Tribune envoyée début février pour le magazine de la Ville. Frédéric Lefebvre-Naré

Mardi 5 février, le comité Jean Vilar s’est rendu au Tribunal Administratif.

La Municipalité veut bétonner le site de la salle Jean Vilar et de son square, et a spécialement modifié pour cela le PLU.

Sur les remblais de l’ancien bras de Seine, elle veut construire 156 logements jusqu’à 30 mètres de haut. Sur l’emplacement de Jean Vilar, un centre commercial, similaire à Côté Seine… à 400 mètres. En entrée de ville, un multiplexe, tour aveugle à près de 45 mètres de haut. À la place de la salle des fêtes municipale, une salle privée dont la Ville ne serait que locataire une partie de l’année.

Pourtant, les Argenteuillais demandent, depuis longtemps, à retrouver en berges de Seine un espace plus naturel, les « magnifiques promenades » dont Argenteuil pouvait se vanter, et que Claude Monet avait immortalisées. Plus de 7500 personnes ont signé la pétition du comité Jean Vilar demandant un nouveau projet : rénover la salle Jean Vilar dans un cadre public, sans privatisation du site.

En novembre 2017, le Préfet de région demandait pourquoi « implanter le projet sur un site inondable,… alors que 97,6% de la superficie communale n’est pas inondable », et qui plus est, « dans un secteur … où le trafic routier est déjà fortement congestionné ».

Le maire a laissé sans réponses, depuis neuf mois, la demande de rendez-vous du comité Jean Vilar et la proposition de l’association A.R.B.R.E.S.

Espérons que le Tribunal Administratif donne un coup d’arrêt au projet, et permette d’envisager d’autres avenirs.

Nous devons les dessiner en réunissant les souhaits et les idées des Argenteuillais·es.

C’était le but de la réunion publique organisée par le comité Jean Vilar le 19 février.

Les échanges continuent, sur Facebook ou Twitter… et de vive voix !