par Bernard Rols

Johnny, notre plus grand rockeur national, s’en est allé, terrassé par la maladie.

Ce samedi, j’étais sur les Champs-Elysées, lui rendre un dernier hommage national ou populaire, peu importe la définition officielle donnée.

Nous étions des centaines de milliers venus de Paris, d’Ile-de-France, certainement quelques-uns et quelques-unes d’Argenteuil, de Caen, d’Auxerre (les fans avec qui j’ai échangé), de toute la France.

Notre Président de la République, deux anciens Chefs de l’Etat, des politiques, des artistes du cinéma, de la variété, des écrivains, des femmes, des hommes, tous anonymes, de tous âges, de toute condition sociale et culturelle, étaient dans le recueillement le plus grave lors de la cérémonie religieuse.

Aucune hystérie, aucun cri dans le froid glacial devant l’écran géant qui, place de la Concorde, diffusait cette cérémonie.

Johnny c’était bien sûr 57 ans de carrière, une « bête de scène », une voix inoubliable, des centaines de chansons dont on connaît les paroles, un charisme hors du commun, c’était le « patron ».

Mais au-delà de sa musique, à beaucoup de Français, moi compris, il donnait « l’envie d’avoir envie », de « vivre pour le meilleur »

Salut Johnny.