Blog d'Engagés pour Argenteuil

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Opinions-Tribunes-Entretiens

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mercredi 20 février 2019

La France « fraternelle » deviendrait-elle « haineuse » ?

par Bernard Rols

Nous assistons, depuis quelques semaines, à une déferlante de haine et de violences en marge des manifestations sociales des Gilets Jaunes.

L’intellectuel Alain Finkielkraut insulté dans la rue, un véhicule de police pris pour cible…. la semaine dernière, l’incendie du domicile personnel du Président de l’Assemblée Nationale, des actes délictueux que nous réprouvons.

Cette intolérance diffuse à l’encontre de nos élus, des corps constitués, des personnels (policiers…) représentant une autorité régalienne, des médias, des juifs et des musulmans, s’exprimait dans une relative impunité, sur les réseaux sociaux.

Elle descend aujourd’hui dans la rue à visage découvert.

La France a été et doit rester le pays de la libre expression, le pays des libertés individuelles.

Débattre sans aucun tabou, confronter nos idées, s’opposer souvent, ont façonné notre histoire.

En revanche, nous ne pouvons plus tolérer que quelques uns jettent l’anathème, avec forte haine, sur tel parti politique, tel média, telle religion, telle profession, telle classe sociale… car ils n’ont pas la même opinion politique, croyance, le même niveau social, plus encore réprobateur, la même origine, culture ancestrale.

Une France fantasmée des « elle est à nous » ou des « on est chez nous », du rejet de l’autre, résolument raciste et antisémite, ne saurait être notre France républicaine, indivisible, la France de l’égalité pour tous ses citoyens et toutes ses citoyennes.

A la question d’une journaliste « allez vous porter plainte ? » Alain Finkielkraut, répondait, dès le lendemain, par la négative : « je ne suis pas là pour punir mais pour comprendre ».

A nous de comprendre, au-delà d’Argenteuil, que le pays des Lumières, des Droits de l’Homme, de l’Humanisme, risque d’être emporté dans la tourmente si nous ne réagissons pas à tous ces coups de boutoir, d’où qu’ils viennent.

jeudi 7 février 2019

Construire ensemble Argenteuil, antidote à la "radicalisation"

par Frédéric Lefebvre-Naré

J'ai été très étonné que Georges Mothron juge notre ville "encline à la radicalisation". Cette phrase me semble, comme à M. et Bernard, malheureuse.

Je crois que la diffusion de l'intégrisme, en particulier musulman, peut favoriser la violence d'inspiration politico-religieuse, et, en cela, menace la solidarité de notre société argenteuillaise, comme de la société française.

Mais je trouve que, jusqu'ici, Argenteuil résiste à ce risque plutôt mieux que d'autres villes. Par exemple, la police ou les médias n'ont jamais signalé, à ma connaissance, de réseaux préparant des actes terroristes à Argenteuil[1].

Il reste beaucoup à faire pour retrouver la convivialité et le lien social, éviter la fragmentation en communautés parallèles, aider les jeunes à trouver leur place, émanciper les femmes de pressions familiales ou sociales qui restreindraient leur liberté, construire ensemble une ville où il fasse bon vivre pour toutes et tous.

Notes

[1] L'arrestation de Reda Kriket a eu lieu à Argenteuil mais il ne semble pas y avoir eu de complices. Un mouvement reconnu comme terroriste semble bien implanté à Argenteuil, mais ne conduit plus d'actions violentes hors de sa communauté, qui n'est pas musulmane.

lundi 4 février 2019

Jean Vilar : un espoir

Tribune envoyée début février pour le magazine de la Ville. Frédéric Lefebvre-Naré

Mardi 5 février, le comité Jean Vilar s’est rendu au Tribunal Administratif.

La Municipalité veut bétonner le site de la salle Jean Vilar et de son square, et a spécialement modifié pour cela le PLU.

Sur les remblais de l’ancien bras de Seine, elle veut construire 156 logements jusqu’à 30 mètres de haut. Sur l’emplacement de Jean Vilar, un centre commercial, similaire à Côté Seine… à 400 mètres. En entrée de ville, un multiplexe, tour aveugle à près de 45 mètres de haut. À la place de la salle des fêtes municipale, une salle privée dont la Ville ne serait que locataire une partie de l’année.

Pourtant, les Argenteuillais demandent, depuis longtemps, à retrouver en berges de Seine un espace plus naturel, les « magnifiques promenades » dont Argenteuil pouvait se vanter, et que Claude Monet avait immortalisées. Plus de 7500 personnes ont signé la pétition du comité Jean Vilar demandant un nouveau projet : rénover la salle Jean Vilar dans un cadre public, sans privatisation du site.

En novembre 2017, le Préfet de région demandait pourquoi « implanter le projet sur un site inondable,… alors que 97,6% de la superficie communale n’est pas inondable », et qui plus est, « dans un secteur … où le trafic routier est déjà fortement congestionné ».

Le maire a laissé sans réponses, depuis neuf mois, la demande de rendez-vous du comité Jean Vilar et la proposition de l’association A.R.B.R.E.S.

Espérons que le Tribunal Administratif donne un coup d’arrêt au projet, et permette d’envisager d’autres avenirs.

Nous devons les dessiner en réunissant les souhaits et les idées des Argenteuillais·es.

C’était le but de la réunion publique organisée par le comité Jean Vilar le 19 février.

Les échanges continuent, sur Facebook ou Twitter… et de vive voix !

jeudi 31 janvier 2019

Notre voeu pour 2019 : un projet d’avenir pour Argenteuil !

par Frédéric Lefebvre-Naré : tribune dans le magazine municipal.

Pendant 4 ans, la Municipalité a prétendu mettre fin à ce qu’elle présentait comme une mauvaise gestion antérieure.

Pourtant, elle a voté pour 2019 l’embauche de 45 adjoints administratifs, après avoir déjà augmenté leur effectif de 8 personnes depuis 2 ans. De même, 24 recrutements nets votés en catégorie B de la filière administrative. Comment l’expliquer, alors que des fonctions administratives partent vers le Grand Paris, censé permettre des économies ?

Au total, 258 emplois de plus, alors que l’effectif a déjà augmenté de 97 agents rien qu’en 2018.

Certes, les besoins augmentent avec l’arrivée d’enfants puis adolescents, puisque la Ville crée des dizaines de classes ; alors pourquoi avoir réduit, depuis 2 ans, les effectifs d’animateurs et d’ATSEM ?

Aussi au budget, de nombreux travaux de réhabilitation : comment préparent-ils l’avenir ?

Remettre en état le bassin de 1969 du centre aquatique, tant mieux, mais il est loin de la majorité des collèges et des quartiers denses : était-ce le meilleur choix ?

Rénover les « dalles » Braque et Allende, très bien, mais comment cette rénovation ouvrira-t-elle le centre ville sur la Seine, comment luttera-t-elle contre l’enclavement ?

Refaire des rues, oui ! mais comment les adapter aux nouvelles façons de circuler, à Waze et concurrents qui contournent les feux rouges et les grands axes ?

Un beau livre distribué aux vœux du Maire annonce, esquisses à l’appui, une future reconquête des berges de Seine. Mais pas trace du multiplexe à 45 mètres de haut, dont le PLU a autorisé la construction au bord du pont d’Argenteuil, en plus de 156 logements en zone inondable !

Notre vœu pour 2019 : qu’émerge un autre, projet vert et paysager, culturel et social, cohérent économiquement et budgétairement. Un projet d’avenir pour Argenteuil.

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