Blog d'Engagés pour Argenteuil

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Opinions-Tribunes-Entretiens

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dimanche 20 octobre 2019

Une vision… par Georges Mothron

par Bernard Rols

Georges Mothron vient d’annoncer au Parisien qu’il se représente aux prochaines élections municipales de 2020.

Sur le bandeau de sa nouvelle permanence électorale, nous pouvons lire « Georges Mothron Une vision ».

mothron_vision.jpg

Lors de sa première mandature (2001–2008) il a transformé les emprunts en cours de la ville en emprunts dits toxiques sans s’apercevoir des énormes risques financiers auxquels il exposait Argenteuil (pour mémoire, un coulage financier de 100 millions d’euros).

Sous sa mandature actuelle, il ne veut pas encore voir que son projet Cap Héloïse va fermer pour toujours l’accès ouvert à nos berges de Seine ; qu’il est rejeté par plus de 7 500 habitants.

Par ailleurs, la bétonisation d’un espace naturel arboré, la réalisation de 150 logements en zone inondable, les constructions d’un Centre Commercial à l’ancienne alors que les modes de consommation changent, et d’un multiplexe à quelques encablures d’un cinéma municipal, démontrent que son projet est plus archaïque que visionnaire.

Pour le moins, les Argenteuillaises, Argenteuillais n’ont pas été éblouis par les projets portés pendant les 13 longues années de mandature.

Nous ne savons pas exactement la vision et l’illumination soudaines qu’a Georges Mothron pour relancer notre ville ; mais ce qui m'apparaît clair, c’est qu’une majorité de nos concitoyen(ne)s ne souhaite plus le voir aux commandes de la municipalité.

samedi 19 octobre 2019

Rue Maurice Rechsteiner : quand l'intérêt particulier passe devant l'intérêt collectif

par Pierre Bruneau

L'histoire de la drôle de rénovation d'une rue… dont j'ai parlé en mars et en juin derniers.

De temps en temps, il est nécessaire de rappeler les faits :

  • Au départ : la rue Maurice Rechsteiner et les trottoirs doivent être refaits.
  • Une réunion de concertation a lieu et le projet est présenté, notamment sur le stationnement.
  • La majorité des présents est contre ce projet de stationnement.
  • Une autre réunion de concertation aurait eu lieu ; mais je n'en ai pas de preuve.
  • Finalement, le projet prévu sera mis en oeuvre....contre l'avis des premiers nommés.

Quelques détails :

  • Les places de stationnement sont matérialisées,
  • De nombreux blocs de ciment avec leurs potelets sont installés,
  • Notamment, l'installation d'une bande de ciment et de plots sur une place de parking déjà matérialisé à la demande d'un riverain qui n'est là que quelques jours par an. Un comble
  • Puis, effacement des lignes qui dépassaient, mais qui sont toujours visibles,
  • Enfin, petits travaux de remise à niveau… qui font disparaitre les lignes sur un autre emplacement.

Conséquences A :

  1. Les voitures épaves ne sont plus mises en évidence,
  2. Le nettoyage ne peut plus se faire sur les zones de stationnement,
  3. Un emplacement double ne peut pas accueillir un véhicule utilitaire et une voiture, d'où le dépassement par rapport aux pointillés.

Conséquences B : comme des voitures de polices municipales maraudent plus souvent qu'il ne faut dans ce quartier paisible (tout proche du centre et de leur commissariat),… les policiers municipaux verbalisent à outrance pour un léger dépassement du marquage, et/ou sans prendre en compte les lignes effacées, qui restent visibles si nous mettons le nez dessus !!!!

Conclusions et interrogations :

  • Contre l'avis premier de la majorité des personnes concernées et présentes, le projet a été mis en oeuvre. C'est normal, c'est le projet de la municipalité et c'est forcément le bon !!!!
  • Les prunes tombent, c'est normal… C'est la saison !!!!
  • La mise en place d'emplacements matérialisés dans les rues pavillonnaires deviendrait-elle plus rentable que les parcmètres?

Enfin, après la multiplication des ronds points, des dos d'ânes (dont la plupart sont illégaux dans leurs dimensions), des rues dont une partie est dans un sens et l'autre partie dans l'autre sens, des stops à profusion et des stationnements alternés, il ne reste plus qu'une chose à faire : mettre ces rues en sens interdits dans les 2 sens !!!!!!

Ainsi la circulation deviendra plus fluide...... et la pollution diminuera......!

Ici une autre jolie enfilade de 'fausses places', rue de la République.

fausse_place_Republique.jpg

Réponse forcée, questions tronquée, orientée, censurée, faussée : le sondage sur Jean Vilar utilise tous les trucages connus !

par Frédéric Lefebvre-Naré : tribune dans le magazine municipal d'octobre 2019

Le maire a annoncé le 30 septembre un sondage sur le projet « Cap Héloïse ».

Nous avons proposé que les questions soient élaborées en commun, pour garantir leur neutralité. Pas de réponse.

Et voici les questions que le maire a fait poser :

1— Question à réponse forcée

"Un multiplexe de cinéma : cela est prioritaire, important mais pas prioritaire, ou secondaire ?"

Obligation de le trouver utile (au pire, secondaire) !

2— Question tronquée

"Est-il utile ou pas utile d'aménager les berges de Seine à Argenteuil ?"

En vert arbres, ou en gris béton ? « Détail » non précisé… c’est pourtant le sujet !

3— Question orientée : préférez-vous A qui a tel avantage, ou B qui a tel inconvénient ?

Vérifiez vous-même :

"construire une nouvelle salle de spectacles avec une capacité d'accueil plus importante à la place de l’actuelle salle Jean Vilar ?
ou rénover la salle Jean Vilar même si la capacité d’accueil ne pourra pas être augmentée ?"

… alors que chacun a ses avantages et ses inconvénients.

Nous avons déposé à plusieurs, spécialement pour cette question contraire à la déontologie, une réclamation à la Commission nationale des sondages.

4— Question censurée

Le débat sur Jean Vilar, ce n'est pas "rénover contre reconstruire", c'est "salle municipale ou complexe privé". Or ce sondage ignore les mots "privé", "promoteur", "vente" ou "PPP" !

Mais le sondage demande le vote aux municipales 2014 !

5— Question faussée

Le plus gros : le sondage demande si on est pour ou contre le projet Cap Héloïse… sans dire OÙ il serait implanté ! Alors que c'est LE sujet, selon l'Autorité environnementale, et LA raison de l'avis négatif du commissaire enquêteur !

Désinformation lamentable.

mardi 8 octobre 2019

Islamisme, islamophobie et Argenteuil

par Frédéric Lefebvre-Naré

L'assassinat de quatre personnes par Mickaël Harpon, sans doute convaincu qu'un ordre divin lui imposait de perpétrer ce massacre, réveille une inquiétude latente et répandue dans la société française vis-à-vis de "l'islamisme radical", voire de "l'islamisme" tout court, voire de "l'islam" tout court. Cette inquiétude se ramifie en multiples variantes : le #padamalgam qui dénonce un "politiquement correct" aveugle au danger ; la lutte contre le "communautarisme" ; le discours négatif sur "ils", "eux", entité informe qui peut désigner selon les occasions "les jeunes", "les Maghrébins", "les Arabes", "les musulmans"…

De façon moins sanglante, mais plus régulière, les preuves se multiplient de la discrimination que subissent les musulmans en tant que musulmans, indépendamment de leur éventuelle "radicalité", de leur origine géographique ou ethnique, de leur âge ou de leur sexe. C'était connu et évident pour la grande majorité d'entre eux ; et en plus, ils devaient faire face au déni de nombreux non-musulmans disant, parfois sincèrement, que "les entreprises ne discriminent pas les musulmans", "les musulmans se fantasment en victimes", "en France il n'y a que la République, tous les citoyens sont traités également" ou encore "l'islamophobie est une invention de musulmans".

Ces deux inquiétudes travaillent profondément la société argenteuillaise.

D'expérience de ces derniers mois et années, quand on discute politique argenteuillaise, il y a 3 niveaux successifs de conflit.

D'abord, on discute de projets, certains les disent faisables, d'autres infaisables … on parle dette, impôts, emprunts toxiques …

Si on finit par tomber d'accord sur ces sujets,…

… alors émerge un deuxième point de clivage : les étiquettes. "Oui mais alors, ce que tu dis va dans le sens de Untel qui était dans tel parti, de Unetelle qui a fait telle chose en 19xx…". Les interlocuteurs essayent de se ranger, les uns les autres, dans des camps politiques forcément rivaux.

Si on finit par reconnaître que ce n'est pas l'essentiel, qu'après tout, toutes les majorités municipales sont constituées de personnes d'opinions différentes et de trajectoires politiques différentes…

… alors émerge le clivage ultime : l'islam. Avec deux craintes symétriques, comme je l'écrivais au début :

  • d'un côté la crainte de l'islamophobie, de la marginalisation d'un groupe (même aux contours flous), celle d'être disqualifiés par le fait historique que l'islam comporte un discours politique, économique et social ;
  • de l'autre la crainte de l'islamisme, de l'oppression que subiraient certaines personnes parce que d'autres se croiraient légitimées par la religion à dicter des comportements, à faire régner localement un ordre répressif, et pour certaines, à tuer.

La réconciliation de la société argenteuillaise passera par la confrontation ouverte de ces deux craintes. Il faudra qu'elles se reconnaissent l'une l'autre ; que les personnes qui les partagent (et bien des personnes partagent les deux !), au-delà de se les renvoyer en ping-pong, commencent à échanger là-dessus, mettent ces craintes au clair, les digèrent, les reconnaissent comme humaines et durables, et apprennent à les dépasser.

Et alors, politiquement, on pourra arriver à Argenteuil à de vraies majorités, solides, cohérentes, durables, capables de porter un projet de développement et de renouveau.

Sur des sujets voisins, sur ce blog :

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