Blog d'Engagés pour Argenteuil

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jeudi 8 mars 2018

Héloïse : changer de cap (tribune dans L'Argenteuillais n°273)

par Frédéric Lefebvre-Naré

Pour le projet « Cap Héloïse » sur le site de Jean Vilar, la semaine du 12 février a été mouvementée.

Mercredi 14, le comité Jean Vilar organisait une réunion publique : « sur Jean Vilar, qu’est-ce qui se prépare ? » ; 91 personnes y ont pris part. Elles ont vivement insisté pour un référendum local sur le projet.

Nous l’avons déjà demandé au Maire. Plusieurs habitants l’y ont appelé lors des réunions de quartier.

Mardi 13, le Maire publiait un communiqué. Son titre : « Toujours à l’écoute des Argenteuillais ». Le Maire demande au promoteur « des modifications substantielles pour tenir compte des préoccupations des habitants ».

Mais jeudi 15, le Maire et le promoteur défendaient ensemble, à la Commission Nationale d’Aménagement Commercial, leur projet de créer, sur ce terrain de Jean Vilar, un second centre commercial à 450 mètres de Côté Seine. L’idée apparaît absurde à toutes les personnes qui nous en ont parlé, et à celles qui se sont exprimées sur le sujet en réunions publiques. Le Maire les a-t-il écoutées ?

Les modifications citées par le Maire ne sont que deux.

D’une part, réduire la hauteur du multiplexe, donc le nombre de salles. Sur ce point, il a entendu les protestations.

D’autre part, le Maire veut apporter « une réponse satisfaisante à la qualité architecturale des logements » : cela signifie sans doute que les immeubles prévus par le promoteur étaient de mauvaise qualité architecturale. Cela expliquerait pourquoi ils n’ont pas été présentés lors des réunions publiques. Si bien que les habitants ne sont pas intervenus à leur sujet ! Le Maire les a entendus tout de même.

Ce que demandent les Argenteuillais·es, c’est de retrouver en bord de Seine un cadre vert, paysagé, propice aux activités de plein air comme aux fêtes ou aux spectacles en salle. Retrouver de « magnifiques promenades » comme celles immortalisées par Claude Monet. Trouver dans tout le centre ville un commerce vivant, qui tire parti des investissements passés dans Côté Seine, de la desserte de la gare, du vaste espace de Gabriel Péri, et du charme de PVC, l’ancienne Grand’Rue.

Monsieur le Maire, n’écoutez pas les Argenteuillais·es au tiers ou au quart. Demandez-leur s’ils souhaitent voir empilés, à la place de Jean Vilar, 160 logements, un centre commercial, un multiplexe, une salle de spectacles privée et 2 étages de parkings aériens. Organisez ce référendum.

vendredi 2 mars 2018

Centres commerciaux : la marée descendante outre-Atlantique

par Frédéric Lefebvre-Naré

Si les centres commerciaux nous sont venus d'Amérique, c'est aussi de là-bas que vient la rumeur de leur disparition.

Alors que la Ville d'Argenteuil prévoit, avec le promoteur Fiminco, d'en créer un nouveau sur l'île d'Argenteuil à deux pâtés de maison de Côté Seine, voici, pour alimenter la réflexion, quelques extraits librement traduits de l'analyse de Time "La mort des centres commerciaux, c’est plus qu’une affaire de shopping", 20 juillet 2017.

Il y a dix ans, le centre commercial Schuylkill, avec ses 90 magasins, restaurants et kiosques, était le cœur de la vie quotidienne dans le bassin houiller de Pennsylvanie : les ados s’y rencontraient pour flirter, les seniors chaudement habillés contournaient l’obstacle. Les foules y affluaient pour la chasse annuelle aux œufs de Pâques ou le festival Lituanien, clin d’œil aux origines ancestrales des gens de la région. « Je devais dire un million de fois ‘pardon’ pour arriver au boulot », se souvient Jane Krick, serveuse au restaurant-pizzeria Suglia’s, le dernier qui reste. « C’était plein à craquer. Maintenant, on reçoit un million de coups de fil nous demandant si on est encore ouverts ! »

Mais ça ne durera pas : début mai, la direction a donné 2 à 3 mois aux derniers commerçants pour fermer. Le bâtiment sera démoli. La boule des démolisseurs mettra le centre commercial en bonne compagnie : d’ici 2022, un quart des centres commerciaux des Etats-Unis devraient fermer, victimes du changement des goûts, du fossé grandissant entre riches et pauvres, et de la vague des achats en ligne.

Rien que cette année, 8600 magasins devraient fermer. Depuis 2002, les centres commerciaux ont perdu 448000 emplois, un quart de leur effectif ; le e-commerce en gagnait 178000.

Mais les centres commerciaux n’étaient pas seulement des lieux de travail : c’étaient des points de rassemblement. C’était la place du marché de la Grèce antique, c'étaient les abords des cathédrales de l’Europe médiévale.

Dans les années 60 et 70, le développement des voies rapides et les règles fiscales ont encouragé la transformation de terres agricoles en mammouths de la consommation. La fuite des Blancs loin des centres-villes a apporté leur clientèle, isolant, du coup, les personnes qui restaient dans les vieux quartiers populaires.

Les centres commerciaux sont devenues « les nouvelles Grand’Rues de l’Amérique », écrivait William Kowinski en 1985. Au total, on en a construit 1500 aux USA de 1965 à 2005.

Il en reste 1100, dont un quart risque de fermer dans les 5 prochaines années, selon le Crédit Suisse. Certains se sont déjà transformés : en bibliothèque universitaire, en centre médical ou en auditorium.

Lesquels s’en sortent ?

D’abord, ceux consacrés au luxe. Ils bénéficient de l’enrichissement actuel des plus riches, qui n’ont pas besoin de surveiller les promos sur amazon.

Ensuite, les endroits qui donnent une autre raison de venir, que de remplir son caddie. Le Grove, à Los Angeles, a une vraie rue commerciale empruntée par un trolleybus, et accueille l’été des concerts en plein air. Le Palisades Center à West Nyack, dans l’état de New York, a son bowling, son club d’improvisation et son école de grimper à la corde.

Tout le monde ne veut pas passer son temps libre à l’intérieur ! Beaucoup des centres commerciaux actuels sont pour partie à l’extérieur, associés à des immeubles de logements et de bureaux. Ils attirent la nouvelle génération qui, si elle quitte les centres villes pour la banlieue, y cherche tout de même des quartiers denses où l’on peut vivre sans prendre sa voiture.

L’inventeur du premier centre commercial, Victor Gruen, un socialiste, y voyait les noyaux de nouveaux quartiers denses, pour contrer l’étalement pavillonnaire. Il fut déçu par le résultat : les centres commerciaux ont plutôt contribué à l’étalement ; et, de tous les aspects de la vie sociale, c’est la consommation qu’ils ont mis au centre.

Mais au moins, ils réunissaient grand-mères et ados gothiques, promeneurs tranquilles et acheteurs compulsifs. Maintenant, tout le monde est en ligne, face à son écran.

Quel aménagement imaginer pour le commerce à Argenteuil dans les prochaines années, en tirant les leçons de cette expérience américaine ?…

dimanche 11 février 2018

Sur Jean Vilar, qu'est-ce qui se prépare ? — Réunion publique le 14 février 2018

Communiqué du comité Jean Vilar

Réunion publique "Sur Jean Vilar, qu'est-ce qui se prépare ?"

Salle Paul Vaillant-Couturier, 40, rue Paul Vaillant Couturier, Argenteuil (face au MacDo).

  • Quel impact pour les riverains, les habitants du centre ville ?
  • La tour grise du multiplexe : 43 ou 45 mètres de haut ?
  • Un 2ème centre commercial à 400m de Côté Seine : pourquoi ? Quelles conséquences pour les commerces du centre ?
  • La salle de spectacles privée remplacera-t-elle notre salle des fêtes ?
  • Que deviendront le Figuier Blanc et Jean Gabin ?
  • Que deviendront les arbres historiques ?
  • Quelles possibilités de parking ?
  • 160 logements en zone inondable : bonne idée ?
  • Reconquête des berges de Seine, ou sacrifice du paysage ?
  • Combien ça va nous coûter ? Qui va y gagner ?
  • Quelles alternatives, quel autre projet proposer ?

Discutons-en avec tous les éléments (nouveau PLU, projet présenté par le promoteur, accord entre promoteur et Municipalité) avant

  • L’enquête publique en mars, à laquelle chacun pourra contribuer,
  • Le permis de construire que la Mairie veut accorder.

lundi 5 février 2018

Salon du Livre "Résistance(s)" à Argenteuil ce 4 février : quelques images

par Frédéric Lefebvre-Naré

Foule ce dimanche au salon du Livre organisé par l'association "Sous les couvertures" et ses partenaires, salle Jean Vilar à Argenteuil. Sur le thème "Résistance(s)" !

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Dans le foyer, comme dans la salle Pierre Dux, le sol vibre. Un des défauts de ces salles, y compris pour écouter de la musique.

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Comme chaque année, des artistes exposaient autour de l'objet livre. Ici Régine Hue.

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Le club numismatique a fait imprimer un billet de 0 € sur Monet devant le pont d'Argenteuil. La tête de l'artiste masque la salle Jean Vilar ;-)

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Beaucoup d'écoles avaient contribué avec des oeuvres 3D sur le thème 'Résister'. Ici celle, amusante, d'un CP de Kergomard.

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Le bar avait un intitulé particulièrement militant !

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Pour les enfants, un parcours jeu semé d'indices devait les mettre sur la piste d'un personnage risquant de disparaître. Ici le stand de la Société historique, avec un puzzle qui permet de reconstituer un Monet, ou presque.

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La Médiathèque exposait une sélection de livres résistants.

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Dans la longue file d'attente de la sortie, chacun·e pouvait prendre le temps de laisser son commentaire sur des 'portes d'or' !

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