Blog d'Engagés pour Argenteuil

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Tag - Biodiversité

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samedi 1 décembre 2018

Comment va le développement durable d'Argenteuil (ou pas)

par Pierre Belot

Au Conseil Municipal d'Argenteuil, ce 27 novembre, le conseiller municipal délégué au développement durable, Jean-François Ploteau[1], a présenté le rapport annuel sur le développement durable à Argenteuil, en tant que point annuel sur le Plan Climat de la ville.

Saluons la performance du rédacteur : 62 pages, pour peu de nouveau.

On y trouve beaucoup de "suivi", "d'accompagnement", de "sensibilisation". On anime des ateliers, on participe à la semaine européenne machin, à la journée mondiale bidule. De café-rencontre en confection de nichoirs à oiseaux, pour paraphraser François de Rugy, "l'écologie est une opportunité".

Bref, "notre maison brûle" et nous arrivons avec un verre d'eau[2].

Il y a des nouveaux mots aussi. "Grafiteria" pourrait être une boutique de graffitis, mais ça n'existe pas. Il faut lire "gratiferia". Et là, j'apprends que c'est un marché gratuit. J'ignorais également l'existence des candidathèques ou du job dating.

Parmi les "4 enjeux prioritaires", la maîtrise de la consommation.

Un nouveau mot aussi dans cette rubrique, l'intracting…

  • L’intracting est un instrument financier innovant (... comme la titrisation !) qui consiste à créer un fonds pour des petits travaux d’optimisation énergétique, et rembourser les avances grâce aux économies réalisées. En France, ce fonds est abondé à 50% par la commune et 50% par la Caisse des dépôts (CDC). Exemple : une commune verse 100 € et la CDC 100 également. Avec ces 200 €, la commune remplace des ampoules à filament par des ampoules LED. Chaque année, les économies réalisées sont comptabilisées et affectées au remboursement du fonds. Cela suppose, dans cet exemple, un suivi rigoureux des consommations d'électricité. Pour aller plus loin : l'intracting à Struttgart (pp. 7 à 13 de cette présentation en PDF).

Et beaucoup de positif : l'extension annoncée du chauffage urbain, l'éclairage urbain par LED.

Mais quand on voit la température dans la salle du conseil municipal, on peut se demander s'il n'y a pas à faire aussi de ce côté-là !

Les déplacements : le rapport annonce des évolutions qui auraient eu lieu même sans ce plan. Par exemple pour les gares :

  • augmentation places de parking vélos
  • télé-opération par caméra
  • mises en conformité pour l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite.

Il y aurait tout un chapitre à ouvrir sur les déplacements en vélo ! Ce qui dissuade beaucoup de gens de rouler à vélo à Argenteuil, c'est l'étroitesse des rues et l'incivilité des automobilistes. Les limitations à 30 ne sont pas respectées. Les chicanes de voitures en stationnement (Coteaux) masquent les vélos aux voitures, et remonter ces rues à contre-sens est une aventure à haut risque, malgré l'autorisation.

Les modes de consommation : on trouve dans cette rubrique un fatras de choses hétéroclites. Exemple : "réduction du gaspillage alimentaire et des émissions de gaz à effet de serre à la cuisine centrale". Quel rapport entre les deux ?

La gaspillage est dénoncé depuis des décennies, avec ou sans Plan Climat. Toutes ces mesures sont assez dérisoires, et la Ville ne parle pas de la mesure qui serait la plus efficace : réduire notre consommation de viande !

L'adaptation au changement climatique

Le rapport vante les ruches en ville, et le "concours de miels métropolitains" risque d'accentuer cette mode. Des spécialistes sont pourtant très sceptiques quant au bien-fondé de ces ruches en ville, qui seraient selon eux une fausse bonne idée, conduisant au déséquilibre d'une espèce d'abeilles par rapport aux autres : mieux vaudraient "des plantations de fleurs sauvages et d’arbustes indigènes".

Ce n'est pas le choix d'Argenteuil, bien qu'elle prétende à une 4ème fleur au jury des Villes fleuries… "en même temps" qu'elle annonce vouloir couper une partie arborée de l'Île Héloïse !

Il y a enfin une partie sur la "sensibilisation des habitants à la nature et à la biodiversité".

On croit rêver.

Les "habitants" sont déjà très sensibles à la nature et à la biodiversité. Ce n'est pas eux qu'il faut sensibiliser. C'est Fiminco, Monsanto, Macron et Cie.

Notes

[1] Adjoint de l'adjoint au maire délégué à l'urbanisme-habitat-espaces verts-environnement-voirie", Gilles Savry.

[2] "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs". Chirac au Sommet de la terre, Johannesburg, 2002.

mercredi 18 octobre 2017

Projet Fiminco à la place de Jean Vilar : 4 réponses du Maire

par Frédéric Lefebvre-Naré

Pour le dernier Conseil Municipal, j'avais préparé avec ma collègue Marie-José Cayzac une "question orale" sur 4 engagements du Maire au sujet du pôle commercial et de logements (avec nouvelle salle de spectacles) qui doit bientôt s'élever à 45 mètres de haut sur le site actuel de Jean Vilar.

* vous vous étiez engagé, Monsieur le Maire, à ce que « un maximum d’arbres présents sur le site soient préservés »,

* vous vous étiez engagé à réaliser les commerces « en continuité du circuit marchand du centre ville », et non en concurrence avec Côté Seine et les commerces existants ;

* vous vous étiez engagé pour que les places de stationnement soient, « naturellement, ouvertes au public », nous comprenons bien sûr : le public des spectacles et manifestations associatives ;

* vous vous étiez engagé à organiser une réunion publique consacrée à ce projet (en mars 2017, aviez-vous dit).

Que deviennent ces engagements ?

Voici la réponse du Maire, telle que je l'ai comprise - seul le prononcé fait foi.

En résumé : rien de rassurant sur les deux premiers points, et très peu sur les deux suivants.


Nous voulons, dit M. Mothron, "créer un parcours, un véritable circuit de qualité qui mette en relation le cœur de ville, Côté Seine, le parc des Berges, le marché Héloïse et les berges de Seine.

Un lieu de partage ensuite : la requalification de l’espace public, la création d’un grand parvis piéton, l’aménagement d’une promenade piétonne et sécurisée, l’implantation de nouveaux équipements ouverts à tous — cinéma, salle de spectacles, restaurants, commerces — vont multiplier les occasions de se rencontrer sur le site Héloïse.

On viendra désormais sur cet espace pour se divertir, pour faire des achats, ou simplement une promenade.

Sur la conservation d’un maximum d’arbres présents :

Le projet a effectivement été conçu avec comme objectif la préservation d’un maximum d’arbres présents sur site… dans la mesure du possible.

La réflexion autour de cet objectif a conduit à établir une stratégie environnementale globale ambitieuse, notamment autour de deux points : le développement de la biodiversité, et l’infiltration des eaux pluviales[1].

Vilar_Jardin1.png

Le premier point, le développement et la biodiversité, est assuré :

Par le nombre d’arbres de petit à très grand développement que comporte le projet. En effet, si le Plan Local d’Urbanisme en vigueur impose la création de 45 arbres et arbustes, si le terrain actuel comporte 75 arbres et arbustes, le projet prévoit la plantation de 224 arbres de petit à très grand développement[2], soit 3 fois le nombre d’arbres existant actuellement, et 5 fois le nombre imposé par le Plan Local d’Urbanisme[3].

D’autre part, par la diversité des espèces que comporte le projet. En effet, le projet prévoit la mise en place de tables arbustives, d’arbres à fleurs en mélange de hauteurs, allant jusqu’à 6 mètres, d’arbres à grand développement, en mélange de hauteurs également, allant jusqu’à 10 mètres[4], d’arbres fruitiers, de pins, de hauteur variable.

Ces arbres et arbustes viennent d’ajouter à une importante palette végétale composée également de vivaces, de graminées, de bouquetiers ainsi que de plantes potagères, offrant dans les différentes terrasses autant de milieux favorables au développement de la biodiversité en ville. Deuxièmement, afin de concilier biodiversité et gestion des eaux pluviales, le projet propose la création d’un grand nombre de terrasses végétalisées : en particulier, 75% des terrasses non accessibles seront végétalisées[5], et d’autre part 47% des terrasses accessibles seront végétalisées, avec pour chacun de ces deux types de terrasses, une hauteur de terre de plus de 40 centimètres.

Sur la réalisation de commerces en continuité avec le circuit marchand du centre ville, et la non-concurrence avec Côté Seine et les commerces existants :

Le projet s’intègre à double titre avec son environnement.

D’une part, une continuité physique : le projet va permettre de requalifier l’entrée de ville d’Argenteuil et de créer le parcours manquant entre le marché et l’avenue Gabriel Péri, le réaménagement du carrefour Héloïse-Péri, qui permettra une traversée aisée et sécurisée des piétons[6], et ainsi de créer un circuit marchand de cœur de ville complet comprenant les rues marchandes, Péri, Paul-Vaillant-Couturier, le centre commercial côté Seine, le projet et le marché Héloïse.

Carte_etat_major.jpg

La proximité spatiale du projet permet également d’intégrer des équipements municipaux majeurs au sein de ce circuit[7] : la Maison des Jeunes et de la Culture, la Maison de Quartier, le Conservatoire, etc. etc.

D’autre part une complémentarité d’offre.

Le postulat de départ est simple : l’offre existant aujourd’hui dans le centre ville d’Argenteuil ne permet (pas) de retenir une évasion commerciale colossale, 250 M€ aujourd’hui soit près de la moitié des dépenses des habitants d’Argenteuil, alors même que la ville est l’une des plus peuplées d’Ile-de-France.

La programmation a été élaborée en prenant en compte les niveaux d’évasion sur chacun des secteurs d’activité, et propose une mixité de commerces[8].

De la mode bien sûr, mais seulement sur un tiers de la surface, et avec objectif d’attirer des enseignes complémentaires de l’offre de Côté Seine, et de mettre en place les conditions nécessaires pour faire revenir celles qui nous ont quitté ou qui ont quitté le cœur de ville ces dernières années.

De l’alimentaire, sur un format adapté au centre ville. L’arrivée d’une enseigne généraliste permettra de proposer aux consommateurs une nouvelle offre plus en adéquation, en termes de prix, avec le pouvoir d’achat des habitants d’Argenteuil, par rapport aux enseignes Géant Casino et Monoprix, aux indices de prix élevés aujourd’hui[9].

Une large part de la surface sera dédiée aux autres secteurs d’activité, aujourd’hui absents au cœur de ville : le sport, les loisirs, la décoration[10], un cinéma mais on en a déjà parlé, de nouveaux concepts de restauration.

Sur les places de stationnement :

Le projet compte 594 places de stationnement voiture[11], et 184 places de stationnement 2-roues, ouvertes au public, dédiées aux futurs visiteurs et clients du site.

Fiminco_croquis2.jpg

Les logements comportent un parking distinct, en superstructure[12].

Le parking fonctionnera comme un parking public, et offrira une période de gratuité limitée pour les visiteurs, afin de limiter les phénomènes de véhicules-ventouse.

Lors des manifestations de grande envergure, accueillant un public important, une offre de stationnement complémentaire sera possible grâce au parking public situé à moins de 300 mètres sous le centre commercial Côté Seine, et aujourd’hui sous-utilisé[13].

J’en profite également pour proposer au groupe de travail formé avec l’opposition de se réunir à nouveau. Il ne s’est plus réuni depuis la dernière fois[14], par manque de grain à moudre. Mais suite aux différentes avancées récentes du projet, je crois important de fixer une nouvelle date de réunion, que mon cabinet proposera à M. Doucet dans les jours qui viennent.

Nous aborderons à cette occasion le sujet de la réunion publique,…

qui a dû être repoussée[15] suite aux différentes CDAC successives, où notre projet a été très largement approuvé à chaque fois."

Pericat_Gazette_13sep2017.png


Que les Argenteuillais·es ne soient pas beaucoup aidés par les instances départementales et nationales, nous le savions déjà. C'est aussi ce qu'il va falloir changer.

Notes

[1] Infiltrer les eaux, quelle grandiose ambition stratégique ! Et donc, les arbres seront abattus. Certains ont plus de 150 ans…

[2] La notion n'est pas définie légalement à ma connaissance, mais apparemment, cela veut dire un arbre montant à plus de 30 mètres. Attendez la suite !

[3] À se demander pourquoi la Ville a préparé une première version du PLU limitant l'obligation à 22 ou 23 arbres sur le site.

[4] Qu'est-ce qu'un "arbre à grand développement" ? Par définition, une espèce d'arbre dont la hauteur atteint au moins 15 mètres à l'âge adulte ! Mais aussi… bien souvent un arbre en pot ou sur dalle. Tout cela n'assure aucun arbre de pleine terre !

[5] Non accessibles… et sans doute non visibles, indiquait le commissaire-enquêteur : "il parait préjudiciable à la qualité de vie des Argenteuillais d’abaisser à ce point les règles sur les espaces verts. S’il est louable, d’un point de vue « écologique » de végétaliser les toits terrasses, celles-ci ne sont ni accessibles au public ni visibles." (p. 33 de son rapport)

[6] Franchement : on construirait à 45 mètres de haut pour pouvoir repeindre les passages piétons ?!

[7] Si quelqu'un peut m'expliquer la signification pratique de cette phrase ? S'il n'y a pas de continuité marchande entre le centre ville et la Seine, c'est justement parce que l'ancien bord de Seine (boulevard Héloïse) était fait de grands logements d'une part, d'équipements publics d'autre part !

[8] Donc, bien sûr, les commerces seront ceux qui provoquent 100% d'évasion parce qu'ils sont absents d'Argenteuil, ceux annoncés en 2016 : un grand magasin de bricolage, une jardinerie, une très grande librairie type Fnac. Oui ? Lisez la suite.

[9] Nos lecteurs ou lectrices qui prévoyaient un centre commercial plus haut de gamme que Côté Seine qui leur semblait infréquentable, en seront pour leurs frais. Ce sera l'inverse.

[10] Ah ben non. Pas de multimédia annoncé, ni de bricolage, ni de jardinerie. Ils semblaient pourtant encore au programme, sur une petite surface, le mois dernier.

[11] Le projet de multiplexe seul sur le terrain Pathé (actuel Parc des Berges), plus proche du parking Côté Seine, prévoyait pourtant plus de places de parking : 750 !

[12] Que signifie cette précision ? Que le parking du centre commercial serait en souterrain ? Alors que le PLU l'interdit et que, comme dit M. Savry, "quand on creuse on trouve la Seine" ?

[13] Si je traduis : "pour les manifestations associatives, le parking gratuit à côté, vous pouvez l'oublier", j'ai bon ?

[14] J'invite nos lecteurs à bien peser les immenses implications de ce début de phrase.

[15] Oh là là ! M. Péricat avait bien été mal informé ! Comme c'est malheureux.

vendredi 8 janvier 2016

Des voeux pour l'année et le siècle, avec Roger Ouvrard

par Frédéric Lefebvre-Naré

Colette et Roger Ouvrard ont célébré le 31 octobre dernier, en l'Hôtel de Ville d'Argenteuil dont Roger fut Maire de 1995 à 2001, leurs noces d'or.

Ouvrard_Noces_Or.jpg

Roger Ouvrard, plus qu'un simple remerciement, a harangué les invités pour les appeler à l'engagement citoyen face aux défis du XXIème siècle !

Il a bien voulu m'autoriser à reproduire le texte de ce message. C'est plus tard qu'il me l'a transmis, car une rechute l'avait conduit à l'hôpital entre temps…

Permettez-moi donc de lui adresser en premier mes voeux, et ceux d'EpA, pour cette nouvelle année.

Et de reprendre, comme voeux pour nous tous, Argenteuillaises et Argenteuillais, ces quelques passages de son message. Les habitué(e)s reconnaîtront sa mise en forme. Habitué(e)s comme non-habitué(e)s partageront, j'espère, mon désir de répondre à cet appel par un engagement renouvelé au service de notre société.

… Depuis deux jours, nous vivons sur un nuage : nous sommes comblés de messages, de fleurs et de cadeaux. Nous vivons une sorte de re-naissance. …

Si vous me le permettez, la cérémonie protocolaire étant achevée, j’aimerais délivrer un message à nos concitoyens présents.

En premier lieu, je tiens à vous rassurer, il ne s’agit nullement d’un message d’adieu ou d’un testament mais au contraire d’un message d’espoir !… Il y a quelques mois, cette cérémonie s’avérait improbable. …

Je tenais … à adresser à tous les citoyens d’Argenteuil, à mes compagnons de route, aux élus, aux employés territoriaux et partenaires ainsi qu’à toute ma famille, mes chaleureux remerciements et à leur exprimer ma profonde gratitude, à la fois pour les responsabilités et missions qu’ils m’ont confiées, et pour la confiance qu’ils m’ont accordée ou renouvelée pendant quarante-deux ans de mandat et plus d’un demi-siècle en qualité d’acteur de la vie culturelle, sociale et politique d’Argenteuil.

Grâce à vous, j’ai bénéficié d’une vie exceptionnellement dense, intense et pour tout dire féconde et riche tant au plan social, culturel, philosophique, spirituelle que politique. …

Tous (les) acteurs (aux côtés de qui j’ai œuvré) ne partageaient pas forcément … mes convictions politiques …, mais tous étaient animés d’un ardent désir d’être utiles et de contribuer à l’intérêt général. … Nous observions une sorte de respect mutuel indispensable en société et en démocratie. Cela ne nuisait nullement au débat d’idées et à l’affrontement des projets. …

Ainsi me suis-je efforcé de ‘cultiver l’intelligence du cœur pour mieux servir la dignité humaine’. Je vous suis donc grandement redevable. …

Comme le soulignaient … Martin Luther King et Nelson Mandela :'' ‘Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons tous mourir ensemble comme des idiots’''. …

En ma qualité d’élu notamment, j’ai toujours considéré que ‘ce n’est pas la fonction qui fait l’homme mais bien la manière dont il l’exerce’. Pour moi, l’art de la politique c’est de rendre possible ce qui est nécessaire.

C’est la raison pour laquelle je n’ai (…) cessé de (…) promouvoir la démocratie authentique, c’est-à-dire celle qui prône et repose sur l’intervention citoyenne. Il importe en effet de promouvoir et de développer la démocratie afin d’élever la conscience et d’en provoquer l’insurrection. (…)

J’en viens enfin à la question qui m’a été posée à de multiples reprises : ‘Au vu des revers de l’histoire, ne regrettes-tu pas tes choix, engagements et combats ?’

Au regard de l’actualité, je réponds NON sans ambiguïté.

… Dans le contexte… de deux guerres mondiales dévastatrices…, de la décolonisation, de l’émancipation des peuples, mais aussi … de la guerre froide et de la probabilité d’une 3ème guerre mondiale, et … de très importantes conquêtes sociales remises en cause aujourd’hui, au nom de la mondialisation… J’ai à l’époque fait signer l’appel de Stockholm contre … l’arme atomique, et j’ai refusé de partir … faire la guerre en Algérie qui réclamait son indépendance, je n’appartenais alors à aucune formation politique. J’ai agi selon ma conscience.

… Aujourd’hui, le capitalisme apparaît triomphant alors qu’il porte en lui les germes même de son affaiblissement et de son déclin. Il n’est pas en effet la fin de l’histoire et la clé de voûte de la civilisation, comme le soulignait fort opportunément Jean Jaurès : ‘Le capitalisme… devient un obstacle à mesure que s’organisent les éléments d’une société nouvelle.’

À l’époque un autre monde était concevable, comme il s’avère indispensable aujourd’hui. …

Nous sommes entrés dans une ère totalement nouvelle, mais l’émancipation humaine et celle des peuples reste posée. Un monde se meurt, un autre est en gestation, en voie de naître.

Les enfants,… à peine descendus du berceau,… pianotent sur le clavier de l’ordinateur et sur internet, et se familiarisent avec le téléphone portable de leurs parents. Le numérique tend… à se substituer à certains processus de production.

Vers quelle société allons-nous ?

Certains « experts » et « visionnaires » leur promettent pour demain un monde où règnera « l’intelligence artificielle » et dans lequel les « algorithmes » règleront leur vie ! Une sorte de robotisation de la société. Ils évoquent même « un transhumanisme » !

La question qui se pose consiste bien sûr à l’utilisation de ces moyens techniques et technologiques mais surtout à leur maîtrise.

Les citoyens devront être très vigilants pour rester acteurs de leur destin. …

Comment faire en sorte que les forces progressistes et humanistes l’emportent sur les conservatismes qui conduiront immanquablement, s’ils triomphaient, à un recul de civilisation ? Et peut-être… à la dévastation de la planète !

Au seuil de ce siècle…, des défis incommensurables guettent la planète et l’ensemble des terriens. …

Je suis persuadé que les générations futures sauront, grâce à l’intelligence collective, relever ces immenses défis. Je souhaite surtout qu’elles … aient à cœur de faire se lever l’aube d’un monde nouveau dans lequel les hommes sauront enfin vivre en pleine harmonie. …

Je plaide pour une nouvelle société civile planétaire, … une autre gouvernance impliquant tous les peuples et états sur un pied d’égalité. …

Cette gouvernance devra reposer sur la coopération (et non la concurrence) et le partage des ressources.

Elle supposera un développement durable, c’est-à-dire respectueux de la biodiversité. …

Je reste un incorrigible utopiste. Mais l’utopie n’est-elle pas l’étoile qui nous indique le chemin ?

Je conclus enfin sur cette pensée de Guillaume Apollinaire : ‘En lui la raison ardente brûle au cœur de la froide raison, et elle nous rappelle que le monde peut être changé, peut devenir ce qu’il doit être, tel que nous l’imaginons, tel que nous le rêvons.’

Mille fois merci !

(Signé) :

L’incorruptible et incorrigible utopiste

Maire honoraire d’Argenteuil
Ancien conseiller général du Val d’Oise
Légion d’honneur …

mercredi 8 juillet 2015

Aménagement des buttes d'Orgemont : liveblogging

par Frédéric Lefebvre-Naré

Ce soir, réunion commune des deux comités de quartier d'Orgemont, en présence du Maire adjoint à l'Urbanisme, de l'association EVA…

Sujet : l'aménagement de la Butte d'Orgemont — oui, celle du Moulin aux ailes lumineuses !

L'Agence des Espaces Verts, représentée ce soir par 5 agents, a été créée en 1976 par la Région Ile-de-France, avec pour mission : « protéger les espaces verts contre l’urbanisation ».

Selon sa présentation :

Nous avons 30000 hectares en "PRIF", périmètre régional d’intervention foncière ; ils sont collaboratifs avec les collectivités : nous n’avons pas de droit de préemption. La RIF a acheté 14000 ha : 8000 ha de forêts, 1000 ha de réserves naturelles régionales (5, en périphérie de la ceinture verte — 10 à 30 km de Paris). Autres missions : éducation à l’environnement, maintien de l’agriculture, biodiversité.

L'AEV a 55 périmètres régionaux, dont les Buttes du Parisis, qui couvrent 621 hectares "soit 621 terrains de foot". 180 de ces ha sont à Argenteuil, l'AEV en a acquis 70. Son objectif: une liaison de la Seine à la Seine, de la Frette à la gare d'Argenteuil.

Trois parties : la butte d'Orgemont, les Châtaigniers, et la plaine d'Argenteuil.

Les deux buttes sont importantes pour l'Agence comme belvédères sur Paris.

Le sous-sol gypseux, creusé de nombreuses carrières, dont la plus importante sera en activité jusqu'en 2030 (Placo Cormeilles). La "carrière Soverini" était sur Orgemont, l'aménagement final est espéré pour 2018-2019.

Sur les Châtaigniers, il y avait eu des remblais classiques mais aussi des ordures ménagères. Un gros chantier, 150000 m3 bougés, a permis de sécuriser la pente actuelle.

Valentine Arréguy, de l'AEV, présente le projet sur Orgemont :

Les deux buttes sont très différentes, le but du jeu n'est pas de copier-coller. La butte d'Orgemont demandera moins de mouvements de terre et pourra donc être mieux conservée dans ses paysages actuels.

Le projet concerne le plateau et le versant Sud ; non pas le versant Nord, boisé, ni le versant Ouest (carrière Soverini).

La vue est impressionnante car non seulement sur Paris, mais aussi sur la forêt de Montmorency et sur la butte Pinson à l'Est. Les terrasses successives, héritées de la carrière, donnent une échelle humaine, permettent des zones humides et plus de biodiversité.

Le crapeau calamite, cité par Marie-Françoise Neufsel (ancienne Maire adjointe) dès le début de la réunion, est la star locale. Il a besoin de mares temporaires ou de sols nus. Les autres stars, relevées sur le plateau : la linotte mélodieuse, le conocéphale gracieux et l'orvet fragile !

L'entrée essentielle est avenue de Stalingrad, face à Grand Frais, elle serait créée dès le début.

Dans un deuxième temps, l'ex-carrière Soverini deviendra un parc… horizon plutôt 2018.

Dernière tranche, le plateau qui relie ces deux pentes en contournant le moulin.

L'espace n'est pas très accueillant aujourd'hui : il lui faut des escaliers, des bancs, des pentes travaillées pour être confortables à la marche. Et il faudra sécuriser le site pour éviter que des usages qu'on n'attend pas forcément, ne s'installent — intrusions, caravanes etc. — ; la sécurité au quotidien relève de la police.

C'est aussi une entrée de ville pour Argenteuil, venant de l'autoroute.

Les travaux seront une période de dégradation ! Nivellement, plantations… Des mouvements de terre combleront des gros trous et permettront aux engins de gravir la pente pour circuler.

Le coteau sera planté de 350 cerisiers à fleurs : décoratifs, "très graphiques" même en-dehors de la période de floraison. Ils doivent faire un appel, de loin…

Un replat en micro-terrasses plus bas sera conservé, les micro-zones humides "on n'y touche pas".

Sur le côté (près de l'A15) on va réintervenir pour faciliter la circulation, et replanter certains talus.

Sur le bas du site, on plante un millier de vivaces.

On doit récupérer les eaux de pluie et les traiter : la partie basse sera la principale zone humide, elle sera fortement plantée — alors que là on a dû la défricher.

Le chemin principal monte en lacets (dans la partie basse, il suit le tracé actuel).

Une tranchée drainante évitera que l'eau ne dévale la pente. Elle donne dans des fossés aériens qu'on appelle des noues, qui suivront le chemin.

Projet_Butte_Orgemont.jpg

Pas de jeux d'enfants sur le site : nous (AEV) on n'est pas équipés pour accueillir des jeux d'enfants. Quand on parle d'équipements, ce sont des bancs, et un grand escalier… celui des Châtaigniers, 365 marches, a des gros défauts, qu'on découvre avec le temps. Ceux d'Orgemont seront, on l'espère, beaucoup opus confortables ! Celui des Châtaigniers n'était pas conçu pour être véritablement fréquenté, c'était plutôt un geste spectaculaire. Mais on aime le grimper, c'est spectaculaire … et les sportifs le montent et descendent 5 fois de suite. (excellent entraînement pour…)

Là on aura un escalier en bois mais la contremarche ne sera pas en pouzzolane.

Il y sur des ponceaux sur les noues.

Et sur l'entrée principale, une douve de 1m20 de profondeur, planté, où on aura glissé une clôture. Il n'y aura donc pas de grosse clôture élevée en travers de la vue. Un sas d'entrée en béton architectonique sera conçu pour éviter le passage des quads. Mais il n'y a pas de dispositif qui empêcherait une moto de rentrée : sinon, ça bloquerait aussi les poussettes.

L'accès bas de la rue du Clos des Moines sera un peu réaménagé, il y aura toujours un escalier en raison du talus.

La clôture le long de la rue du Clos des Moines restera pour l'instant, mais on (AEV) trouve bizarre une clôture qui ne clôture pas tout.

La butte des Châtaigniers est victime du succès de son réaménagement… on a demandé à une entreprise de venir piqueter les déchets (les épars, il y a un terme technique !) 2 fois par semaine sur les zones fréquentées. On fera de même sur Orgemont. Et on devra équiper de poubelles, c'est la demande des riverains.

Les espaces sont surveillés par des écogardes en VTT et par la brigade urbaine 3 fois par semaine. Mais on n'a pas de pouvoir de verbalisation.

Il y a un passage par an pour les élagages de sécurité.

La butte des Châtaigners est très jeune… là où on imagine des bois, ce n'est peut-être pas nous qui les verrons !

Sur la butte d'Orgemont il y a (déjà) environ 12 passages de fauchage (tonte) par an qui dessinent des "chemins verts" très appréciés. Le reste est fauché une fois par an. Les bords de chemin sont tondus. Le plateau sera en prairie haute, avec une fauche par an.

Calendrier :

  • préparation technique à partir d'août, et relevés sur le terrain. Les 10 hectares du versant Sud seront complètement fermés, le Nord du plateau et la partie boisée (20 hectares) resteront ouverts au public.
  • Les gros travaux de terrassement, pas très agréables à vivre, à l'automne 2015 — beaucoup moins lourds que sur les Châtaigniers.
  • Apport de terre végétale, indispensable car le sol est pauvre, au premier semestre 2016.
  • Cheminements et ouvrages au 2ème semestre 2016.
  • Puis 3 années d'entretien.

On réouvre le versant Sud en 2017 et commence les travaux de la partie Nord avec un parking… la carrière sera réouverte aussi.

L'ensemble sera réouvert en 2019.


Discussion avec la salle.

Gilles Savry, Adjoint à l'Urbanisme, qui avait organisé et introduit la réunion : Vous comprenez que quand j'ai vu ce planning il y a peu de jours, il y avait urgence à vous réunir… je découvre ce projet presque en même temps que vous !

Alain Hérin, président d'EVA : j'ai quelques questions. L'armée est là en juillet sur le plateau. Que se passera-t-il ? Les entrées rue de Gode seront-elles conservées ? Et par où passera le chantier ? La police municipale et nationale, on ne les voit pas du tout sur les buttes.

Réponses : l'armée est là 3 semaines, pour le 14 juillet. On va se coordonner. (Marie-Françoise Neufsel m'indique que l'armée arrive… sans prévenir !). L'armée, comme les engins de chantier, passeront par le Chemin de Sable (par l'Ouest), passant par la rue de Gode : environ 30000 m3 de terre (à comparer, indique Alain Hérin, à 1,6 million de m3 de remblais dans la carrière Soverini, "jusqu'à 120 camions par jour").

Carriere_Soverini_12avril2015.jpg

Remblaiement de l'ex-carrière Soverini, photo du 12 avril 2015

Le parking restera ouvert au public.

Elena Téran, du comité de quartier Orgemont Ouest, demande s'il y aura un parking côté Stalingrad : il n'y en aura pas (enfin… celui de Grand Frais, mais fermé le dimanche). Le parking reste au Moulin. Combien de visiteurs sont prévus ? L'AEV n'a pas de chiffre : plus qu'aujourd'hui, pense-t-elle !

Mme Thérèse Pérol (DG adjointe de la Ville) rappelle l'aménagement d'une piste cyclable sur l'avenue de Stalingrad.

Mme Téran : il y aura une liaison vélo ?

AEV : nos chemins sont accessibles aux vélos. L'objectif n'est pas de créer une piste de vitesse !

Participant : la résidence Bamont (?) a un morceau de terrain derrière la station-service, qu'AB-Habitat était prêt à céder pour cet aménagement de la butte.

Gilles Savry n'a pas connaissance de cette intention.

Présidente de l'Association de Protection et de Sauvegarde de la Butte d'Orgemont : il nous avait été dit qu'un parking serait aménagé… Nous, les habitants, on a déjà des difficultés de circulation rue du Clos des Moines. L'aménagement vélo en reste aujourd'hui à un tout petit bout de piste cyclable !

AEV : sur la butte de Châtaigniers, ceux qui y viennent souvent sont souvent des locaux, il reste des places de stationnement libres autour.

Présidente APSBO : sur le parking du Moulin, il y a des camions qui font des trafics…

Participante : une question de naturaliste : vous n'avez pas tenu compte de la géologie du lieu. C'était une ZNIEFF avec des biotopes tout à fait intéressants. On le défend depuis 20 ans. Le plateau c'est de la meulière, au Sud vous avez des marnes supra-gypseuses avec des sources hautes comme à Montigny… Vous en parlez comme d'un "parc", pour moi, c'est d'abord un espace naturel ! La butte des Châtaigniers c'est une catastrophe, les VTT descendent l'escalier… il y a des parapentes… la biodiversité, je la cherche, et je m'y connais, c'est mon métier. Sur vos panneaux indicatifs parlez de la géologie, du passé des buttes ! Quels arbres de haute tige allez-vous planter ?

AEV : un mélange d'érables, de chênes (mais ils ont des difficultés à s'implanter),… à la butte des Châtaigners on a remis des châtaigniers !

Marie-Françoise Neufsel : quand j'étais représentante de la Municipalité dans les années 90, au lieu de remblayer Sovérini, j'aurais préféré un musée à ciel ouvert… à l'Agence, on m'a dit "vous comprenez…" Et déjà les personnes ne comprenaient pas l'absence de poubelles. Il faut concilier environnement et urbain !

AEV : explique la structure la butte témoin : une épaisse couche d'argile protège de l'eau le gypse au-dessous. Au-dessus, des sables de Fontainebleau, acides. Le plateau est humide. Les carrières de gypse permettent l'infiltration de l'eau, donc du désordre dans le sous-sol.

La représentante de l'AEV indique que le Directeur Général de l'Agence s'est opposé au remblaiement de la carrière. Il y avait 15 mètres de trou, et des habitations ! Mais le Préfet a décidé qu'il fallait remblayer, et les travaux ont commencé en 2002. Le gypse a disparu, il été noyé dans les remblais. Les sources, jadis canalisées par les carriers, ont disparu, ne jaillissent plus : nous ne gérons que de l'eau de surface.

Le Comité de sauvegarde régional "CSRPN" a classé la partie de la carrière au-dessus de Carrefour Sannois, comme témoin de la "couche du Sannoisien", mais c'est une falaise inaccessible, que Carrefour a consolidée récemment. Mais elle est trop fragile, des jeunes allaient tagger, nous avons dû fermer le site.

"Olivier" de l'AEV répond sur le choix des essences : la géologie s'exprime déjà par la végétation. L'étude de 2012 a identifié des espèces de criquets inféodées aux prairies humides…

Question : y aura-t-il une entrée au carrefour de la rue Ernest Renan / rue d'Orgemont ? Et rue de la République ?

AEV : oui dans les eux cas, mais la première dépend d'une parcelle qu'on espère acquérir.

Question : notre association est à l'origine de la mise en place de la clôture, avec Poliet et Chausson. Une autre nuisance, ce sont les chiens… il est courant de voir des gens sortir à minuit de la butte d'Orgemont avec leurs chiens.

Je demande le statut du terrain boisé immédiatement avant l'entrée avenue de Stalingrad : Gilles Savry indique que c'est un terrain privé. Nous (l'équipe municipale de 2001-2008) l'avons classé en zone d'activités économiques… il y a pas mal de pression pour construire. L'AEV n'a pas les moyens de le racheter ; ou il faudrait qu'on le classe en zone naturelle (zone N), ce que les propriétaires actuels pourraient attaquer, comme ils avaient attaqué le PLU (en 2007 ?). La partie de la clôture qui appartient aux propriétaires est défoncée.

Participant : les gens de la DIRE m'ont indiqué que la sortie Sannois de l'A15, qui arrive sur Jolival et la rue de Gode, serait bientôt fermée, car trop peu fréquentée.

Marie-Françoise Neufsel : j'avais pu créer l'éducation à l'environnement à Argenteuil ; j'avais proposé que (pour cela) les maisons Soverini, en parfait état et accessibles pour les cars, rue de la République, soient rachetées, et la Région a acquis ce bâtiment… puis l'a revendu. J'ai trouvé ça dommage. Sannois avait aussi son projet, et rien n'a été retenu.

Gilles Savry : cette propriété appartient maintenant à la Ville, mais l'expropriation a été attaquée, la Ville a perdu, et les gens (concernés) vont reprendre possession de ce bien.

Mme Pérol : c'est une très belle bâtisse mais aujourd'hui personne ne peut financer des équipements dans des bâtiments comme ça.

AEV : nous organisons des animations nature, je vous ai apporté des calendriers.

Participante : on n'a pas eu de présentation sur l'aménagement de la butte Soverini ; elle se dégrade, surtout la clôture. Nous avons demandé à l'AEV de qui cela relevait. Les acacias poussent de manière complètement sauvage. Le grillage est défoncé. On parle d'aménagement, mais c'est un état d'abandon.

AEV : l'exploitation a dû s'arrêter deux années et a repris en 2014. Ce sont des travaux de pré-finalisation. Avec les services de la Ville, on est en train d'organiser une réunion de la CLIS pour cette automne (clameurs dans la salle, cette CLIS était très attendue).

Mme Pérol : organiser la CLIS est de la responsabilité de l'État. Dont les moyens sont de plus en plus restreints.

AEV : les responsables de l'entretien du site, c'est la société qui l'exploite (ASS Orgemont). Je vous propose de revenir sur cette question dans une autre réunion.

Alain Hérin : la société de M. Trivella a le devoir de maintenir son chantier fermé.

AEV : un éventuel retard sur le permis d'aménager ferait sans doute perdre un an, compte tenu des saisons propices aux travaux.

Mme Téran s'étonne que, en tant qu'habitants, on n'ait pas été informés plus tôt. Je devine qui va venir, les difficultés de parking qu'il va y avoir… Je ne suis pas d'accord que ce proiet soit signé aussi vite.

Claudine Elisseev : les associations suivent le site et les projets depuis 40 ans.

Mme Téran : et pour les handicapés ?

AEV : le plateau sera accessible, mais sur le coteau la pente fait près de 10%, on ne peut pas faire autrement.

Une participante suggère que les transparents et photos présentées ce soir, le soient sous forme de panneaux dans le hall de la Mairie.

Excellente idée !