Blog d'Engagés pour Argenteuil

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 18 janvier 2019

Réunion publique "politiques éducatives" - en direct

par Frédéric Lefebvre-Naré

Environ 110 personnes présentes dans la grande salle du Figuier Blanc pour parler « politiques éducatives ».

Le Maire rappelle en introduction la « création d’une centaine de classes » depuis 2014.

L’animateur annonce que les exposés dureront jusque vers 21h20 puis viendront les questions et réponses, « nous avons déjà reçu de nombreuses questions ».

Auparavant, Florian Thill (guitare) et Oriane N… (flûte) interprètent « Café 1930 » de Piazzola.

L'animateur "On peut penser que d'ici trois ans, les élèves actuels de Paul Éluard pourront être à votre place'".

Philippe Vasseur, adjoint au maire en charge des affaires scolaires, remercie les présents "et les collègues élus y compris ceux au premier rang qui siègent aussi dans les conseils d'école, les conseils d'administration" (des collèges et lycées).

Philippe Vasseur annonce qu'il va "asséner un certain nombre de chiffres" car "je tiens beaucoup à des solutions d'équilibre". "Nous avons 54 écoles plus deux écoles privées, le conservatoire, et Danielle Casanova our les malentendants". "Les effectifs rompent souvent les équilibres" : la carte des évolutions d'effectifs sur les écoles maternelles et élémentaires montrer un accroissement très rapide, sauf dans les quartiers au Nord de l'A15 : "14156 élèves scolarisés dans les écoles publiques, soit 2129 de plus qu'en 2008".

"Nous avons ouvert 56 classes, le Maire parlait d'une centaine en incluant les dédoublements. Nous avons diligenté le savoir faire d'un cabinet d'études qui nous a fourni fin 2015 une prospective, montrant que ça n'est pas prêt de s'arrêter : 15608 élèves à l'horizon de 2028, donc 62 nouvelles classes à créer en 10 ans.

"On sait ce qu'on va construire, quartier par quartier, en particulier au Val Notre-Dame" :

  • peu de classes au Val d'Argent Nord, Coteaux, Volembert ;
  • 5 classes à créer à Brossolette (quartier Colonie, près de la gare), où il y a des salles disponibles, d'ailleurs il y aurait besoin de 2 classes en moins à Jules Ferry (transfert possible) ;
  • 23 classes à créer dans le centre ville, notamment pour PVC ;
  • 8 classes à créer à Marcel Cachin et Langevin ;
  • 28 classes à créer pour 4 écoles du Val Nord-Dame, surtout Ambroise-Thomas et Jean-Jacques Rousseau / Anne Frank.

"Nous projetons de livrer un centre de loisirs par an de 2019 à 2022, et 3 groupes scolaires en 2019, 2021 et 2022, soit 53 classes d'ici 2022".

"Le groupe scolaire Simone Veil ouvrira à la rentrée 2019 ; le découpage de la carte scolaire est en train d'être affiné." (… et difficile : cette nouvelle école est loin des quartiers d'habitation denses. Pour beaucoup de parents, le lieu sera peu pratique, à contre sens de leurs trajets).

"L'actuel centre de loisirs Henri-Dunant sera intégré… notre politique sera de ne plus faire se déplacer vos enfants dans la rue". "Nous ferons un groupe scolaire pour 2021 sur le site (?) du centre de loisirs Fernand Goulène, et un groupe pour 2022 sur la friche industrielle ex-SAGEM au-dessous de l'hôpital".

Reportage vidéo sur le chantier de l'école Simone Veil, "un phare, signe très très fort de par son architecture audacieuse, modulaire à base de bois, ce qui va permettre de tenir un délai ultra-court pour sa réalisation".

"Le centre de loisirs et l'école auront une salle polyvalente partagée avec les habitants du quartier en-dehors des heures scolaires", et donnant sur la rue.

Philippe Vasseur présente quelques vues 3D dont "ce que j'appelle les totems, de grands parallélépipèdes, un peu translucides le soir, des salles polyvalentes à l'étage".

"Par ailleurs le budget de rénovation des groupes scolaires n'a pas été du tout impacté par les difficultés que nous avons rencontrées. Toutes les écoles, toutes, ont leur lot de travaux de restauration ou rénovation. On en a assez des critiques qu'on a pu entendre sur l"état de certains écoles : c'est complètement injustifié."

Fatima Amarir, adjointe à l'enseignement secondaire, rappelle que celui-ci dépend du Département et de la Région.

"Nous avons 9 collèges publics et de 2 privés ; presque 600 élèves de plus en 6 ans, soit l'équivalent d'un collège. Le département a prévu l'évolution des effectifs d'ici 2023 : nous aurons besoin d'un 10ème collège sur le Val Notre-Dame. Le Département et l'Éducation Nationale cherchent le positionnement exact. Pour la construction d'un collège, c'est à la Ville de donner au Département le terrain : il faut que nous ayons la réserve en conséquence."

"Je suis maman d'une jeune fille au collège Eugénie Cotton : il y a une vraie collaboration entre Mairie, Éducation Nationale, Département et Région pour que nos enfants réussissent."

"Nous avons aussi sur la Ville 2 antennes universitaires et le GARAC, qui forme aux métiers de l'automobile."

Fatiha Bacha, adjointe au périscolaire, rappelle que "la Ville a décidé de revenir à la semaine de 4 jours d'école. Nous proposons un accueil en demi-journée les mercredis matin. Nous avons en septembre inauguré deux très beaux centres de loisirs, celui de Joliot-Curie et celui d'Ambroise-Thomas intégré dans cette école."

"Nous sommes entrés dans le dispositif "plan Mercredi". Qu'est-ce-que c'est ? Il garantit la qualité de l'accueil, le savoir-faire des animateurs… Nous sommes labellisés."

"Quatre enfants élus des centres de loisirs ont pu visiter le Parlement européen, nous proposons qu'ils visitent le Congrès du Luxembourg (sic), le Sénat et d'autres projets".

"Il y a évidemment le partenariat avec le Quai Branly, avec le conservatoire d'Argenteuil, et l'activité" échecs mise en place par le gardien de l'école Lapierre sur le temps du midi. On peut être fiers : le 13 janvier, Nouna, en CE1, est arrivée 1ère du championnat départemental."

"Sur le temps du midi, nous avons testé la sophrologie, qui a eu beaucoup de succès, cette activité touche maintenant 900 enfants."

"La Nuit de l'eau a lieu au mois de mars et la Semaine des droits de l'enfant".

"Nous avons 33 centres de loisirs, 700 enfants le matin, 1873 à l'accueil du soir, 1500 le mercredi".

"Sur le temps du midi, 7000 enfants déjeunent à la cantine". "Nous avons mis en place une instance à laquelle participe une nutritionniste ou un agent de la Caisse des écoles". "Nous produisons 1,5 million de repas par an, avec 2 produits bio par semaine, à la Cuisine centrale (40 agents)."

"Nous avons sur le temps du midi, 385 animateurs, 176 ATSEM, 10 éducateurs sportifs, 12 animateurs jeunesse, 17 intervenants extérieurs."

Fatima Amarir présente le "livret des actions éducatives" et le "salon des actions éducatives ouvert à l'ensemble des agents pédagogiques" (mal noté) ; elle rappelle au passage l'exposition sur la Grande Guerre, "jusqu'au 27 janvier", "il y a tout un parcours pour les enfants, des ateliers d'écriture."

"Le Programme de Réussite Éducative, plus connu sous le terme PRE, est destiné aux enfants de 2 à 18 ans. Regardons une vidéo où Gladys, coordinatrice du PRE et son équipe, présentent le programme."

Gladys dans la vidéo explique notamment que "l'EPS, constitué de plusieurs professionnels, a pour but de valider les entrées et sorties de parcours et croiser les regards des partenaires sur les situations".

Elle présente trois dispositifs "PACTE" (Accueil des Collégiens Temporairement Exclus), "DAL" (Accueil des Lycéens, ciblant le "décrochage silencieux") et "Uni'vers" pour les enfants de primaire. "N'hésitez pas à visiter nos locaux au Val Nord, un agent d'accueil se fera un plaisir de vous accueillir."

Fatima Amarir précise que "en moyenne 500 enfants peuvent être suivis dans le cadre du PRE", confirme l'invitation, et présente d'autres dispositifs.

"Le CLAS, ce n'est pas du soutien scolaire, c'est donner des outils pour (gérer) ses devoirs mais aussi accéder à la culture."

"'Révisez efficace', un accueil et des endroits pour réviser au mieux".

"La Bourse Initiative Jeunesse pour les actions citoyens de jeunes de 12 à 25 ans, elle finance des BAFA, des permis de conduire, des voyages."

"Le Bureau Information Jeunesse organiser des ateliers d'éloquence pour les lycéen de Julie-Victoire Daubié et Georges Braque".

"Les Forums de l'alternance, des collégiens, des lycéens, des jobs d'été."

(etc.)

et la "Permanence éducation" des élus, "tous les jeudis après-midi 14h-17h30, nous pouvons prendre rendez-vous. La plage 14h-17h30 n'est pas évidente pour les parents qui travaillent, elle peut être ajustée, moi aussi je travaille et ne peux pas forcément être là de 14Es 4h à 17h30."

21h17, passage aux questions-réponses.

"Karima Aït Ahmou, parent d'élève, je voudrais réagir sur le tri : ma fille est en CE2, elle apprend le tri à l'école mais on n'a pas le tri dans notre quartier, pourrait-il être déployé ?"

Xavier Péricat répond que ça ne dépend pas de la Ville mais d'Azur, "j'en suis le premier vice-président ; le tri est présent sur l'ensemble de la commune. Si vous êtes en co-^ropriété, c'est peut-être un problème à régler avec le syndic ? Azur fournit les bacs gratuitement".

Philippe Vasseur répond au passage sur les efforts de tri dans les écoles elles-mêmes.

Une maman d'élève du collège PVC déplore que les trois derniers Conseils d'Administration se soient tenus sans représentant de la municipalité. "Depuis septembre les outils numériques ne sont pas arrivés, on est en janvier, on a bien compris que ce n'est pas la Municipalité mais le rectorat, pouvez)vous nous accompagner sur cette difficulté ?"

"2ème question, le dispositif "savoir nager" pour les enfants du collège, mais on a trouvé assez chère la tarification de l'entrée des collégiens, à la charge évidemment de l'établissement. On a demandé la convention avec la municipalité, et à ce jour on ne l'a toujours pas reçue".

Fatima Amarir : "merci de m'alerter sur les CA où personne n'était présent, ça m'étonne énormément, je vais faire un point avec les services de la Ville, nous avons une personne dédiée pour recevoir toutes les invitations aux CA."

"Je passerai le micro à Mme Thomy de l'Académie. En ce qui concerne la piscine, nous avons des tarifs préférentiels, pour tous les collèges de la Ville. La principale n'a pas la convention ? Alors qu'elle est signée entre les deux parties ? Je vais voir avec le service des sports."

"Mme Richer, principale de PVC", prend la parole : "nous avons la convention ; il n'y a pas les tarifs dessus. Concernant les courriers pour les CA, ils sont envoyés par la même secrétaire que l'an dernier, et je pense qu'elle sait faire son travail. Le prochain est le 19 février. Concernant les manuels scolaires en ligne, on a fait les commandes pour les mathématiques et l'Histoire-géographie avant de partir en vacances."

Mme Thomy : "nous savons qu'il y a un souci sur les manuels numériques du collège PVC. Ils sont bien de la responsabilité de l'État. Il y a eu une dotation il y a quelques années, qui devait permettre de travailler avec des manuels dématérialisée pendant quelques années ; puis les tarifs des éditeurs ont pas mal augmenté, et, question en suspens, il y a pu y avoir d'autres utilisations des fonds. (…) Tout a été fait en lien avec le Conseil départemental, qu'on a sollicité pour obtenir une aide. L'État paye aussi des droits à la photocopie : certains enseignants n'utilisent pas un manuel unique mais plusieurs, selon des pédagogies qui leur sont propres."

Une personne, sans se nommer, "rebondit sur quelque chose de trop ès intéressant : la chef d'établissement a fait le choix il y a 3 ans de prendre du numérique… Une licence se prend tous les ans, alors qu'un livre dure ! Les professeurs sont pleins de bonne volonté"… Nous parents d'élèves FCPE, on a fait beaucoup de courriers, mais jusqu'ici, on n'a reçu aucune réponse ! Et il y a la fracture numérique : tout le monde n'a pas internet, tout le monde n'a pas d'ordinateur… en tout cas pas 1 par enfant de la famille !"

Mme Thomy "pour les non-réponses aux courriers : c'est moi, je vous prie de m'excuser".

(Je prie les lectrices et lecteurs de m'excuser, je dois quitter cette réunion à 21h35 alors que le débat ne fait que commencer !).

lundi 14 janvier 2019

Grand Débat National : une porte entrouverte à pousser

par Frédéric Lefebvre-Naré, sur une idée de Bernard Rols

Le président de la République Emmanuel Macron a mis hier au débat, par une lettre ouverte, une trentaine de questions qu'il a réparties en 4 sujets :

C'est un événement unique dans l'histoire de notre pays. C'est le fruit du mouvement des "Gilets Jaunes". C'est aussi une réponse à la diversité des revendications ou idées, parfois peu consensuelles ou peu structurées, exprimées au cours de ce mouvement.

Cette porte n'est peut-être qu'entrouverte : le chef de l'État semble chercher depuis 5 semaines comment organiser le débat. Il s'est rabattu sur son cercle proche, et celui de son Premier Ministre, en confiant la coordination des opérations à deux membres de son gouvernement. Les Maires ruraux ont accepté de s'impliquer, mais pas ceux de grandes villes (en tout cas pas l'association réunissant l'ensemble des Maires).

Certaines des questions que le Président pose sont bien difficiles à comprendre ; d'autres apparaissent comme des chiffons rouges qui donneront prétexte à tel ou tel de refuser le débat. Certaines questions manqueront, de l'avis de tel ou tel : les territoires ruraux ou les banlieues ne sont pratiquement évoqués que par une allusion.

Ces ratés sont, après tout, bien normaux, puisqu'une telle initiative est nouvelle.

Quelque forme que prenne le débat, s'il est pacifique, il vaut la peine d'être vécu, écouté, amplifié…

J'ai publié hier soir, sur mon blog personnel, quelques réponses à la plupart de ces questions (les 4 liens vers les sujets du débat, ci-dessus, renvoient à ces 4 billets). Histoire de montrer qu'il y a des réponses, concrètes, qui changeraient les choses en France ; que ça vaut le peine d'entrer dans ce débat.

Plusieurs d'entre nous, à Engagés pour Argenteuil, se tiennent prêts à participer aussi aux débats de vive voix qui seraient organisés à Argenteuil. Nous avons même (comme d'autres) une compétence en animation, y compris sur ces sujets, sur lesquels nous avons tenu des ateliers en plus petit comité au cours de la campagne présidentielle. Selon les intentions du Maire d'Argenteuil pour l'organisation du Grand Débat National, selon les salles disponibles, selon les autres bonnes volontés, nous serons heureux de mettre ces compétences au service de nos concitoyen·ne·s.

lundi 5 novembre 2018

11 novembre 1918 – 11 novembre 2018

par Bernard Rols

Dans quelques jours, nous commémorerons dans chaque commune française, devant chaque monument aux morts, le 100ème anniversaire de l’armistice de la première Guerre Mondiale.

1 400 000 soldats français sont morts sur les champs de bataille pendant les 4 années qu’a duré ce conflit (08/1914 – 11/1918).

Les premiers combats en août 1914 ont fait dans l'armée française 80 000 morts, dont 22 à 25 000 morts pour la seule journée du 22 août.

La bataille de Verdun du 21 février au 18 décembre 1916, 10 mois de combats en continu, a tué 163 000 de nos soldats.

Pour les anciennes générations, c’est le souvenir poignant d’un père, d’un grand-père qui racontait sa guerre, la souffrance endurée au quotidien dans sa tranchée, la mort continuellement présente.

Enfant, mon grand-père me réveillait en clamant « debout les morts ! »

J’en sus, plus âgé, la signification pour tous les poilus : se donner le courage pour sortir de sa tranchée, l’ordre de l’assaut donné, sachant que 50 à 80 % d’entre eux ne reviendraient pas ou seraient blessés.

Le déclenchement de cette guerre était la conséquence de nationalismes exacerbés en Europe.

Cette guerre, que les citoyens de l’époque voulaient être la « der des ders » (la toute dernière), pourrait-elle reprendre sous la poussée actuelle, en Europe et de par le Monde, du populisme et des nationalismes, sur le principe des mêmes causes, mêmes effets ?

Je ne le pense pas, car jamais notre société actuelle n’accepterait et ne supporterait le sacrifice de si lourdes pertes parmi sa jeunesse.

Serons-nous nombreux dimanche prochain pour commémorer la fin de cette guerre au passé désormais lointain, après le décès des derniers "poilus" survivants ?

Nous héritons génération après génération, du devoir national de mémoire envers ces hommes qui se sont sacrifiés pour notre patrie.

Engagés pour Argenteuil invite les jeunes générations qui ne connaissent cette guerre qu’à travers les livres d’histoire et les documentaires, à remplir ensemble, le 11 novembre 2018, ce devoir de mémoire, aux côtés des plus anciens : rendez-vous à 10 heures devant l’Hôtel de Ville.

samedi 14 juillet 2018

D'Argenteuil au tour de France

3 Argenteuillais participent à partir de ce 14 juillet à "La France en courant", 2400 km par équipes autour de notre beau pays.

Ici deux d'entre eux, Mohamed Chiheb, entraîneur des adultes à l'Union Sportive Argenteuillaise athlétisme, et Frédéric Lefebvre-Naré, posant au stade du Marais avec José Freitas (à gauche), président de la section.

pose_Marais.jpg

On verra dans quel état nous serons le 28 juillet !

Et vive la France !

- page 2 de 10 -