par Frédéric Lefebvre-Naré

Une centaine de citoyen·ne·s se sont officiellement exprimé·e·s lors de l'enquête publique sur le Plan Local d'Urbanisme modifié pour permettre le méga-bétonnage Fiminco. Ils ont formulé 2 avis favorables, 87 avis défavorables, 3 autres contributions. Le rapport du commissaire-enquêteur comprend en annexe, de larges éléments de ces contributions.

En voici quelques extraits, pour encourager à lire l'ensemble !

Chaque citoyen·ne peut demander au Président du Territoire Boucle Nord de Seine (1 bis, rue de la Paix, 92230 Gennevilliers) qu'il revienne sur cette modification du PLU, votée le 22 juin.


M. De CECCHI : "Hauteur trop élevée (45 m) au regard des constructions environnantes."

Mme MACHELARD : "Ce projet va tuer les autres commerces existants ainsi que les salles et cinémas d’Argenteuil."

EELV Argenteuil demande "la création d’une place publique piétonne reliant le Bd Héloïse à la Seine, à l’air libre et au niveau du sol, accessible 24h/24 et autour de laquelle s’ouvriront les différents équipements (nouvelle salle Jean VILAR, cinémas, restaurants)."

M. MORIN : "Pourquoi avoir vendu ce terrain à un promoteur privé avant même de faire cette modification de PLU ?"

Mmes LAGAIN et PESSON, membres du Comité (de Quartier) « Orgemont le Moulin » (supprimé depuis) "s’interrogent sur l’opportunité de construire sur des terrains inondables et instables."

Mme BADIGNON "pense que la hauteur est trop élevée en entrée de ville, et que cela empêchera l’aménagement d’un corridor vert entre le centre-ville et la Seine."

Mme CAYZAC "Les salles seront louées bien plus chères qu’aujourd’hui aux associations et à la mairie.
Les commerces du centre-ville vont péricliter. Quel avenir pour les autres salles et cinémas existants ?
Les aménagements routiers nécessaires à ce nouveau flux de voitures ont-ils été prévus ? Qu’adviendra-t-il de la circulation qui est d’ordinaire coupée les jours de marché ?"

Mme LAFOSSE : "Est-ce vraiment à un promoteur privé de s’occuper de la culture « publique » ? les tarifs de location de salles resteront ils raisonnables ?"

Mme CALLIGE : "Pourquoi détruire l’existant au lieu de rénover ?"

Mme SCHWARTZ "s’oppose à la destruction de la salle Jean Vilar qui accueille tous les week-ends des évènements associatifs."

Mme BOUMEDIENNE : "Cela empêchera l’aménagement d’un corridor vert entre le centre-ville et la Seine, berceau de l’impressionnisme."

M. SCHNEERSON : "Pourquoi construire sur un terrain inondable alors que le projet « Pathé » n’a pu aboutir il y a 15 ans à cause de cette même problématique ?"

M. TARRAL : "Les argenteuillais paient encore la facture… du Figuier Blanc… récent de moins de 10 ans. … Faudrait-il se résoudre à un tel gaspillage d’argent public ?
Que devient donc le projet des berges de Seine avec cette masse bétonnée qui serait une véritable barrière bétonnée de plus de 40 mètres de haut en lieu et place d’essences d’arbres, certains très anciens qui seraient inexorablement abattus."

M. BERETZ : "Pourquoi les citoyens et les associations d'Argenteuil n'ont-ils pas été associés à ce projet, alors que cela avait été promis par le maire ?"

M. SAINT-PIERRE, riverain : "Le centre commercial dit « Pôle culturel » ne répond qu’à des intérêts commerciaux qui n’ont rien à voir avec la politique culturelle que devrait avoir une ville comme Argenteuil, quel sera l'avenir du centre commercial "(Côté) Seine" et des petits commerces locaux ?"

Mme CARRASCO : "Avec ce projet, et comme toutes les rues sont payantes, où irions-nous nous garer ?"

Mme CONAN : "Citoyenne d'Argenteuil depuis plus de trente ans, je suis scandalisée par le projet de requalification de l'espace l'île Héloïse, espace public qui a été vendu pour une bien faible somme à une entreprise privée.
Je déplore vivement la destruction prévue de la salle Jean Vilar, lieu privilégié de nombreux événements associatifs, des fêtes des écoles au Fest Noz, concerts, salon du livre, en passant par les repas des anciens. Ce bâtiment pourrait être rénové."

M. ZALBERG : "Ce projet immobilier, imposé sans aucune consultation des Argenteuillais, concerne un espace d'une valeur inestimable pour notre ville et ses habitants. C'est un bien commun qui doit être considéré comme inaliénable et échapper à toute spéculation immobilier et toute privatisation.
(…) Quant à l'ouverture sur les berges, c'est un enrobage sorti du cerveau des communicants, car comment un immeuble de 45 mètres de haut sur 10 % de sa surface au sol et de 30 mètres de haut sur 40 % de cette même surface pourrait-il représenter une réelle transition entre la ville et son fleuve ?"

M. HERIN, association EVA : "Envisager de rendre cette zone constructible, sur un site inondable de niveau Bleu (soit 1 mètre d’eau minimum en période de crue de référence de 1910), avec des risques de remontées d’eau par infiltrations, est un manque de prise de conscience du risque de la part de nos élus."

M. STIVE : "Cette proposition me sidère venant de l'équipe municipale qui a créé le Figuier blanc. Comment croire que le mastodonte ne va pas écraser tout ce qui se trouve à proximité immédiate ?
(…) Comment la municipalité peut-elle se tirer une balle dans le pied avec sa proposition d'un deuxième centre commercial dans le centre-ville d'Argenteuil ? Côté Seine a déjà bien du mal à vivre : voyez le turn-over des enseignes, voyez les emplacements qui restent inoccupés trop longtemps... Comment imaginer que deux centres commerciaux puissent exister sur un territoire aussi restreint… ?"

Mme POLICE : "Argenteuil : berceau inestimable des impressionnistes, mais aussi la seule ville d'Île-de-France à refuser l'aménagement des Berges de Seine."

Mme INGIGLIARDI : "Riverains de la salle Jean Vilar, (nous) sommes donc confrontés quotidiennement à la masse de véhicules qui transitent par le carrefour de la tête du pont d'Argenteuil (4 voies sur les berges, 4 voies sur le pont + 12 voies supplémentaires au niveau du carrefour, le parking saturé salle Jean Vilar)
(…) Ce choix… est un appel à un engorgement énorme … - alors même que tous les projets urbains des grandes métropoles tendent à chercher la qualité de l'environnement (diminuer les accès voitures, maintenir les faibles écosystèmes existants, dépolluer les sites, favoriser les accès piétons, réduire les échelles de construction, etc.)."

M. DEROCHE[1] : "Sauvegarder dans toute la mesure du possible les arbres les plus remarquables et les plus anciens.
C'est l'entrée de la Ville : promouvoir une architecture urbaine et de grande qualité, à l'échelle urbaine (sans doute monter à 45 m est-il très excessif même pour donner un signal), des matériaux nobles, pas de stationnement en surface..."

M. O'BRIEN : " Je trouve très important de garder ces espaces culturels ouverts surtout avec la montée des intolérances."

Mme ROBERT : "De retour sur Argenteuil après des décennies dans un département proche, j'apprends avec stupeur que la salle Jean Vilar devrait être détruite et remplacée par un site entièrement voué au commerce à outrance ainsi qu'un multiplexe.
Il était question d'aménager les bords de Seine ce qui aurait été un plus pour toutes et tous les Argenteuillais-es petits et grands.
Je pense que plutôt que tout détruire il serait raisonnable de rénover la salle Jean Vilar. Elle symbolise le passé culturel et associatif de notre ville. C'est notre richesse et je pense qu'il faut reconsidérer le projet de façon sérieuse et responsable."

Mme MERINO : "Cet endroit est un des rares « poumons » de la ville, il faut garder la salle Jean Vilar, voire la classer."

M. MARIETTE : "C’est un projet inapproprié et hasardeux. Il anéantirait ce qu’il reste du paysage « des impressionnistes ».
(…) Si le projet ne perdure pas, il restera une sorte de « friche » sans intérêt."

M. POINGT [2] "estime que les droits à construire vont dans le bon sens."


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Notes

[1] Dont l'avis est comptabilisé comme neutre par le commissaire-enquêteur.

[2] Avis compté favorable par le commissaire-enquêteur