Blog d'Engagés pour Argenteuil

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samedi 1 juin 2019

Argenteuil, du bilan au renouveau

par Frédéric Lefebvre-Naré. Tribune dans le dernier magazine municipal.

La Municipalité a présenté ses comptes 2018.

Le mandat avait commencé par un « plan de redressement ».

  • Il annonçait 30 millions d’€ de cessions immobilières : très peu ont été réalisées.
  • Il annonçait aussi la suppression d’environ 400 emplois : cela a été réalisé, aux dépens des Argenteuillais.

La Municipalité dit les comptes meilleurs que la moyenne des grandes villes françaises : alors pourquoi ses belles promesses de campagne restent-elles, 5 ans après, lettre morte ?

Avec le groupe « Argenteuil en commun », nous enquêtons actuellement auprès des Argenteuillaises et Argenteuillais sur ce qui va bien… ou pas.

Beaucoup nous répondent : ce qui va le mieux, c’est la diversité sociale et culturelle d’Argenteuil, le respect mutuel, la vie associative.

C’est aussi un sujet d’inquiétude : inquiétude devant les incivilités, inquiétude d’une séparation entre communautés, inquiétude qu’une partie des Argenteuillais fuient la ville quand ils font leurs achats, quand ils mettent leurs enfants au collège, quand ils sortent.

Nous devons en discuter ensemble. Remettre à plat les priorités budgétaires, les choix d’urbanisme, d’équipements : comment pourront-ils ramener la cohésion sociale ?

Nous devons susciter des propositions nouvelles pour répondre aux difficultés des enfants, des familles, des personnes âgées ; pour rendre notre ville accessible malgré les handicaps ; pour sortir les jeunes qui tournent en circuit fermé ; pour intégrer les milliers de nouveaux habitants qui arrivent chaque année ; pour aider les personnes qui traversent une crise, éviter la marginalisation ; pour donner envie aux agents de s’investir, de prendre des risques, les réconcilier avec leur travail, et faire enfin reculer l’absentéisme.

Le renouveau d’Argenteuil est dans nos mains !

lundi 27 mai 2019

Charte d'Argenteuil en commun — et municipales 2020

par Frédéric Lefebvre-Naré

Heureux de l'intérêt suscité par la démarche d'Argenteuil en commun, plusieurs des personnes qui participent fréquemment aux travaux d'AeC ont souhaité mettre noir sur blanc, dans une charte, des principes et finalités de cette démarche.

J'ai moi-même participé à cette rédaction collective, je signe et je partage volontiers cette charte. C'est un texte assez détaillé afin d'être clair, explicite. Il reste cependant général sur la plupart des sujets. Il reste à le compléter par des choix précis dans les différents domaines de l'action municipale — tenant compte des années, des moyens financiers, des changements en cours à d'autres échelles que celle de la ville.

Concitoyen·ne qui te retrouves également dans cette charte, qui veux bien prendre ces engagements, qui est prêt·e à travailler dans un groupe qui partage ces principes et finalités… bienvenue ! Allons-y ensemble !


Charte de responsabilité politique
« ARGENTEUIL EN COMMUN »

Nos valeurs sont au service du progrès humain dans toutes ses dimensions :

  • une émancipation individuelle et collective, grâce à une grande diversité d’activités proposées et un soutien des associations locales,
  • une nouvelle redistribution des richesses grâce à plus de moyens matériels et financiers accessibles aux populations et aux organismes humanitaires,
  • une préservation de nos terres agricoles et de notre patrimoine écologique et naturel, comme la Seine et les bords de Seine, de notre patrimoine architectural qui reflète la longue histoire de notre ville, de notre patrimoine culturel intense et riche d’histoire y compris son histoire industrielle…

Nos adhérents et nos candidats le sont à titre personnel, ils ne représentent aucun parti ni mouvement politique, et ils signent la présente charte en s'engageant à défendre l’intérêt général de la population d'Argenteuil.

L’être humain est notre valeur centrale, quelle que soit son origine sociale, sa couleur, son appartenance culturelle, ses convictions religieuses ou philosophiques, son sexe, son genre, son orientation sexuelle, sa langue, ses opinions politiques ou toute autre opinion…

Conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, la reconnaissance de la dignité humaine inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de l’égalité et de la solidarité.

Nous sommes convaincus que la localité, la région, la France, l'Europe, le monde … constituent un tout indivisible et que ce tout doit progresser de façon solidaire.

« Argenteuil en commun » place la qualité des relations entre citoyens et citoyennes au cœur de son fonctionnement et de ses actions. « La fin ne justifie pas les moyens ».

Nous sommes attentifs au respect de la contradiction, au développement et à la mise en valeur des compétences de chacun et chacune pour faire de la diversité une richesse et la force de notre projet.

La concentration du pouvoir entre les mains d'une minorité est une atteinte à la dignité, à la liberté humaine et la justice sociale et environnementale : de ce fait, elle s'oppose à notre conception de la démocratie, que nous voulons citoyenne, populaire et participative.

La démocratie est notre pierre angulaire

Notre base de travail est le contact direct avec la population d’Argenteuil : nous devons favoriser l’expression populaire.

Les avis de la population doivent être respectés, donc pas seulement entendus mais également écoutés, notamment lorsqu’ils engagent l’avenir d’Argenteuil en terme d’urbanisme, d’économie ou de questions sociétales.

Pour que la population participe aux décisions, la municipalité a le devoir de l'informer : la population est en droit de connaître le résultat social et économique prévu d’un projet, avant comme après sa réalisation.

L'écoute des Argenteuillais et Argenteuillaises est une priorité : les projets de la ville doivent émaner de ses citoyens et de ses citoyennes. La Ville doit fournir toutes les informations permettant que les décisions soient prises en connaissance de cause.

Tout citoyen et citoyenne, quelle que soit sa nationalité, a le droit de participer ou de s’abstenir lors d’un référendum local afin d’exprimer ses choix sur les projets de la ville. La citoyenneté n’est pas définie sur la nationalité mais sur la résidence à Argenteuil.

Si la démocratie représentative est une réalité incontournable aujourd’hui, elle ne peut assurer son avenir que grâce à une réelle démocratie participative.

Il n’y a pas de paix sans justice

Une trop grande disparité dans la répartition des richesses est génératrice de violences.

Le combat pour l’égalité des droits et contre toutes les formes de racisme est permanent.

Le logement digne, l’accès aux soins et à la santé, la culture, l’éducation et la formation permanente sont des enjeux de civilisation.

Nous sommes et nous serons toujours mobilisés aux côtés des « SANS » (sans droit, sans toit, sans papier, sans couverture sociale, sans école ni formation…), dans la lutte contre la pauvreté et la précarité.

Nous aspirons à l’égalité réelle, et donc à l’éradication de la pauvreté, à en finir avec les discriminations sexistes et racistes ou basées sur l'âge, et les exclusions sociales.

Nous aspirons également à une justice territoriale, qui permettra à tous les quartiers de la ville de bénéficier des mêmes services publics, et favorisera l’installation de services de toutes sortes, pour un véritable équilibre social et démographique dans chaque quartier.

Une ville verte et ouverte, porteuse d’une économie sociale et solidaire

Le développement social et économique de la ville doit être respectueux de l’environnement et doit privilégier la santé de ses habitants.

Un développement soutenable, permettant de réduire l’impact environnemental, est possible en mettant en œuvre une politique municipale respectueuse des exigences affirmées dans les Accords de Paris.

Nous réduirons nos émissions de gaz à effet de serre, en particulier par une politique d'isolation des bâtiments publics et de maîtrise des flux automobiles. Nous prendrons des mesures visant à réduire la pollution atmosphérique (NOx, particules fines), responsable d'un nombre croissant de cas d'allergies, asthme, chez nos enfants, et de morts prématurées par insuffisance respiratoire chez nos anciens.

Nous voulons favoriser la diversité économique, les activités micro-économiques, artisanales et coopératives, la mutualisation des moyens, les projets innovants citoyens, partagés, le zéro déchet, et une production locale agricole sans pesticides.

Nous voulons réimplanter des arbres et des espaces verts dans les quartiers densément urbanisés.

Pour faciliter les déplacements, nous voulons développer les transports publics, entre quartiers, de « banlieue à banlieue » ou de « Argenteuil vers Paris », en partenariat avec les autres collectivités territoriales voisines et les organismes concernés. Nous aménagerons la voirie pour encourager la circulation douce (vélo, trottinette, marche à pied...).

La solidarité, au coeur de notre projet

Nous ne sommes pas seulement responsables de ce que nous faisons mais aussi de ce que nous laissons faire.

La solidarité est une valeur universelle permettant un « mieux vivre ensemble » pour un projet commun. Elle inspire des politiques publiques de partage fondées sur l’égalité réelle, la justice sociale et environnementale, la liberté de conscience et d’expression.

Il nous appartiendra d’affirmer concrètement notre solidarité avec les plus démunis, les personnes dans des situations fragiles ou précaires, afin que le respect des droits fondamentaux (santé, logement, éducation...) devienne une réalité pour chaque Argenteuillaise et Argenteuillais.

Seule la solidarité nous permettra de préserver l’avenir de notre planète et de l’humanité. Elle est un gage pour les générations futures permettant de protéger nos biens communs. Elle suppose une réelle justice sociale et environnementale et une économie respectueuse des êtres humains et de la faune et la flore. Par exemple, nos services de cantine et de distribution de repas, assumés par la ville, favoriseront un approvisionnement local à moindre empreinte écologique. L'ensemble de l'approvisionnement des services de la Ville recherchera le respect des droits fondamentaux en France et dans les pays de production.

Notre société doit se construire dans le respect de la diversité, sur la recherche de l’épanouissement et de l’émancipation des êtres humains, en faveur de la prospérité des peuples.

La liberté des uns assure celle des autres

Nous devons sans cesse veiller au respect des libertés publiques et privées, comme des libertés individuelles et collectives, afin d’en assurer en permanence l'équilibre.

Les droits et les libertés sont liés par essence, comme la liberté de circulation, la liberté d’expression, la liberté de culte ou de non culte, la liberté de se marier selon nos choix personnels : nous chercherons à aider chaque ArgenteuillaisE à faire respecter ses libres choix.

Les activités culturelles sont un outil puissant pour désenclaver, pour exprimer et faire partager notre diversité sociale. Elles doivent irriguer tous nos projets pour la mobilité, l'habitat, l'éducation et la jeunesse, l'économie, la santé, l'emploi…

Le riche passé d'Argenteuil est un trésor et une source d'inspiration pour les pratiques et événements culturels de demain.

Nous voulons promouvoir les droits culturels, par une politique diversifiée, ascendante et participative. La culture doit être accessible à tous, et pour cela, portée par tous.

Nos valeurs sont sans frontière

La lutte pour la justice et le respect des peuples doit nous inspirer dans nos relations internationales et nos accords de partenariat ou de jumelage, entre Argenteuil et d’autres villes à travers le monde.

Ainsi nous favoriserons les échanges et les jumelages entre les communes, les hôpitaux et les écoles, …, de peuples en lutte pour leur autonomie et le respect du Droit International.

Nous devons participer à l’accueil des personnes en danger, de celles qui fuient la guerre et la faim. Des espaces d’accueil devront aider à leur orientation et leur stabilisation, ici ou ailleurs. Nous nous inspirerons des expériences d'autres villes, par exemple les aménagements alternatifs réalisés à Montreuil pour les gens du voyage.

Nos éluEs nous représentent

Nos éluEs utiliseront leur fonction dans le seul intérêt général de la population et pour le développement de notre ville au service de ses habitants. Ils s’engagent à prévenir et à dénoncer les pratiques d’influences visant à obtenir ou à modifier une décision de la commune, dont le seul principe conducteur est « l’intérêt général ».

Nos candidatEs publient une déclaration d’intérêts quand ils acceptent d’être candidat, et une déclaration de patrimoine au début et à l’issue de leur mandat ou fonction.

Nos éluEs ne peuvent pas être en dette avec l’administration publique et fiscale ou les organismes qui assurent un service public.

Nos éluEs bénéficiant d’une indemnité au titre de leur mandat contribueront financièrement aux activités démocratiques auxquelles cette charte nous engage.

Nos éluEs refusent tout cumul de mandat exécutif, et se limitent à un seul et unique renouvellement du mandat de maire et des délégations d'adjoints. Ils s'engagent à se conformer au résultat d'un référendum local qui les révoquerait.

Nos éluEs s’engagent expressément à se démettre de leur mandat et de toutes fonctions de responsabilités au cas où ils/elles seraient condamnéEs pour atteinte à la probité, pour abus de biens sociaux ou pour tout acte criminel.

Nos éluEs s’engagent à être présentEs sur le terrain, à l’écoute de tous les citoyens et citoyennes sans distinction, en particulier en tenant des permanences dans les quartiers de la ville.

Nos éluEs s'engagent à respecter l'avis majoritaire exprimé par les Argenteuillais·es lors de référendums locaux.

Nos éluEs à assumer personnellement la responsabilité de toutes leurs décisions et de leurs votes, et à veiller à l'équilibre des finances municipales pour léguer à leurs successeurs une municipalité viable.

Les citoyens et citoyennes pourront poser publiquement au Conseil Municipal leurs questions, qui seront préalablement écrites, déposées et retenues par les commissions municipales.

Nos éluEs s’engagent à suivre des formations tout au long de leur mandat, pour prendre la pleine mesure de leur rôle et de leurs décisions, et toujours prendre en compte à la fois les volontés exprimées par les ArgenteuillaisEs et les compétences des agents territoriaux.

Je, soussigné ……………………………………………………, m'engage à agir selon cette charte, à veiller à son respect et à participer à la transformation de notre ville par mes actes.

Fait à Argenteuil, Le

« Ne cherchez jamais le progrès d’un homme ailleurs que dans ses actes » — Epictète

vendredi 24 mai 2019

Cap Héloïse : arrêter de louvoyer !

par Frédéric Lefebvre-Naré

Le maire d'Argenteuil, face à l'opposition massive au projet "Cap Héloïse" porté par le promoteur Fiminco sur le site de Jean Vilar, continue à louvoyer.

Déjà le 13 février 2018, après avoir constaté le rejet du projet en réunions de quartier, il annonçait demander au promoteur des "modifications substantielles", notamment sur la hauteur du multiplexe et la "qualité architecturale" des logements.

Et dans le dossier présenté en mars 2019 à l'enquête publique, qu'avons-nous vu ? Un multiplexe à 43,20 m de haut, soit quasiment le maximum autorisé par le PLU (45 m), et des immeubles à façades quadrillées béton à faire fuir une tribu d'impressionnistes.

Malgré une communication minimaliste de la mairie, la participation a été nombreuse à cette enquête :

  • 142 contributions individuelles ou collectives à l'enquête sur la vente du parking, dont 140 ou 141 défavorables ; le commissaire enquêteur commente : "le très fort nombre d'observations s'explique probablement par l'opposition nette d'une partie de la population au projet" ;
  • 265 contributions (dont certaines collectives, là encore) à l'enquête dite "unique" pour l'autorisation préfectorale et le permis de construire, dont 251 défavorables au projet.

Dans son éditorial du dernier magazine municipal, le maire "se félicite" de cette participation nombreuse ! Merci à lui ! Il a même remarqué "qu'il n'y figurait pas de soutien massif".

Pourtant il persiste et signe, qualifiant le projet de "bouée de sauvetage" pour Argenteuil (en nous sortant de la Seine à 43,20 m de haut ?), dans Le Parisien, et ridiculisant le travail du commissaire enquêteur comme fait "au doigt mouillé" (que n'a-t-il grimpé loin du fleuve, à 43,20 m de haut ?). Georges Mothron reprend cette interview sur sa page Facebook en ajoutant : "ceux qui se sont exprimés durant l'enquête doivent être entendus".

Que ne les écoute-t-il !

Selon lui, dans son éditorial, "l'enquête valide le besoin d'offre … commerciale".

Qu'ont dit les Argenteuillais ? Selon le résumé du commissaire-enquêteur : "les interrogations menées auprès du public lors des permanences pour comprendre la raison de la baisse du commerce de centre-ville et de Côté Seine, ont conclu au fait que la population Argenteuillaise a progressivement tiré vers le bas l’offre initialement positionnée sur du milieu de gamme et qu’il serait donc inutile de reconduire le même schéma avec le nouveau centre commercial car les mêmes causes produiront les mêmes effets ; mais parallèlement à ce discours, on regrette aussi que l’offre actuelle de centre-ville soit de piètre qualité. Le CE note également que le marché Héloïse et le centre commercial ne seront pas en concurrence directe." Où est la validation ? Sachant que le promoteur de Cap Héloïse annonce des loyers 30% inférieurs à Côté Seine, de quoi attirer une offre plus bas de gamme ?

Le commissaire-enquêteur enquêteur conclut : "la mise en place d’une nouvelle zone commerciale en centre-ville est, à mon point de vue, discutable mais peut être recevable". Drôle de "validation" !

Le maire entend les Argenteuillais à contresens et lit aussi l'histoire à rebours.

Toujours dans son éditorial, il écrit : "un retour au temps des berges naturelles et des impressionnistes relève du fantasme"… Mais les berges argenteuillaises au temps des impressionnistes (le chemin de halage) n'étaient pas naturelles ! elles étaient aménagées, paysagées pour la promenade, par la volonté du Conseil Municipal d'Argenteuil, précisément pour attirer les visiteurs !

Diapositive06_promenade.jpg

Et revenir à cette démarche ne relève pas du fantasme : toutes les villes similaires le font à commencer, depuis plus de 20 ans, par Paris, qui n'est pas un exemple marginal, notamment en termes de trafic automobile !

En revanche le maire a raison de dire, toujours dans son éditorial, que le projet "transcende les clivages politiques" : il est rejeté par des personnes de toutes préférences partisanes.

Quand en tirera-t-il les conclusions, en l'abandonnant purement et simplement ? Pour adopter, tout simplement, la démarche partagée par toutes les villes de France ou presque : celle de retrouver une continuité avec leur environnement, de mettre en valeur leurs espaces verts, de rendre le paysage et la vie en ville plus agréables ?

mercredi 22 mai 2019

Consultations du public, et espoir de tramway

par Frédéric Lefebvre-Naré

La Municipalité vient de lancer deux consultations sur deux projets importants :

  • un nouveau centre commercial sur l'ancien site Renault, à la limite de Bezons (dont la construction irait de pair avec le départ de la "Ferme du Spahi" / O'Marché Frais de son site actuel rue Ambroise Thomas, point 22 ici) ;
  • et la construction de logements sur l'ancien site SAGEM.
  • Elle a récemment modifié le PLU pour permettre cette même construction, et pour le projet Argenteuil Littoral (bureaux, hôtel) côté "Orgemont" de la gare d'Argenteuil-Centre.

Ces projets, tous intéressants, demandent tout de même notre vigilance car ils vont figer de grandes parcelles pour plusieurs décennies.

Je suis particulièrement préoccupé pour les projets de tramway. La continuité du réseau n'est toujours pas assurée entre le T2 qui arrive à Pont de Bezons et le réseau ferré (gare centrale, gare du Val, future gare du Val Notre-Dame) : les tramways arrivent aux portes d'Argenteuil, à Bezons et Épinay, mais le raccord manque !

On nous annonce, à la place, un "transport en commun en site propre" (un bus) pour dans très longtemps, qui devrait passer au Nord du centre ville, par Gallieni / Jeanne d'Arc : un boulevard étroit, constamment encombré, évidemment inadapté pour créer un site propre. Alors que côté Seine du centre ville, il y a à la fois une population dense, utilisatrice potentielle des transports, et toute la place qu'il faut (8 voies ! entre boulevard Héloïse et voies sur berge). Et l'arrivée d'un site propre — mieux, d'un tramway — le long de l'ancienne île Héloïse serait un grand atout pour la remettre en valeur.

Pouvons-nous donc, même si le financement reste pour plus tard, réserver la possibilité d'un tramway ?

Cela demande, pour avoir la continuité avec le T2, de réserver une suite de carrefours avec 25m minimum de rayon de braquage. Or il y a un "point rouge" malheureux : le carrefour Henri-Barbusse / Charles de Gaulle. Impossible de faire tourner à droite un tramway venant de Bezons pour redescendre vers Héloïse. Il faut donc quitter Henri Barbusse et se rapprocher de la Seine avant !

Entre le pont de Bezons et la gare centrale, qu'y a-t-il ? 4 kilomètres seulement, dont sur 2,5 km, le quartier dit de la Porte Saint-Germain, qui doit être complètement réaménagé. Et c'est là qu'il faut trouver la place pour un virage à droite puis un virage à gauche… au moins.

Reserver_terrains_2.png

La carte ci-dessus montre 4 barreaux possibles :

  • boulevard du général Delambre, le long du projet O'Marché Frais, à condition d'en réserver la place, les carrefours actuels sont trop étroits ;
  • à travers la friche Pirelli, qu'il faudrait alors découper en diagonale avant d'y autoriser des projets de construction comme celui, annoncé, du 10ème collège (… qu'il serait excellent de desservir par ce tram) ;
  • derrière Aldi, en rognant aussi sur la station-service ou en la déplaçant ;
  • place du 11-novembre… mais la place y est très disputée ! (il faudrait traverser en diagonale tout le carrefour entre Ambroise Thomas, Henri Barbusse et la place du 11 novembre.)

De toute façon, il faudrait ensuite, je crois, emprunter 130 mètres de la départementale ou de la rue Dantier pour descendre ensuite la rue des Graviers, le long du CFA de l'AFFIDA,…

NB 1er juin 2019 : en fait il est plus simple de couper le talus que constitue la rue des Graviers, de prendre sur le parking du CFA (et des entreprises 2 quai de Bezons) et de rejoindre directement le bord de Seine ; j'ajoute cet itinéraire en jaune pâle.

… passer devant le Campanile et rejoindre l'île Héloïse — là il y a toute la place qu'il faut.

Enfin, après avoir remonté la rue Pierre Guienne entre préfecture et Musée, il reste à arriver, soit le long de la gare actuelle (à travers les parkings), soit le long de la voie de Grande Ceinture (… future tangentielle Nord), par la rue de la Voie des Bans. Et là, on est sur le terrain d'Argenteuil Littoral. Qui devrait être enchanté de voir arriver, même dans 15 ou 30 ans, un tramway. S'il lui a laissé la place.

En résumé : ces projets sont ouverts aux avis du public. J'écrirai : "prévoyez la place pour un futur tramway" et j'espère que nous serons nombreux à le dire !

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