par Frédéric Lefebvre-Naré

La Municipalité a organisé une tournée de réunions de quartier spécialement sur le sujet du "cadre de vie", après celles centrées sur les grands projets en bord de Seine.

Voici quelques échos de celle des Coteaux (le début seulement, désolé… j'ai présenté mes excuses d'avance pour mon départ anticipé !).

La première demi-heure doit être consacrée à un compte-rendu d'activité du comité de quartier. Cela m'intéresse d'autant plus que je siège, comme élu de l'opposition, au comité… d'un autre quartier (Centre Ville).

Philippe Vasseur, adjoint au Maire chargé du quartier, met le projecteur sur les flyers posés sur les chaises : des appels à s'exprimer, et à envoyer ses idées au comité de quartier !

flyers_doleances_acteurs.jpg

Josiane et Brigitte présentent leurs actions sur l'embellissement et la communication.

Un "thème peinture" avec les enfants des écoles, en 2016 : 147 dessins dont 3 ont été sélectionnés ; un concours photo avec 22 oeuvres exposées.

Un concours sur le thème "civisme et bienveillance". Une vingtaine de personnes ont envoyé des poèmes "recevables" !

"Cette année on aimerait travailler sur un thème que vous auriez choisi". (Je n'ose pas suggérer l'île Héloïse !).

Jean-Claude, du comité de quartier également : Sur la voirie et la propreté, 4 réunions et plusieurs visites faites, dont une rue des Pêchers. "Nous travaillons à un plan de circulation sur l'ensemble des Coteaux".

"On n'a pas peur se se lever à 6 heures pour compter les voitures en sens interdit : 354 un matin rue Cassini, dont le véhicule de la propreté de la ville de Sannois !" Une dame : "j'habite dans la résidence voisine, que les gens traversaient pour éviter la rue Cassini, j'ai été agressée et violentée par un automobiliste, je préférerais que la rue Cassini soit ouverte !"

Le comité de quartier aura été économe de notre temps : 8 minutes !

Philippe Vasseur : "nous organisons le lundi de Pâques une course aux oeufs dans le bois d'Hédoit, pour le faire découvrir".

"Il y aura une visite de quartier par le Maire au mois de juin".

M. Schoffet, directeur du cadre de vie, explique comment les doléances sont prises en compte. "Avant de se plaindre, il faut se demander qui est compétent, si ce n'est pas un bailleur, ou le syndicat Azur, ou l'État : s'adresser au bon interlocuteur aide à traiter la demande efficacement".

"Si vous demandez des choses nouvelles, le support pour la doléance, c'est le courrier, le mail via le site de la ville, ou une fiche à la maison de quartier. Une demande orale un matin à un élu, ils sont sollicités des dizaines de fois… tandis que les écrits restent !"

M. Schoffet demande qui connaît l'application TellMyCity : la grande majorité des présents.

"Sur un an et demi, 12000 signalements ; 70 villes l'utilisent, les Argenteuillais très fortement : 2700 utilisateurs actifs. Les signalements concernent surtout la propreté et le stationnement, et les dépôts sauvages. Les signalement sont géolocalisés : cela permet de repérer là où il y a des dépôts sauvages récurrents. La photo permet à Azur d'envoyer le bon type de voiture. Pensez à bien identifier l'adresse géolocalisée."

Louise Sadovski, directrice de la Tranquillité Publique, remercie pour leur présence les représentants des polices municipale et nationale. D'autres agents contribuent à la tranquillité publique, rappelle-t-elle : la "Médiation Urbaine" qui "travaille 7 jours sur 7 sur le terrain pour désamorcer les conflits, concourir au vivre-ensemble, car les visions des espaces publics par les différents individus ne sont pas les mêmes, les médiateurs travaillent à les harmoniser". "S'il n'y a pas d'infraction, on ne peut pas verbaliser les gens, on peut les inviter à se déplacer…"

Il y a aussi "le grand froid, la protection des personnes et des biens, l'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, le risque incendie, le suivi des risques naturels, la gestion de crise, et le CLSPDR, le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance et de la radicalisation, qui est encadré par des textes, un loi de 2007, qui prévoit la coproduction de la sécurité".

100 interventions de mise en fourrière sur le quartier en 2017, soit 6% de celles sur l'ensemble de la ville (environ 1500 donc sur la ville).

11 caméras sont installées (pour un quartier de 13000 habitants, grand comme presque deux fois la principauté de Monaco).

M. Lemoine présente le service Propreté Urbaine. Deux opérations "pas de quartier pour les déchets" ont eu lieu les 16 février et 12 octobre 2017. "On ramasse souvent entre 15 et 20 tonnes de déchets dans ces journées particulières". "Votre quartier comprend 19 secteurs traités quotidiennement[1] soit par un cantonnier soit par des passages mécanisés."

"En général, sur le quartier des Coteaux, le nettoyage est plutôt hebdomadaire".

Une centaine d'agents Azur sur la ville, une quinzaine sur les Coteaux, nettoient la ville.

Richard Gauvry, "directeur du syndicat Azur" : "on est venus pour répondre à vos questions. Nos activités principales : collecte et traitement des déchets : ordures ménagères, végétaux, encombrants, et dépôts sauvages en partenariat avec la Ville. Nous sommes basés près de la déchèterie et sommes propriétaires de l'usine d'incinération. Elle incinère la moitié des déchets du département ; grâce à ça, une partie de la population, 12000 logements, bénéficie d'un chauffage à coût réduit" (chauffage urbain).

"150 agents collectent l'ensemble de vos flux".

"Tous nos véhicules sont équipés de GPS ce qui nous permet de vérifier quelles rues ont été 'faites' ou 'pas faites', mais bien sûr on peut rater un bac ou deux. Ce sont des gros logiciels qui produisent les tournées : nous avons 1500 rues, 70 à 80 tournées par semaine. La géolocalisation permet d'optimiser les tournées donc de dépenser moins d'argent pour le même niveau de service."

"Nous on souhaite diminuer les déchets. On propose des composteurs à 20 € : c'est ça de déchets en moins !"

(Objectif ou réalisation ?) "Diminuer de 7,5% les déchets traités entre 2016 et 2017."

Les dépôts sauvages collectés sont passés de 1762 tonnes en 2015, à 1397 tonnes en 2017 : "à force de signalements TellMyCity, nous avons une meilleure réactivité, le service arrive plus vite, et la propreté appelle la propreté". "Le Conseil Municipal a délibéré pour dire qu'on facturerait les dépôts sauvages à leurs auteurs. On a assermenté les agents, on a la vidéo aussi. Sur 2017, 52 contrevenants ont été identifiés, 52 courriers, 16000 € de facturation envoyée. Jusqu'à 5 tonnes pour un dépôt ! Pas forcément dans votre quartier. On a même été suivi sur un ou deux dossiers, par le Procureur qui a mis des amendes complémentaires."

(Très bien ! Voilà une décision que nous avions votée :) ).

"On fait aussi des aménagements de voirie sur des points de dépôts sauvages, et sur 5 aménagements faits, 4 ont réglé le problème."

A bientôt pour d'autres nouvelles !

Notes

[1] Façon de parler.