par Frédéric Lefebvre-Naré

Je reçois cette lettre cette lettre… adressée le 8 juillet par la CGT (agents territoriaux d'Argenteuil) aux conseillers municipaux, après le Conseil Municipal du 7 juillet qui avait validé la nouvelle durée et la nouvelle organisation du temps de travail — malgré le vote négatif de l'opposition.

Et cette lettre tombe bien, car mon billet sur le sujet ne détaillait pas la discussion sur l'amendement que j'avais présenté au nom du groupe.

Cet amendement invitait notamment "Monsieur le Maire et (…) les représentants du personnel à reprendre les négociations sur les rythmes de travail et les modalités d’application de la durée annuelle du travail, à prendre l’avis du Comité Technique et du CHSCT…".

Comme son nom l'indique, le CHSCT, "comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail", est notamment chargé d'étudier les… conditions de travail : le changement des horaires, leur réorganisation, impacte évidemment les conditions de travail. Par exemple, l'annualisation du temps de travail pour les personnels périscolaires peut conduire à des semaines extrêmement chargées en période scolaire : seront-elles tenables avec le niveau de forme que demande le travail auprès de groupes de jeunes enfants ? La question méritait au moins d'être discutée. Le CHSCT est là pour ça.

Las ! L'Adjoint au Maire, Benoît Clavel, m'a tout simplement répondu que le CHSCT n'avait pas compétence pour en discuter. C'était pour le moins osé.

La CGT répond… que la consultation est obligatoire et que le vote du Conseil est donc sans valeur légale.

Pourquoi la Municipalité a-t-elle refusé la perche que nous lui tendions pour retrouver le chemin de la concertation et trouver un accord avec les représentants du personnel ?