par Frédéric Lefebvre-Naré

Merci aux premiers commentateurs des deux billets précédents (40 raisons suffisantes de sauver Jean Vilar : 1. Quand c'est flou… , 2. Trop d'éléphants blancs à Argenteuil). Désolé de ne pas leur répondre, ou plutôt, que mes réponses n'apparaissent pas : un bug bizarre des antispams bloque mes commentaires.

Ce troisième billet veut répondre à tous ceux qui trouvent des qualités au projet de la Municipalité, qu'ils en trouvent beaucoup ou peu. Et qui au final seraient prêts à le soutenir, comme 53 conseillers municipaux ou presque l'ont fait mardi dernier.

C'est très simple : si le projet est bon, alors, À TOUS ÉGARDS, il serait encore meilleur de l'autre côté de Gabriel Péri, sur l'ancienne friche Henri Barbusse.

Et d'ailleurs… c'est là qu'un multiplexe avait été initialement envisagé par la municipalité de Roger Ouvrard vers 1999 !

La géologie est a priori moins défavorable pour creuser et cuveler des parkings : on est aussi en zone bleue inondable, mais plus en amont de la Seine, à l'opposé de la partie la plus alluviale de l'île (marché et promenade plantée). Ce serait donc plutôt moins cher.

Les parkings de Côté Seine sont à cent mètres. Assez peu utilisés dans la journée, libres le soir, ils dispenseraient de centaines de places nouvelles. Rentabilisons-les !

Côté Seine est à cent mètres. La synergie commerciale serait meilleure.

La gare est à 400 mètres au lieu de 700, soit 5 minutes au lieu de 10 minutes dont un très gros carrefour.

L'accès à la voie rapide existe déjà. Et il serait toujours là si, comme nous le souhaitons, la voie sur berge était au contraire "urbanisée" et civilisée le long de l'île.

La continuité paysagère et fonctionnelle serait restaurée : côté gare et centre ville, le complexe plus dense, puis la salle des fêtes Jean Vilar sauvée ;-) , les installations sportives, le marché, enfin la partie verte — à restaurer !!! — durablement inconstructible, l'ancienne Promenade qui serait le vrai Parc des Berges.

La surface serait mieux utilisée : celle du Parc des Berges est équivalente à celle du terrain de Jean Vilar (environ 20000 m2), et ce dernier continuerait à servir.

Je suis défavorable au projet de la municipalité, tel que présenté, même s'il passait côté Nord. Mais il me semble que tout partisan du projet devrait préférer qu'il passe côté Nord, et demander l'annulation de la vente de Jean Vilar à Fiminco.