Blog d'Engagés pour Argenteuil

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lundi 22 octobre 2018

Marché de la Colonie : depuis 2014, une histoire mouvementée !

par Bernard Rols, pour EpA

Ce 22 septembre 2018, le nouveau marché de la Colonie a été inauguré par la municipalité, après des travaux estivaux de réhabilitation pour environ 100 000 euros.

Ces travaux ont consisté à poser de coffrages avec spots lumineux incorporés, qui vont illuminer les produits à la vente et rendront les étals plus accueillants ; à mettre l’électricité aux normes ; et, pour finir à réaliser un nouveau revêtement de sol avec marquages.

10 commerçants sont actuellement présents chaque samedi avec l’arrivée d’un nouveau poissonnier et d’un nouveau fromager ; leurs prédécesseurs étaient partis à la retraite ou avaient déserté ce marché.

Rappelons-nous toutefois les déboires passés de ce marché.

L’arrivée de Grand Frais il y a quelques années, avait contribué à une baisse drastique de la fidèle clientèle du quartier de la Colonie, de même que les départs de 2 ou 3 commerçants « locomotives ».

L’orage de grêle du 8 juin 2014 a quasiment achevé ce marché. Il ne restait souvent plus ensuite qu’un charcutier et une vendeuse de primeurs (fruits et légumes)

Dès juillet 2014, notre groupe Engagés pour Argenteuil avait attiré l’attention de la municipalité sur l’urgence des travaux à exécuter.

En septembre 2014, nous avions reçu de l’élue de quartier une réponse qui donnait peu d’espoir d’un règlement rapide. La municipalité était, à l’époque, très occupée à régler des comptes avec l’équipe précédente, en particulier en dissolvant l’agglomération Argenteuil-Bezons.

Devant le peu de réactivité de la municipalité, (décembre 2014, mai 2015, septembre 2015, encore septembre 2015 à la visite de quartier (point 15)) un collectif d’habitants préoccupés par l’avenir incertain du Marché de la Colonie, a pris les choses en main à l’automne 2015.

Début novembre 2015, nous avons mené une première action de nettoyage : désherbage de la halle, démontage de quelques étals abandonnés et délabrés. La semaine précédente, la municipalité avait enfin procédé à la réfection de la toiture !

En mars 2016, invitant les élus responsables à un tour du… propriétaire, le collectif obtient que les portes soient ressoudées après avoir été allégées des bardages bois qui les faisaient céder.

Portes_Colonie_3mars2016.jpg

Le collectif n’en est pas resté là.

Depuis sa création, il organise chaque premier samedi du mois des animations avec la participation d’associations locales.

L’engagement des habitants du quartier autour de leur marché a permis sa survie… mais de nombreux commerçants arrivés en même temps sont déjà repartis. L’état physique du marché restait un repoussoir.

Les travaux de rénovation de cet été étaient donc vitaux pour ce marché.

Travaux_Colonie_4sep2018.jpg

Nous félicitons les divers intervenants pour la résurrection du Marché de la Colonie, qui retrouve une vivacité perdue au fil des années, à la grande joie des habitants du quartier.

Maintenant, il ne faudrait pas que cette nouvelle dynamique retrouvée soit un « feu de paille ».

Tout ne doit pas être accès sur le bio, de nombreux habitants du quartier – principalement les retraités – n’ont pas les moyens pour consommer uniquement bio. Un effort devra être fait sur les prix même s’ils sont comparables aux autres marchés environnants proposant bien entendu, une qualité équivalente, selon l’enquête de terrain du Collectif.

Il faudra que la municipalité et l’association « marché de la Colonie » soient imaginatifs et cherchent des solutions pour diversifier la clientèle et pérenniser celle qui malgré les difficultés, a toujours été fidèle.

Ce marché peut devenir un pôle de vie sociale, culturelle, associative du quartier ; les actions de recyclage en tous genres qui s’y tiennent sont un premier pas.

Braderie_livres_14oct2018.jpg

La braderie de livres organisée par Sous les couvertures le 14 octobre 2018

Les grands projets immobiliers du boulevard Jean Allemane, en construction ou récemment terminés, pourront amener une nouvelle clientèle. Plus largement, ce marché qui est aussi celui « de la gare » devrait attirer une clientèle de tout le quartier de la gare, côté centre ville. C’est une condition pour que sa dynamique perdure.

Nous soutiendrons toutes les actions qui y contribueront !

mardi 24 avril 2018

Balade de fin de semaine à la butte d'Orgemont

par Pierre Bruneau

Ce site fut inauguré en grande pompe, funèbre il est devenu aujourd'hui !!!

Le chemin pour accéder au sommet par les escaliers est bien balisé, il suffit, ce 21 avril, de suivre les détritus de part et d'autre de cet escalier (bouteilles plastiques, mouchoirs, emballages repas...)

Orgemont_21avril2018_1.jpg

En arrivant au sommet une multitude de détritus est là pour vous accueillir. La vue est magnifique !!!

Il est vrai qu'il n'y a aucune poubelle, donc chacun dépose là où il peut.....

La balade se prolonge. En longeant l'autoroute A15, le bruit généré par la circulation est insupportable, nous n'entendons même pas le bruit des avions !!!

Nous voilà à proximité de la sortie, en direction de la placette qui mène au moulin d'Orgemont. Tiens, ici il y a des poubelles :

Orgemont_21avril2018_2.jpg

Il y en a même plusieurs, mais elles sont toutes comme celle là.

C'est aujourd'hui samedi, le ciel est bleu, la nature a repris ses couleurs de printemps, le paysage pourrait être beau mais ...

Je crains le pire dans les jours à venir.

samedi 24 mars 2018

Réunion "cadre de vie" au Val d'Argent Sud

par Pierre Belot

Ce 22 mars 2018 à l'école Marcel Cachin, le cycle des réunions publiques sur "le cadre de vie" passait par le Val-d'Argent-Sud, avec comme élu·e·s

  • Naïma Raib (référente Val Nord et Sud)
  • Gilles Savry (adjoint à l'Urbanisme)
  • Philippe Vasseur (adjoint chargé des écoles et coordinateur des adjoints de quartier)
  • François Poletti (adjoint Tranquillité publique, Voirie, Sécurité civile)

Et les responsables des services

  • Patrick Lemoine : Directeur des Services Techniques
  • Louise Sadowski : Prévention, Tranquillité Publique & Sécurité Civile
  • Une personne de la Police municipale
  • Richard Gaudrit (?) : Azur

Les intervenants officiels se tenaient derrière deux tables, face au public : 4 élus à gauche, 5 responsables des services à droite.

Côté public, au premier rang, encore 2 élus (Xavier Péricat, Martine Rousseau), les référents des comités de quartier, les responsables des commissions, les techniciens sono, donc en tout une petite vingtaine de personnes impliquées dans la communication.

Face à cette armada, moins de quarante personnes parmi le public. Un problème de distribution de l'invitation serait à l'origine de ce nombre restreint.

Première partie : présentation des actions.

On commence par les référents de quartier. Merci pour la peinture sur le rond du carrefour qui ne se voyait plus, pour la visite du chantier parking (...). Arrêter de donner à manger aux pigeons, sensibiliser à la propreté des espaces verts (...) et n'oubliez pas le 7 avril : diagnostic à vélo.

Puis c'est au tour des services. Beaucoup de chiffres très difficiles à apprécier. Exemples : 400 tonnes de sel répandues lors de la vague de froid, 614 dépôts sauvages traités, 2637 utilisateurs actifs sur TellMyCity, 1284 interventions de police pour regroupements, 7500 verbalisations, X nids-de-poule rebouchés...

Deuxième partie : questions de la salle.

Là, on entre dans le lourd. La première personne ne peut retenir ses sanglots en parlant de son fils, lycéen à Julie-Victoire Daubié (ex Romain-Rolland), agressé deux fois par des collégiens.

Réponse : l'affaire est connue et en cours de traitement. "Nous sommes en train de redéployer la médiation, mais le rappel à l'ordre est exclu en cas de procédure judiciaire" : j'apprends donc que les agresseurs sont libres comme l'air du fait même qu'ils sont déjà sous le coup d'une inculpation !

On continue : des SDF le long du magasin Auchan vont faire leurs besoins en pleine rue, hurlent des grossièretés le soir, etc.

Réponse : c'est un travail très difficile avec les acteurs sociaux. On n'a pas le droit d'imposer un parcours de soin. On ne peut qu'user de persuasion, ou en cas de trouble de l'ordre public, verbaliser. Vive réaction dans la salle, moitié rire, moitié indignation. Madame Sadowski, revenue à la réalité, rectifie sa réponse.

L'épicerie pakistanaise rue du Poirier Fourrier est ouverte jusque très tard dans la nuit. Ce serait, dit l'habitant intervenant, un repaire de tous les trafics.

Réponse : pour le cas général, nous étudions la possibilité d'imposer 21 heures comme heure limite de fermeture. En ce qui concerne l'épicerie en question, une fermeture administrative est prévue et devrait avoir lieu bientôt.

Problème de motos ou scooters sur les trottoirs, conducteur sans casque, "wheeling", bruit.

Réponse : "Il est hors de question de les prendre en chasse". Trop de risque que ça finisse mal. Il faudrait les prendre à l'arrêt (ben voyons !!!). On sait que c'est d'une extrême pénibilité pour les gens. On cherche à savoir où ils cachent les bécanes mais c'est très difficile à savoir. Et encore, on ne peut mettre la bécane en fourrière que si elle n'est pas immatriculée.

D'une façon générale, les réponses sont beaucoup trop longues, plusieurs intervenants se partageant la parole. Les élus ne sont pas dupes du fait que les responsables des services sont intarissables dans leurs domaines, et qu'ils étouffent ainsi la parole du public avec la bonne conscience de répondre au mieux à ses questions.

La séance est levée à 23h passée (il était prévu 22h), alors que de nombreuses personnes voulaient prendre la parole.

Pour conclure, les problèmes les plus lourds ont été soulevés par la salle, et je ne crois pas que les réponses apportées ont été en mesure de faire converger les points de vue. Le vocabulaire utilisé n'y est pas étranger. "Redéployer la médiation", "objectiver la dangerosité" ou "faire de la prévention situationnelle" font partie d'un verbiage qui ne fait qu'accroître le fossé entre l'administration et les administrés.

mardi 20 mars 2018

Réunion "cadre de vie" du Centre Ville

par Frédéric Lefebvre-Naré, Bernard Rols

Le programme de cette réunion est similaire à celui des réunions similaires ;-) dans les autres quartiers.

C'est l'élu référent, Boualem Meziane, qui rend compte des travaux du comité de quartier. Par exemple les rencontres avec les habitants "pour voir comment on pourrait travailler sur la propriété en centre ville", et le travail "avec le Conseil municipal des Jeunes" au sujet "des incivilités" : les membres du comité de quartier ont tourné des vidéos sur ce thème.

Un membre du comité de quartier a testé la circulation en fauteuil roulant à travers le centre ville.

Une centralisation des "doléances" est envisagée pour travailler avec le cabinet du Maire.

Justement, un cadre des services de la Ville enchaîne avec un exposé sur "la prise en compte des doléances" dans l'organisation de la Municipalité et de ses partenaires, État, Azur, opérateurs de l'eau, de l'énergie ou des télécoms… "Il nous arrive à nous, Ville, de récupérer des doléances et devoir les répercuter sur ces opérateurs. La Ville ne peut pas intervenir sur un matériel qui ne lui appartient pas".

Les doléances "complexes" sont celles qui ont un impact sur plusieurs riverains, présentent des enjeux administratifs ou financiers conséquents, ou visent la création de quelque chose. "Pour ce type de doléance complexe, saisissez bien par écrit : courrier, mail, ou fiche à la maison de quartier ; pas seulement en parlant à un élu un jour de marché !"

"À main levée, qui sont les utilisateurs de TellMyCity dans l'assemblée ?" Une dizaine de mains levées sur 120 présents. "Je m'attendais à plus".

Question sur le délai de traitement des signalement d'affichage sauvage : il semble que ce ne soit pas dans le champ de TellMyCity.

La responsable de la Tranquillité Publique présente les différentes missions de ses services. Le service Médiation Urbaine "travaille en binômes avec les usagers sur les conflits d'usage de l'espace publique" : "désamorcer les conflits, faire de la pédagogie". Par exemple si "deux jeunes discutent à 2 heures du matin sous les fenêtres".

"Une traduction positive opérationnelle de la coproduction de la sécurité, c'est le Maison de la Justice et du Droit".

La Police Municipale est intervenue 1284 fois en 2017 "sur des problématiques de recrutement", 889 fois sur des nuisances sonores… a accueilli 6902 personnes (au téléphone ?), a fait mettre en fourrière dans le centre ville 432 véhicules, a verbalisé 79313 véhicules dont 1897 par vidéoverbalisation…

Le directeur des services techniques Patrice Lemoine "prend le relais avec la propreté". Un service "très masculin". Une trentaine de véhicules techniques ; 30% ont été renouvelés depuis la reprise du service par la Ville (la dissolution de l'Agglomération).

Les sacs de déchets au logo de la Ville d'Argenteuil, que l'on peut voir sur les trottoirs hors des corbeilles, sont des sacs laissés par les cantonniers, qui "produisent des déchets dans leur mission" :-) … sacs qui seront ramassés par la suite.

L'affichage sauvage ? Sur un local commercial fermé, c'est compliqué, cela relève du Code de l'environnement : c'est au propriétaire du local d'intervenir.

Ce sont les agents de la Propreté qui "assurent la viabilité hivernale", conduisant par exemple les saleuses. "Sur la semaine du 5 février, on a déversé 400 tonnes de sel ; 70-75 tonnes ce week-end".

Chaque opération "pas de quartier pour les déchets" ramasse autour de 15 tonnes de déchets dans la journée. La camion plateau a ramassé à lui seul 524 tonnes en centre ville dans l'année. Une vingtaine d'agents sont spécifiquement affectés au centre ville.

Richard Govry, directeur d'Azur, présente l'activité de la structure.

"Vous aviez à l'époque des déchèteries mobiles, le service n'était pas assez utilisé par les habitants, si bien que le coût était de 80 € par dépôt, contre 7 € par dépôt pour la déchèterie fixe" (gratuite ; il s'agit du coût pour le contribuable).

"La collecte des ordures ménagères débute à 4 heures du matin."


Prochainement la suite de ces notes, avec les questions des habitants !

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