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mercredi 13 mars 2019

Propositions pour relancer notre centre ville — Conseil du 12 mars 2019

par Frédéric Lefebvre-Naré

Suite de mes notes du Conseil Municipal du 12 mars.

Pierre Abrinas, adjoint au Maire aux Ressources humaines et aux Commerces de proximité, annonce que "la Ville d’Argenteuil est engagée dans des actions pour l’attractivité de son centre ville". La délibération proposée annonce que la Ville allouera à la CCI Val d’Oise la somme de 43 600 € pour la revitalisation du commerce de centre ville. En échange de quoi celle-ci "engagera les moyens nécessaires à la mise en œuvre des actions, nécessitant la mobilisation de ressources internes estimée à 110 journées."

Lahcène Adalou, ancien adjoint au maire en charge du commerce de proximité, désormais dans le groupe d'opposition Vive Argenteuil, commence par "estimer que le groupe Vive Argenteuil a sa place sur le trombinoscope, dont il a été écarté, et propose de fournir une nouvelle photo."

Il déplore que la CCI, par son absence lors de tentatives précédentes, "ait profondément déçu les commerçants". Il est "sceptique aussi en raison de l’affaiblissement des CCI dans les dix dernières années : elles sont devenues de simples bureaux d’études, vendeuses d’outils en tous genres sous réserve de demandes explicites. Veut-elle vendre, derrière, des prestations supplémentaires ?"

"Enfin, le recrutement d’un manager m’a étonné, au regard des moyens humains dont les services du commerce disposaient déjà. Le recrutement d’un manager doit être justifié par un projet structurant !"

"Je suis particulièrement interloqué par le montant de la prestation de la CCI, au regard de son rôle particulièrement imprécis. J’espère cependant des actions concrètes qui auront l’assentiment des commerçants !" Son groupe s'abstiendra.

Je constante que nous voyons démarrer, de façon aussi soudaine que tardive après 5 ans de mandat, quatre démarches d'un coup pour relancer notre centre ville. Waoh ! Une démarche, avec le Département, pour valoriser son patrimoine culturel et l'histoire de Claude Monet ; une mise en réseau national ; un appui par les professionnels de la CCI ; un manager de centre ville à plein temps.

"Je voterai volontiers pour la mise en réseau national, et je suis convaincu du professionnalisme de la CCI Ile-de-France et de son expérience sur différents sites, qui nous serait certainement utile. Mais je ne pourrais voter l'engagement de dépenses, importantes, que vous nous demandez, que si ces initiatives s'inscrivent dans une démarche et une vision cohérente de l'avenir de notre centre ville.

Ce que vous nous proposez est intrinsèquement incohérent. Vous justifiez le projet par l'idée de nous "préparer aux évolutions urbaines à venir (cap Héloïse, projets du pôle gare, projet « centre-ville vivant »)" : aucun des actions proposées ne porte là-dessus, je vois mal en quoi le camion connecté préparera à ces évolutions urbaines.

Ce que vous nous proposez est incohérent avec vos propres diagnostics sur l'évasion commerciale. Vous nous avons montré et remontré,de réunion en réunion des graphiques montant que ce qui fait fuir la clientèle argenteuillaise, c'est le manque de jardinerie, de magasin de bricolage, de magasin d'électronique ou multimédia. En 5 années de mandat, je n'ai pas encore vu trace de vos efforts dans ce domaine, et je ne les vois pas dans ce projet. Sans jardinerie, sans magasin de bricolage, sans magasin d'électronique, comment faire venir la clientèle pour les achats "du samedi" ? C'est perdu d'avance.

Ce que nous pourrions encore espérer, ce sont les achats de loisirs, les sorties mixtes de loisirs et de shopping, du week-end et de vacances, de soirées d'été, dont vivent beaucoup de centres villes historiques. Valoriser le patrimoine y aiderait, mais où sont, dans la présentation qui nous en a été faite, les actions tournées vers les commerçants en lien avec ce patrimoine ou cette fréquentation de loisirs ? Je ne les ai pas entendues.

S'il n'y a pas dans votre équipe de démarche ou de vision cohérente pour le centre ville, il pourrait cependant y avoir des initiatives nombreuses des commerçants, auxquelles nous aurions le devoir de nous joindre pour les aider à mûrir. Malheureusement, je le regrette tout comme vous le regrettez certainement, cette dynamique est manquante. Même la réunion que vous avez organisée le 26 février s'est tenue devant une salle quasi-vide.

Quelle est alors la priorité ? De recréer des relations entre les commerçants sur les enjeux communs que sont

  1. la multiplication d'évènements attractifs pour les personnes qui habitent hors du centre ville,
  2. l'état du parking, du stationnement, des cheminements et des espaces de promenade,
  3. plus largement l'urbanisme du centre ville et les grands projets de transports ou de construction qui l'environnent.

Ces trois priorités qui pourraient retisser du lien entre commerçants, de la convivialité et au final, de l'attractivité, sont absentes de votre projet.

Permettez-moi d'ajouter une proposition précise, en vous invitant à la transmettre au département : revoyez votre projet de "baïonnette" entre Charles de Gaulle et la 4 voies, exposé en réunions de quartier, qui va dans le sens de renforcer le trafic sur la 4 voies (à l'inverse de la reconquête annoncée de la berge) et ne marque en rien l'entrée en centre ville.

Vous voulez passer de 3 feux de circulation à 2, très bien.

Il me semble qu'on aurait le meilleur des deux objectifs en remplaçant le plat de nouilles actuel par un rond-point à feux. Il ralentirait le passage sur la 4 voies, en marquant la différence entre sa partie zone industrielle en aval de ce rond-point, et l'île Héloïse, avec l'entrée du centre ville par le boulevard Héloïse ou la rue Verte.

La ville de Nîmes a mis sur sa rocade Sud, à 2 fois trois voies, avec 40000 véhicules/jour, une série de rond-point à feux qui sont cités en exemple, comme solution à la fois pratique et particulièrement sûre (PDF)[1]. Suggérons-donc au département de l'adopter.

Permettez-moi enfin d'estimer que pour ce qui est des actions prévues par la CCI, elles n'ont pas grand chose de spécifique au centre ville. Si vous y tenez absolument, proposez-les aussi aux commerçants d'Orgemont, du Val Notre-Dame et d'ailleurs."

Philippe Doucet (PS) : "dans votre réponse à la pétition des commerçants, vous dites « nous avons beaucoup progressé », eux constatent beaucoup de régression !

Quant à la barrière du parking PVC" (point 20 ici), "je vous confirme qu’elle est toujours ouverte, et que le parking ressemble de plus en plus à une porcherie."

"12 restaurants rapides ouverts en centre ville depuis 18 mois, ça doit être un record de France. Les dossiers « commerce » ne sont pas portés. Nous voterons contre, parce qu’un plaisanterie à 50000 €, ça fait cher."

Georges Mothron : je ne réponds pas. AB Habitat répondra, ça s’ajoutera aux examens en cours.

Je vote contre comme le groupe TFdEA, les groupes VA et NAO s’abstiennent.


Point suivant n°4, Khaled El Haddad présente « l’offre de qualité du Bureau Information Jeunesse au cours des 3 dernières années », le nouveau label pour les 3 prochaines années sera « structure Information Jeunesse », la ville en créera des antennes dans les 6 espaces Jeunesse de la Ville (les maisons de quartier).

Il sera voté à l’unanimité ; j’en profite pour exprimer un point de vue sur les priorités des prochaines années.

Qui va dans les « bureaux » ou les « espaces jeunesse », quel pourcentage des jeunes ? Il faudrait aller à leur rencontre, surtout dans les écoles.

L’information, il y a Google pour ça ; la priorité serait de sortir les jeunes de leur quartier, de faire visiter des entreprises, des sites, de mettre en relation.


Point n°5, Françoise Inghelaëre présente les activités de la compagnie en résidence « Les Rémouleurs », et propose de renouveler sa subvention annuelle de 25000 €.

Unanimité. Je renouvelle au passage ma demande bisannuelle que, sur chaque projet de subvention à une association, la Municipalité indique au moins le nombre estimé de personnes que les actions de cette association auraient touchées dans l'année ; et son action la plus emblématique (dans le cas des Rémouleurs, toutes ont été citées).


Point n°6 et dernier, François Poletti nous invite à renouveler la subvention du CIDFF pour une permanence de juriste. Les 6034 € d'Argenteuil font 80% de la subvention totale, Bezons complète avec 20%. Les femmes qui viennent sont à 78% Argenteuillaises. La moitié environ sont victimes (notamment, ce n'est pas dit, de violences conjugales).

Franck Debeaud annonce l’abstention de son groupe sur la délibération, faute d’avoir reçu le rapport annuel demandé en commission.

Je rappelle la motion que j'avais proposée, par laquelle la Ville se serait engagée à prendre de nouvelles initiatives pour la promotion des femmes, en s'appuyant sur l'œuvre et l'expérience de vie de l'Argenteuillaise la plus connue des Argenteuillais, Héloïse.

"Vous m'aviez répondu, Monsieur le Maire[2], que la Ville allait le faire et que ma motion en devenait inutile, et qu'il convenait de la retirer, ce que j'avais accepté. Quelles sont les initiatives prises depuis ? Quelles conférences, quels ateliers dans les quartier, quelles expositions, quelles recherches, quelles actions de formation, quel travail collectif avec le CIDFF et les autres organisations intervenantes ?

Argenteuil a le malheureux défaut de faire fuir les journalistes du meilleur quotidien français aussitôt qu'ils arrivent chez nous[3]. Je souhaite le meilleur et long séjour au nouveau localier. Une des journalistes qui l'ont précédé, Maïram Guissé, a coréalisé un documentaire qui m'avait semblé excellent, "L'amour en cité".

Je n'ai pas entendu dire qu'il ait encore été utilisé dans des actions collectives sur Argenteuil, alors je me permets de le conseiller ici puhliquement, si Héloïse vous semble trop éloignée de notre époque, ou plus exactement, pour relier une identité argenteuillaise certes ancienne et les configurations nouvelles des personnes et des couples dans nos quartiers."

Anne-Sophie Vuillemin annonce, justement, une conférence à l’Université Inter-Âges sur Héloïse, "je souhaiterais même un débat avec plusieurs historiens sur le « féminisme » d’Héloïse".

Le Maire et la majorité semblent étonnés.

Ainsi se termine le second Conseil Municipal de cette année 2019. Les suivants marqueront les derniers douze mois du mandat.

Notes

[1] J'ai été un peu vite : il semble que depuis, les feux aient été supprimés sur 2 au moins des 6 rond-points concernés, et que ça marche encore mieux !

[2] à la fin de ce Conseil

[3] Juliette Duclos sera restée 6 petits mois, bonne continuation à elle ailleurs !

dimanche 3 mars 2019

Drôle d'aménagement rue Maurice Rechsteiner

par Pierre Bruneau ; avec Frédéric Lefebvre-Naré

La rue Maurice Rechsteiner a été refaite, de même que les trottoirs, cela est très bien.

La matérialisation des places de parking est effective ; très bien aussi… tout en sachant que définitivement, ces emplacements ne seront plus jamais nettoyés. De plus, le choix des emplacements n’est pas celui qui offrirait le plus de places... soit.

Les habitants avaient été consultés : à ma connaissance, ils étaient tous contre le projet de la Mairie. Le projet a quand même été réalisé !!!

Mais ce qui me choque le plus est la présence de ce bloc de béton avec ses 4 potelets !

photo_Rechsteiner.jpg

Certes, il permettra au résident situé en face de sortir de son garage sans faire de manœuvre dans le cas où une voiture serait garée en face !!!

Mais quelle drôle de place de parking, à qui peut-elle servir ?

Ce résident d'en face a-t-il une contrainte particulière, qui justifierait qu'on empêche le stationnement spécialement en face de chez lui, et non en face d'autrui ?

vendredi 8 février 2019

Réunion de quartier centre Ville : entre trous, poubelles et Seine (7 février 2019)

par Frédéric Lefebvre-Naré

Je suis arrivé en retard à cette réunion portant sur le cadre de vie. Une personne posait une question sur les personnes qui « squattent la place Carnot », ce qui « recommencera dès que le soleil repointera le nez ». Et le squatt des « niches » rue Jean Borderel.

Voici mes notes, sans garantie que j’aie tout bien entendu… les (parenthèses) sont des commentaires ou précisions de ma part.

Le maire Georges Mothron (GM) commente : Place Carnot, ça fait des lustres que ce n’est pas géré.

L’adjoint à l’urbanisme, Gilles Savry (GS) : on a fait une réunion dans le quartier, dans le salon de coiffure, il n’y avait pas que les gens du comité de quartier. On a fait le tour de toutes les problématiques. Avec le comité de quartier, on va maintenant travailler à un aménagement.

Près de 2000 élèves passent dans le secteur chaque jour. Quand ça descend de Victor Puiseux, on a des flots de personnes qui passent. On a quelques scenarii, je pense qu’on va très vite revenir avec le comité de quartier pour travailler sur l’aménagement de cette place.

La directrice de la Tranquillité publique (TP), Christine-Louise Sadowski : nous sommes en train de faire un audit de tous les parcs, à la demande de Monsieur le Maire, nous travaillons dessus avec des préconisations, pour éviter que ça soit accidentogène, que ça génère des regroupements. Square des Deux-Abbés, à midi les jeunes vont déjeuner, il faut qu’il reste un lieu de détente.

Rue Jean Borderel : on a eu 6 mois de travail intense avec les propriétaires et le bailleur ABH qui est en face. Pour éviter l’effet plumeau. Sur cette problématique qui est concentrée, qui est l’impasse Carême Prenant. Nous avons fait un diagnostic en marchant avec l’ensemble des directions de la Ville. La borne a été réparée et refonctionne. ON doit faire avec le centre commercial de la prévention situationnelle, pour empêcher le passage à l’acte. On a reconstaté du stationnement anarchique sur ler parvis. On va avoir une quinzaine d’actions très très phare.

GM : je viens d’avoir un message il y a quelque minutes du chef de cabinet du Ministre de l’Intérieur : celui-ci annonce des renforcements de systèmes dans 10 villes dont Argenteuil. On va avoir des renforts de Police.

Q/ Les escaliers B-C-D du 8 rue Pierre Joly, où j'habite : des jeunes livrés à eux-mêmes… Je suis discrète, vous ne me voyez jamais sur Argenteuil, je respecte la tranquillité des autres, on essaye d’instaurer un dialogue avec les voisins, ça ne marche pas. C’est bruyant, ça gueule ça crie, plus vous leur dites plus c’est le contraire. Ça me fait marrer quand on me dit qu’il y a des services de tranquillité à la Mairie, des services de médiateurs à AB Habitat. J’ai appelé deux trois fois… Ces putains de bancs qui amènent des gens de l’extérieur, soit disant des bancs pour les personnes âgées, mais les personnes âgées elles sont pas là. Un de mes voisins est descendu, j’ai fermé toutes mes fenêtres pour ne pas entendre, double vitrage il paraît, mais du 4ème j’entends tout ce qui se passe. Je fais partie des gens qui ont le culot d’apporter mon témoignage… Ce qui serait bien ce serait de mettre des panneaux « interdiction de tout jeu nuisant à la tranquillité des habitants » ; 2ème chose, d’enlever ces bancs, même moi je ne m’assois pas sur ces bancs ; je vous ai rencontré Monsieur le Maire en 2015, en 2018, vous m’aviez dit « il (ABH) fait rien, il faut qu’il fasse quelque chose ». Jusqu’à présent vous attendez qu’il y a un mort ?

GM : ces bancs sont, que je sache, du patrimoine d’AB Habitat. Pour la petite histoire, la Ville est en train de retrouver un petit peu de pouvoir chez AB Habitat, où il avait été confisqué, ce pouvoir : on a un DG d’AB Habitat qui est à l’écoute et qui me semble efficace dans ses actions.

La personne/ Ce n’est pas une cour, c’est un ancien parking où on brûlait les voitures.

Le responsable de la Police de Sécurité du Quotidien (Frédéric Deschamp — PSQ) : vous avez aussi un problème de stupéfiants, de trafic qui a repris là-bas. C’est cyclique : on fait des opérations, certains vont en détention, ça se calme, d’autres prennent la place.

Q/ Riveraine de la rue Jean Borderel : on paye un lourd tribut par rapport aux Roms qui dorment toutes les nuits dans ces niches. C’est infect. Mardi matin un directeur de Géant était avec des services de chez eux à nettoyer, c’st innommable, lundi soir… j’ai appelé la Police à 10h-10, ils sont venus, ils les ont délogés, et dix minutes après ils revenaient il se sont réinstallés. Ils viennent faire leurs besoins dans la cour HLM en face, voire étendre leur linge, je ne sais pas comment ils font leur lessive, ils la font a priori. C’est innommable de puanteur de crasse, les matelas même un chien vous ne le feriez pas dormir dessus. Pourquoi il n’y a pas une entente entre la Police nationale et la Police municipale pour faire des rondes la nuit ? On a obtenu la fermeture de la résidence … ça fait trois semaines que la porte d’entrée a été vandalisée par des jeunes qui viennent se droguer. Et la Police ? Fait rien (repris par plusieurs personnes). On les appelle, pour rien. Pourquoi on ne relève pas l’identité de ces jeunes, et on va voir les familles pour les faire payer, c’est quand même des frais, c’est énorme ! Qui va payer tout ça au bout du compte ? Et qui subit ? On a l’impression que les forces de l’ordre… je remercie M. Duplay qui nous a beaucoup accompagnés … On a écrit au Préfet, on a la réponse : « la fermeture des niches, effectivement, allait être faite fin février ». Vous nous annoncez maintenant que c’est au mois d’avril ! C’est désolant ! On n’a jamais connu ça, jamais ! Y a des mesures à prendre ! Faut arrêter ! (Applaudissements).

TP : la difficulté majeure, c’est que des points de fixation comme ça, il y en a plein la ville. On passe, un quart d’heure après ils reviennent. Problème : ils occupent les issues de secours. On a contraint le centre commercial à investir pour fermer les niches, qu’elles ne soient plus physiquement un lieu pouvant accueillir…

La personne/ Pendant 3 ans on a eu un couple de SDF, il y avait même un jeune, ils ont dû mourir parce que c’étaient des conditions…

TP : les pompiers vont passer mi-février (commission de sécurité ?), ensuite il y aura 6 semaines de travaux.

PSQ : Le centre ville d’Argenteuil va faire l’objet d’un renforcement policier. Par rapport aux nombreuses problématiques depuis très longtemps. Ça va nous permettre de remettre des patrouilles pédestres, de policiers nationaux, je parle de ce qui me concerne. Ça ne peut pas se faire du jour au lendemain. On va continuer, on va développer la présence policière. On fait un travail de fond avec la Ville pour que la communauté Rom cesse d’avoir des avantages à rester rue Jean Borderel. Sur les petites infractions qui pourrissent la vie des gens, il n’y a pas une réponse pénale très forte. On est sur le sujet depuis quelques mois. On ne peut pas vous dire que dans quinze jours, ce sera terminé.

TP : pour la judiciarisation de ce type d’infraction, l’orientation est de travailler sur la traite d’humains, sur le démantèlement des réseaux, la mise en danger des enfants. On y travaille depuis avril dernier, depuis la dernière réunion publique. Il faut travailler pendant un certain temps pour pouvoir interpeller quelqu’un et qu’il ne soit pas dehors après une demi-heure.

Q/ d'Alima Boumediene : il n’y a pas de plan de circulation cohérent. Devant la gare, au rond-point de la sous-préfecture, ça fait des rond-points bloqués… Il n’y a pas suffisamment de concertation avec les résidents, les personnes qui habitent. Près de la gare on a des propositions à faire, malheureusement personnes n’écoute.

GM : Madame Boumediene, je vous incite fortement à poser votre candidature un comité de quartier, amenez votre énergie lors des réunions, Monsieur Boualem Meziane (adjoint en charge du centre ville, ainsi que d'Orgemont) accueillera volontiers vos avis. Un plan de circulation, j’ai beaucoup donné, ce n’est pas si simple que ça.

Alima Boumediene : on a déjà écrit au comité de quartier, on n’a jamais eu de réponse.

GM : Écrire n’est pas suffisant, il faut apporter son expertise d’usage.

GS : je suis pratiquement deux fois par semaine dans les rues de la ville avec Jean Duplay (du cabinet du maire). Hier rue d’Arras, rue de la République… Je ne crois pas avoir vu de courrier de votre part. Il faut avoir des limites de décence…

Q/ Thierry Marc (?), syndic de copropriété des « Jardins de Seine » : je commence par remercier la Municipalité et la Police pour les actions menées contre le camion de livraison d’Action. Ça nous rend la vie beaucoup plus calme et paisible.

Rue du Maréchal Foch (toujours), en réponse à une lettre sur les projets de construction sur la maison Vermeersch, un courrier de M. Savry me dit qu’elle n’est pas encombrée, qu’il n’y a pas de problème de circulation. Aux heures de pointe ou le samedi, elle est impraticable, en triple file ! Les ambulances devant le centre de radiologie et le centre médical, alors qu’il n’y pas de place réservée… Il est totalement impossible de sortir du parking du centre commercial le samedi en moins de 20 minutes. Vous me parlez de vidéoverbalisations ? Je n’ai pas vu de caméra, je n’a peut-être pas l’œil pour.

Nous avons de magnifiques pavés sur le trottoir, posés de façon euh… pas professionnelle. Régulièrement j’envoie une photo par l’application, « il manque un pavé », les services viennent remettre un pavé ou un peu de goudron… Il est impossible de marcher de façon sécuritaire.

La sortie face au 40 avenue Foch n’a pas de passage piétons, ça met les gens en danger, il m’a été répondu par l’application (TellMyCity) que c’est un espace privatif.

La partie publique du parking Indigo est un repaire de SDF la nuit. Le poste de sécurité est au Val d’Argent : quand les barrières ne veulent pas monter, ils ne veulent pas prendre leur voiture pour venir l’ouvrir. Ils ne veulent pas intervenir sur les SDF, « c’est un problème municipal, nous ne sommes que locataires ». (non : concessionnaires, que je sache ; et voir point 20 ici.)

Boualem Meziane (BM) : présentez votre candidature au comité de quartier.

GM/ Indigo Argenteuil ne fait pas son boulot. Que ce soit Côté Seine ou PVC, ils sont complètement en dehors des clous, je n’ai jamais vu ça ailleurs, on a partagé ça avec le sous-préfet hier. L’an dernier ils avaient su mettre le personnel nécessaire. Pour ne rien vous cacher, une réunion va se tenir dans les jours qui viennent, le sous-préfet l’a exigé.

Côté Seine a chanté de directeur tout à fait récemment, une directrice maintenant, il faut que Côté Seine se mouille.

Ils (Vinci / Indigo) sont gentiment payés pour ça…

TP : je préfère parler des projets. La dépénalisation du stationnement a changé les habitudes et fait qu’il y a eu moins de verbalisations liées au stationnement. Il y a eu une dynamique de paiement spontané bien plus régulière un fort engouement pour les abonnements… Mais le double file, je n’osais pas parler du triple file, est tout à fait fréquent.

Q/ Madame Guillot (?), rue de Paradis : on est pénalisés autant que possible par des gens qui viennent garer leur voiture qui ne bougent pas, plusieurs mois. La Police municipale nous dit « on peut pas s’en occuper, on en a marre de la rue de Paradis ».

Le carrefour rue de Calais / AG Belin, tous les jours à partir de 8 h du matin, le café est fermé, il y a entre 10 et 20 jeunes rien qu’à marcher sur le trottoir, plein les narines, et on n’y voit jamais un policier.

GM / La rue de Paradis est traitée comme les autres. On reparlera de la voirie… et des voitures ventouses … un véhicule doit bouger tous les 7 jours ! (GM semble oublier qu'il a passé un arrêté municipal qui réduit le délai à 48 heures).

Q/ Des gens qui passent, pas des SDF, urinent ou font leurs gros besoins devant chez moi… (boulevard Karl Marx apparemment — il y a des toilettes publiques à 100 mètres, mais payantes. Le maire en parlait déjà à la même réunion il y a 3 ans.).

Il y a des bacs qui reviennent tout le temps, rue Henri Barbusse, face à la sortie d’Intermarché, et des vélos aussi accrochés.

Q/ Je voudrais parler du stationnement. Près de la Police municipale : j’ai été verbalisée 15 fois, on me réclame 868,50€ pour stationnement, défaut d’assurance ou mauvaise plaque ! J’ai bien mon assurance mais le feuillet est sur fond blanc, ça ne plaît pas à certains agents… On m’a annulé une des prunes, pas la deuxième : « vous devriez être contente, déjà une annulée, c’est bien ! ». Je me garais dans un arrondi d’angle rue Henry Dunant, la place n’était pas marquée je ne payais pas ; j’ai été verbalisée 6 fois, les 4 premières fois sans papillon, je ne l’ai pas su. J’ai enfin eu un papillon me disant que la place n’était pas bonne, je suis allée à la Police municipale avec les photos, Monsieur Chevallier m’a dit : « effectivement, il y a un problème : depuis des travaux en 2012, le marquage est effacé, on a remonté à la Mairie ».

GM « j’entends ce que vous dites… Il y a une faille quelque part. Je veille à ce que Madame Sanowski vous reçoive ».

Q/ Pourquoi, quand on vous écrit, vous ne répondez pas ? Moi je suis seule avec ma fille. (Éclats de voix).

Q/ Bonsoir, j’habite place Georges Braque, il y a des trous partout, ça devrait être rebouché, ça n’est jamais rebouché. Mais vous mettez des vélos comme pour Paris, c’est que vous avez des sous, mais pas pour les trous !

GM/ on va vous montrer ce qui va être fait, c’est tout de même quelque chose…

(La personne s’indigne… Eclats de voix)

GM/ C’est la pleine lune ou quoi ?

GS/ Il y a un espace vert qui n’appartient pas à la Ville, qui n’est pas un espace vert, qui ne vit pas, on va résidentialiser, cloisonner complètement ce parc, avec une barrière tout autour. On a budgété une très grosse somme sur 2019 pour réaliser ce projet là. Les études sont terminées.

Si ce n’étaient que des trous, ils seraient bouchés depuis longtemps.

La personne/ Du provisoire, au moins ! (Sinon) c’est beaucoup de blabla pour peu de chose.

Q/ Je voudrais parler de la dégradation absolue de Paul-Vaillant Couturier. Rue commerçante mais il n’y a plus de commerce, ce sont des fast-foods qui se touchent. J’en ai compté 33 de la gare d’Argenteuil jusqu’à la Basilique. On ne peut pas se promener, ce n’est pas une promenade ! Ne parlons pas de la place de la Basilique où il y a des trafics de drogue évidents. Carême-Prenant, une boutique ferme, un fast-food ouvre. Ce n’est pas sécurisé, pas sécurisant. Cette rue pouvait être très agréable et l’était, j’ai vu la dégradation en 3-4 ans.

Une autre personne/ L’obésité d’Argenteuil commence par là, Monsieur le Maire.

GM/ Je suis né rue Antonin-Georges Belin, qui était le nœud commercial, avec Paul Vaillant-Couturier. Il y avait poissonnier, traiteur… Gabriel Péri n’existait pas, elle n’a pas 60 ans. Il y a le Prisunic qui a sauté. Argenteuil était très populaire, mais c’étaient des gens qui travaillaient, et qui faisaient vivre les commerces. Maintenant, le centre ville c’est 55% de logements sociaux. Quand ça s’est construit on y a mis des gens qui travaillaient ; mais petit à petit on l’a appauvri, c’étaient souvent des gens assistés, qui n’ont plus ce type d’achats, n’ont pas la volonté de faire vivre le commerce traditionnel. Petit à petit comme les choses se sont vidées petit à petit.

Ce sont des « coques » commerciales privées, qui ont 80 ans, 90 ans parfois, dont la petite taille n’admet plus le commerce habituel, ordinaire, de qualité. Les kebabs s’installent parce que les autres ne viennent plus.

Dans les conditions où on a trouvé Argenteuil en 2014, on n’avait plus les moyens de préempter. On recommence à le faire pour inverser la vapeur…

C’est aussi un travail avec les services de l’État sur l’aspect hygiène, les services vétérinaires. Une partie de ces commerces, vous y voyez très peu de clients, c’est du blanchiment d’argent. (Mouvements approbateurs dans le public).

Borderel, pardonnez-moi, c’est devenu un lieu d’accueil de gens assistés, comme voisins. Un agent de la ville qui est de vos voisins, Martiniquais, se plaignait de ne plus voir de Blancs, comme il dit. (point "j'ai un ami noir" atteint…)

Le contingent préfectoral a utilisé Argenteuil … les préfets successifs essayent d’imposer des DALO et autres qui viennent baisser le niveau du secteur… c’est ce cercle infernal qu’il faut absolument inverser. Quand vous avez fait des concentrations trop fortes de personnes en difficulté…

Dame dans le public/ Je ne savais pas que les personnes qui blanchissent l’argent étaient en difficulté.

GM/ Si on ne rétablit pas cette situation en centre ville, Argenteuil risque de dériver, c’est cette dérive-là dans laquelle je ne veux absolument pas nous ( ?) entraîner.

Q/ J’habite rue Lamartine, une rue que vous prenez pour aller au parking ; on a mis une barrière dans le petit parking (de la Mairie) pour que les agents de la Mairie puissent s’y garer, bien, maintenant les gens se garent devant notre portail, si on leur dit il nous insultent, des menaces, sans parler des mariages, « la rue est à eux, ils font ce qu’ils veulent ». C’est toujours le foutoir. Quand je veux rentrer chez moi je peux pas. La police municipale, on les appelle, ils mettent longtemps à venir. On est laissés pour compte. Ça fait cinq ans que je vis ça, c’est pas normal.

GM/ Vous avez raison, on peut se poser la question parfois. Marquer au sol un stationnement définitif, on peut le discuter.

GS/ On travaille à ajouter du stationnement dans le secteur : une construction va se faire de l’autre côté du boulevard Léon Feix, c’est peut-être l’occasion d’y mettre un parking, on en parle avec AB Habitat. L’étude est en train d’être regardée.

Patrick Lemoine, Directeur général adjoint, en charge des Services techniques (ST), fait un exposé sur le « Plan Propreté » établi "depuis que la Ville en a repris la responsabilité, au 1er janvier 2016".

« On a remis l’organisation à plat en termes de temps de travail : les agents ne faisaient pas le temps légal, ça a fait 40 heures de plus par agent récupérées sur l’année. On a acquis une dizaine de matériels, on a remplacé environ 40%, on a investi sur des aspirateurs électriques pour les grands axes.

Les opérations « pas de quartier pour les déchets » ne sont pas forcément vues des habitants parce qu’elles commencent très tôt le matin, elles permettent de remobiliser les agents et de voir des endroits qu’on ne voit pas d’habitude ; on ramasse 10-12 tonnes à chaque fois. On demande aux habitants de déplacer leur véhicule pour qu’on nettoie la rue à fond, les habitants sont très satisfaits.

On a eu plus de 20000 signalements sur TellMyCity ; 90% sont traités dans les 24 heures. Ça nous donne une réelle réactivité sur le terrain.

On a mis en place la facturation des dépôts sauvages. On a facturé 15000 € en 2018. Quelqu’un qui reçoit la facture, ça le fait réfléchir. Ce ne sont pas des habitants, plutôt des artisans, peu enclins au civisme, qui ont fait des travaux dans le coin. Une rue qui est refaite s’entretient mieux et appelle à plus de respectabilité.

Malgré tous ces efforts, les tonnages (de balayure, corbeilles, encombrants) repartent à la hausse, de 12% en 2018 : 280 tonnes par mois, dont 40 à 50 tonnes dans le centre ville.

Q/ Une partie est déjà ramassée par les Roms, en plus !

ST/ Les agents de la Propreté le subissent : nos services de la ville reviennent ramasser derrière… On a fait des travaux de voirie rue Jean Borderel pour mettre la pression sur Côté Seine.

Un groupement s’est fait qu’on appelle les Préveneurs, des habitants comme vous, voire des gens du comité de quartier mais pas forcément, qui vont à la rencontre des habitants, aussi sous forme de petits films, qu’on voulait vous présenter.

(Petit film — je n'en trouve pas le lien — se terminant par le slogan « la ville n’est pas sale, elle est salie »).

ST/ Le service de la Propreté, j’aime à le dire, est celui qui a le taux d’absentéisme le mois élevé de la Ville. Ils font leur boulot. Il faut qu’on les aide, chacun d’entre nous.

Plus de 12 agents supplémentaires vont être mis dans les équipes, on va passer à 96.

Le camion plateau tournait de 7h (?) à 15h, il va passer de 6h à 20h.

Au printemps on va mettre en place une brigade désherbage. Avant c’était chimiquement, aujourd’hui c’est interdit, il n’y a plus que l’huile de coude, la binette, le Rotofil ou la désherbeuse thermique. On va créer un renfort spécial sur 6 mois dans l’année. La Propreté va nettoyer aussi les parcs et jardins, alors qu’auparavant c’était fait, à peu près une fois par semaine, par le services des parcs et jardins. On va augmenter la fréquence des nettoyages. La plataneraie, le parc Jean Vilar étaient nettoyé une fois par semaine, parfois moins, ce sera tous les deux jours, à moyens constants en termes de finances.

On va mettre en place une brigade de l’environnement qui aura le pouvoir de sanctionner. Une des caractéristiques de la rue PVC, c’est que beaucoup de commerçants ne jouent pas le jeu, laissent leurs bacs sur le trottoir tout le week-end, alors qu’on a mis en place un ramassage spécial le samedi en fin d’après-midi. A un moment donné ça passera par un PV. On est en train de recruter nos brigadiers de l’environnement.

Q/ Les poubelles du parc de l’Abbaye ne sont jamais rentrées, les containers restent toujours dehors !

ST/ vous avez raison de le dire, ce sera rectifié.

Rénovations de voirie de 2016 à 2018 : 18 km pour 13,4 M€.

« En général on essaye de s’adapter au plus près des demandes des riverains ».

Le directeur liste les rues qui vont être refaites, du « stationnement en stabilisé au centre aquatique » à la place Georges Braque, et à la rue Laugier, sans oublier une « réflexion sur l’échangeur A15 », « avec un giratoire pour les personnes qui vont à Grand Frais », et l’aménagement du débouché du boulevard du Général de Gaulle sur les quais, en supprimant la baïonnette qui existe aujourd’hui.

Le changement des éclairages publics s’est terminé début janvier. Les trois postes HT ont également été remplacés. On économise 400000 € d’électricité par an. On va s’attaquer aux câbles. On en a changé 5 km l’an dernier.

(Un applaudissement).

Q/ sur l’éclairage public, il y a eu quand même des soucis ! Gabriel Péri a été dans le noir pendant les fêtes pendant plusieurs nuits.

ST/ ce qu’on a fait va dans le sens de l’amélioration. Ces problématiques sont liés à des défauts de départ, je ne vais pas rentrer dans la technique… S’il y a un claquage sur le réseau, la seule chose à faire, c’est de prendre la pelle et la pioche pour trouver le défaut. On a baissé la consommation, ça veut dire que le réseau chauffe moins, malgré tout on a encore des défauts dans les câbles. Il y a un système d’astreinte… On a prévu 9 M€ sur les réseaux dans les prochaines années.

Q/ Un plan d’action pour réduire le nombre de rats ? (Approbations)

ST/ Le plan propreté y participe. Deuxième action, les pigeonniers, pour encourager à ne pas nourrir les pigeons au sol. Une colonie de pigeons qui est installée, d’autres pigeons ne viendront pas. On limite les naissances avec des secouages d’œuf, on en laisse un ou deux par nichée, on maintient la population mais on la gère. Troisième chose, la dératisation des réseaux d’assainissement, en lien avec les bailleurs et copropriétés.

Les rats réagissent de moins en moins aux produits… et dès qu’il y a des travaux de démolition, comme boulevard Léon Feix, ça fait sortir une population de rats.

Mais le principal, en surface, c’est la propreté.

GM/ Les deux dernières inondations aussi les ont fait ressortir de leurs tanières.

Q/ Est-ce que le boulevard Héloïse va être rénové, entre Général de Gaulle et 8-mai ?

ST/ c’est à l’étude en connection avec le projet Cap Héloïse. Il va y avoir également un plan d’aménagement de la Plataneraie.

Q/ je voulais parler des trottoirs rue de Calais, au niveau de PVC, défoncés par les racines. Et : la Poste va être transférée à Côté Seine ? Le bâtiment va devenir quoi ?

ST/ Depuis l’année dernière, on a des crédits spécifiques pour les aménagements de trottoirs. On a des crédits spécifiques pour les sécurisations près des écoles. Vigipirate ça sera ad vitam aeternam…

On va changer le plan de circulation autour de Kergomard…

GS/ je voulais mettre en exergue le projet Cap Héloïse à hauteur de la plataneraie.

Problématiques : les trois feux entre De Gaulle et la RD311 ; le parking peu utilisé (de la Ferme d’Argenteuil) ; l’état de la plataneraie, peu utilisée ; l’absence d’accès piéton aux berges de Seine ; l’état du boulevard Héloïse.

Entre 2019 et 2020 on va connecter De Gaulle sur la RD311 et réouvrir la voie latérale qui prolonge le boulevard Héloïse. La pétanque du Marais est bien là, il faudra la déménager un peu.

On va créer des passages piétons pour aller de l’autre côté, ça nous oblige à travailler sur les berges de Seine pour retrouver un parcours piéton et vélo, jusqu’au pont d’Argenteuil et au projet Briqueville. C’est le projet d’accompagnement qui doit se réaliser.

On va réinvestir cet espace-là, on a un projet (de bureau d’études ?) qu’on est en train de valider.

Tout le boulevard Héloïse va être requalifié.

Deuxième point, au niveau de Grand Frais, on a des problématiques de sortie d’autoroute, on travaille à aménager un rond-point. Un projet commercial, Lidl, souhaite s’implanter en bas de la butte d’Orgemont (mouvements désapprobateurs ; une personne devant moi : « ils devraient le mettre à l’Intermarché » (de Joliot) !), on veut que ça s’installe dans un cadre très paysagé.

La Poste ferme des bureaux un peu partout. Nous avons obtenu qu’en centre ville une Poste reste. Celle de la rue de la Poste prolongée n’est pas pérenne pour eux. Il faut garder la façade, elle est magnifique, par contre, au-dessus, c’est de l’habitat extrêmement dégradé, il faut rénover tout l’intérieur. Rue A-G Belin il y a pas mal de choses à rénover, le restaurant chinois veut aussi bouger.

Le seul site qui pouvait leur convenir, c’est dans Côté Seine en haut à côté de Géant. La partie rue PVC sera plus la partie bancaire.

Ils ont fermé la petite poste d’Orgemont, mais ils veulent recréer un gros bureau à Joliot.

(Je quitte la réunion vers 22h35).

lundi 12 novembre 2018

Reconquérir la Seine, vraiment ?

par Frédéric Lefebvre-Naré — Tribune dans L'Argeteuillais

Les quais de Pontoise ont fait le plein avec les danses latines, les dimanches de l’été. Des restaurants et commerces ont rouvert en bords de Seine à Herblay et La Frette. Les Yvelines et les Hauts-de-Seine ont aménagé une « Promenade Berges de Seine » continue de Bougival à Gennevilliers, où le port l’arrête. Cormeilles-en-Parisis lance la création d’un port de plaisance, et pourtant elle n’a que 850 mètres de berge.

Argenteuil en a près de 6 kilomètres. Mais à Argenteuil la Seine est inaccessible. La 4-voies nous l’interdit presque partout ; et au bout, le port clôturé barre la route aux promeneurs ou cyclistes qui voudraient rejoindre le chemin de halage.

Pourtant, la Municipalité n’a de cesse de proclamer la reconquête ! Encore ce mercredi 17 octobre, à la réunion sur l’avenir de la Porte-Saint-Germain. Les habitants, venus nombreux, ont pu entendre la Municipalité parler de « valoriser la présence de la Seine », de « se rapproprier la Seine », le Maire citant même « l’île Héloïse que nous voulons transformer pour rendre l’accès à la Seine » !

Il faut se pincer fort pour croire ne pas rêver !

Les choix réels de l’équipe municipale vont à l’inverse !

Sur l’île Héloïse, c’est un bétonnage en règle qu’elle a prévu, sur 80% du terrain de Jean Vilar et de son square, avec un PLU permettant de construire à 45 mètres de haut.

L’avocat de la Ville vient de répondre à notre recours contre ce PLU : selon lui, le projet n’a pas « d’effet notable sur l’environnement », cet espace « était déjà urbanisé » et ne concerne pas les berges de Seine … puisque celles-ci sont entre la 4-voies et le fleuve !

Pour les abords de la gare centrale, la Municipalité avait présenté un projet « Argenteuil Littoral » élégant, de hauteurs raisonnables, lauréat d’un appel à projets du Grand Paris…

Maintenant, la Municipalité modifie le PLU pour permettre de construire à 30 mètres de haut… deux fois la hauteur du quartier de la Colonie par rapport aux berges de Seine ! Le projet est dénaturé.

Au Val Notre-Dame, la Municipalité dit envisager des passerelles et pontons… mais programme de « reporter le trafic de transit vers les voies sur berge », ce qui ne ressemble pas du tout à un projet de reconquête !

Combien de temps Argenteuil restera-t-elle le dernier carré des bétonneurs, la dernière barrière entre les Franciliens et leur fleuve ?

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