Blog d'Engagés pour Argenteuil

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lundi 5 février 2018

Salon du Livre "Résistance(s)" à Argenteuil ce 4 février : quelques images

par Frédéric Lefebvre-Naré

Foule ce dimanche au salon du Livre organisé par l'association "Sous les couvertures" et ses partenaires, salle Jean Vilar à Argenteuil. Sur le thème "Résistance(s)" !

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Dans le foyer, comme dans la salle Pierre Dux, le sol vibre. Un des défauts de ces salles, y compris pour écouter de la musique.

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Comme chaque année, des artistes exposaient autour de l'objet livre. Ici Régine Hue.

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Le club numismatique a fait imprimer un billet de 0 € sur Monet devant le pont d'Argenteuil. La tête de l'artiste masque la salle Jean Vilar ;-)

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Beaucoup d'écoles avaient contribué avec des oeuvres 3D sur le thème 'Résister'. Ici celle, amusante, d'un CP de Kergomard.

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Le bar avait un intitulé particulièrement militant !

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Pour les enfants, un parcours jeu semé d'indices devait les mettre sur la piste d'un personnage risquant de disparaître. Ici le stand de la Société historique, avec un puzzle qui permet de reconstituer un Monet, ou presque.

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La Médiathèque exposait une sélection de livres résistants.

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Dans la longue file d'attente de la sortie, chacun·e pouvait prendre le temps de laisser son commentaire sur des 'portes d'or' !

mardi 9 janvier 2018

Le stationnement à Argenteuil : live-blogging de la réunion publique espace Jean Vilar

Environ 70 personnes sont venues à Pierre Dux, y compris de nombreux élus municipaux et représentants des services, pour cette réunion publique sur la réforme du stationnement.

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Le Maire commence par des voeux et un chiffre : seulement 20% de ce qui serait dû est effectivement payé sur les horodateurs, à Argenteuil. Le stationnement souterrain est sous-utilisé.

La réforme n'a pas pour objectif de développer les recettes de la Ville.

"La première volonté est de faciliter la rotation des véhicules, là où le commerce mériterait d'avoir plus de passage".

"La deuxième chose c'est un paiement effectif du stationnement".

Le Maire passe la parole à un bureau d'études (Sofreco ?) qui a conseillé la Ville sur cette réforme.

Le représentant de ce cabinet explique que, les amendes pour stationnement non payé ayant été supprimées (par l'État), les villes voisines ont fait deux choix :

  • soit passer le stationnement en "zone bleue" : en cas de dépassement de l'horaire autorisé, l'amende reste nationale, elle est passée de 17 à 35 € ;
  • soit instaurer un "forfait post-stationnement" dont le montant est voté par la Ville, 25€ en moyenne, c'est le montant choisi par Argenteuil (ici, point 26).

Il décline 5 "objectifs de la réforme à Argenteuil" ;

  1. "optimiser l'offre de stationnement et satisfaire le plus grand nombre"
  2. "renforcer l'attractivité du centre ville"
  3. "mieux organiser le stationnement les jours de marché"
  4. optimiser la fréquentation des parcs de stationnement en ouvrage" (souterrains), qui "sont à moitié vides"
  5. et un 5ème qui m'a échappé.

"Le nouveau stationnement est conçu selon un principe de lisibilité".

"Une zone rouge où le stationnement est limité à 2 heures, de préférence ; une zone verte où on peut stationner toute la journée, et où le stationnement résidentiel est autorisé. On avait 5 tarifs, il n'y en aura plus que 2."

"Le tarif de la zone rouge est quand même coupé en deux : pour des raisons légales, le FPS ne peut pas être supérieur au tarif maximum. Donc pour 2 heures c'est 3 euros, mais officiellement vous avez le droit de payer 35 €, donc si sur l'horodateur vous appuyez sur + + +, faites attention, si vous payez par carte bleue, de ne pas payer le tarif excessif qui vous est demandé."

"En zone verte, c'est 2 € pour 4 heures, c'est modéré ; vous avez beaucoup plus de chance de trouver une place plus proche de chez vous."

"En zone rouge 1 heure ça fait 1,50 €. Si vous devez rester plus vous pouvez demander une rallonge par téléphone. Si vous ne l'avez pas fait, l'agent assermenté vous facture la différence entre le FPS et ce que vous avez payé ; donc 23,50 €."

(Une voisine : "qu'est-ce qui a compris quelque chose, franchement ?… mais je suis venue juste pour me marrer et voir les réactions.")

Fin de l'intervention du bureau d'études.

Gilles Savry, adjoint à l'urbanisme : "À vos mines réjouies, on voit la difficulté de l'exercice. Si j'étais à vos places, au premier abord je trouve ça assez compliqué."

Il répète la description des zones rouge et verte.

"Dans la zone rouge, vous avez droit à 2 heures de stationnement, au-delà de 2 heures, il faut partir. Au-delà, ce n'est plus une amende pénale mais un forfait post-stationnement, mais in fine c'est la même chose.".

"En zone verte, nous pouvez stationner toute la journée, les ASVP passent vers 9 heures et vers 19 heures, donc si vous ne payez pas, vous ne vous ferez prendre qu'une fois".

"Il va falloir qu'on signale mieux les parkings PVC et Côté Seine." (Pas Jean Vilar ? Dommage !)

"Le tarif résident est inchangé, 23 € par mois, il vaut seulement pour la zone verte. Pour les commerçants, 45 € par mois, s'ils sont uniquement commerçants dans la ville (pas résidents du centre ville), et ils pourront se garer dans la zone verte. On a fait avec Pierre Abrinas le tour de la moitié des commerçants de Gabriel Péri : la plupart se garent devant leur porte ! Ça va permettre de faire de la circulation, demander à leurs employés de se garer un peu plus loin !"

"Les professionnels de santé, ils peuvent se garer gratuitement. Les forces de police bien sûr… qu'ils payent des amendes, je n'y crois pas ! C'est gratuit s'ils se garent bien, dans une place." (Humour : voir une voiture de police longtemps arrêtée au beau milieu de la rue, provoquant un beau bouchon, c'est banal à Argenteuil).

"Les nouveaux horodateurs acceptent la carte bleue sans contact, le paiement par smartphone".

"Le forfait post-stationnement, il y a un mode de recouvrement, je laisse la parole à la police municipale."

Représentant de la Police Municipale :

"Les recours de l'usager seront traités dans un délai d'un mois, par l'Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions (ANTAI), à Rennes. L'ANTAI précise que l'automobiliste est considéré comme ayant reçu ce document (?) dans un délai de 5 jours. Si l'agent a commis une erreur, la Ville émet un avis de paiement rectificatif, qui peut être égal à 0, l'affaire est classée. L'Etat a mis en place à Limoges une instance de recours dont les modalités figurent sur l'avis. Si elle émet un titre exécutoire, l'automobiliste doit le payer mais peut ensuite le contester en cassation devant le Conseil d'État (sic)."

Gilles Savry : "La zone est quand même étendue sur le stationnement payant dans le centre ville. Il y a une discussion sur la rue Jean Borderel, où il y a constamment du stationnement non payant, alors qu'il est interdit. On va se poser la question. Il y a un besoin de rajouter des rues qui sont aujourd'hui inaccessibles au stationnement puisqu'il y a toujours des voitures qui sont garées."

"La loi doit être appliquée au 1er janvier, on a décidé en Conseil Municipal de se donner du temps pour la concertation, et pour la mise en place aussi, au mois de janvier c'est gratuit, ce sera payant au 1er février."

"On a été voir les commerçants un par un pour comprendre chacun leur problématique. Ceux qui se garent devant le magasin, et mettent de l'argent toutes les 2 heures dans le parcmètre, demain ils ne pourront plus. Ils doivent déplacer leur voiture et la sortir de la zone rouge ; parce que la déplacer de la zone rouge à la zone rouge, pour le système, ça ne change rien."

Georges Mothron a "vu un certain nombre de bras se lever".

Première question : "Comment faire pour les résidents si on ne peut pas se garer à moins de 2 km de chez soi ? Quand on rentre du travail on a déjà du mal à trouver une place !"

Gilles Savry : "Actuellement avec l'abonnement résident vous pouvez stationner 2 heures en zone rouge. Ça ne sera plus possible".

Georges Mothron : "Le but de la manoeuvre est de liquéfier si je puis dire, le stationnement en zone rouge. C'est payant de 9h à 19h ; le soir à partir de 19 heures, vous pouvez jusqu'à 9 heures le lendemain matin."

Directeur des Services Techniques : "Le périmètre de la zone rouge diminue par rapport à aujourd'hui : il y aura moins de places en zone rouge demain qu'aujourd'hui. Les places à PVC ne sont pas à un coût excessif, en abonnement à l'année."

Le résident : "Est-ce qu'on peut stationner devant chez soi pour décharger les courses ?"

Directeur des Services Techniques : "Vous prenez le risque d'une infraction de 35 euros. Si vous voyez un ASVP qui passe, vous lui dites "j'en ai pour 2 minutes", souvent il y a une tolérance, il vous dira de circuler…"

Habitante : "Est-ce que vous avez été voir à Utrillo (Val Sud) ? C'est l'État dans l'État, ce n'est plus le stationnement mais le double stationnement, impossible d'aller dans les commerces."

Gilles Savry : "il y a le parking de Simply Market qui va devenir Auchan ; mais le parking ex-PIR (près de la gare du Val) va sortir, avec 593 places,…"

L'habitante : "Ces gens, ils sont là à la journée, je ne sais pas où ils sont, et ils ne payent pas."

François Poletti : "Il y a la vidéo-verbalisation qui marche très bien."

L'habitante : "Et ils payent ? Ils sont toujours en double file."

François Poletti : "Ils en auront marre de payer 135 €."

Georges Mothron : "Utrillo a été refait pour 5 M€, aux frais du contribuable argenteuillais, pour rien du tout, la situation est aussi mauvaise qu'avant. Quand on aura ouvert le parking à la gare du Val… Les gens ne comprennent que par le portefeuille. Si certains, insolvables, ne payent pas les amendes,… à partir du moment où on retire le véhicule", ils tiendront compte de l'interdiction.

Gilles Savry : "La vidéo-verbalisation, c'est aussi sur Gabriel Péri, ça fonctionne mais il y a encore beaucoup d'incivilité en France."

Habitante : "Je demeure rue Pierre Joly. Avec les 23€, je peux (stationner) tout le mois ?"

Gilles Savry : "Oui dans la limite de 48 heures, il y a un arrêté municipal qui limite à 48 heures le stationnement à une même place."

Question : "Y a-t-il des places de livraison en zone rouge ?"

Gilles Savry : "ça fait partie de ce qu'il faut revoir, on a fait beaucoup de places de livraison et de places PMR (handicap) là où les commerçants en demandaient, mais les commerces ont changé, elles ne sont plus au bon endroit : il n'y en a pas devant la librairie ou Nicolas. Elles seront revues dans les prochains mois."

Georges Mothron : "Places de livraison, ça ne veut pas dire place pour les commerçants ! Ça veut dire place pour les livraisons ! Je ne citerai pas un poissonnier bien connu. Ah si, je viens de le faire."

Gilles Savry : "En réunion de quartier, on a eu la question des voitures ventouses (avec carte 'Handicap') sur les places PMR. D'autres personnes à mobilité réduite ne peuvent pas trouver de place. On n'a pas encore trouvé la solution."

Question : "Moi, je viens travailler de 9h à 18h30, je pouvais me garer rue de la Poste c'était gratuit… Maintenant ça me coûterait 160 €/mois !"

Gilles Savry : "C'est un changement. La solution que l'on a, c'est d'aller dans les parkings Côté Seine ou PVC en prenant un abonnement."

Directeur des Services Techniques : "L'abonnement de jour dans les parkings est de l'ordre de 370€/an".

La personne : "Et ils sont sécurisés le soir ? Je n'y vais jamais".

Directeur des Services Techniques : "Il y a plus de 80000 passages par mois dans le parking de Côté Seine : il est bien fréquenté."

Gilles Savry : "Vous êtes l'exemple, Madame, des gens qui bloquent les places en centre ville dont nous avons besoin".

Habitante : "Puis-je me garer sur mon 'bateau' ?"

Directeur des Services Techniques : "Non, le Code de la Route l'interdit."

L'habitante : "Puis-je me garer 2 jours de suite en zone verte ? Vous avez dit tout à l'heure que se déplacer en zone rouge, ça ne change rien ; ça doit être pareil en zone verte ?"

Gilles Savry : "Non, c'est différent." (Si je comprends bien : il n'y a pas de durée limite en zone verte, le tout est d'avoir payé).

Dame : "Ma fille travaille dans le personnel municipal, à la crèche rue Henri Dunant, elle n'avait jamais eu de problème pour avoir une carte de résidente ; quand elle a demandé une place au tarif du personnel, la police municipale lui a répondu que seuls les cadres (?) avaient droit…"

Directeur des Services Techniques : "Il n'y a pas de tarif spécifique pour les employés communaux. Il y a des possibilités de stationnement à l'Hôtel de Ville. Votre fille n'est pas résidente, ce n'est pas normal qu'elle ait un tarif résident. Il n'y a pas de tarif pour les cadres."

Dame : "Ma fille me dit que la directrice de la crèche a eu le tarif résident."

Représentant de la police municipale : "On ne peut pas donner le tarif à tous les employés de Babou. C'est : 'un commerce, un abonnement résident' (?). S'il y a eu des exceptions par le passé, on profite du changement pour remettre ça en ordre."

Georges Mothron : "On va étudier le cas. Donnez-moi le nom de votre fille."

Dame : "À la résidence Ambroise Croizat, il n'y a que 2 places. Pour rendre visite à mon père, j'utilise sa carte handicapé pour me garer (dans la rue). Est-ce que ça suffira ?"

Gilles Savry : "La version où on est actuellement, c'est que si on a la carte, on ne paye pas."

Xavier Péricat, adjoint aux Finances : "La gratuité, c'est un effort financier important. Vous avez la possibilité de vous garer au parking du centre commercial gratuitement pour faire vos courses en centre ville."

Dame "Résidents au 1 rue Pierre Guienne, notre parking est en face du foyer (Adoma), au bout du boulevard Karl Marx, on perd plein de temps pour entrer, pour sortir… Des gens se garent devant le parking, les pompiers y restent… On est obligés de faire une marche arrière au carrefour. Même des camions s'engouffrent dans ce petit bout de route (en impasse). Ça fait 41 ans que j'y habite : avant, les gens ne se garaient pas là. On a vu Boualem Meziane, Jean Duplay… Sur votre plan, c'est vert."

Gilles Savry : "On y mettra des places de stationnement payant, mais bien sûr, pas devant votre entrée de parking. On met cette rue en zone verte parce que beaucoup de gens viennent à la gare, restent stationnés là toute la journée ".

(…)

François Poletti : "1600 véhicules ont été mis en fourrière cette année à Argenteuil."

Dame : "Quel est le pourcentage d'amendes qui sont payées ?…"

Habitant : "L'abonnement de 23€, aujourd'hui il faut aller tous les mois à la Police Municipale ; demain ce sera sur l'horodateur ?"

Directeur des Services Techniques : "Oui, une fois que vous serez enregistré comme 'ayant-droit'. Ce sera beaucoup plus rapide et plus efficace."

L'habitant : "Le tarif annuel pour un abonnement résidentiel à PVC c'est 570 €/mois, deux fois plus que l'abonnement pour stationner à l'extérieur en zone verte !"

Gilles Savry : "C'est une délégation de service public qui a été signée il y a quelques années." (… Mais on vient de créer de nouveaux tarifs dans ces parkings, par avenant à la délégation, le 10 octobre 2017 (point 20).)

Habitante des Champioux : "Je regrette d'avoir acheté à Argenteuil : je travaille dans la restauration, je rentre tard le soir, je ne peux pas trouver de place pour me garer ! Et un garage juste à côté gare ses voitures à l'extérieur. Je dois faire 500 mètres, 700 mètres, 1 km pour me garer, c'est l'enfer."

Gilles Savry : "C'est un quartier plus récent, quand on fait des appartements, des places de stationnement sont toujours créées, 1 par logement."

Une dame, en studio, dit ne pas en avoir.

Gilles Savry : "Si le promoteur vous vend le logement sans la place, c'est une faute."

La première habitante des Champioux : "Je suis dans l'ancien. On a signalé ce garage à plusieurs reprises… il n'y a même pas de nom dessus… Il stationne les épaves dans la rue. On a reçu une réponse (de la Mairie), mais rien n'a été fait. J'habite 264 rue Jean Jaurès, vu de ma fenêtre c'est une poubelle. La Police municipale est venue au début, mais ils s'en foutent."

Gilles Mothron : "J'irai personnellement demain matin."

Pascal, membre du comité de quartier centre ville : "Je voudrais évoquer des problèmes plus généraux : nous n'avons pas pu participer réellement, avec le cabinet que je découvre aujourd'hui, pour apporter notre expertise citoyenne. La rue Alfred Labrière devrait être rayée de votre plan, c'est une voie départementale en double voie pur une partie du tracé, il n'y a aucune place possible. La rue Jean Borderel a été calibrée pour les pompiers : il y a des places de stationnement, mais incrustées dans le trottoir. À quelques semaines du démarrage, des travaux semblent avoir déjà été faits… L'avenue Foch est définie en partie comme zone rouge, mais le centre médical accueille de très nombreuses ambulances. (…)"

Gilles Savry : "Je reconnais parmi ces points plusieurs questions qui ont été posées par écrit. (…)".

Directeur des Services Techniques : "En centre ville, le stationnement hors des places matérialisées est interdit, c'est un stationnement en pleine voie : amende. Rue Jean Borderel, les pompiers ont des contraintes de stationnement puisqu'il y a des immeubles de grande hauteur."

Gilles Savry : "Il y a d'autres points qu'il faut voir. Il y aura des changements sur l'îlot Héloïse, on travaille sur tout le stationnement autour du marché… Le stationnement qui y était interdit, est maintenant plus ou moins autorisé… On va en discuter avec le comité de quartier."

"On a envie que les commerçants retrouvent de l'air, qu'il y ait des gens qui viennent."

"On n'a pas prévu de rendre le stationnement payant en zones pavillonnaires. On peut y réfléchir autour de la gare, comme rue Etienne-Bast. Pas forcément en le rendant payant."

Question sur "Autolib ?"

Gilles Savry "… reste Autolib. C'est une occupation du domaine public qui est payée. Il n'y a pas de développement prévu pour l'instant, c'est Vélib qu'on développe."

Georges Mothron : "Les auto-écoles, comme celles de Jean-Borderel et de PVC, devaient donner l'exemple ! Elles se garent en stationnement interdit, c'est intolérable."

Question : "La loi permet aux Villes de déléguer la gestion au privé. Le ferez-vous ?"

Gilles Savry "Non, nous avons des policiers municipaux, des ASVP… Après, avec le privé il y a une histoire de rendement, alors que notre objectif n'est pas de maximiser les amendes…"

Question : "Sur le boulevard Héloïse, il y a un parking en zone verte, vous dites 10 heures, mais c'est 11 heures 25 euros… En zone rouge est-ce que c'est 2 ou 3 heures ? Et avec la construction sur Héloïse, tous ces parkings vont disparaître…"

Gilles Savry : "On a matérialisé comme parking en zone verte les places autour du marché. Les parkings "rouges" Jean Vilar et Plataneraie sont déjà payants les jours de marché et le resteront. Les 2 ou 3 heures, si vous payez 3 heures, 25 euros, c'est comme si vous payiez le forfait."

Directeur des Services Techniques : "On va essayer de faire pédagogique parce que c'est vraiment pas simple. Si l'agent vous met un FPS et revient trois heures après, et que vous êtes toujours en zone rouge, il peut vous remettre un FPS, donc jusqu'à 4 par jour. Sur la zone verte vous soulignez à juste titre que les horaires sont 9h-19h et que le FPS est à 11 heures. C'est exprès. Si vous payez 11 heures la 11ème heure vous est reportée à la première heure du lendemain. Les 10 heures correspondent en fait à une journée entière. J'espère que j'ai été clair."

Habitant (Bernard Charpentier) : "Le stationnement est interdit avenue du Maréchal Foch, il faudrait au moins un dépose-minute devant le centre médical !"

François Poletti : "Personne ne vous empêche de mettre les warnings le temps que la personne descende. Les médecins sont d'accord pour que, si des gens restent en stationnement là, la police municipale verbalise. Une dépose-minute ne vous servira à rien".

Une personne conteste : les warnings sont interdits par le Code de la route.

Bernard Charpentier : "Sur le recours, une petite histoire : j'ai fait un recours à Rennes, on m'a répondu : il n'y a pas de faute, vous ne payez pas d'amende ; mais comme vous avez fait un recours en justice, vous payez 31 euros. Il y a quelque chose qui ne va pas !".

Gilles Savry "Maintenant, le recours ne se fait plus à Rennes, mais devant le Maire et la Police municipale."

François Poletti : "Attention, le recours n'est pas suspensif."

Marie-José Cayzac : "Est-ce qu'il restera 1 heure de gratuité pour le parking de la Mairie ?"

Gilles Savry : "Non, il passe en zone rouge".

Marie-José Cayzac : "Qu'est-ce qui est prévu pour les élèves du GARAC ?"

Gilles Savry : (apparemment rien).

Marie-José Cayzac : "Et l'heure du déjeuner était gratuite, elle ne n'est plus. Mauvais pour les restaurants !"

Gilles Savry : "Quand on prévoit de passer plus d'une heure, le mieux est d'aller dans les parkings souterrains".

Habitante : "J'attends depuis 2008 (?) une place de parking aérien, que je n'obtiens pas, et des gens qui ne conduisent plus depuis des années ont toujours le parking avec leur loyer (AB Habitat]). Pourquoi on ne demande pas une attestation comme quoi les personnes sont toujours un véhicule ? Je ne suis pas la seule, des gens attendent depuis plus de 10 ans une place de parking"

Georges Mothron : "Madame Cayzac peut prendre note". (Elle est salariée d'AB Habitat).

Marie-José Cayzac : "Vous êtes (Monsieur le Maire) administrateur d'ABH". (Marie-José Cayzac me précise que les parkings aériens sont indissociables, contractuellement, de l'appartement loué, contrairement aux box.)

Georges Mothron : (en réponse à une question sur les mariages et leur impact sur la circulation en centre ville) : "On fait signer aux futurs mariés à une charte de bonne conduite. Mais on n'a encore jamais refusé le mariage. Si ça continue, on devra le refuser. Les gens qui louent des voitures de grand luxe et font les fanfarons avec, stoppent la circulation pour le défilé, c'est impossible. On est parfois dépassés, je vous l'accorde."

Question : "Lorsqu'on est résident,… ce n'est pas la solution de nous envoyer vers des parkings souterrains… la sous-préfecture a des parkings vides, souvent 1 seule voiture sur 10 ou 15 places. Dans les nouveaux bâtiments, il n'y a pas d'obligation d'avoir 1 place par apparement, j'ai vérifié, ça dépend de la superficie du bien."

Gilles Savry : "Pour avoir écrit le PLU en grande partie, (je peux vous dire qu') il précise parfaitement bien qu'il doit y avoir 1 place par logement. Et une 2ème place au-delà de 70 m2. Quand on construit une maison, on doit faire 2 places de stationnement. Des gens s'approprient des places devant, ou leur bateau ; non, c'est interdit. C'est le domaine public, ce n'est pas toujours la même personne qui l'occupe. Plus ça va dans les centres villes, plus c'est payant partout. Mais Côté Seine, c'est surveillé, et gratuit 2 heures 1/2."

Question : "Le stationnement le dimanche est un vrai b… avec le marché. On ne peut inviter personne. Géant c'est trop loin."

Gilles Savry : (…) "Pour sortir un dimanche soir à 12h30 de PVC, il faut être patient. Un parking va être travaillé sous la plataneraie. Pour la circulation, tant qu'on aura la baïonnette en bas de Charles de Gaulle, il n'y a plus de fluidité. Le département était d'accord pour un 'tout droit' depuis De Gaulle, il faut qu'on appuie sur ça."

Bernard Charpentier : "Les dimanches, c'est stationné en continu sur le côté droit de Charles de Gaulle".

Georges Mothron : "Ce sont des soucis de stationnement qui sont un peu en-dehors de cette réunion. Des voitures qui ne sont pas souvent immatriculées 95. Il faut aussi qu'on leur apprenne à vivre."

Dame : "Les places de livraison prévues devant le libraire, c'est un peu dommage, car alors il n'y aura pas de stationnement, et on n'a qu'une librairie de cette qualité pour 100000 habitants. Et pour les handicapés, le stationnement est-il maintenu gratuit hors des places réservées ? Et les voitures-ventouse sur les places 'handicapé', vous pouvez les enlever au bout de 48 heures."

Gilles Savry : "À condition d'avoir noté qu'elle était là 48 heures avant." (puisque la personne handicapée n'a pas besoin d'indiquer son arrivée et son n° de plaque).

Habitante : "Le changement de côté pose problème, des sociétés garent leur camion le vendredi et ne reviennent pas avant le lundi ou le mardi… 1600 voitures en fourrière, c'est rien par rapport aux voitures sur Argenteuil !"

Georges Mothron : "Je voudrais qu'aucune des personnes qui sont ici ne viennent me reprocher d'avoir enlevé son véhicule !"

Le Maire remercie les participants et souhaite une bonne soirée à toutes et à tous.


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J'ai revu ce billet le mercredi 10 matin : correction de fautes de frappe, quelques ajouts de précisions et réorganisations pour la compréhension. Il me semble que cela n'affecte pas les commentaires déjà postés (n°s 1 à 4).

vendredi 24 novembre 2017

Les impressionnistes, image d'Argenteuil pour le monde. (Notes de rattrapage : réunion du 23 novembre du Conseil économique d'Argenteuil).

par Frédéric Lefebvre-Naré

Pour son premier anniversaire, le Conseil Économique d’Argenteuil invitait acteurs économiques et habitants au Figuier Blanc ce jeudi 23 novembre.

Je participais au rassemblement organisé par le comité Jean Vilar à l’entrée, et ai donc manqué les allocutions introductives du président Alain Leikine et du maire Georges Mothron. Selon Le Parisien :

5600 signatures (de) la pétition (, ce n’était) pas de quoi déstabiliser … Georges Mothron qui, en discours d’ouverture, a défendu à nouveau ce « projet formidable ». « Ce projet qui vous a valu un accueil particulier ce soir est le premier de tous les projets à venir et se veut être un véritable moteur du développement économique d’Argenteuil ». Le maire évoque notamment la future salle de spectacles supposée remplacer la salle Jean-Vilar : « cette nouvelle salle moderne aux dimensions sans commune mesure, et dont la vocation est bien distincte à celle du Figuier blanc »

Les intervenants de la table ronde étaient :

  • Pierre Kuchly, président de ERA-SIB, électrovannes connectées. « La moitié de mes salariés habitent Argenteuil. »
  • Philippe Écran, président de Sitour Merchandising et du syndicat du « marketing au point de vente », souligne deux atouts d’Argenteuil, sa proximité de Paris et sa culture.
  • René Setbon, de AASSET Security, raconte avoir « cherché dans l’Ouest parisien une ville qui pourrait nous accueillir », trouvé « celle des impressionnistes, Argenteuil », acheté un « immeuble quai de Bezons », « créé 7 filiales depuis, dans la sécurité ». « Nous avons équipé Argenteuil, c’est au stade d’études, de caméras de vidéoprotection. Je recherche encore des locaux à Argenteuil ! »
  • Antony Canard, responsable du site d’Argenteuil de Givaudan, qui y est « présente depuis les années 1900 ». Le site compte « 600 personnes dont 35% habitent le Val d’Oise, 10% Argenteuil ». « Leader mondial des parfums et arômes ; actif dans la domaine du quotidien d’Argenteuil. »

Première question de l’animateur Christophe Poupart : la culture fait-elle l’économie ?

L’inverse peut être vrai, rappelle Pierre Kuchly, « originaire d’une petite ville faïencière de Lorraine : culture et tourisme y ont profité de l’essor industriel de la ville ! ».« 60% de mon chiffre est à l‘étranger. Quand des visiteurs étrangers viennent à Argenteuil, c’est important de leur montrer des aspects intéressants, d’avoir un hôtel du niveau voulu, un restaurant qui tienne la route… Nous chefs d’entreprise sommes des ambassadeurs de la ville d’Argenteuil. »

« Chaque année, pour la semaine de l’Industrie, on nous propose de faire visiter nos entreprises, plein de gens sonnent ! Je suis surpris de voir, les gens qui partent, ils sont contents ! C’est aussi notre rôle, n’hésitez pas. »

« Nous avons proposé un jumelage économique avec Dessau : faire venir une délégation pour le salon Effervescence, qui était né à Argenteuil. »

Parfois, des clients français, quand il s’agit de venir à Argenteuil, me demandent : « vous êtes sûrs, je peux ? »…
— « Ne vous inquiétez pas, je vais vous véhiculer ! »
« Ils repartent assez contents en général. »

« Mes clients étrangers, soit ne connaissent pas Argenteuil, soit la connaissent comme l’une des villes des impressionnistes. Un Italien était venu avec son épouse : ‘où aller voir des impressionnistes ?’ Économie, culture, tourisme sont liés ! »

Philippe Ecran : « on a créé l’ADPAVAB pour que la voix des entreprises soit entendue sur les transports en commun, la requalification des parcs d’activité… Sur une dizaine d’années, on a été un peu déçus, je suis désolé de faire un peu le poil à gratter ce soir… les actions lancées ont été remises en cause… Pour les chefs d’entreprise, c’est un peu particulier ! On a un peu besoin de stabilité. Les questions liées au développement économique doivent être détachées des questions politiques locales. J’en appelle de mes vœux, je le crie… »

Antony Canard : « nous avons la responsabilité de faire découvrir nos entreprises au monde urbain. On (souhaite) un circuit économique pour relier la partie urbaine et la partie économique. L’entreprise a des besoins en termes de routes, de sécurité,… L’entreprise a aussi un rôle de mécénat… »

Monet, Le pont d'Argenteuil : site de Jean Vilar

René Setbon : « On parle des impressionnismes, et de la mauvaise réputation. En 30 ans, on n’a jamais subi de catastrophe liée aux incivilités.

Les collaborateurs qui habitent Argenteuil peuvent… Il est important qu’il y ait des rencontres… ou de faire venir des start-up, des jeunes, on construit des buildings, on leur loue des surfaces. On vend de la sécurité, et malgré ça ;-) on arrive à trouver sur Argenteuil des collaborateurs de qualité, 1/3 viennent d’Argenteuil.

Avec l’A86, en 30 minutes à Roissy, la Seine un site merveilleux en face de nos bureaux. Par contre en termes d’hôtellerie, de restauration, c’est limité, on fait venir des plateaux-repas. Quand on est à Argenteuil, ce qu’on aime bien, c’est trouver des endroits où on peut être accueillis et emmener nos collaborateurs. Pour un petit déjeuner, un déjeuner, un happy hour. Pour le reste, la sécurité c’est bien ☺ »

Christophe Poupart : « Je vois sur d’autres villes des journaux municipaux excessivement lus. Voir des gens qui gagnent, qui avancent, qui peuvent être un emblème de la ville, du territoire, et donnent envie d’aller voir … Montrons les choses qui marchent ! On a une start-up magnifique ici, emblème et porte-drapeau à travers le monde, il en faudrait plus.

Quand on vient dans une entreprise, on voit dans la salle d’attente, les journaux : L’Usine nouvelle, ou le magazine de la ville ?

Vous recevez un candidat-salarié : on essaye de réduire les temps de transport. »

Pierre Kuchly : « Depuis 19 ans ½ que je suis ici, un regret : le bulletin municipal est diffusé à tous les habitants, pas aux entreprises ! Je le mettrais à l’accueil ! »

Philippe Écran : « 51% de nos collaborateurs sont Argenteuillais ou des villes limitrophes. Ils sont fiers quand on parle de leur entreprise dans (leur bulletin municipal), certains ont mis l’article sur l’intranet… « Made in 95 », l’appartenance au territoire c’est très important ! »

« À quoi sert le CEA ? Je forme le souhait, j’en ai parlé à Alain Leikine, que le CE soit un carrefour de rencontres pour les entreprises, petites, grandes, de commerces, de services, on a tous besoin de se croiser, de se parler. On ne voit pas suffisamment que les entreprises travaillent ensemble. Avec le CEA on a fait un atelier très intéressant récemment sur l’innovation. »

Pierre Kuchly : « Je voudrais insister sur le côté encourageant du CEA, un homme politique de gauche se met au service du développement économique dans une Ville dirigée par une Municipalité de droite…

Quand je suis arrivé il y a 19 ans ½, je me sus demandé ‘qu’est-ce que je fous là’ ? Mais Argenteuil a énormément d’outils, un réseau de PME extraordinaire, les seuls yaourts bio d’Ile-de-France, des porte-étiquettes, des électrovannes, des parfums… »

Alain Leikine, « assez fier que le monde culturel d’Argenteuil participe de façon étroite à ces rencontres avec le monde économique », introduit un substantiel interlude musical, « Au temps des Impressionnistes » (Bizet, Debussy…) par l’ensemble Art-et-Muses, composé d’enseignantes du conservatoire d’Argenteuil.

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Kiosque à musique sur l'île d'Argenteuil, source http://www.p-worochob.com/portfolio/argenteuil-dantan/.

Alain Leikine reprend la parole pour un discours tout aussi substantiel : « L’an dernier, je déclinais devant vous 5 chantiers… Je voudrais d’abord remercier mon épouse qui a accepté que j’y consacre 2 années totalement bénévoles… »

« Nous avons des entreprises en situations douloureuses — les organisations syndicales locales déploient les efforts nécessaires… »

« En 2016, je proposais d’inclure Argenteuil dans les projets de tourisme d’affaires et ludique. Nous travaillons avec la Direction des affaires culturelles et du patrimoine avec Val d’Oise Tourisme, avec Madame Françoise Inghelaëre.

Qui aurait dit que nous développerions un hôtel de 120 chambres en bord de Seine, avec Bricqueville ? Et un second, devant la gare du centre, pour le tourisme d’affaires, programme moderne et créateur d’emplois …

Nous avons voulu un cluster sur la sécurité, d’envergure nationale et internationale : un travail important de recherche et d’expérimentation s’ouvre à nous. Des parcs d’activité à l’hôpital, Argenteuil propose des démonstrateurs. Nous ouvrirons au cœur du parc d’activité, un lieu référence de ce cluster. En attendant, nous mettrons à disposition des locaux en centre ville.

Pour répondre aux défis des parcs d’activité, showroom à ciel ouvert, nous installerons des caméras (avec haut-parleur) de vidéosurveillance, avec Aasset Security. Cette initiative a déjà fait l’objet de reportages télévisés.

Nous voulons relancer l’attractivité des parcs d’activité. C’était un travail considérable des trois collaborateurs du conseil économique, d’identification, de reprise de contact avec les entreprises du parc : il y a un an, nous ne disposions même pas d’un fichier d’entreprises utilisable !

Nous travaillons avec les commercialisateurs pour définir les cibles des nouvelles entreprises recherchées. L’arrivée d’oscaroo.com, qui devrait à terme employer 300 salariés sur le site au cœur du Val d’Argent, est une chance formidable.

Un logisticien alimentaire viendra revitaliser le site Sitour ( ?) dès juin 2018 ( ?).

Nous voulons renforcer l’offre de formation, un incompréhensible déficit, en lien avec Fatima Amarir, et avec notre environnement, dont le GARAC qui a cru à la pertinence de ce Conseil dès sa fondation.

Nous voulons un rapprochement avec le pôle de compétitivité Cosmetic Valley : à coté de Givaudan nous avons plus de 1200 salariés en PME dans ce secteur à Argenteuil.

Le projet Bricqueville (entre la gare et Givaudan) comprend un écosystème d’innovation, des salles sur mesure de recherche, des lieux de coworking…

Il y a un an, j’évoquais notre désir, notre conviction de réaliser le Pôle de l’innovation et de l’Entrepreneuriat de l’Ouest Parisien. Je remercie la Région Ile-de-France et le Conseil départemental qui ont accepté de voter des subventions. Un vote qui sera soutenu par Philippe Métézeau.

Il ne s’agit pas tant d’un immeuble que d’un environnement innovant pour les start-ups qui ne trouveront plus de place à Paris…

Un consortium d’experts consulte depuis octobre les acteurs économiques ( ?) et institutionnels.

Le plus dur reste à faire.

Le Conseil économique étant un outil de conseil, je me permets de suggérer 2 dossiers fondamentaux en plus des 5 précédents :

  • La place d’Argenteuil sur la carte de la formation
  • Le rapprochement entre entreprises et jeunes à la recherche d’un emploi

Nous voulons rapprocher les entreprises de la vie locale, et de la vie sociale de la ville. Associer les entrepreneurs au développement culturel de la cité.

Ce travail vous appartient. Il constitue le socle d’un renouveau économique. »

Alain Leikine vante Argenteuil pour « son positionnement au cœur, au carrefour, au croisement de l’Ile-de-France … Sa population, son histoire… » et se réjouit de la « confiance réciproque qui nous a permis, M. le Maire, malgré nos différences, de travailler ensemble.

Notre territoire se redresse et évolue. Les mutations douloureuses peuvent constituer de opportunités. »

Le micro passe au public pour ses questions, la première personne à prendre la parole est Philippe Métézeau : « J’ai bien noté, en écoutant les témoignages qu’Argenteuil était de retour. Argenteuil est reconnue comme un pôle important par la métropole du Grand Paris; je reste sur ma faim en ce qui concerne la reconnaissance d’Argenteuil par le département. Les responsabilités sont partagées… On a dans le Val d’Oise des amis et concurrents à Roissy et Cergy… Ce n’est pas un aveu d’impuissance que je fais là, c’est une proposition de service !

J’ai bien noté que les chefs d’entreprise parlaient culture, urbanisme, enseignement supérieur, cohésion sociale aussi.

On est prêts à se tourner vers les chefs d’entreprise et à travailler avec eux sur les places en crèche ; on est prêts à faire venir de nouvelles crèches. Vous avez des interlocuteurs. »

Alain Leikine : « Le bonheur a été la coïncidence entre le nouveau schéma régional écrit à l’été dernier, et la création du Conseil éconmique. Nous sommes complètement inscrits avec la Région Ile-de-France dans ces projets innovants.

Je pense que M. le Maire va rencontrer prochainement la nouvelle Présidente (du Val d’Oise). Un rééquilibrage est nécessaire. Nous demandons fermement au Conseil départemental de considérer le bassin d’Argenteuil extrêmement important, de mettre ses outils à la disposition de notre territoire comme ils le sont depuis longtemps au service d’autres territoires.

Je prends l’engagement de vous demander que le département du Val d’Oise réoriente sa stratégie économique en faveur d’Argenteuil. »

Georges Mothron : « La faute n’incombe pas qu’aux autres. On a beaucoup parlé des bords de Seine, parce que c’est ce que veut retrouver pour les habitants, pour les entreprises. Celui qui vous parle a connu autre chose que la 4-voies.

Il y a 12 ans, on avait l’accord sur les financements pour un projet de boulevard urbain, chaque collectivité mettait 16 M€ ; (ensuite) vous avez été, M. Leikine, un des acteurs qui ont bloqué le système, quand on était parti sur un projet pharaonique à 150 M€ ; seul Bezons s’en est bien sorti, ils ont tiré leur épingle du jeu. On continue à s’y atteler pour faire en sorte que le fleuve Seine puisse être reconquis par les Argenteuillais et les acteurs économiques d’Argenteuil.

La restauration a été évoquée tout à l’heure : sur le projet Héloïse, les terrasses qui nous mèneront sur les vues de la Seine bénéficieront de restaurants traditionnels qui nous changeront des kebabs qui se multiplient un peu trop. »

Un homme dans le public : « Comment se fait–il qu’un Burger King soit implanté en ce moment à Argenteuil ? »

Georges Mothron : « Il y a une demande de jeunes, de restauration rapide de qualité. On m’a dit, et j’ai bien voulu croire, qu’un des tops de la restauration rapide était Burger King. Celui de la gare Saint-Lazare est un des plus gros au monde.

Il y avait des délaissés de très longue date qui méritait mieux, la Ville était propriétaire de ces terrains qui dormaient, donc, retrouver de la trésorerie (voir point 21 ici) tout en faisant plaisir à une certaine proportion de la population, ben on le fait.

Une dame dans le public : « Le tourisme industriel est certainement passionnant ; je suis attachée au tourisme culturel. Je trouve dommage qu’Argenteuil perde ses souvenirs d’autrefois. J’ai reçu la correspondante irlandaise de ma petite fille, on lui avait vanté la ville à cause de Monet, elle me demandait un circuit Monet… J’étais bien en peine ! J’ai dû acheter au Presse-Papiers le superbe bouquin sur Monet à Argenteuil.

Je trouve dommage le projet Héloïse.

Nouvelle Argenteuillaise, je suis partie avec des a priori négatifs, que j’ai revus. Mais je suis inquiète du projet que vous avez sur Héloïse : je ne vois pas comment le Figuier Blanc ne va pas y perdre ses feuilles ! Je fréquente Côté Seine, et je ne vois pas comment vous allez pouvoir le mettre en complémentarité : il ne travaille pas à plein !

(Applaudissements.)

Monet, Le champ de foire à Argenteuil : site de Jean Vilar

Georges Mothron : « merci d’avoir fait confiance à Argenteuil. Encore une fois, je vous invite le 19 décembre en Mairie, vous découvrirez comme tout le monde ce magnifique projet qui relancera Argenteuil, y compris sur le plan commercial. »

Mickaël Camilleri : « Vous en aurez la démonstration, je l’espère, le 19 décembre : il ne s’agit en rien d’une lubie, mais l’aboutissement d’un long programme de recherche, qui a démontré qu’Argenteuil était une des villes de France qui subissait le plus d’évasion commerciale. C’est une ville de 107000 habitants qui ne dispose pas de surface de cinémas et de surface commerciale suffisantes.

Argenteuil travaille à la mise en valeur de son patrimoine historique. Une association vise à reconstituer les hydravions qui étaient fabriqués dans cette ville.

Un circuit patrimonial sur la thématique des Impressionnistes va être constitué. Je suis attristé de voir plus de tableaux d’Argenteuil au musée d’Orsay, qu’à Argenteuil. »

Dans le public, Wilfried Fortin pose « 3 petites questions :

  • Sur les JO et paralympiques, dont le Val d’Oise est écarté ?
  • Sur la ligne T11 Express, tangentielle Nord, on en est où ? Elle conditionne les projets immobiliers au niveau de la gare de triage.
  • Et où en est le projet de faire de la Maison de Claude Monet une « maison des Illustres » et l’Office de Tourisme ? »

Georges Mothron : « nous avons racheté cette maison en 2003 ou 2004. On est en train, maintenant qu’on y voit beaucoup plus clair financièrement, et que la Région pousse Argenteuil à rattraper son retard, on y travaille. Les choses sont en train de se phaser. Françoise Inghelaëre vous dirait qu’on part sur un renouveau de parcours patrimonial. Ça a été une demande d’un certain nombre d’entreprises.

La tangentielle, on m’en parle depuis que je suis tout petit. C’est un projet qui tient, puisqu’il a été inauguré entre Épinay et le Bourget. Mais il a totalement délaissé les deux autres bouts. C’est une idée qui est très bonne, sauf que le développement du transport express du Grand Paris tire tout ce qui nous reste de possible en financement public, donc j’ai quelques craintes sur le retard de financement de la tangentielle. J’en ai parlé à la députée qui va nous aider à travailler dans ce sens. »

Alain Leikine : « Pourquoi les industriels d’Argenteuil ont créé le nouveau label « made in Val d’Oise » ? Parce que le département a été oublié de la dynamique olympique. »

Pierre Kuchly « nous avons fait ce constat avec Mme Lazaar et avons créé un hashtag #MadeIn95, on le met à disposition gratuite, il a été repris par la Députée, le Préfet. Nous avons fait une pétition en ligne … nous allons voir avec le Comité d’organisation des JO… »

Georges Mothron : « En 1924 les régates olympiques avaient lieu sur le plan d’eau d’Argenteuil. Le stade actuel de Colombes, qui va être désaffecté puisque le Racing est parti à Nanterre, verra les joutes olympiques de hockey sur gazon. Les installations départementales d’Eaubonne seront des lieux d’entraînement. Nous travaillerons à ce que des équipes olympiques viennent s’entraîner dans notre nouvelle et magnifique salle de gymnastique. »

Mickaël Camilleri évoque la séquence « 2023 Coupe du Monde de rugby, 2024 JO, 2025 Exposition Universelle », pour laquelle « le dossier français est le meilleur sur la table… »

Une dame dans le public, « résidente depuis une vingtaine d’années : on se pose des questions sur les projets autour de la gare principal, délabrée ces dernières années, avec les poubelles à l’entrée de la gare… c’est quand même l’entrée dans la ville ! »

Une dame dans le public, « nouvelle accédante à la propriété boulevard Jean Allemane : je me sens en insécurité complète dans ce quartier. Je suis obligé de prendre l’autre côté de ma rue pour accéder à mon logement. »

Un homme dans le public : « La circulation à Argenteuil, moi j’habite à Rochefort, un jour ou l’autre il y aura un drame. »

Georges Mothron : « on fait deux réunions par quartier et par an. On va recentrer (le débat d’aujourd’hui) sur le plan économique. »

Mickaël Camilleri : « Pendant des dizaines d’années, la zone de la gare centrale a été laissée à l’abandon. Du côté centre ville, les possibilités foncières sont inexistantes. Par contre sur l’autre côté, la zone mérite d’être complètement reconfigurée. Il n’y a que 51 endroits qui ont été sélectionnés dans la région (pour l’appel à projets du Grand Paris). Cela a attiré d’autres investisseurs à regarder autour de la zone. »

Georges Mothron : « sur Jean Allemane, si vous l’aviez connu il y a 15 ans, vous auriez vu des taches qu’on est en train de réurbaniser. C’est accompagné par des mesures de vidéosurveillance. On regardera de près avec vous. »

Alain Leikine précise « la méthode du Conseil économique : nous ne communiquons que sur des choses actées. Nous travaillons avec des collaborateurs, dont le nombre je l’espère augmentera au fil du temps, M. le Maire …

Les investisseurs ont besoin d’une certaine confidentialité. Qu’on ne se retrouve pas, comme près d’ici, avec des immeubles qui ont été livrés, et qui, 1 an, 2 ans, 3 ans après, sont vides. »

Une personne du public : « Je vais poser la même question que l’année dernière peut-être, sur les bars à chicha rue Henri Barbusse : on n’arrive pas à marcher sur le trottoir. »

Mickaël Camilleri : « On a été élus en 2014 pour remettre un peu d’ordre dans des endroits qui en ont fort besoin. On a mis une task force extrêmement regardante sur les règles à respecter par les établissements recevant du public. Si on identifie de manière précise des sorties de route, on est en relation désormais très étroite avec la Police nationale et la police municipale. Je comprends que ça ne vous donne pas satisfaction, mais on vient de tellement loin en la matière… Laissez-nous un peu de temps. »

Une personne du public revient sur le projet sur le site de Jean Vilar, île Héloïse : « un nouveau supermarché, des bureaux, des nouvelles entreprises… est-ce que les transports en commun, la circulation, ne vont pas d’en trouver affectés ? Il y a des heures noires ! »

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Georges Mothron : « Il y a une obligation, dans les projets urbains de cette échelle, d’étude d’impact sur la mobilité. Les études d’impact ont été faites, elles seront rendues publiques, je vous invite au Conseil Municipal du 19 décembre, qui commencera à 19H et se terminera tard, (pour vous présenter ces éléments), avec les impacts sur la circulation et le stationnement. »

Mickaël Camilleri : « La SNCF augmente la fréquence de la ligne J. »

Dans le public, M. Bouaoud, « Argenteuillais, entrepreneur à Argenteuil. Je fais moi-même le constat de l’évasion des Argenteuillais… Je souhaite un incubateur de start-up. Londres ou San Francisco n’ont pas de problème de trésorerie parce qu’elles se sont engagées auprès des entrepreneurs ! Concluez un pacte avec des entrepreneurs, qui s’engageraient à rester sur Argenteuil en échange de bureaux et d’une fiscalité avantageuse. »

Alain Leikine : « Votre question est au cœur de notre projet de pôle de l’innovation. »

Mickaël Camilleri : « L’Ouvre-Boîte offre un accompagnement complet, et si je dis complet, des porteurs de projet. En pleine zone franche urbaine puisque vous parliez d’exemption fiscale. Silicon Banlieue accueille les entrepreneurs du numérique.

Je suis en charge de l’innovation à Paris La Défense : construire des beaux endroits c’est bien, mais l’objet immobilier est très très loin de suffire. Il faut l’accès aux talents, donc les transports, il faut les former ; et c’est l’environnement urbain, qui fait le succès du Marais à Paris. »

Georges Mothron : « Je n’avais pas vu le bras de Madame la Députée qui le levait depuis un certain temps. »

Fiona Lazaar : « vous pouvez compter sur mon soutien même si nous ne sommes pas des mêmes bancs.

Une question que j’avais pour vous, par rapport à ce qui est sur l’écran « Au cœur de l’Europe, à 10 minutes de Paris » : comment on fait pour être au cœur de l’Europe ? »

Georges Mothron : « Je vous invite demain à ma Mairie, nous parlerons avec le préfet de région des fonds européens.

Madame la sous-préfète, vous voulez dire un petit mot ? »

Martine Clavel : « tout le monde attend le mot de la fin ! Je peux dire le plaisir que j’ai de voir l’initiative prise par la première ville du département, de recréer le lien avec les entreprises. Je suis très confiant du renouveau urbain d’Argenteuil. »

Georges Mothron remercie les participants « vous êtes venus nombreux », remercie aussi les élus argenteuillais, nombreux dans cette salle » et il en cite, de l’équipe majoritaire, « c’est une équipe, le Maire ne peut rien sans une équipe. »

jeudi 23 novembre 2017

Levons un verre (de jus) à Jean Vilar, ce soir au Figuier Blanc !

Quelques nouvelles du comité Jean Vilar par Frédéric Lefebvre-Naré

Vous êtes plus de 5500 à avoir signé la pétition pour que la salle des fêtes soit rénovée, et reste publique, au lieu d'être cédée à FIMINCO pour construire, en plus de la salle de spectacles et du cinéma, 156 logements et un centre commercial jusqu'à 45 mètres de haut (voir la mini esquisse… où la hauteur est masquée par l'absence de point de comparaison… sur le site de l'architecte).

Avec Marie-José Cayzac, présidente du comité, nous avons déposé un recours devant le Tribunal Administratif contre la modification du Plan Local d'Urbanisme, votée le 22 juin dernier, qui permet ces constructions pharaoniques sur l'île Héloïse.

L'association Val d'Oise Environnement, entre autres, a déposé un recours devant la Commission Nationale d'Aménagement Commercial, contre le même projet et l'absurdité d'un nouveau centre commercial classique, avec grand supermarché, à 400 mètres de Côté Seine, qui est déjà surdimensionné par rapport à sa fréquentation.

Ce jeudi 23 en début de soirée, 19h30, retrouvons-nous devant le Figuier Blanc pour partager un apéritif et le proposer aux membres du Conseil Economique d’Argenteuil !

Demandons-leur de nous aider à sauver et rénover la salle des fêtes Jean Vilar, à obtenir l’abandon du projet commercial qui bétonnerait l'île Héloïse, et à reconquérir les berges.

Créé par la Municipalité, ce Conseil célèbre son 1er anniversaire au Figuier Blanc ce 23 novembre. Lors de sa première réunion fin 2016, les acteurs économiques présents avaient souligné combien la culture contribue à l’attraction d’une ville.

Le paysage naturel de notre rive de Seine fait encore aujourd’hui la célébrité mondiale d’Argenteuil, à travers l’oeuvre des Impressionnistes. Tant que l’île n’est pas bétonnée, il suffirait de peu de chose pour le retrouver… Levons, à ce voeu, notre verre ! (sans alcool — chacun·e peut venir avec sa brique de jus ou ses cacahuètes :-) )

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