Blog d'Engagés pour Argenteuil

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dimanche 3 mars 2019

Drôle d'aménagement rue Maurice Rechsteiner

par Pierre Bruneau ; avec Frédéric Lefebvre-Naré

La rue Maurice Rechsteiner a été refaite, de même que les trottoirs, cela est très bien.

La matérialisation des places de parking est effective ; très bien aussi… tout en sachant que définitivement, ces emplacements ne seront plus jamais nettoyés. De plus, le choix des emplacements n’est pas celui qui offrirait le plus de places... soit.

Les habitants avaient été consultés : à ma connaissance, ils étaient tous contre le projet de la Mairie. Le projet a quand même été réalisé !!!

Mais ce qui me choque le plus est la présence de ce bloc de béton avec ses 4 potelets !

photo_Rechsteiner.jpg

Certes, il permettra au résident situé en face de sortir de son garage sans faire de manœuvre dans le cas où une voiture serait garée en face !!!

Mais quelle drôle de place de parking, à qui peut-elle servir ?

Ce résident d'en face a-t-il une contrainte particulière, qui justifierait qu'on empêche le stationnement spécialement en face de chez lui, et non en face d'autrui ?

vendredi 8 février 2019

Réunion de quartier centre Ville : entre trous, poubelles et Seine (7 février 2019)

par Frédéric Lefebvre-Naré

Je suis arrivé en retard à cette réunion portant sur le cadre de vie. Une personne posait une question sur les personnes qui « squattent la place Carnot », ce qui « recommencera dès que le soleil repointera le nez ». Et le squatt des « niches » rue Jean Borderel.

Voici mes notes, sans garantie que j’aie tout bien entendu… les (parenthèses) sont des commentaires ou précisions de ma part.

Le maire Georges Mothron (GM) commente : Place Carnot, ça fait des lustres que ce n’est pas géré.

L’adjoint à l’urbanisme, Gilles Savry (GS) : on a fait une réunion dans le quartier, dans le salon de coiffure, il n’y avait pas que les gens du comité de quartier. On a fait le tour de toutes les problématiques. Avec le comité de quartier, on va maintenant travailler à un aménagement.

Près de 2000 élèves passent dans le secteur chaque jour. Quand ça descend de Victor Puiseux, on a des flots de personnes qui passent. On a quelques scenarii, je pense qu’on va très vite revenir avec le comité de quartier pour travailler sur l’aménagement de cette place.

La directrice de la Tranquillité publique (TP), Christine-Louise Sadowski : nous sommes en train de faire un audit de tous les parcs, à la demande de Monsieur le Maire, nous travaillons dessus avec des préconisations, pour éviter que ça soit accidentogène, que ça génère des regroupements. Square des Deux-Abbés, à midi les jeunes vont déjeuner, il faut qu’il reste un lieu de détente.

Rue Jean Borderel : on a eu 6 mois de travail intense avec les propriétaires et le bailleur ABH qui est en face. Pour éviter l’effet plumeau. Sur cette problématique qui est concentrée, qui est l’impasse Carême Prenant. Nous avons fait un diagnostic en marchant avec l’ensemble des directions de la Ville. La borne a été réparée et refonctionne. ON doit faire avec le centre commercial de la prévention situationnelle, pour empêcher le passage à l’acte. On a reconstaté du stationnement anarchique sur ler parvis. On va avoir une quinzaine d’actions très très phare.

GM : je viens d’avoir un message il y a quelque minutes du chef de cabinet du Ministre de l’Intérieur : celui-ci annonce des renforcements de systèmes dans 10 villes dont Argenteuil. On va avoir des renforts de Police.

Q/ Les escaliers B-C-D du 8 rue Pierre Joly, où j'habite : des jeunes livrés à eux-mêmes… Je suis discrète, vous ne me voyez jamais sur Argenteuil, je respecte la tranquillité des autres, on essaye d’instaurer un dialogue avec les voisins, ça ne marche pas. C’est bruyant, ça gueule ça crie, plus vous leur dites plus c’est le contraire. Ça me fait marrer quand on me dit qu’il y a des services de tranquillité à la Mairie, des services de médiateurs à AB Habitat. J’ai appelé deux trois fois… Ces putains de bancs qui amènent des gens de l’extérieur, soit disant des bancs pour les personnes âgées, mais les personnes âgées elles sont pas là. Un de mes voisins est descendu, j’ai fermé toutes mes fenêtres pour ne pas entendre, double vitrage il paraît, mais du 4ème j’entends tout ce qui se passe. Je fais partie des gens qui ont le culot d’apporter mon témoignage… Ce qui serait bien ce serait de mettre des panneaux « interdiction de tout jeu nuisant à la tranquillité des habitants » ; 2ème chose, d’enlever ces bancs, même moi je ne m’assois pas sur ces bancs ; je vous ai rencontré Monsieur le Maire en 2015, en 2018, vous m’aviez dit « il (ABH) fait rien, il faut qu’il fasse quelque chose ». Jusqu’à présent vous attendez qu’il y a un mort ?

GM : ces bancs sont, que je sache, du patrimoine d’AB Habitat. Pour la petite histoire, la Ville est en train de retrouver un petit peu de pouvoir chez AB Habitat, où il avait été confisqué, ce pouvoir : on a un DG d’AB Habitat qui est à l’écoute et qui me semble efficace dans ses actions.

La personne/ Ce n’est pas une cour, c’est un ancien parking où on brûlait les voitures.

Le responsable de la Police de Sécurité du Quotidien (Frédéric Deschamp — PSQ) : vous avez aussi un problème de stupéfiants, de trafic qui a repris là-bas. C’est cyclique : on fait des opérations, certains vont en détention, ça se calme, d’autres prennent la place.

Q/ Riveraine de la rue Jean Borderel : on paye un lourd tribut par rapport aux Roms qui dorment toutes les nuits dans ces niches. C’est infect. Mardi matin un directeur de Géant était avec des services de chez eux à nettoyer, c’st innommable, lundi soir… j’ai appelé la Police à 10h-10, ils sont venus, ils les ont délogés, et dix minutes après ils revenaient il se sont réinstallés. Ils viennent faire leurs besoins dans la cour HLM en face, voire étendre leur linge, je ne sais pas comment ils font leur lessive, ils la font a priori. C’est innommable de puanteur de crasse, les matelas même un chien vous ne le feriez pas dormir dessus. Pourquoi il n’y a pas une entente entre la Police nationale et la Police municipale pour faire des rondes la nuit ? On a obtenu la fermeture de la résidence … ça fait trois semaines que la porte d’entrée a été vandalisée par des jeunes qui viennent se droguer. Et la Police ? Fait rien (repris par plusieurs personnes). On les appelle, pour rien. Pourquoi on ne relève pas l’identité de ces jeunes, et on va voir les familles pour les faire payer, c’est quand même des frais, c’est énorme ! Qui va payer tout ça au bout du compte ? Et qui subit ? On a l’impression que les forces de l’ordre… je remercie M. Duplay qui nous a beaucoup accompagnés … On a écrit au Préfet, on a la réponse : « la fermeture des niches, effectivement, allait être faite fin février ». Vous nous annoncez maintenant que c’est au mois d’avril ! C’est désolant ! On n’a jamais connu ça, jamais ! Y a des mesures à prendre ! Faut arrêter ! (Applaudissements).

TP : la difficulté majeure, c’est que des points de fixation comme ça, il y en a plein la ville. On passe, un quart d’heure après ils reviennent. Problème : ils occupent les issues de secours. On a contraint le centre commercial à investir pour fermer les niches, qu’elles ne soient plus physiquement un lieu pouvant accueillir…

La personne/ Pendant 3 ans on a eu un couple de SDF, il y avait même un jeune, ils ont dû mourir parce que c’étaient des conditions…

TP : les pompiers vont passer mi-février (commission de sécurité ?), ensuite il y aura 6 semaines de travaux.

PSQ : Le centre ville d’Argenteuil va faire l’objet d’un renforcement policier. Par rapport aux nombreuses problématiques depuis très longtemps. Ça va nous permettre de remettre des patrouilles pédestres, de policiers nationaux, je parle de ce qui me concerne. Ça ne peut pas se faire du jour au lendemain. On va continuer, on va développer la présence policière. On fait un travail de fond avec la Ville pour que la communauté Rom cesse d’avoir des avantages à rester rue Jean Borderel. Sur les petites infractions qui pourrissent la vie des gens, il n’y a pas une réponse pénale très forte. On est sur le sujet depuis quelques mois. On ne peut pas vous dire que dans quinze jours, ce sera terminé.

TP : pour la judiciarisation de ce type d’infraction, l’orientation est de travailler sur la traite d’humains, sur le démantèlement des réseaux, la mise en danger des enfants. On y travaille depuis avril dernier, depuis la dernière réunion publique. Il faut travailler pendant un certain temps pour pouvoir interpeller quelqu’un et qu’il ne soit pas dehors après une demi-heure.

Q/ d'Alima Boumediene : il n’y a pas de plan de circulation cohérent. Devant la gare, au rond-point de la sous-préfecture, ça fait des rond-points bloqués… Il n’y a pas suffisamment de concertation avec les résidents, les personnes qui habitent. Près de la gare on a des propositions à faire, malheureusement personnes n’écoute.

GM : Madame Boumediene, je vous incite fortement à poser votre candidature un comité de quartier, amenez votre énergie lors des réunions, Monsieur Boualem Meziane (adjoint en charge du centre ville, ainsi que d'Orgemont) accueillera volontiers vos avis. Un plan de circulation, j’ai beaucoup donné, ce n’est pas si simple que ça.

Alima Boumediene : on a déjà écrit au comité de quartier, on n’a jamais eu de réponse.

GM : Écrire n’est pas suffisant, il faut apporter son expertise d’usage.

GS : je suis pratiquement deux fois par semaine dans les rues de la ville avec Jean Duplay (du cabinet du maire). Hier rue d’Arras, rue de la République… Je ne crois pas avoir vu de courrier de votre part. Il faut avoir des limites de décence…

Q/ Thierry Marc (?), syndic de copropriété des « Jardins de Seine » : je commence par remercier la Municipalité et la Police pour les actions menées contre le camion de livraison d’Action. Ça nous rend la vie beaucoup plus calme et paisible.

Rue du Maréchal Foch (toujours), en réponse à une lettre sur les projets de construction sur la maison Vermeersch, un courrier de M. Savry me dit qu’elle n’est pas encombrée, qu’il n’y a pas de problème de circulation. Aux heures de pointe ou le samedi, elle est impraticable, en triple file ! Les ambulances devant le centre de radiologie et le centre médical, alors qu’il n’y pas de place réservée… Il est totalement impossible de sortir du parking du centre commercial le samedi en moins de 20 minutes. Vous me parlez de vidéoverbalisations ? Je n’ai pas vu de caméra, je n’a peut-être pas l’œil pour.

Nous avons de magnifiques pavés sur le trottoir, posés de façon euh… pas professionnelle. Régulièrement j’envoie une photo par l’application, « il manque un pavé », les services viennent remettre un pavé ou un peu de goudron… Il est impossible de marcher de façon sécuritaire.

La sortie face au 40 avenue Foch n’a pas de passage piétons, ça met les gens en danger, il m’a été répondu par l’application (TellMyCity) que c’est un espace privatif.

La partie publique du parking Indigo est un repaire de SDF la nuit. Le poste de sécurité est au Val d’Argent : quand les barrières ne veulent pas monter, ils ne veulent pas prendre leur voiture pour venir l’ouvrir. Ils ne veulent pas intervenir sur les SDF, « c’est un problème municipal, nous ne sommes que locataires ». (non : concessionnaires, que je sache ; et voir point 20 ici.)

Boualem Meziane (BM) : présentez votre candidature au comité de quartier.

GM/ Indigo Argenteuil ne fait pas son boulot. Que ce soit Côté Seine ou PVC, ils sont complètement en dehors des clous, je n’ai jamais vu ça ailleurs, on a partagé ça avec le sous-préfet hier. L’an dernier ils avaient su mettre le personnel nécessaire. Pour ne rien vous cacher, une réunion va se tenir dans les jours qui viennent, le sous-préfet l’a exigé.

Côté Seine a chanté de directeur tout à fait récemment, une directrice maintenant, il faut que Côté Seine se mouille.

Ils (Vinci / Indigo) sont gentiment payés pour ça…

TP : je préfère parler des projets. La dépénalisation du stationnement a changé les habitudes et fait qu’il y a eu moins de verbalisations liées au stationnement. Il y a eu une dynamique de paiement spontané bien plus régulière un fort engouement pour les abonnements… Mais le double file, je n’osais pas parler du triple file, est tout à fait fréquent.

Q/ Madame Guillot (?), rue de Paradis : on est pénalisés autant que possible par des gens qui viennent garer leur voiture qui ne bougent pas, plusieurs mois. La Police municipale nous dit « on peut pas s’en occuper, on en a marre de la rue de Paradis ».

Le carrefour rue de Calais / AG Belin, tous les jours à partir de 8 h du matin, le café est fermé, il y a entre 10 et 20 jeunes rien qu’à marcher sur le trottoir, plein les narines, et on n’y voit jamais un policier.

GM / La rue de Paradis est traitée comme les autres. On reparlera de la voirie… et des voitures ventouses … un véhicule doit bouger tous les 7 jours ! (GM semble oublier qu'il a passé un arrêté municipal qui réduit le délai à 48 heures).

Q/ Des gens qui passent, pas des SDF, urinent ou font leurs gros besoins devant chez moi… (boulevard Karl Marx apparemment — il y a des toilettes publiques à 100 mètres, mais payantes. Le maire en parlait déjà à la même réunion il y a 3 ans.).

Il y a des bacs qui reviennent tout le temps, rue Henri Barbusse, face à la sortie d’Intermarché, et des vélos aussi accrochés.

Q/ Je voudrais parler du stationnement. Près de la Police municipale : j’ai été verbalisée 15 fois, on me réclame 868,50€ pour stationnement, défaut d’assurance ou mauvaise plaque ! J’ai bien mon assurance mais le feuillet est sur fond blanc, ça ne plaît pas à certains agents… On m’a annulé une des prunes, pas la deuxième : « vous devriez être contente, déjà une annulée, c’est bien ! ». Je me garais dans un arrondi d’angle rue Henry Dunant, la place n’était pas marquée je ne payais pas ; j’ai été verbalisée 6 fois, les 4 premières fois sans papillon, je ne l’ai pas su. J’ai enfin eu un papillon me disant que la place n’était pas bonne, je suis allée à la Police municipale avec les photos, Monsieur Chevallier m’a dit : « effectivement, il y a un problème : depuis des travaux en 2012, le marquage est effacé, on a remonté à la Mairie ».

GM « j’entends ce que vous dites… Il y a une faille quelque part. Je veille à ce que Madame Sanowski vous reçoive ».

Q/ Pourquoi, quand on vous écrit, vous ne répondez pas ? Moi je suis seule avec ma fille. (Éclats de voix).

Q/ Bonsoir, j’habite place Georges Braque, il y a des trous partout, ça devrait être rebouché, ça n’est jamais rebouché. Mais vous mettez des vélos comme pour Paris, c’est que vous avez des sous, mais pas pour les trous !

GM/ on va vous montrer ce qui va être fait, c’est tout de même quelque chose…

(La personne s’indigne… Eclats de voix)

GM/ C’est la pleine lune ou quoi ?

GS/ Il y a un espace vert qui n’appartient pas à la Ville, qui n’est pas un espace vert, qui ne vit pas, on va résidentialiser, cloisonner complètement ce parc, avec une barrière tout autour. On a budgété une très grosse somme sur 2019 pour réaliser ce projet là. Les études sont terminées.

Si ce n’étaient que des trous, ils seraient bouchés depuis longtemps.

La personne/ Du provisoire, au moins ! (Sinon) c’est beaucoup de blabla pour peu de chose.

Q/ Je voudrais parler de la dégradation absolue de Paul-Vaillant Couturier. Rue commerçante mais il n’y a plus de commerce, ce sont des fast-foods qui se touchent. J’en ai compté 33 de la gare d’Argenteuil jusqu’à la Basilique. On ne peut pas se promener, ce n’est pas une promenade ! Ne parlons pas de la place de la Basilique où il y a des trafics de drogue évidents. Carême-Prenant, une boutique ferme, un fast-food ouvre. Ce n’est pas sécurisé, pas sécurisant. Cette rue pouvait être très agréable et l’était, j’ai vu la dégradation en 3-4 ans.

Une autre personne/ L’obésité d’Argenteuil commence par là, Monsieur le Maire.

GM/ Je suis né rue Antonin-Georges Belin, qui était le nœud commercial, avec Paul Vaillant-Couturier. Il y avait poissonnier, traiteur… Gabriel Péri n’existait pas, elle n’a pas 60 ans. Il y a le Prisunic qui a sauté. Argenteuil était très populaire, mais c’étaient des gens qui travaillaient, et qui faisaient vivre les commerces. Maintenant, le centre ville c’est 55% de logements sociaux. Quand ça s’est construit on y a mis des gens qui travaillaient ; mais petit à petit on l’a appauvri, c’étaient souvent des gens assistés, qui n’ont plus ce type d’achats, n’ont pas la volonté de faire vivre le commerce traditionnel. Petit à petit comme les choses se sont vidées petit à petit.

Ce sont des « coques » commerciales privées, qui ont 80 ans, 90 ans parfois, dont la petite taille n’admet plus le commerce habituel, ordinaire, de qualité. Les kebabs s’installent parce que les autres ne viennent plus.

Dans les conditions où on a trouvé Argenteuil en 2014, on n’avait plus les moyens de préempter. On recommence à le faire pour inverser la vapeur…

C’est aussi un travail avec les services de l’État sur l’aspect hygiène, les services vétérinaires. Une partie de ces commerces, vous y voyez très peu de clients, c’est du blanchiment d’argent. (Mouvements approbateurs dans le public).

Borderel, pardonnez-moi, c’est devenu un lieu d’accueil de gens assistés, comme voisins. Un agent de la ville qui est de vos voisins, Martiniquais, se plaignait de ne plus voir de Blancs, comme il dit. (point "j'ai un ami noir" atteint…)

Le contingent préfectoral a utilisé Argenteuil … les préfets successifs essayent d’imposer des DALO et autres qui viennent baisser le niveau du secteur… c’est ce cercle infernal qu’il faut absolument inverser. Quand vous avez fait des concentrations trop fortes de personnes en difficulté…

Dame dans le public/ Je ne savais pas que les personnes qui blanchissent l’argent étaient en difficulté.

GM/ Si on ne rétablit pas cette situation en centre ville, Argenteuil risque de dériver, c’est cette dérive-là dans laquelle je ne veux absolument pas nous ( ?) entraîner.

Q/ J’habite rue Lamartine, une rue que vous prenez pour aller au parking ; on a mis une barrière dans le petit parking (de la Mairie) pour que les agents de la Mairie puissent s’y garer, bien, maintenant les gens se garent devant notre portail, si on leur dit il nous insultent, des menaces, sans parler des mariages, « la rue est à eux, ils font ce qu’ils veulent ». C’est toujours le foutoir. Quand je veux rentrer chez moi je peux pas. La police municipale, on les appelle, ils mettent longtemps à venir. On est laissés pour compte. Ça fait cinq ans que je vis ça, c’est pas normal.

GM/ Vous avez raison, on peut se poser la question parfois. Marquer au sol un stationnement définitif, on peut le discuter.

GS/ On travaille à ajouter du stationnement dans le secteur : une construction va se faire de l’autre côté du boulevard Léon Feix, c’est peut-être l’occasion d’y mettre un parking, on en parle avec AB Habitat. L’étude est en train d’être regardée.

Patrick Lemoine, Directeur général adjoint, en charge des Services techniques (ST), fait un exposé sur le « Plan Propreté » établi "depuis que la Ville en a repris la responsabilité, au 1er janvier 2016".

« On a remis l’organisation à plat en termes de temps de travail : les agents ne faisaient pas le temps légal, ça a fait 40 heures de plus par agent récupérées sur l’année. On a acquis une dizaine de matériels, on a remplacé environ 40%, on a investi sur des aspirateurs électriques pour les grands axes.

Les opérations « pas de quartier pour les déchets » ne sont pas forcément vues des habitants parce qu’elles commencent très tôt le matin, elles permettent de remobiliser les agents et de voir des endroits qu’on ne voit pas d’habitude ; on ramasse 10-12 tonnes à chaque fois. On demande aux habitants de déplacer leur véhicule pour qu’on nettoie la rue à fond, les habitants sont très satisfaits.

On a eu plus de 20000 signalements sur TellMyCity ; 90% sont traités dans les 24 heures. Ça nous donne une réelle réactivité sur le terrain.

On a mis en place la facturation des dépôts sauvages. On a facturé 15000 € en 2018. Quelqu’un qui reçoit la facture, ça le fait réfléchir. Ce ne sont pas des habitants, plutôt des artisans, peu enclins au civisme, qui ont fait des travaux dans le coin. Une rue qui est refaite s’entretient mieux et appelle à plus de respectabilité.

Malgré tous ces efforts, les tonnages (de balayure, corbeilles, encombrants) repartent à la hausse, de 12% en 2018 : 280 tonnes par mois, dont 40 à 50 tonnes dans le centre ville.

Q/ Une partie est déjà ramassée par les Roms, en plus !

ST/ Les agents de la Propreté le subissent : nos services de la ville reviennent ramasser derrière… On a fait des travaux de voirie rue Jean Borderel pour mettre la pression sur Côté Seine.

Un groupement s’est fait qu’on appelle les Préveneurs, des habitants comme vous, voire des gens du comité de quartier mais pas forcément, qui vont à la rencontre des habitants, aussi sous forme de petits films, qu’on voulait vous présenter.

(Petit film — je n'en trouve pas le lien — se terminant par le slogan « la ville n’est pas sale, elle est salie »).

ST/ Le service de la Propreté, j’aime à le dire, est celui qui a le taux d’absentéisme le mois élevé de la Ville. Ils font leur boulot. Il faut qu’on les aide, chacun d’entre nous.

Plus de 12 agents supplémentaires vont être mis dans les équipes, on va passer à 96.

Le camion plateau tournait de 7h (?) à 15h, il va passer de 6h à 20h.

Au printemps on va mettre en place une brigade désherbage. Avant c’était chimiquement, aujourd’hui c’est interdit, il n’y a plus que l’huile de coude, la binette, le Rotofil ou la désherbeuse thermique. On va créer un renfort spécial sur 6 mois dans l’année. La Propreté va nettoyer aussi les parcs et jardins, alors qu’auparavant c’était fait, à peu près une fois par semaine, par le services des parcs et jardins. On va augmenter la fréquence des nettoyages. La plataneraie, le parc Jean Vilar étaient nettoyé une fois par semaine, parfois moins, ce sera tous les deux jours, à moyens constants en termes de finances.

On va mettre en place une brigade de l’environnement qui aura le pouvoir de sanctionner. Une des caractéristiques de la rue PVC, c’est que beaucoup de commerçants ne jouent pas le jeu, laissent leurs bacs sur le trottoir tout le week-end, alors qu’on a mis en place un ramassage spécial le samedi en fin d’après-midi. A un moment donné ça passera par un PV. On est en train de recruter nos brigadiers de l’environnement.

Q/ Les poubelles du parc de l’Abbaye ne sont jamais rentrées, les containers restent toujours dehors !

ST/ vous avez raison de le dire, ce sera rectifié.

Rénovations de voirie de 2016 à 2018 : 18 km pour 13,4 M€.

« En général on essaye de s’adapter au plus près des demandes des riverains ».

Le directeur liste les rues qui vont être refaites, du « stationnement en stabilisé au centre aquatique » à la place Georges Braque, et à la rue Laugier, sans oublier une « réflexion sur l’échangeur A15 », « avec un giratoire pour les personnes qui vont à Grand Frais », et l’aménagement du débouché du boulevard du Général de Gaulle sur les quais, en supprimant la baïonnette qui existe aujourd’hui.

Le changement des éclairages publics s’est terminé début janvier. Les trois postes HT ont également été remplacés. On économise 400000 € d’électricité par an. On va s’attaquer aux câbles. On en a changé 5 km l’an dernier.

(Un applaudissement).

Q/ sur l’éclairage public, il y a eu quand même des soucis ! Gabriel Péri a été dans le noir pendant les fêtes pendant plusieurs nuits.

ST/ ce qu’on a fait va dans le sens de l’amélioration. Ces problématiques sont liés à des défauts de départ, je ne vais pas rentrer dans la technique… S’il y a un claquage sur le réseau, la seule chose à faire, c’est de prendre la pelle et la pioche pour trouver le défaut. On a baissé la consommation, ça veut dire que le réseau chauffe moins, malgré tout on a encore des défauts dans les câbles. Il y a un système d’astreinte… On a prévu 9 M€ sur les réseaux dans les prochaines années.

Q/ Un plan d’action pour réduire le nombre de rats ? (Approbations)

ST/ Le plan propreté y participe. Deuxième action, les pigeonniers, pour encourager à ne pas nourrir les pigeons au sol. Une colonie de pigeons qui est installée, d’autres pigeons ne viendront pas. On limite les naissances avec des secouages d’œuf, on en laisse un ou deux par nichée, on maintient la population mais on la gère. Troisième chose, la dératisation des réseaux d’assainissement, en lien avec les bailleurs et copropriétés.

Les rats réagissent de moins en moins aux produits… et dès qu’il y a des travaux de démolition, comme boulevard Léon Feix, ça fait sortir une population de rats.

Mais le principal, en surface, c’est la propreté.

GM/ Les deux dernières inondations aussi les ont fait ressortir de leurs tanières.

Q/ Est-ce que le boulevard Héloïse va être rénové, entre Général de Gaulle et 8-mai ?

ST/ c’est à l’étude en connection avec le projet Cap Héloïse. Il va y avoir également un plan d’aménagement de la Plataneraie.

Q/ je voulais parler des trottoirs rue de Calais, au niveau de PVC, défoncés par les racines. Et : la Poste va être transférée à Côté Seine ? Le bâtiment va devenir quoi ?

ST/ Depuis l’année dernière, on a des crédits spécifiques pour les aménagements de trottoirs. On a des crédits spécifiques pour les sécurisations près des écoles. Vigipirate ça sera ad vitam aeternam…

On va changer le plan de circulation autour de Kergomard…

GS/ je voulais mettre en exergue le projet Cap Héloïse à hauteur de la plataneraie.

Problématiques : les trois feux entre De Gaulle et la RD311 ; le parking peu utilisé (de la Ferme d’Argenteuil) ; l’état de la plataneraie, peu utilisée ; l’absence d’accès piéton aux berges de Seine ; l’état du boulevard Héloïse.

Entre 2019 et 2020 on va connecter De Gaulle sur la RD311 et réouvrir la voie latérale qui prolonge le boulevard Héloïse. La pétanque du Marais est bien là, il faudra la déménager un peu.

On va créer des passages piétons pour aller de l’autre côté, ça nous oblige à travailler sur les berges de Seine pour retrouver un parcours piéton et vélo, jusqu’au pont d’Argenteuil et au projet Briqueville. C’est le projet d’accompagnement qui doit se réaliser.

On va réinvestir cet espace-là, on a un projet (de bureau d’études ?) qu’on est en train de valider.

Tout le boulevard Héloïse va être requalifié.

Deuxième point, au niveau de Grand Frais, on a des problématiques de sortie d’autoroute, on travaille à aménager un rond-point. Un projet commercial, Lidl, souhaite s’implanter en bas de la butte d’Orgemont (mouvements désapprobateurs ; une personne devant moi : « ils devraient le mettre à l’Intermarché » (de Joliot) !), on veut que ça s’installe dans un cadre très paysagé.

La Poste ferme des bureaux un peu partout. Nous avons obtenu qu’en centre ville une Poste reste. Celle de la rue de la Poste prolongée n’est pas pérenne pour eux. Il faut garder la façade, elle est magnifique, par contre, au-dessus, c’est de l’habitat extrêmement dégradé, il faut rénover tout l’intérieur. Rue A-G Belin il y a pas mal de choses à rénover, le restaurant chinois veut aussi bouger.

Le seul site qui pouvait leur convenir, c’est dans Côté Seine en haut à côté de Géant. La partie rue PVC sera plus la partie bancaire.

Ils ont fermé la petite poste d’Orgemont, mais ils veulent recréer un gros bureau à Joliot.

(Je quitte la réunion vers 22h35).

lundi 22 octobre 2018

Marché de la Colonie : depuis 2014, une histoire mouvementée !

par Bernard Rols, pour EpA

Ce 22 septembre 2018, le nouveau marché de la Colonie a été inauguré par la municipalité, après des travaux estivaux de réhabilitation pour environ 100 000 euros.

Ces travaux ont consisté à poser de coffrages avec spots lumineux incorporés, qui vont illuminer les produits à la vente et rendront les étals plus accueillants ; à mettre l’électricité aux normes ; et, pour finir à réaliser un nouveau revêtement de sol avec marquages.

10 commerçants sont actuellement présents chaque samedi avec l’arrivée d’un nouveau poissonnier et d’un nouveau fromager ; leurs prédécesseurs étaient partis à la retraite ou avaient déserté ce marché.

Rappelons-nous toutefois les déboires passés de ce marché.

L’arrivée de Grand Frais il y a quelques années, avait contribué à une baisse drastique de la fidèle clientèle du quartier de la Colonie, de même que les départs de 2 ou 3 commerçants « locomotives ».

L’orage de grêle du 8 juin 2014 a quasiment achevé ce marché. Il ne restait souvent plus ensuite qu’un charcutier et une vendeuse de primeurs (fruits et légumes)

Dès juillet 2014, notre groupe Engagés pour Argenteuil avait attiré l’attention de la municipalité sur l’urgence des travaux à exécuter.

En septembre 2014, nous avions reçu de l’élue de quartier une réponse qui donnait peu d’espoir d’un règlement rapide. La municipalité était, à l’époque, très occupée à régler des comptes avec l’équipe précédente, en particulier en dissolvant l’agglomération Argenteuil-Bezons.

Devant le peu de réactivité de la municipalité, (décembre 2014, mai 2015, septembre 2015, encore septembre 2015 à la visite de quartier (point 15)) un collectif d’habitants préoccupés par l’avenir incertain du Marché de la Colonie, a pris les choses en main à l’automne 2015.

Début novembre 2015, nous avons mené une première action de nettoyage : désherbage de la halle, démontage de quelques étals abandonnés et délabrés. La semaine précédente, la municipalité avait enfin procédé à la réfection de la toiture !

En mars 2016, invitant les élus responsables à un tour du… propriétaire, le collectif obtient que les portes soient ressoudées après avoir été allégées des bardages bois qui les faisaient céder.

Portes_Colonie_3mars2016.jpg

Le collectif n’en est pas resté là.

Depuis sa création, il organise chaque premier samedi du mois des animations avec la participation d’associations locales.

L’engagement des habitants du quartier autour de leur marché a permis sa survie… mais de nombreux commerçants arrivés en même temps sont déjà repartis. L’état physique du marché restait un repoussoir.

Les travaux de rénovation de cet été étaient donc vitaux pour ce marché.

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Nous félicitons les divers intervenants pour la résurrection du Marché de la Colonie, qui retrouve une vivacité perdue au fil des années, à la grande joie des habitants du quartier.

Maintenant, il ne faudrait pas que cette nouvelle dynamique retrouvée soit un « feu de paille ».

Tout ne doit pas être accès sur le bio, de nombreux habitants du quartier – principalement les retraités – n’ont pas les moyens pour consommer uniquement bio. Un effort devra être fait sur les prix même s’ils sont comparables aux autres marchés environnants proposant bien entendu, une qualité équivalente, selon l’enquête de terrain du Collectif.

Il faudra que la municipalité et l’association « marché de la Colonie » soient imaginatifs et cherchent des solutions pour diversifier la clientèle et pérenniser celle qui malgré les difficultés, a toujours été fidèle.

Ce marché peut devenir un pôle de vie sociale, culturelle, associative du quartier ; les actions de recyclage en tous genres qui s’y tiennent sont un premier pas.

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La braderie de livres organisée par Sous les couvertures le 14 octobre 2018

Les grands projets immobiliers du boulevard Jean Allemane, en construction ou récemment terminés, pourront amener une nouvelle clientèle. Plus largement, ce marché qui est aussi celui « de la gare » devrait attirer une clientèle de tout le quartier de la gare, côté centre ville. C’est une condition pour que sa dynamique perdure.

Nous soutiendrons toutes les actions qui y contribueront !

mardi 24 avril 2018

Balade de fin de semaine à la butte d'Orgemont

par Pierre Bruneau

Ce site fut inauguré en grande pompe, funèbre il est devenu aujourd'hui !!!

Le chemin pour accéder au sommet par les escaliers est bien balisé, il suffit, ce 21 avril, de suivre les détritus de part et d'autre de cet escalier (bouteilles plastiques, mouchoirs, emballages repas...)

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En arrivant au sommet une multitude de détritus est là pour vous accueillir. La vue est magnifique !!!

Il est vrai qu'il n'y a aucune poubelle, donc chacun dépose là où il peut.....

La balade se prolonge. En longeant l'autoroute A15, le bruit généré par la circulation est insupportable, nous n'entendons même pas le bruit des avions !!!

Nous voilà à proximité de la sortie, en direction de la placette qui mène au moulin d'Orgemont. Tiens, ici il y a des poubelles :

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Il y en a même plusieurs, mais elles sont toutes comme celle là.

C'est aujourd'hui samedi, le ciel est bleu, la nature a repris ses couleurs de printemps, le paysage pourrait être beau mais ...

Je crains le pire dans les jours à venir.

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