 personnes sont venues à Pierre Dux, y compris de nombreux élus municipaux et représentants des services, pour cette réunion publique sur la réforme du stationnement.

reunion_stationnement.jpg

Le Maire commence par des voeux et un chiffre : seulement 20% de ce qui serait dû est effectivement payé sur les horodateurs, à Argenteuil. Le stationnement souterrain est sous-utilisé.

La réforme n'a pas pour objectif de développer les recettes de la Ville.

"La première volonté est de faciliter la rotation des véhicules, là où le commerce mériterait d'avoir plus de passage".

"La deuxième chose c'est un paiement effectif du stationnement".

Le Maire passe la parole à un bureau d'études (Sofreco ?) qui a conseillé la Ville sur cette réforme.

Le représentant de ce cabinet explique que, les amendes pour stationnement non payé ayant été supprimées (par l'État), les villes voisines ont fait deux choix :

  • soit passer le stationnement en "zone bleue" : en cas de dépassement de l'horaire autorisé, l'amende reste nationale, elle est passée de 17 à 35 € ;
  • soit instaurer un "forfait post-stationnement" dont le montant est voté par la Ville, 25€ en moyenne, c'est le montant choisi par Argenteuil (ici, point 26).

Il décline 5 "objectifs de la réforme à Argenteuil" ;

  1. "optimiser l'offre de stationnement et satisfaire le plus grand nombre"
  2. "renforcer l'attractivité du centre ville"
  3. "mieux organiser le stationnement les jours de marché"
  4. optimiser la fréquentation des parcs de stationnement en ouvrage" (souterrains), qui "sont à moitié vides"
  5. et un 5ème qui m'a échappé.

"Le nouveau stationnement est conçu selon un principe de lisibilité".

"Une zone rouge où le stationnement est limité à 2 heures, de préférence ; une zone verte où on peut stationner toute la journée, et où le stationnement résidentiel est autorisé. On avait 5 tarifs, il n'y en aura plus que 2."

"Le tarif de la zone rouge est quand même coupé en deux : pour des raisons légales, le FPS ne peut pas être supérieur au tarif maximum. Donc pour 2 heures c'est 3 euros, mais officiellement vous avez le droit de payer 35 €, donc si sur l'horodateur vous appuyez sur + + +, faites attention, si vous payez par carte bleue, de ne pas payer le tarif excessif qui vous est demandé."

"En zone verte, c'est 2 € pour 4 heures, c'est modéré ; vous avez beaucoup plus de chance de trouver une place plus proche de chez vous."

"En zone rouge 1 heure ça fait 1,50 €. Si vous devez rester plus vous pouvez demander une rallonge par téléphone. Si vous ne l'avez pas fait, l'agent assermenté vous facture la différence entre le FPS et ce que vous avez payé ; donc 23,50 €."

(Une voisine : "qu'est-ce qui a compris quelque chose, franchement ?… mais je suis venue juste pour me marrer et voir les réactions.")

Fin de l'intervention du bureau d'études.

Gilles Savry, adjoint à l'urbanisme : "À vos mines réjouies, on voit la difficulté de l'exercice. Si j'étais à vos places, au premier abord je trouve ça assez compliqué."

Il répète la description des zones rouge et verte.

"Dans la zone rouge, vous avez droit à 2 heures de stationnement, au-delà de 2 heures, il faut partir. Au-delà, ce n'est plus une amende pénale mais un forfait post-stationnement, mais in fine c'est la même chose.".

"En zone verte, nous pouvez stationner toute la journée, les ASVP passent vers 9 heures et vers 19 heures, donc si vous ne payez pas, vous ne vous ferez prendre qu'une fois".

"Il va falloir qu'on signale mieux les parkings PVC et Côté Seine." (Pas Jean Vilar ? Dommage !)

"Le tarif résident est inchangé, 23 € par mois, il vaut seulement pour la zone verte. Pour les commerçants, 45 € par mois, s'ils sont uniquement commerçants dans la ville (pas résidents du centre ville), et ils pourront se garer dans la zone verte. On a fait avec Pierre Abrinas le tour de la moitié des commerçants de Gabriel Péri : la plupart se garent devant leur porte ! Ça va permettre de faire de la circulation, demander à leurs employés de se garer un peu plus loin !"

"Les professionnels de santé, ils peuvent se garer gratuitement. Les forces de police bien sûr… qu'ils payent des amendes, je n'y crois pas ! C'est gratuit s'ils se garent bien, dans une place." (Humour : voir une voiture de police longtemps arrêtée au beau milieu de la rue, provoquant un beau bouchon, c'est banal à Argenteuil).

"Les nouveaux horodateurs acceptent la carte bleue sans contact, le paiement par smartphone".

"Le forfait post-stationnement, il y a un mode de recouvrement, je laisse la parole à la police municipale."

Représentant de la Police Municipale :

"Les recours de l'usager seront traités dans un délai d'un mois, par l'Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions (ANTAI), à Rennes. L'ANTAI précise que l'automobiliste est considéré comme ayant reçu ce document (?) dans un délai de 5 jours. Si l'agent a commis une erreur, la Ville émet un avis de paiement rectificatif, qui peut être égal à 0, l'affaire est classée. L'Etat a mis en place à Limoges une instance de recours dont les modalités figurent sur l'avis. Si elle émet un titre exécutoire, l'automobiliste doit le payer mais peut ensuite le contester en cassation devant le Conseil d'État (sic)."

Gilles Savry : "La zone est quand même étendue sur le stationnement payant dans le centre ville. Il y a une discussion sur la rue Jean Borderel, où il y a constamment du stationnement non payant, alors qu'il est interdit. On va se poser la question. Il y a un besoin de rajouter des rues qui sont aujourd'hui inaccessibles au stationnement puisqu'il y a toujours des voitures qui sont garées."

"La loi doit être appliquée au 1er janvier, on a décidé en Conseil Municipal de se donner du temps pour la concertation, et pour la mise en place aussi, au mois de janvier c'est gratuit, ce sera payant au 1er février."

"On a été voir les commerçants un par un pour comprendre chacun leur problématique. Ceux qui se garent devant le magasin, et mettent de l'argent toutes les 2 heures dans le parcmètre, demain ils ne pourront plus. Ils doivent déplacer leur voiture et la sortir de la zone rouge ; parce que la déplacer de la zone rouge à la zone rouge, pour le système, ça ne change rien."

Georges Mothron a "vu un certain nombre de bras se lever".

Première question : "Comment faire pour les résidents si on ne peut pas se garer à moins de 2 km de chez soi ? Quand on rentre du travail on a déjà du mal à trouver une place !"

Gilles Savry : "Actuellement avec l'abonnement résident vous pouvez stationner 2 heures en zone rouge. Ça ne sera plus possible".

Georges Mothron : "Le but de la manoeuvre est de liquéfier si je puis dire, le stationnement en zone rouge. C'est payant de 9h à 19h ; le soir à partir de 19 heures, vous pouvez jusqu'à 9 heures le lendemain matin."

Directeur des Services Techniques : "Le périmètre de la zone rouge diminue par rapport à aujourd'hui : il y aura moins de places en zone rouge demain qu'aujourd'hui. Les places à PVC ne sont pas à un coût excessif, en abonnement à l'année."

Le résident : "Est-ce qu'on peut stationner devant chez soi pour décharger les courses ?"

Directeur des Services Techniques : "Vous prenez le risque d'une infraction de 35 euros. Si vous voyez un ASVP qui passe, vous lui dites "j'en ai pour 2 minutes", souvent il y a une tolérance, il vous dira de circuler…"

Habitante : "Est-ce que vous avez été voir à Utrillo (Val Sud) ? C'est l'État dans l'État, ce n'est plus le stationnement mais le double stationnement, impossible d'aller dans les commerces."

Gilles Savry : "il y a le parking de Simply Market qui va devenir Auchan ; mais le parking ex-PIR (près de la gare du Val) va sortir, avec 593 places,…"

L'habitante : "Ces gens, ils sont là à la journée, je ne sais pas où ils sont, et ils ne payent pas."

François Poletti : "Il y a la vidéo-verbalisation qui marche très bien."

L'habitante : "Et ils payent ? Ils sont toujours en double file."

François Poletti : "Ils en auront marre de payer 135 €."

Georges Mothron : "Utrillo a été refait pour 5 M€, aux frais du contribuable argenteuillais, pour rien du tout, la situation est aussi mauvaise qu'avant. Quand on aura ouvert le parking à la gare du Val… Les gens ne comprennent que par le portefeuille. Si certains, insolvables, ne payent pas les amendes,… à partir du moment où on retire le véhicule", ils tiendront compte de l'interdiction.

Gilles Savry : "La vidéo-verbalisation, c'est aussi sur Gabriel Péri, ça fonctionne mais il y a encore beaucoup d'incivilité en France."

Habitante : "Je demeure rue Pierre Joly. Avec les 23€, je peux (stationner) tout le mois ?"

Gilles Savry : "Oui dans la limite de 48 heures, il y a un arrêté municipal qui limite à 48 heures le stationnement à une même place."

Question : "Y a-t-il des places de livraison en zone rouge ?"

Gilles Savry : "ça fait partie de ce qu'il faut revoir, on a fait beaucoup de places de livraison et de places PMR (handicap) là où les commerçants en demandaient, mais les commerces ont changé, elles ne sont plus au bon endroit : il n'y en a pas devant la librairie ou Nicolas. Elles seront revues dans les prochains mois."

Georges Mothron : "Places de livraison, ça ne veut pas dire place pour les commerçants ! Ça veut dire place pour les livraisons ! Je ne citerai pas un poissonnier bien connu. Ah si, je viens de le faire."

Gilles Savry : "En réunion de quartier, on a eu la question des voitures ventouses (avec carte 'Handicap') sur les places PMR. D'autres personnes à mobilité réduite ne peuvent pas trouver de place. On n'a pas encore trouvé la solution."

Question : "Moi, je viens travailler de 9h à 18h30, je pouvais me garer rue de la Poste c'était gratuit… Maintenant ça me coûterait 160 €/mois !"

Gilles Savry : "C'est un changement. La solution que l'on a, c'est d'aller dans les parkings Côté Seine ou PVC en prenant un abonnement."

Directeur des Services Techniques : "L'abonnement de jour dans les parkings est de l'ordre de 370€/an".

La personne : "Et ils sont sécurisés le soir ? Je n'y vais jamais".

Directeur des Services Techniques : "Il y a plus de 80000 passages par mois dans le parking de Côté Seine : il est bien fréquenté."

Gilles Savry : "Vous êtes l'exemple, Madame, des gens qui bloquent les places en centre ville dont nous avons besoin".

Habitante : "Puis-je me garer sur mon 'bateau' ?"

Directeur des Services Techniques : "Non, le Code de la Route l'interdit."

L'habitante : "Puis-je me garer 2 jours de suite en zone verte ? Vous avez dit tout à l'heure que se déplacer en zone rouge, ça ne change rien ; ça doit être pareil en zone verte ?"

Gilles Savry : "Non, c'est différent." (Si je comprends bien : il n'y a pas de durée limite en zone verte, le tout est d'avoir payé).

Dame : "Ma fille travaille dans le personnel municipal, à la crèche rue Henri Dunant, elle n'avait jamais eu de problème pour avoir une carte de résidente ; quand elle a demandé une place au tarif du personnel, la police municipale lui a répondu que seuls les cadres (?) avaient droit…"

Directeur des Services Techniques : "Il n'y a pas de tarif spécifique pour les employés communaux. Il y a des possibilités de stationnement à l'Hôtel de Ville. Votre fille n'est pas résidente, ce n'est pas normal qu'elle ait un tarif résident. Il n'y a pas de tarif pour les cadres."

Dame : "Ma fille me dit que la directrice de la crèche a eu le tarif résident."

Représentant de la police municipale : "On ne peut pas donner le tarif à tous les employés de Babou. C'est : 'un commerce, un abonnement résident' (?). S'il y a eu des exceptions par le passé, on profite du changement pour remettre ça en ordre."

Georges Mothron : "On va étudier le cas. Donnez-moi le nom de votre fille."

Dame : "À la résidence Ambroise Croizat, il n'y a que 2 places. Pour rendre visite à mon père, j'utilise sa carte handicapé pour me garer (dans la rue). Est-ce que ça suffira ?"

Gilles Savry : "La version où on est actuellement, c'est que si on a la carte, on ne paye pas."

Xavier Péricat, adjoint aux Finances : "La gratuité, c'est un effort financier important. Vous avez la possibilité de vous garer au parking du centre commercial gratuitement pour faire vos courses en centre ville."

Dame "Résidents au 1 rue Pierre Guienne, notre parking est en face du foyer (Adoma), au bout du boulevard Karl Marx, on perd plein de temps pour entrer, pour sortir… Des gens se garent devant le parking, les pompiers y restent… On est obligés de faire une marche arrière au carrefour. Même des camions s'engouffrent dans ce petit bout de route (en impasse). Ça fait 41 ans que j'y habite : avant, les gens ne se garaient pas là. On a vu Boualem Meziane, Jean Duplay… Sur votre plan, c'est vert."

Gilles Savry : "On y mettra des places de stationnement payant, mais bien sûr, pas devant votre entrée de parking. On met cette rue en zone verte parce que beaucoup de gens viennent à la gare, restent stationnés là toute la journée ".

(…)

François Poletti : "1600 véhicules ont été mis en fourrière cette année à Argenteuil."

Dame : "Quel est le pourcentage d'amendes qui sont payées ?…"

Habitant : "L'abonnement de 23€, aujourd'hui il faut aller tous les mois à la Police Municipale ; demain ce sera sur l'horodateur ?"

Directeur des Services Techniques : "Oui, une fois que vous serez enregistré comme 'ayant-droit'. Ce sera beaucoup plus rapide et plus efficace."

L'habitant : "Le tarif annuel pour un abonnement résidentiel à PVC c'est 570 €/mois, deux fois plus que l'abonnement pour stationner à l'extérieur en zone verte !"

Gilles Savry : "C'est une délégation de service public qui a été signée il y a quelques années." (… Mais on vient de créer de nouveaux tarifs dans ces parkings, par avenant à la délégation, le 10 octobre 2017 (point 20).)

Habitante des Champioux : "Je regrette d'avoir acheté à Argenteuil : je travaille dans la restauration, je rentre tard le soir, je ne peux pas trouver de place pour me garer ! Et un garage juste à côté gare ses voitures à l'extérieur. Je dois faire 500 mètres, 700 mètres, 1 km pour me garer, c'est l'enfer."

Gilles Savry : "C'est un quartier plus récent, quand on fait des appartements, des places de stationnement sont toujours créées, 1 par logement."

Une dame, en studio, dit ne pas en avoir.

Gilles Savry : "Si le promoteur vous vend le logement sans la place, c'est une faute."

La première habitante des Champioux : "Je suis dans l'ancien. On a signalé ce garage à plusieurs reprises… il n'y a même pas de nom dessus… Il stationne les épaves dans la rue. On a reçu une réponse (de la Mairie), mais rien n'a été fait. J'habite 264 rue Jean Jaurès, vu de ma fenêtre c'est une poubelle. La Police municipale est venue au début, mais ils s'en foutent."

Gilles Mothron : "J'irai personnellement demain matin."

Pascal, membre du comité de quartier centre ville : "Je voudrais évoquer des problèmes plus généraux : nous n'avons pas pu participer réellement, avec le cabinet que je découvre aujourd'hui, pour apporter notre expertise citoyenne. La rue Alfred Labrière devrait être rayée de votre plan, c'est une voie départementale en double voie pur une partie du tracé, il n'y a aucune place possible. La rue Jean Borderel a été calibrée pour les pompiers : il y a des places de stationnement, mais incrustées dans le trottoir. À quelques semaines du démarrage, des travaux semblent avoir déjà été faits… L'avenue Foch est définie en partie comme zone rouge, mais le centre médical accueille de très nombreuses ambulances. (…)"

Gilles Savry : "Je reconnais parmi ces points plusieurs questions qui ont été posées par écrit. (…)".

Directeur des Services Techniques : "En centre ville, le stationnement hors des places matérialisées est interdit, c'est un stationnement en pleine voie : amende. Rue Jean Borderel, les pompiers ont des contraintes de stationnement puisqu'il y a des immeubles de grande hauteur."

Gilles Savry : "Il y a d'autres points qu'il faut voir. Il y aura des changements sur l'îlot Héloïse, on travaille sur tout le stationnement autour du marché… Le stationnement qui y était interdit, est maintenant plus ou moins autorisé… On va en discuter avec le comité de quartier."

"On a envie que les commerçants retrouvent de l'air, qu'il y ait des gens qui viennent."

"On n'a pas prévu de rendre le stationnement payant en zones pavillonnaires. On peut y réfléchir autour de la gare, comme rue Etienne-Bast. Pas forcément en le rendant payant."

Question sur "Autolib ?"

Gilles Savry "… reste Autolib. C'est une occupation du domaine public qui est payée. Il n'y a pas de développement prévu pour l'instant, c'est Vélib qu'on développe."

Georges Mothron : "Les auto-écoles, comme celles de Jean-Borderel et de PVC, devaient donner l'exemple ! Elles se garent en stationnement interdit, c'est intolérable."

Question : "La loi permet aux Villes de déléguer la gestion au privé. Le ferez-vous ?"

Gilles Savry "Non, nous avons des policiers municipaux, des ASVP… Après, avec le privé il y a une histoire de rendement, alors que notre objectif n'est pas de maximiser les amendes…"

Question : "Sur le boulevard Héloïse, il y a un parking en zone verte, vous dites 10 heures, mais c'est 11 heures 25 euros… En zone rouge est-ce que c'est 2 ou 3 heures ? Et avec la construction sur Héloïse, tous ces parkings vont disparaître…"

Gilles Savry : "On a matérialisé comme parking en zone verte les places autour du marché. Les parkings "rouges" Jean Vilar et Plataneraie sont déjà payants les jours de marché et le resteront. Les 2 ou 3 heures, si vous payez 3 heures, 25 euros, c'est comme si vous payiez le forfait."

Directeur des Services Techniques : "On va essayer de faire pédagogique parce que c'est vraiment pas simple. Si l'agent vous met un FPS et revient trois heures après, et que vous êtes toujours en zone rouge, il peut vous remettre un FPS, donc jusqu'à 4 par jour. Sur la zone verte vous soulignez à juste titre que les horaires sont 9h-19h et que le FPS est à 11 heures. C'est exprès. Si vous payez 11 heures la 11ème heure vous est reportée à la première heure du lendemain. Les 10 heures correspondent en fait à une journée entière. J'espère que j'ai été clair."

Habitant (Bernard Charpentier) : "Le stationnement est interdit avenue du Maréchal Foch, il faudrait au moins un dépose-minute devant le centre médical !"

François Poletti : "Personne ne vous empêche de mettre les warnings le temps que la personne descende. Les médecins sont d'accord pour que, si des gens restent en stationnement là, la police municipale verbalise. Une dépose-minute ne vous servira à rien".

Une personne conteste : les warnings sont interdits par le Code de la route.

Bernard Charpentier : "Sur le recours, une petite histoire : j'ai fait un recours à Rennes, on m'a répondu : il n'y a pas de faute, vous ne payez pas d'amende ; mais comme vous avez fait un recours en justice, vous payez 31 euros. Il y a quelque chose qui ne va pas !".

Gilles Savry "Maintenant, le recours ne se fait plus à Rennes, mais devant le Maire et la Police municipale."

François Poletti : "Attention, le recours n'est pas suspensif."

Marie-José Cayzac : "Est-ce qu'il restera 1 heure de gratuité pour le parking de la Mairie ?"

Gilles Savry : "Non, il passe en zone rouge".

Marie-José Cayzac : "Qu'est-ce qui est prévu pour les élèves du GARAC ?"

Gilles Savry : (apparemment rien).

Marie-José Cayzac : "Et l'heure du déjeuner était gratuite, elle ne n'est plus. Mauvais pour les restaurants !"

Gilles Savry : "Quand on prévoit de passer plus d'une heure, le mieux est d'aller dans les parkings souterrains".

Habitante : "J'attends depuis 2008 (?) une place de parking aérien, que je n'obtiens pas, et des gens qui ne conduisent plus depuis des années ont toujours le parking avec leur loyer (AB Habitat]). Pourquoi on ne demande pas une attestation comme quoi les personnes sont toujours un véhicule ? Je ne suis pas la seule, des gens attendent depuis plus de 10 ans une place de parking"

Georges Mothron : "Madame Cayzac peut prendre note". (Elle est salariée d'AB Habitat).

Marie-José Cayzac : "Vous êtes (Monsieur le Maire) administrateur d'ABH". (Marie-José Cayzac me précise que les parkings aériens sont indissociables, contractuellement, de l'appartement loué, contrairement aux box.)

Georges Mothron : (en réponse à une question sur les mariages et leur impact sur la circulation en centre ville) : "On fait signer aux futurs mariés à une charte de bonne conduite. Mais on n'a encore jamais refusé le mariage. Si ça continue, on devra le refuser. Les gens qui louent des voitures de grand luxe et font les fanfarons avec, stoppent la circulation pour le défilé, c'est impossible. On est parfois dépassés, je vous l'accorde."

Question : "Lorsqu'on est résident,… ce n'est pas la solution de nous envoyer vers des parkings souterrains… la sous-préfecture a des parkings vides, souvent 1 seule voiture sur 10 ou 15 places. Dans les nouveaux bâtiments, il n'y a pas d'obligation d'avoir 1 place par apparement, j'ai vérifié, ça dépend de la superficie du bien."

Gilles Savry : "Pour avoir écrit le PLU en grande partie, (je peux vous dire qu') il précise parfaitement bien qu'il doit y avoir 1 place par logement. Et une 2ème place au-delà de 70 m2. Quand on construit une maison, on doit faire 2 places de stationnement. Des gens s'approprient des places devant, ou leur bateau ; non, c'est interdit. C'est le domaine public, ce n'est pas toujours la même personne qui l'occupe. Plus ça va dans les centres villes, plus c'est payant partout. Mais Côté Seine, c'est surveillé, et gratuit 2 heures 1/2."

Question : "Le stationnement le dimanche est un vrai b… avec le marché. On ne peut inviter personne. Géant c'est trop loin."

Gilles Savry : (…) "Pour sortir un dimanche soir à 12h30 de PVC, il faut être patient. Un parking va être travaillé sous la plataneraie. Pour la circulation, tant qu'on aura la baïonnette en bas de Charles de Gaulle, il n'y a plus de fluidité. Le département était d'accord pour un 'tout droit' depuis De Gaulle, il faut qu'on appuie sur ça."

Bernard Charpentier : "Les dimanches, c'est stationné en continu sur le côté droit de Charles de Gaulle".

Georges Mothron : "Ce sont des soucis de stationnement qui sont un peu en-dehors de cette réunion. Des voitures qui ne sont pas souvent immatriculées 95. Il faut aussi qu'on leur apprenne à vivre."

Dame : "Les places de livraison prévues devant le libraire, c'est un peu dommage, car alors il n'y aura pas de stationnement, et on n'a qu'une librairie de cette qualité pour 100000 habitants. Et pour les handicapés, le stationnement est-il maintenu gratuit hors des places réservées ? Et les voitures-ventouse sur les places 'handicapé', vous pouvez les enlever au bout de 48 heures."

Gilles Savry : "À condition d'avoir noté qu'elle était là 48 heures avant." (puisque la personne handicapée n'a pas besoin d'indiquer son arrivée et son n° de plaque).

Habitante : "Le changement de côté pose problème, des sociétés garent leur camion le vendredi et ne reviennent pas avant le lundi ou le mardi… 1600 voitures en fourrière, c'est rien par rapport aux voitures sur Argenteuil !"

Georges Mothron : "Je voudrais qu'aucune des personnes qui sont ici ne viennent me reprocher d'avoir enlevé son véhicule !"

Le Maire remercie les participants et souhaite une bonne soirée à toutes et à tous.


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J'ai revu ce billet le mercredi 10 matin : correction de fautes de frappe, quelques ajouts de précisions et réorganisations pour la compréhension. Il me semble que cela n'affecte pas les commentaires déjà postés (n°s 1 à 4).

mardi 11 octobre 2016

Conseil Municipal du 11 octobre 2016, logement et foncier

Gilles Savry, Adjoint à l'Urbanisme : "Monsieur le Maire nous apprend ce soir qu'Argenteuil a été retenue pour un appel à projets du Grand Paris (ce sera le point 3).

Ici (point 2 de l'ordre du jour) il s'agit d'un Contrat d'Intérêt National. Ce n'est pas une Opération d'Intérêt National où l'État aurait la main ; la Ville garde la main.".

Gilles Savry en reprend quelques phrases de jargon, en voici d'autres :

"L’objet du CIN est de pérenniser un cadre de gouvernance permettant de faire vivre le partenariat sur le long terme. Le Comité Interministériel (CIM) portant sur le Grand Paris du 15 octobre 2015 a exprimé l’objectif de création d’une OIN multi-sites sur le territoire argenteuillais pour favoriser la réalisation des projets d’aménagement stratégiques. Le Contrat d’Intérêt National apparaît d’ores et déjà comme l’outil le plus adapté pour instaurer un partenariat renforcé entre les différents acteurs impliqués, permettant à la fois de partager et définir les objectifs poursuivis en commun, et de créer les conditions de la coordination de la mise en œuvre des différents projets d’initiative publique et privée. Le présent contrat doit donc donner lieu à la mise en place d’une gouvernance collégiale renforcée, réunie sur la base d’objectifs partagés par les différents partenaires qui va permettre la définition et la réalisation d’actions coordonnées, destinées à faire, à moyen et long terme, levier sur l’ensemble du territoire argenteuillais."

Ouaf.

Philippe Doucet répond que tout cela était déjà "dans les cartons" lors du mandat précédent (le sien), y compris un projet sur la Gare, "avec une nuance, nous avions prévu un peu de logements qui, si j'ai bien compris, ont disparu. Ça aurait été un peu classe de le reconnaître."

"Un Contrat d'Intérêt National ou une Opération d'Intérêt National, c'est pour faire du logement, pour construire. Nous nous réjouissons que vous en reconnaissiez la nécessité. Si on était taquins, on vous aurait bien traités de bétonneurs : sortir 1200 logements d'ici 2020, va falloir passer la seconde sur les permis de construire. Vous freinez sur les logements sociaux : nous ne sommes pas à 37% mais à 34%. Heureusement, sur la porte Saint-Germain, il y aura 20% de logements sociaux, et sur les 1200, ça ne ferait pas loin des 250 que je vous au proposés, M. le Maire : je vous re-tends la main. Ne serait-ce que parce que, quand vous allez détruire les 250 logements insalubres, ces pauvres gens ne seront absolument pas en mesure d'accéder à la propriété. Nous voterons donc pour."

Philippe Métézeau : "Je reviens sur l'inquiétude que vous manifestiez tout à l'heure concernant l'implication du Val d'Oise dans les CIN d'Argenteuil, comme de deux autres villes. Le projet de TCSP (sur les berges) est bien dedans. Sur la tangentielle SNCF, le Département a toujours soutenu le projet mais le premier tronçon a cumulé les surcoûts et les retards, ce qui reporte notre projet. Le développement économique est (essentiel). En ce qui concerne les berges de Seine, le Département actuellement n'envisage pas, pour des raisons budgétaires dont est notamment responsable le Gouvernement que vous soutenez,… Le projet n'est pas mûr actuellement sur sa totalité. Vous n'êtes pas arrivé à le faire adopter sous votre mandat, ça n'a pas avancé du tout. (Et depuis 30 mois ?). Le Département a "différé"… Le CIN court jusqu'à 2030, tout ne va pas démarrer en même temps. Dans cette optique, l'aménagement des berges de Seine n'est pas dans les priorités."

Gilles Savry : "oui, dans ce CIN, nous prévoyons 1200 logements et 80000 m2 d'immobilier d'entreprises, mais les 1200 logements ne seront pas tous dans le périmètre de l'EPF-IDF, donc votre calcul '20% de 1200' est faux. Nous "passerons la seconde pour les permis", comme vous le dites, uniquement lorsqu'on aura les écoles nécessaires. En urbanisme on est jugé sur les résultats, pas sur les études."

Philippe Doucet : "nous attendons vos résultats avec intérêt !".

Georges Mothron : "je glisse ici un point. Nous avons été lauréats de l'appel à projets du Grand Paris. Cela demande un certain nombre de dispositions, notamment une convention d'adhésion à l'appel à projets (sic !!!). Tout d'abord il faut nous prononcer sur l'urgence …"

Philippe Doucet : "On ne va pas être taquins… on va s'abstenir, mais ce n'est pas très sérieux, ça aurait mérité de passer en commission d'urbanisme".

Georges Mothron : "Je note l'urgence et l'abstention de l'opposition."

3. Acquisition du 177bis rue Henri Barbusse (terrain Casse Auto) pour construire une école

On est, à un mètre d'altitude près, au-dessus de la zone inondable.

Gilles Savry rappelle que le Plan Local d'Urbanisme de 2015 a prévu deux emplacements réservés, dont cette parcelle de 3350 m2 à côté de laquelle la Ville possède une parcelle de 1300 m2.

Chantal Colin, qui l'a précédé à l'Urbanisme, estime qu'on "ne peut que reconnaître qu'un groupe scolaire est absolument nécessaire sur ce secteur. Le choix du site est cependant étonnant au regard de l'incertitude sur le plan d'aménagement de la Porte Saint-Germain, et de la pollution, compte tenu de l'historique. La Ville s'engage à acheter ce terrain en l'État, et prend donc les risques pour elle. Un projet antérieur de votre majorité sur le Val Notre Dame avait rencontré la même difficulté."

Xavier Péricat précise que ce dernier projet "à la Glacière au Val Notre Dame, que vous n'aviez pas souhaité réaliser (lors de votre mandat 2008-2014), prévoyait une étude de dépollution, qui n'avait montré aucune pollution aux hydrocarbures, uniquement des dépôts d'ordures ; le groupe se situait en haut de l'avenue de la Glacière, hors de la zone marécageuse du bien nommé stade du Marais. Si ce projet a échoué, c'est parce que vous n'avez pas souhaité y donner suite."

Gilles Savry : "sur la carte scolaire : les enfants à Ambroise Thomas viennent de très très loin (pas du tout, selon Marie-France Fari). Et nous avons prévu un autre emplacement entre centre ville et Val Notre Dame. Concernant le risque de pollution, une étude a été menée parce qu'un promoteur voulait l'acquérir. C'est une pollution historique, industrielle, comme un peu partout dans ce quartier, et on en connaît à peu près le coût. À ce prix compte tenu du quartier, la Ville fait une affaire."

La Ville achète à 507€/m2. Elle vend le terrain Héloïse, non pollué et incomparablement mieux situé, à 337€/m2…

4. Taux communal et périmètre de la taxe d'aménagement majorée : La taxe d'aménagement remplace l'ex-taxe locale d'équipement. La majoration sera fixée à 20% "ce qui correspond à peu près", indique M. Savry, "au coût de construction de classes correspondantes aux logements créés".

"La demande des promoteurs" est si élevée qu'un tel niveau de taxe "ne les freine pas".

La délibération écrite explique que la métropole récupère la compétence en 2017, il fallait donc augmenter le taux avant…

Chantal Colin : on peut comprendre votre angoisse devant le besoin d'équipements publics, mais la Municipalité vient ainsi détériorer les équilibres d'opérations. Les promoteurs ont les moyens de payer ? Ils ont aussi ceux d'aller ailleurs. Quand aux opérateurs sociaux et particuliers les taxes sont extrêmement lourdes.

5. Extension des crèches de 23 places : demande de subvention à la CAF. Marie-José Cayzac : "Cette nouvelle délibération qui accroit de façon artificielle le nombre de places d’accueil en crèche collectives, sur des locaux existants, peut paraître une décision vertueuse. C’est en réalité de l’enfumage. En effet ce qui se cache derrière non pas l’agrandissement des crèches, anciennes, dont on ne pousse pas les murs, c’est un réaménagement pour mettre plus de bébés, toujours plus de bébés…

Votre souci de rentabilité d’optimisation de l’espace, comme vous le qualifiez pudiquement s’accompagne d’une situation à la limitee du bon traitement pour les enfants accueillis et pour le personnel.

En effet, moyennant quelques déplacements de cloisons, vous regroupez les sections des moyens et des grands. Vous avez à ce jour dans certaines sections des enfants qui ont 13 mois d’écart, comme si les enfants avaient la même évolution à 1 an et demi et à 2 ans et demi. Quand on connaît les locaux des crèches telles que les Aquarelles ou l’Oiseau bleu…, on sait qu’il n’existe pas de miracles.

Mais vous poursuivez inlassablement dans cette voie qui n’a que pour seul but de faire du chiffre sans vous soucier de la qualité. Vous êtes tranquilles, les parents ont besoin de travailler et gardent le silence...

Avec vous, au moins ; mais ils savent nous dire leurs inquiétudes mais aussi combien ils sont captifs de votre impitoyable concept chiffré.

Certaines sections ont aujourd’hui deux tables de change pour 30 enfants ; les lits sont alignés comme au bon vieux temps des dortoirs d’internat. Des températures de 17° dans certains lieux de crèches. Les parents sont atterrés mais n’ont d’autres choix que se plier à ce diktat. Vous devriez inviter la CAF et la PMI plus régulièrement à visiter les modes d’accueil collectifs.

Quelle est votre ambition pour cette jeunesse en herbe ? Vous sacrifiez sur l’hôtel de Saint Fric ce que nous avons de plus précieux, nos jeunes enfants…Quand aurez-vous la réflexion qualitative de l’accueil ? Certes pas à l’école maternelle, où vous avez supprimé de nombreux postes d’ATSEM comme s’il s’agissait d’un luxe…

Décidément, nous n’avons pas la même vision de ce qu’est la petite enfance, et là il ne s’agit pas seulement d’idéologie, mais oui, on ne peut pas toujours se situer dans une logique comptable quant il s’agit de l’éducation, des apprentissages initiaux. Alors je vous laisse à votre petite comptabilité sans âme et m’empresse d’écouter les parents et le personnel, qui eux ont sans doute définitivement perçu ce qui faisait notre différence."

Georges Mothron : "c'est sympa de vous écouter, ça me rajeunit. En 2001 quand nous sommes arrivés dans cette maison, c'était presque 0°, c'était un système communiste qui consistait à garder les gosses…"

Marie-José Cayzac : "… et vous ne l'avez pas changé".

Philippe Métézeau : "j'ai entendu 'enfants maltraités' ?"

Marie-José Cayzac : "Non".

Philippe Métézeau : "la logique économique ne faisait pas partie de votre politique, je vous en donne acte. Optimiser la gestion des m2, je vous le concède. On vous exposera la liste des travaux. Vous verrez que les salles de bains qui ne sont plus utilisées depuis un certain nombre d'années, peuvent être récupérées. Mêler des enfants de différents âges n'est pas une logique comptable, je ne vois pas en quoi, mais peut faciliter le travail à certaines heures du jour. Vous avez trouvé une température de 17° ? Ce n'est pas le fait d'ajouter des enfants qui fera baisser la température. Je ne prétends pas juger le travail de la PMI, des professionnels qui visitent nos crèches."

"J'ai fort peu apprécié que vous contactiez la CAF pour essayer de faire que nous n'obtenions pas cette subvention".

Marie-José Cayzac : "Ce n'est pas cette CAF. Et j'en suis fière."

Philippe Métézeau : "Je vous mets au défi de trouver une demande que vous ayez faite à la CAF pendant votre mandat, et que je n'aie pas appuyée."

Marie-José Cayzac : "C'est la qualité qui est en cause"

Philippe Métézeau : "Ça n'a pas marché"

Marie-José Cayzac : "Vous avez été obligé de rectifier, j'en suis heureuse."

6. Motion de soutien à la réalisation de la 2ème phase de la tangentielle Nord

C'est en fait un soutien extrêmement mou… La motion rappelle qu'Argenteuil ne bénéficie d' "aucune infrastructure de rocade au titre du nouveau Grand Paris". Elle aurait dû rappeler que la fréquentation prévisible sur cette ligne est, au regard du coût, bien plus élevée que celle de la plupart des projets du "Grand Paris Express".

Gilles Savry déclare que "le traité est maintenant défini. Celui qui sera certainement retenu confirmera le tracé C (au Nord du Croissant Ferré). On a amendé la motion pour le préciser." (C'est dire à quel point les choses sont "définies").

Gilles Savry : "malgré toute la qualité relationnelle qu'il a pu y avoir vis-à-vis des habitants, c'est toujours difficile de se voir exproprier d'une partie de terrain, plus d'une centaine d'Argenteuillais sont concernés alors que les financements ne sont pas actés."

Je ne comprends effectivement pas le choix de doubler les voies, qui rend le projet cher et compliqué. Le sens de ce projet était remplacer simplement le fret en journée sur ce trafic. Alors que le trafic fret se réduit désormais à peu de chose, et qu'il serait bien préférable qu'il contourne plutôt Paris (comme c'était le cas lors de la construction de cette ceinture !), et qu'une voie aussi précieuse en plein agglomération soit désormais consacrée aux voyageurs.

Philippe Doucet : "dans le document que vous venez d'adopter sur le Grand Paris, le tram tangentiel est supposé passer par le tracé Sud, celui dont on ne veut pas… Je ne serai décidément pas taquin. On est sur du temps long puisque ce projet remonte à 1998. On va se trouver décrochés quand le Grand Paris Express traversera les Hauts-de-Seine et qu'on n'aura toujours pas la tangentielle."

Georges Mothron était à une réunion récente avec le STIF, la Région, etc., "sur le financement du TCSP qui prolongera le T2, mais sur la Tangentielle il n'y a pas le moindre kopeck, ni sur la partie Ouest ni sur la partie Est, où seront les garages et la maintenance, donc qui se fera avant la nôtre. Je ne sais pas combien d'entre nous verront cette tangentielle de leur vivant. Il faut quand même continuer de se battre."

lundi 1 juin 2015

Argenteuil-Bezons : 8 stations Autolib' en vue (Conseil communautaire 1er juin 2015, 1/2)

par Frédéric Lefebvre-Naré

Une heure montre en main de Conseil communautaire de l'agglomération d'Argenteuil-Bezons, ce lundi soir. Le temps d'aborder plusieurs sujets importants !

Après l'approbation unanime du PV du Conseil précédent, le Président Philippe Doucet ouvre l'ordre du jour.

1. Délégation de service public sur l’exploitation des gares routières d’Argenteuil : Chantal Colin (vice-présidente, PS) rappelle que ce sont "275 départs de bus par jour. La délégation de service public arrive à son terme début juillet 2015. Le Conseil communautaire avait prévu en octobre 2014 de la renouveler pour 10 ans. Deux candidatures ont été reçues, celles de la RATP et de TVO."

"Les enjeux : la bonne organisation, la sécurité, le confort et l’image de la gare, la tranquillité des riverains, le tout à coût minimum. L’offre de TVO semble la meilleure", selon Chantal Colin.

Pas d’autre intervention. Le choix de TVO est approuvé à l’unanimité.

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2. Arnaud Gibert (vice-président, UDB) prend la parole sur l’implantation des stations Autolib’ : quelques modifications consécutives au travail entre l’agglomération et la Ville d’Argenteuil, permettant d’ajouter une station à Argenteuil pour un total de 5, et de 3 à Bezons. Trois bornes de recharge de véhicules électriques seront ajoutées. L’agglomération cotise à hauteur de 1500 € par station, plus des frais d’étude de 60000 € par station, et 4500 € par borne de recharge. Au total : 505000 € de coût pour l’Agglomération.

Gilles Savry (UMP, adjoint à l'Urbanisme à Argenteuil) estime qu’Autolib’ aurait pu être intéressant, « encore aurait-il fallu qu’on ait pu en comprendre le bien-fondé : il n’y a pas eu d’échange sur ces sujets. Nous avons dû rencontrer Autolib’ de notre côté. » Sur le choix des emplacements, « depuis quelques semaines, M. Gibert nous a donné des informations et certains (de nos points) ont pu être pris en compte. Du coup on y travaille de manière rapide pour faire valider ces emplacements avec les habitants, il va falloir encore quelque temps. La concertation est un point capital pour l’acceptation et l’utilisation du service. Nous aurions pu mériter compte tenu du poids des villes d’avoir plus de 5 stations. Mais c’est mieux que 4 : nous voterons cette délibération. »

Philippe Doucet (président, PS) confirme que l’opposition « n’était pas là en décembre » lors d’un précédent Conseil où cela a été discuté, « ce n’est jamais bon de ne pas être là ». Sur le choix des emplacements, le centre ville, l’hôpital, la gare centrale s’imposaient ; Philippe Doucet aurait souhaité également la gare du Val mais Autolib’ n’a pas suivi. « Il faut laisser à Autolib’ le temps de tester le territoire ».

Arnaud Gibert précise que « le plan de déploiement prévoit 15 stations, 12 pour Argenteuil et 3 pour Bezons ; la réalisation est prévue en 2 étapes, comme ailleurs : Montreuil installe 2 ou 3 stations, Enghien 1, Clichy 1… En déployer 7 ou 8 d’entrée de jeu, c’est de la part du syndicat Autolib’, un petit peu du jamais vu. »

(En fait, Autolib' se déploie certainement en tache d'huile : le front de Seine, le long des zones déjà desservies, d'abord ; ensuite l'intérieur des terres et la montagne du Parisis ;-) ).

« La concertation oui, mais il faut aller vite, on est un petit peu en retard. Je suis un peu étonné que, M. Savry, vous n’ayez pas eu les éléments : j’ai toujours été à votre disposition. Quant aux emplacements, le Maire d’Argenteuil nous a envoyé un courrier le mois dernier validant un certain nombre d’adresses. Je pensais que l’on pourrait aller vite. »

Georges Mothron (UMP, maire d’Argenteuil) « ne verrait pas d’inconvénient à voter 3+6 incluant la gare du Val ».

Philippe Doucet confirme que le frein sur la gare du Val est plutôt du côté d’Autolib’.

Dominique Lesparre (maire de Bezons) indique que les logiques d’implantation d’Autolib’ sont globales entre la banlieue et Paris. « Le début de cette discussion avec Autolib’ date de l’implantation chez Atos, Arnaud Gibert était présent. Dernier élément : il faut se féliciter que ça puisse se faire ! Nous ne sommes pas encore arrivés à obtenir l’arrivée de vélos en libre service ».

Unanimité.