par Frédéric Lefebvre-Naré : tribune pour le magazine municipal de janvier

Nous finissons 2019 avec une société argenteuillaise restée fraternelle et solidaire. Comme l’écrit le maire dans sa lettre de décembre, les « situations difficiles des personnes sans domicile fixe interpellent les Argenteuillais, qui, dans un élan solidaire, agissent individuellement ou réagissent en sollicitant les pouvoirs publics ». Mais la lettre conclut par un « N’agissez pas seul ! », précédé d’un gros point d’exclamation sur fond rouge. Oui, agissons ensemble ! Hélas, la lettre ne dit pas comment : ce sera, espérons-le, pour 2020 !

Nous finissons 2019 avec beaucoup de platanes en moins sur l’île, des sites centraux de nos quartiers bradés aux promoteurs, des immeubles de 30 mètres annoncés au bord de la gare, un centre commercial en déshérence à Joliot-Curie, et toujours autant de logements dégradés ou indignes, malgré les intentions, les études, les projets d’avenir. Espérons que 2020 permettra de passer la marche avant, vers une ville plus verte, agréable, accueillante !

Dans toutes les communes, tous les 6 ans, vient une année d’espoir. L’année où l’on inspire très fort… avant de plonger dans un nouveau mandat, succession de problèmes et de réclamations, d’initiatives freinées et d’oukases étatiques, de tensions entre équipes et de tensions dans les équipes… La responsabilité municipale n’a rien d’un « fauteuil » confortable, c’est plutôt une « sellette », les élus passant 6 ans en position d’accusés pour tout ce qui va de travers !

La beauté de la démocratie, c’est que des centaines de citoyen·ne·s se portent volontaires pour affronter ces difficultés. Pour prendre en charge un peu du bien commun qu’est une ville.

Parmi elles et eux se trouvent les futur·e·s élu·e·s : souhaitons-leur bonne chance et six excellentes années !