Blog d'Engagés pour Argenteuil

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mercredi 20 mars 2019

Réunion publique sur la santé à Argenteuil (ce 20 mars 2019)

par Frédéric Lefebvre-Naré

Le maire rappelle que la Ville consacre 1 million d'€ chaque année à la politique de santé, alors que la santé ne fait pas partie de ses "compétences" (des missions fixées aux communes par la loi).

"Elle a créé un centre d'appels téléphonique dédié pour la prise de RV dans les centres municipaux de santé. Elle projette de créer un comité des usagers.

La Ville s'efforce de maintenir l'offre de soins, c'est pas simple. Nous parlerons ce soir de la démographie médicale, de la santé environnementale, des actions en faveur de publics fragiles, (etc.)."

La première "table ronde", qui comme d'habitude n'est pas une table et n'est pas ronde, réunit à la tribune les principaux responsables des services de santé à Argenteuil. Alain Crevau, conseiller municipal délégué, demande "au Dr Pénicaud, responsable médical des CMS, comment la Ville participe à l'accès au soins de ses administrés". Le Dr Pénicaud explique où sont les CMS, leurs heures d'ouverture et comment prendre RV, "par téléphone comme vous l'avez dit tout à l'heure ou sur internet avec Doctolib, un nouveau service qu'on a mis en place récemment". Les dossiers médicaux sont visibles par les médecins des deux centres. Il y a des consultations non programmées, environ 10% : se présenter plutôt à 8h30 ou 13h30. On fait des injections sur RV avec les infirmières, et des analyses à Irène Lézine. On prête des tensiomètres, vous trouverez aussi des dentistes, les prothèses sont faites à l'atelier de prothèses du centre de santé. En ophtalmologie, c'est la seule offre de soins secteur 1 de la ville. On a perdu 5 jours de consultation qu'on n'a pu remplacer, faute de trouver un ophtalmologiste.

140000 consultations par an, "juste un peu moins qu'à l'hôpital". Les CMS font un tiers de l'offre de soins de ville à Argenteuil. 5800 patients en dentaire. Cinq des médecins ont moins de 35 ans.

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La directrice du CCAS, Mme Anton, enchaîne en présentant les services "médico-sociaux" du CCAS. La convention "ma commune, ma santé" pour proposer une mutuelle aux Argenteuillais qui n'en auraient pas. Le "transport accompagné" de personnes en mobilité réduite, essentiellement pour aller à un rendez-vous médical. "On a trois chauffeurs accompagnateurs, il suffit d'appeler le service le matin". "Ce dispositif a un coût de 2 à 4 € en fonction des ressources ; ce n'est pas une ambulance. Nous avons décidé d'ouvrir la prestation aux (accompagnements vers des médecins dans les) villes limitrophes."

La chef des Urgences de l'Hôpital : "je ne vais pas les présenter, tous les Argenteuillais y sont passés au moins une fois, statistiquement ! Elles sont là pour prendre en charge les malades graves, dont le pronostic vital est engagé. Ce sont trois services : la régulation à Pontoise (le 15), le service hospitalier d'accueil, et deux unités mobiles blanches. Les passages augmentent de 5% par an, c'est un des plus gros services d'Ile-de-France. 60% des patients viennent sans avoir appelé le 15 ; alors que quand on appelle le 15, une fois sur deux on a une solution autre que les Urgences. Certes elles sont ouvertes à tous, mais… Les infirmières organisatrices de l'accueil trient en fonction de l'urgence, pas de l'heure d'arrivée. On a la chance d'avoir un très gros plateau technique aux Urgences."

"On a réorganisé les urgences, il y a des films sur le sujet… en distinguant les consultations de médecine générale (non urgente), de 10 à 20h, relayée à 20h par la maison médicale de garde. Et une structure pour les problèmes plus médico-sociaux."

"Il y a des projets de reconstruction, les Urgences sont trop petites pour leurs 50000 passages par an."

Monsieur Martin, directeur de l'hôpital, rappelle que celui-ci est grand. "D'abord par la qualité de sa médecine, dans la génétique de cet établissement, avec des équipes organisées autour de la bonne médecine, de la médecine moderne."

"Parfois on peut s'organiser sur le territoire avec nos voisins, c'est le principe des regroupements hospitaliers, nous nous sommes naturellement rapprochés de Simone Veil à Montmorency, de Taverny et plus récemment de Nanterre et de Roger Prévot à Moisselles, dédié à la psychiatrie ambulatoire pour les patients du Nord des Hauts-de-Seine. On essaye de créer des synergies médicales. En ORL, le parcours d'un patient… on a recréé une RCP qui n'existait pas, une réunion de concertation pluridisciplinaire, où les spécialistes d'Eaubonne viennent."

"La situation financière est bonne, ce n'est pas le cas de tous les hôpitaux d'Ile-de-France. Nous avons pu reprendre notre programme de modernisation, que va présenter Bruno Kerhuel."

Celui-ci, directeur adjoint de l'Hôpital en charge de la modernisation…, rappelle la création du bâtiment Madeleine Brès. Il va maintenant être agrandi." Il s'agit de créer, au lieu des "pavillons épars", un "hôpital monobloc". (Ah bon). "On va à l'hôpital pour des durées de plus en plus courtes et des actes de plus en plus techniques, il faut donc que les services soient de plus en plus proches… On essaye de concentrer la partie aiguë du séjour hospitalier. On va essayer d'améliorer la qualité hôtelière" alors qu' "aujourd'hui on a beaucoup de chambres doubles, qui ne correspondent plus à la demande des patients."

"On fait expertiser ce projet, qui en est à la première mouture, par le Ministère de la Santé. Au plus tôt si tout se passe bien, on arriverait à voir sortir de terre ce nouvel hôpital début 2024… avec force optimisme. Ça veut dire que pendant quelques années ce sera un peu compliqué !"

"On sait que le parking est une grosse difficulté. On en tient compte… malheureusement, ce sera dans une phase après 2024."

Enfin Mme Henry est invitée par Alain Crevau à présenter " ce que fait concrètement l'Atelier santé ville". Mme Henry répond "qu'il s'agit d'une démarche partenariale" qui "peut être sollicitée pour organiser des actions de prévention," à l'exemple du "Village du coeur", "environ 250 personnes ont participé à cette manifestation, la 2ème édition sera le 12 mai".

Mme Anton reprend la parole au sujet de l'autonomie. Le CCAS organise des ateliers "mémoire" (pas destinés aux patients avec Alzheimer), sur la "prévention des chutes", etc., animés par des prestataires spécialisés. Mme Anton rend hommage aux anciens membres du Conseil des sages, qui ont élaboré une "carte de secours", tirée à 10000 exemplaires. "À la nouvelle maison des seniors d'Orgemont, on organisera des allies de prévention sur le thème du bien vieillir."

Elle poursuit avec la livraison de "repas du midi et de collation pour le soir", "en semaine et le vendredi pour le week-end" ; et les 3 "restaurants-club", 2 dans les "foyers autonomie" et 1 à la maison de quartier d'Orgemont.

"Le CCAS gère aussi le registre nominatif" des personnes âgées, 350 personnes, qui sont appelées quotidiennement en cas de canicule. Mais "le repérage, c'est l'affaire de tous".

En guise d'entracte un "petit film" présentant les CMS.

Philippe Métézeau invite les participants à la deuxième "table ronde" consacrée aux "partenariats".

Mme van Wonterghem, directrice de la CPAM du Val d'Oise revendique une "discrimination positive en faveur des plus fragiles" : il y a des "14000 bénéficiaires de la CMU à Argenteuil." "On va s'employer à mettre au point une organisation coordonnée de la médecine libérale. Nous avons à Argenteuil des unités mobiles de dépistage bucco-dentaire qui tournent dans les écoles. Nous avons un centre d'examens de santé avenue Jean Jaurès : plus de 1000 bilans de santé l'année dernière."

"45000 Argenteuillais ont ouvert un compte Ameli, ce n'est pas pour autant qu'on sait s'en servir, on a lancé des ateliers pour apprendre à mieux accéder à notre offre digitalisée."

"Nous avons monté une équipe de 4 personnes spécialisées sur la lutte contre le renoncement aux soin, en lien avec les CCAS notamment."

Il y a 3 Centres de Dépistage et de Soins (CDDS) dans le Val d'Oise ; Mme Labdoune, infirmière dans celui d'Argenteuil (Val Nord), le présente. "Nos 4 principales missions concernent la vaccination (les lundis sur rendez-vous), la lutte contre la tuberculose, la prévention des AST, et le 'parcours santé' des bénéficiaires du RSA."

(J'ai plongé dans le sommeil à ce moment-là. Pas moyen de résister à cette séquence de lectures".)

À 22h24, la parole est passée à la salle, en l'occurrence à un "patient bariatrique expert" qui n'a pas entendu parler d'obésité dans la "ville la plus obèse de France", il me réveille en sursaut en le répétant trois fois. Philippe Métézeau répond que cette réunion n'est "sûrement pas la dernière". De la salle, le "président de la CME de l'hôpital d'Argenteuil" répond sur ce qui y est fait, chirurgie bariatrique incluse.

Marie-José Cayzac répond qu'une ville avec 28 fast-food entre gare et basilique… mais a une autre question : sur la pollution. "J'insisterais d'autant plus qu'un projet sur les bords de Seine semble se profiler."

Une infirmière scolaire indique qu'il n'y a plus de gynécologue sur Argenteuil ni Bezons vers qui aiguiller des jeunes qui ne voudraient pas demander la carte Vitale aux parents. Le Dr Pénicaud répond que les 2 CMS assurent des consultations anonymes sur demande des jeunes patientes. Voilà un aiguillage fait, bénéfice de cette soirée !

Les orthophonistes manquent également.

Un autre participant déplore l'absence de médecine du sport. Les services de médecine scolaire n'ont plus l'effectif qui leur permettrait de voir les élèves dispensés, de faire des certificats… et renvoient vers le médecin traitant.

Une personne revient sur l'action des CDDS en matière de dépistage, de "vie sexuelle", de formation à la "vie affective et sexuelle" dans les collèges et lycées.

Une personne demande pourquoi l'hôpital "ne prend pas les mutuelles". Le directeur répond sur la "complexité administrative de vérification des droits ouverts… Des opérateurs numériques font le lien… Il faudrait qu'on y réfléchisse".

Une patiente regrette que les dermatologues des CMS disent "ne plus avoir l'autorisation de faire de la petite chirurgie". Mme Pénicaud dément.

Un participant interroge sur la "barrière de la langue et de la culture" dans une ville de "diversité". La directrice de la CPAM répond que dans le Val d'Oise, "un tiers de nos assurés est né à l'étranger ; c'est pourquoi nous maintenons des accueils,…nous nous appuyons sur un réseau de partenaires… On a de la peine à toucher les personnes les plus éloignées de la prévention, d'où la nécessité de l'aller-vers… Sur le diabète, il y a des freins à l'accès à la prévention liés aux cultures…" Une responsable du CMP évoque la barrière de la langue en psychiatrie : "nous orientons vers des centres trans-culturels à Paris, mais ils sont sur-saturés, nos orientations sont rejetées".

En conclusion, Philippe Métézeau annonce pour le 18 avril, 20h30, une prochaine réunion au sujet (si j'ai bien noté) du diagnostic des difficultés de santé à Argenteuil (plutôt de l'offre de soins : Cf. commentaire de Philippe Métézeau ci-dessous).

vendredi 8 mars 2019

"Grand débat" aux Coteaux ce 7 mars 2019 : plein d'idées pour Argenteuil

par Frédéric Lefebvre-Naré

Bernard Rols et moi-même assistions hier au "Grand débat" organisé par la députée Fiona Lazaar à la Maison de quartier des Coteaux. L'animatrice a réussi à enchaîner les 4 sujets en à peine plus de 2 heures, en donnant la parole à toutes celles et ceux qui la demandaient, parmi les 35 participant·e·s : bravo !

Les propositions portant sur la politique nationale remonteront, c'est le principe, par l'organisation nationale du Grand débat. Je zoome ici sur les idées qui concernaient plus directement Argenteuil.

Transition écologique

Selon un entrepreneur, le fonctionnement des appels d’offres publics pour des fournitures exclut les PME productrices : sont sélectionnées des entreprises qui proposent des catalogues complets de produits, donc au final des marchands / importateurs spécialisés dans les appels d'offres publics (comme je le précise en tant que membre de la Commission d'appel d'offres. C'est par exemple ainsi que le Presse-Papier a été exclus de la fourniture de livres.)

Argenteuil manque de transports de nuit ! Entre le train qui actuellement s'arrête le soir à la gare centrale sans aller au Val, et l'absence de bus vers les quartiers des Coteaux, du Val ou d'Orgemont…

La circulation est rendue difficile (pour les bus et les voitures) par les voitures mal garées. Vers la cité Champagne, vers le marché…

Des arbres, des toitures végétalisées… pas seulement dans quelques projets immobiliers de logements neufs… mais d'abord dans les écoles pour nos enfants !

Fiscalité et dépenses publiques

Trop de travaux répétés sur les mêmes sites dans certaines villes : ne plus faire et défaire. (La Ville annonce que la départementale Charles de Gaulle sera prolongée jusqu'à la voie sur berge — en traversant le terrain de boules. Mais ceci ne facilitera pas le demi-tour des camions de livraison annoncés au pôle Héloïse promu par la même municipalité ! Un rond-point à feux, remplaçant l'actuel 'sac de nouilles' au bout de la rue Verte, serait préférable à tous égards).

Repartir de zéro sur le Grand Paris et le Grand Paris Express, sources de dépenses injustifiées.

Matraquage fiscal à Argenteuil par rapport à Paris ou Neuilly. Que l’État encadre les augmentations de taux d’imposition, sur la taxe foncière et la taxe d’habitation. Sinon, tant que la taxe d’habitation n’est pas totalement supprimée, les 20% qui continueraient à payer les TH seraient à la merci des 80% restants. Et comment la suppression de la taxe d’habitation va-t-elle être compensée ? D'où viendra l'argent que l'État a promis aux communes ? Je ne vois nulle part la réponse (dit l'intervenant).

Pourquoi 6 M€ pour des fontaines lumineuses sur les Champs-Élysées, au lieu de les consacrer aux APL et aux soins médicaux ?

Démocratie et citoyenneté

Que nos élus rendent compte de leurs actes — mais ils vont dire qu’ils invitent à des réunions et que les gens ne viennent pas (Fiona Lazaar confirme ! et précise : « je publie mon actualité au quotidien, ce que je pense, vote, etc. »).

Depuis 4-5 mois : la démocratie est en crises. Il faudra continuer ces échanges après le 15 mars. Dans une liste pour les municipales, il faut des citoyens un peu experts, professionnels … Comment les former ? Comment développer la conscience politique ?

Pour le droit de vote des étrangers aux élections locales.

Une fracture entre la jeunesse et les institutions. Aller voter (devient étrange). Le cours d’éducation civique a disparu. Le tutorat dans les écoles a disparu.

Un membre du Conseil Municipal des Jeunes : on n’a plus autant d’actions qu’avant (au CMJ).

Une membre du comité de quartier Val Sud : « les voisins me disent : pourquoi tu continues à y aller ? ça sert à rien ! » Je suis peut-être un petit peu Don Quichotte. Il faudrait publier les comptes-rendus des comités de quartier. Il faudrait « la vraie synthèse : pas ce que les élus veulent voir écrit ! ». « Je pense à Socrate : la démocratie c’est la place publique, c’est la visibilité. » J’ai demandé qu’on affiche le Grand Débat dans les espaces publics multimédias en proposant aux gens de taper pour eux, s’ils sont illettrés. Une dame a demandé « comment accéder aux comptes-rendus des réunions de quartier » à un élu, qui lui a répondu « il y a des relevés techniques, non destinés à être diffusés ». Elle conclut : j’ai l’impression qu’on choisit l’information destinée à être communiquée.

Bernard Badignon rend compte de conclusions du débat organisé sur ce même thème par Perspectives Citoyennes : prise en compte du vote blanc dans les exprimés ; demande d’un service civique obligatoire ; feed-back des élus sur ce qu’ils font et disent : consultations citoyennes obligatoires sur les grands projets qui engagement la ville : référendum local d’initiative citoyenne. Exemple sur Argenteuil : projet à Héloïse, très important, un grand projet, ce serait intéressant qu’il y ait sur cette question-là… L'animatrice répond que, étant par ailleurs commissaire-enquêteur, elle appelle les habitants à participer aux enquêtes publiques que la loi impose. Bernard Badignon : c’est pas le tout d’être dans le cadre de la loi ! C’est « comment on amène les citoyens à prendre la parole, comment on vulgarise le dossier ? » Si on a la volonté de consulter, on y arrive ! Si on joue sur les relais d’opinion, les prescripteurs…

Présidente d’association de parents d’élèves et élus de parents : ce sujet de citoyenneté est passionnant et passionné ! Mais de moins en moins de parents d’élèves viennent voter.

Organisation de l’État et des services publics

Qu’un organisme dirige les gens qui n’ont pas de médecin ; c’est mon cas, j’en cherche un depuis 3 ans que le mien est parti. 17 médecins m’ont refusé. La Sécu m’a « chopé » et me pénalise. Ni l’Ordre des médecins, ni… ne peuvent m’aider ! Ou qu’on ne me pénalise plus !

Pour une faute d’orthographe sur la carte grise, il m'a fallu 6 mois pour régulariser, j'ai dû en faire une fausse pour obtenir la vraie !

J'ai dû créer une première adresse mail pour mon oncle, 90 ans, parce qu'il lui fallait créer un compte Ameli… avec une adresse mail non encore répertoriée par Ameli !

Argenteuil devient un désert médical. Un médecin part, le jeune qui reprend a coupé le téléphone, il ne répond plus que par internet, ça exclut du coup tout une part de la population. Il faut que l’État impose des implantations des médecins.

(Plusieurs intervenants, débat animé :) Conserver les services publics locaux. Le bureau de poste d’Orgemont a été fermé « après que la Poste y ait investi 500000 €, sans place de stationnement ». Tout le quartier, ~10000 habitants dont beaucoup de personnes âgées, n’a plus de distributeur ! Pas de Poste non plus au Val Nord, ~15000 habitants. Ce bureau fonctionnait, il était plein, l’attente était très très longue ! On s’y retrouvait pour discuter dans la file ! Le service public c’est ça aussi, permettre aux personnes de se rencontrer. Fermer les services publics c’est s’enfermer. Que la Poste adapte ses horaires à l’activité ! Fermée à 18h, pour quelqu’un qui travaille de l’autre côté de Paris… qu’elle ferme entre midi et 2… c’est administratif !

Hors des 4 sujets

Argenteuil a la proposition d’expérimenter le projet conduit par une structure qui s’appelle « carte blanche », mandatée par l’État pour questionner les services publics. Je me suis inscrite sur le sujet où j’étais disponible, « comment encourager l’engagement citoyen ». On va travailler pendant un an avec cette équipe de consultants. Rapprochez vous des maisons de quartier pour rejoindre Carte blanche ! Pour les parents d’élèves c’était le matin, il faut être disponible. C’est la première fois que la municipalité, la Police nationale… on nous sollicite pour donner un avis, pour améliorer le système. Nous avons proposé la création d’un tiers lieu. J’espère que vous viendrez ! Une « Maison de la citoyenneté ». Les associations, entre 19 et 22h, on peut trouver des salles.

L’Hôpital d’Argenteuil : la chef de services des Urgences est souvent interviewée à la télévision… tant mieux : l’hôpital est en crise. Parce que les médecins ne peuvent plus prendre en charge les patients. Que l’hôpital se retrouve à devoir prendre en charge les problèmes sociaux en plus des problèmes médicaux.

Créer un écosystème d’anciens élèves des écoles, entraînant les entreprises.

Une personne intervenue dans le collège Lucie Aubrac : j'ai trouvé les élèves de 3ème très refermés sur eux, résignés, défaitistes. Les professeurs sont dans une bonne dynamique mais n’ont pas l’accompagnement nécessaire pour tirer les jeunes vers le haut. A ex-Romain Rolland, Julie-Victoire Daubié, il y a des programmes d’excellence, des partenariats… Ce sont des enfants qui ont envie, mais ils ne peuvent pas y aller pare que les parents n’ont pas les moyens, qu’ils ne sont pas accompagnés (vers des bourses notamment ?)

jeudi 14 février 2019

Jean Lassalle à Argenteuil • 21 février 2019

par Frédéric Lefebvre-Naré

Le député Jean Lassalle, candidat à la présidentielle 2017, président de « Résistons! », viendra à la rencontre des Argenteuillais·es jeudi 21 février :

À partir de 17h, à l’invitation de la librairie Le Presse-Papier (28 avenue Gabriel Péri) : dédicace de ses livres dont « À la rencontre des Français », récit de sa marche de 5000 kilomètre à travers la France, dont le Val d’Oise avait été la première étape.

À partir de 19h30, à l’invitation d’Engagés pour Argenteuil : débat public salle Pierre Dux (espace Jean Vilar) :

  • Crise de l’Europe et élections du 26 mai
  • Mouvement des Gilets Jaunes et politique du gouvernement
  • Défense et promotion de nos territoires

L'occasion de rencontrer un homme au parcours hors du commun !

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vendredi 18 janvier 2019

Réunion publique "politiques éducatives" - en direct

par Frédéric Lefebvre-Naré

Environ 110 personnes présentes dans la grande salle du Figuier Blanc pour parler « politiques éducatives ».

Le Maire rappelle en introduction la « création d’une centaine de classes » depuis 2014.

L’animateur annonce que les exposés dureront jusque vers 21h20 puis viendront les questions et réponses, « nous avons déjà reçu de nombreuses questions ».

Auparavant, Florian Thill (guitare) et Oriane N… (flûte) interprètent « Café 1930 » de Piazzola.

L'animateur "On peut penser que d'ici trois ans, les élèves actuels de Paul Éluard pourront être à votre place'".

Philippe Vasseur, adjoint au maire en charge des affaires scolaires, remercie les présents "et les collègues élus y compris ceux au premier rang qui siègent aussi dans les conseils d'école, les conseils d'administration" (des collèges et lycées).

Philippe Vasseur annonce qu'il va "asséner un certain nombre de chiffres" car "je tiens beaucoup à des solutions d'équilibre". "Nous avons 54 écoles plus deux écoles privées, le conservatoire, et Danielle Casanova our les malentendants". "Les effectifs rompent souvent les équilibres" : la carte des évolutions d'effectifs sur les écoles maternelles et élémentaires montrer un accroissement très rapide, sauf dans les quartiers au Nord de l'A15 : "14156 élèves scolarisés dans les écoles publiques, soit 2129 de plus qu'en 2008".

"Nous avons ouvert 56 classes, le Maire parlait d'une centaine en incluant les dédoublements. Nous avons diligenté le savoir faire d'un cabinet d'études qui nous a fourni fin 2015 une prospective, montrant que ça n'est pas prêt de s'arrêter : 15608 élèves à l'horizon de 2028, donc 62 nouvelles classes à créer en 10 ans.

"On sait ce qu'on va construire, quartier par quartier, en particulier au Val Notre-Dame" :

  • peu de classes au Val d'Argent Nord, Coteaux, Volembert ;
  • 5 classes à créer à Brossolette (quartier Colonie, près de la gare), où il y a des salles disponibles, d'ailleurs il y aurait besoin de 2 classes en moins à Jules Ferry (transfert possible) ;
  • 23 classes à créer dans le centre ville, notamment pour PVC ;
  • 8 classes à créer à Marcel Cachin et Langevin ;
  • 28 classes à créer pour 4 écoles du Val Nord-Dame, surtout Ambroise-Thomas et Jean-Jacques Rousseau / Anne Frank.

"Nous projetons de livrer un centre de loisirs par an de 2019 à 2022, et 3 groupes scolaires en 2019, 2021 et 2022, soit 53 classes d'ici 2022".

"Le groupe scolaire Simone Veil ouvrira à la rentrée 2019 ; le découpage de la carte scolaire est en train d'être affiné." (… et difficile : cette nouvelle école est loin des quartiers d'habitation denses. Pour beaucoup de parents, le lieu sera peu pratique, à contre sens de leurs trajets).

"L'actuel centre de loisirs Henri-Dunant sera intégré… notre politique sera de ne plus faire se déplacer vos enfants dans la rue". "Nous ferons un groupe scolaire pour 2021 sur le site (?) du centre de loisirs Fernand Goulène, et un groupe pour 2022 sur la friche industrielle ex-SAGEM au-dessous de l'hôpital".

Reportage vidéo sur le chantier de l'école Simone Veil, "un phare, signe très très fort de par son architecture audacieuse, modulaire à base de bois, ce qui va permettre de tenir un délai ultra-court pour sa réalisation".

"Le centre de loisirs et l'école auront une salle polyvalente partagée avec les habitants du quartier en-dehors des heures scolaires", et donnant sur la rue.

Philippe Vasseur présente quelques vues 3D dont "ce que j'appelle les totems, de grands parallélépipèdes, un peu translucides le soir, des salles polyvalentes à l'étage".

"Par ailleurs le budget de rénovation des groupes scolaires n'a pas été du tout impacté par les difficultés que nous avons rencontrées. Toutes les écoles, toutes, ont leur lot de travaux de restauration ou rénovation. On en a assez des critiques qu'on a pu entendre sur l"état de certains écoles : c'est complètement injustifié."

Fatima Amarir, adjointe à l'enseignement secondaire, rappelle que celui-ci dépend du Département et de la Région.

"Nous avons 9 collèges publics et de 2 privés ; presque 600 élèves de plus en 6 ans, soit l'équivalent d'un collège. Le département a prévu l'évolution des effectifs d'ici 2023 : nous aurons besoin d'un 10ème collège sur le Val Notre-Dame. Le Département et l'Éducation Nationale cherchent le positionnement exact. Pour la construction d'un collège, c'est à la Ville de donner au Département le terrain : il faut que nous ayons la réserve en conséquence."

"Je suis maman d'une jeune fille au collège Eugénie Cotton : il y a une vraie collaboration entre Mairie, Éducation Nationale, Département et Région pour que nos enfants réussissent."

"Nous avons aussi sur la Ville 2 antennes universitaires et le GARAC, qui forme aux métiers de l'automobile."

Fatiha Bacha, adjointe au périscolaire, rappelle que "la Ville a décidé de revenir à la semaine de 4 jours d'école. Nous proposons un accueil en demi-journée les mercredis matin. Nous avons en septembre inauguré deux très beaux centres de loisirs, celui de Joliot-Curie et celui d'Ambroise-Thomas intégré dans cette école."

"Nous sommes entrés dans le dispositif "plan Mercredi". Qu'est-ce-que c'est ? Il garantit la qualité de l'accueil, le savoir-faire des animateurs… Nous sommes labellisés."

"Quatre enfants élus des centres de loisirs ont pu visiter le Parlement européen, nous proposons qu'ils visitent le Congrès du Luxembourg (sic), le Sénat et d'autres projets".

"Il y a évidemment le partenariat avec le Quai Branly, avec le conservatoire d'Argenteuil, et l'activité" échecs mise en place par le gardien de l'école Lapierre sur le temps du midi. On peut être fiers : le 13 janvier, Nouna, en CE1, est arrivée 1ère du championnat départemental."

"Sur le temps du midi, nous avons testé la sophrologie, qui a eu beaucoup de succès, cette activité touche maintenant 900 enfants."

"La Nuit de l'eau a lieu au mois de mars et la Semaine des droits de l'enfant".

"Nous avons 33 centres de loisirs, 700 enfants le matin, 1873 à l'accueil du soir, 1500 le mercredi".

"Sur le temps du midi, 7000 enfants déjeunent à la cantine". "Nous avons mis en place une instance à laquelle participe une nutritionniste ou un agent de la Caisse des écoles". "Nous produisons 1,5 million de repas par an, avec 2 produits bio par semaine, à la Cuisine centrale (40 agents)."

"Nous avons sur le temps du midi, 385 animateurs, 176 ATSEM, 10 éducateurs sportifs, 12 animateurs jeunesse, 17 intervenants extérieurs."

Fatima Amarir présente le "livret des actions éducatives" et le "salon des actions éducatives ouvert à l'ensemble des agents pédagogiques" (mal noté) ; elle rappelle au passage l'exposition sur la Grande Guerre, "jusqu'au 27 janvier", "il y a tout un parcours pour les enfants, des ateliers d'écriture."

"Le Programme de Réussite Éducative, plus connu sous le terme PRE, est destiné aux enfants de 2 à 18 ans. Regardons une vidéo où Gladys, coordinatrice du PRE et son équipe, présentent le programme."

Gladys dans la vidéo explique notamment que "l'EPS, constitué de plusieurs professionnels, a pour but de valider les entrées et sorties de parcours et croiser les regards des partenaires sur les situations".

Elle présente trois dispositifs "PACTE" (Accueil des Collégiens Temporairement Exclus), "DAL" (Accueil des Lycéens, ciblant le "décrochage silencieux") et "Uni'vers" pour les enfants de primaire. "N'hésitez pas à visiter nos locaux au Val Nord, un agent d'accueil se fera un plaisir de vous accueillir."

Fatima Amarir précise que "en moyenne 500 enfants peuvent être suivis dans le cadre du PRE", confirme l'invitation, et présente d'autres dispositifs.

"Le CLAS, ce n'est pas du soutien scolaire, c'est donner des outils pour (gérer) ses devoirs mais aussi accéder à la culture."

"'Révisez efficace', un accueil et des endroits pour réviser au mieux".

"La Bourse Initiative Jeunesse pour les actions citoyens de jeunes de 12 à 25 ans, elle finance des BAFA, des permis de conduire, des voyages."

"Le Bureau Information Jeunesse organiser des ateliers d'éloquence pour les lycéen de Julie-Victoire Daubié et Georges Braque".

"Les Forums de l'alternance, des collégiens, des lycéens, des jobs d'été."

(etc.)

et la "Permanence éducation" des élus, "tous les jeudis après-midi 14h-17h30, nous pouvons prendre rendez-vous. La plage 14h-17h30 n'est pas évidente pour les parents qui travaillent, elle peut être ajustée, moi aussi je travaille et ne peux pas forcément être là de 14Es 4h à 17h30."

21h17, passage aux questions-réponses.

"Karima Aït Ahmou, parent d'élève, je voudrais réagir sur le tri : ma fille est en CE2, elle apprend le tri à l'école mais on n'a pas le tri dans notre quartier, pourrait-il être déployé ?"

Xavier Péricat répond que ça ne dépend pas de la Ville mais d'Azur, "j'en suis le premier vice-président ; le tri est présent sur l'ensemble de la commune. Si vous êtes en co-^ropriété, c'est peut-être un problème à régler avec le syndic ? Azur fournit les bacs gratuitement".

Philippe Vasseur répond au passage sur les efforts de tri dans les écoles elles-mêmes.

Une maman d'élève du collège PVC déplore que les trois derniers Conseils d'Administration se soient tenus sans représentant de la municipalité. "Depuis septembre les outils numériques ne sont pas arrivés, on est en janvier, on a bien compris que ce n'est pas la Municipalité mais le rectorat, pouvez)vous nous accompagner sur cette difficulté ?"

"2ème question, le dispositif "savoir nager" pour les enfants du collège, mais on a trouvé assez chère la tarification de l'entrée des collégiens, à la charge évidemment de l'établissement. On a demandé la convention avec la municipalité, et à ce jour on ne l'a toujours pas reçue".

Fatima Amarir : "merci de m'alerter sur les CA où personne n'était présent, ça m'étonne énormément, je vais faire un point avec les services de la Ville, nous avons une personne dédiée pour recevoir toutes les invitations aux CA."

"Je passerai le micro à Mme Thomy de l'Académie. En ce qui concerne la piscine, nous avons des tarifs préférentiels, pour tous les collèges de la Ville. La principale n'a pas la convention ? Alors qu'elle est signée entre les deux parties ? Je vais voir avec le service des sports."

"Mme Richer, principale de PVC", prend la parole : "nous avons la convention ; il n'y a pas les tarifs dessus. Concernant les courriers pour les CA, ils sont envoyés par la même secrétaire que l'an dernier, et je pense qu'elle sait faire son travail. Le prochain est le 19 février. Concernant les manuels scolaires en ligne, on a fait les commandes pour les mathématiques et l'Histoire-géographie avant de partir en vacances."

Mme Thomy : "nous savons qu'il y a un souci sur les manuels numériques du collège PVC. Ils sont bien de la responsabilité de l'État. Il y a eu une dotation il y a quelques années, qui devait permettre de travailler avec des manuels dématérialisée pendant quelques années ; puis les tarifs des éditeurs ont pas mal augmenté, et, question en suspens, il y a pu y avoir d'autres utilisations des fonds. (…) Tout a été fait en lien avec le Conseil départemental, qu'on a sollicité pour obtenir une aide. L'État paye aussi des droits à la photocopie : certains enseignants n'utilisent pas un manuel unique mais plusieurs, selon des pédagogies qui leur sont propres."

Une personne, sans se nommer, "rebondit sur quelque chose de trop ès intéressant : la chef d'établissement a fait le choix il y a 3 ans de prendre du numérique… Une licence se prend tous les ans, alors qu'un livre dure ! Les professeurs sont pleins de bonne volonté"… Nous parents d'élèves FCPE, on a fait beaucoup de courriers, mais jusqu'ici, on n'a reçu aucune réponse ! Et il y a la fracture numérique : tout le monde n'a pas internet, tout le monde n'a pas d'ordinateur… en tout cas pas 1 par enfant de la famille !"

Mme Thomy "pour les non-réponses aux courriers : c'est moi, je vous prie de m'excuser".

(Je prie les lectrices et lecteurs de m'excuser, je dois quitter cette réunion à 21h35 alors que le débat ne fait que commencer !).

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