par Frédéric Lefebvre-Naré

Cette série de billets est une passionnante série de rencontres ! Merci à celles et ceux qui nous interpellent, complètent notre information, nous aident à mettre en évidence la folie du projet de la Municipalité et à dessiner des alternatives crédibles.

Ainsi de réactions que j'ai reçues à cette esquisse de mercredi dernier. Je proposais en particulier que "la salle Jean Vilar (reste) la salle Jean Vilar ! Sa structure est superbe et adaptée. Elle a besoin, je présume, d'être désiamantée (travail contraignant, mais inévitable aussi dans le projet Fiminco), l'aménagement intérieur a besoin d'être refait, notamment pour l'acoustique."

De ces réactions, je comprends que si l'on reprend l'intérieur de Jean Vilar, il faut reprendre la structure béton aussi, trop fragilisée par ses 50 ans sur le sol mouvant de l'île Héloïse. Donc reconstruire.

Est-ce dans nos moyens ? La bonne nouvelle c'est que oui, tout à fait, surtout si nous obtenons le soutien du Territoire, qui serait naturel pour un équipement de cette dimension.

Les coûts de construction semblent aller de 1200 € HT par place debout, à 4500 € HT, selon les exemples de six grandes salles, surtout des Zénith (Amiens, Dijon, Strasbourg, Nantes, Brie-Comte-Robert, Châteauroux). Les coûts les plus élevés correspondent à un sol très défavorable (Amiens) ou un aménagement très ambitieux (Strasbourg).

Pour une salle de 1800 places debout (Jean Vilar actuelle) à 3250 (chiffre avancé par la Municipalité), et en prenant une fourchette de 1200 € HT par place à 2800 € HT, nous en aurions pour 2,2 à 9,1 millions : du même ordre que le coût d'une école maternelle et primaire, ou celui d'un espace vert comme le Parc des Berges. La moitié du coût du Figuier Blanc (15,5 millions). Ou encore, sur une durée de vie de 50 ans, entre 40 centimes et 2 euros par Argenteuillais et par an.

Reconstruire Jean Vilar à neuf est donc tout à fait dans les moyens de notre ville ! Argenteuil, qui a, selon son Maire, une "épargne brute" parmi les plus élevées des grandes villes franciliennes.

Inutile de vendre le terrain au privé pour y faire un mégaplexe, comme l'équipe actuelle l'a voté.

Pour garder cette salle de spectacle, renouvelée, mais publique, c'est ici !