Engagés pour Argenteuil

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jeudi 23 novembre 2017

Levons un verre (de jus) à Jean Vilar, ce soir au Figuier Blanc !

Quelques nouvelles du comité Jean Vilar par Frédéric Lefebvre-Naré

Vous êtes plus de 5500 à avoir signé la pétition pour que la salle des fêtes soit rénovée, et reste publique, au lieu d'être créée à FIMINCO pour construire, en plus de la salle de spectacles et du cinéma, 156 logements et un centre commercial jusqu'à 45 mètres de haut (voir la mini esquisse… où la hauteur est masquée par l'absence de point de comparaison… sur le site de l'architecte).

Avec Marie-José Cayzac, présidente du comité, nous avons déposé un recours devant le Tribunal Administratif contre la modification du Plan Local d'Urbanisme, votée le 22 juin dernier, qui permet ces constructions pharaoniques sur l'île Héloïse.

L'association Val d'Oise Environnement, entre autres, a déposé un recours devant la Commission Nationale d'Aménagement Commercial, contre le même projet et l'absurdité d'un nouveau centre commercial classique, avec grand supermarché, à 400 mètres de Côté Seine, qui est déjà surdimensionné par rapport à sa fréquentation.

Ce jeudi 23 en début de soirée, 19h30, retrouvons-nous devant le Figuier Blanc pour partager un apéritif et le proposer aux membres du Conseil Economique d’Argenteuil !

Demandons-leur de nous aider à sauver et rénover la salle des fêtes Jean Vilar, à obtenir l’abandon du projet commercial qui bétonnerait l'île Héloïse, et à reconquérir les berges.

Créé par la Municipalité, ce Conseil célèbre son 1er anniversaire au Figuier Blanc ce 23 novembre. Lors de sa première réunion fin 2016, les acteurs économiques présents avaient souligné combien la culture contribue à l’attraction d’une ville.

Le paysage naturel de notre rive de Seine fait encore aujourd’hui la célébrité mondiale d’Argenteuil, à travers l’oeuvre des Impressionnistes. Tant que l’île n’est pas bétonnée, il suffirait de peu de chose pour le retrouver… Levons, à ce voeu, notre verre ! (sans alcool — chacun·e peut venir avec sa brique de jus ou ses cacahuètes :-) )

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mercredi 1 novembre 2017

5000 signatures : une pétition exceptionnelle à Argenteuil

Communiqué de presse du comité Jean Vilar, auquel EpA s'associe.

5000 signatures : une pétition exceptionnelle à Argenteuil, pour sauver la salle des fêtes Jean Vilar et le site de l’île Héloïse.

Depuis plus de 150 ans, la ville d'Argenteuil a installé, sur l’espace naturel de son ancienne île, ses deux pôles de rassemblement : le marché Héloïse et la place des fêtes, puis salle des fêtes Jean Vilar. Deux des platanes plantés à cette époque, et peints par Claude Monet, accueillent encore les visiteurs à l’entrée de l’espace Jean Vilar.

Monet, Le champ de foire à Argenteuil : site de Jean Vilar

Le promoteur Fiminco a obtenu de la Mairie une promesse de vente du terrain, et une modification du Plan Local d’Urbanisme. Ce PLU permettrait de détruire Jean Vilar et d’abattre tous les arbres pour construire,

  • un centre commercial à 300 mètres de « Côté Seine »,
  • un multiplexe à 400 mètres du « Figuier Blanc »,
  • 156 logements sur cette zone inondable,
  • une salle de spectacles privée,
  • sur deux étages de parkings aériens,
  • le tout entassé à 45 mètres de haut.

Plus de 5000 personnes ont écrit au Maire[1] pour s’opposer à ce projet, lui demander de rénover la salle des fêtes, en gardant cet espace public.

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Cette pétition atteint une ampleur exceptionnelle à Argenteuil. Nous pouvons témoigner qu’elle réunit les habitants récents et les plus anciens, les citoyens de toutes préférences politiques, de tous les âges, de tous les milieux sociaux, avec les mêmes arguments et le même attachement à ce bien commun.

Pour que ce mouvement réussisse, nous appelons les personnes concernées, riverains, commerçants, utilisateurs des équipements publics, promeneurs ou cyclistes…., et les personnes avec une compétence technique ou juridique, à participer à nos travaux.

Nous présenterons à la presse le 10 novembre à 15h00 ce que nous avons entendu de milliers d’Argenteuillais, et les actions que nous proposons.

Nous appelons les Franciliens, les riverains de la Seine, attachés au paysage de la vallée et au patrimoine régional, à découvrir l’île d’Argenteuil, son histoire, son potentiel aujourd’hui menacé, et à nous aider à les préserver.

Notes

[1] Dont 257 par internet.

vendredi 20 octobre 2017

3000 Argenteuillais à la Une

par Frédéric Lefebvre-Naré

Contre la destruction de Jean Vilar, contre la construction d’un centre commercial et de logements sur ce site, plus de 3000 Argenteuillais ont écrit au Maire.

Le journal régional « L’Écho » leur consacre sa Une. Il s’est juste trompé de titre !

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Au lieu de « 3000 Non contre le pôle de loisirs », ce sont « 3000 Oui pour rénover le pôle de loisirs » !

Car notre « île » est un pôle de loisirs en plein air, depuis 199 ans que le bras de Seine a été comblé, devenant le boulevard Héloïse.

Le comité Jean Vilar, et plusieurs associations, font un travail énorme pour informer nos concitoyens. Les trois quarts n’avaient jamais entendu parler du projet, ou seulement d’un cinéma ou d’une nouvelle salle Jean Vilar…

Quand nous expliquons ce que proposent le Maire et le promoteur, nous entendons presque à chaque fois :

Mais il y a Côté Seine juste à côté ! À quoi ça sert ?

Pas de promoteurs privés pour gérer le patrimoine de la Ville, il appartient à ceux qui y vivent !

Tous ces arbres disparaîtraient ? Où est votre pétition, je signe !

La hauteur de 14 étages ? C’est de la folie ! Dans le quartier, quand la Seine monte les caves sont inondées

C'est inadmissible ! Nous voulons garder l'âme d'Argenteuil ! Arrêtez votre bétonnage !

Certaines personnes nous regardent d’un air soupçonneux : elles ont d’abord cru que nous venions pour justifier le projet du Maire. Non, seulement pour informer et permettre à chacun de s’exprimer !

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Avec maintenant plus de 4000 participants, c’est le plus grand mouvement de pétition de l’histoire récente d’Argenteuil.

Espérons que ce mouvement soit compris par le Maire et son équipe.

Les sites à reconstruire ou rénover abondent. Près de la gare du Val, le site puis « trou Balzac » attend depuis 25 ans des logements, des emplois, des commerces, des salles de cinéma ou de spectacle, ou des écoles… Près de la gare centrale, la gendarmerie est abandonnée. L’ancien hôpital, devenu musée, tombe en ruine. Sur les friches côté Nord de la gare, il a fallu le Grand Paris pour qu’enfin, un projet émerge. Un projet à dominante de bois, et limité à 6 étages.

Gardons donc à l’entrée d’Argenteuil un site accueillant, une île verte et ouverte, et cette salle des fêtes, notre bien commun !

Ce texte est publié comme tribune dans L'Argenteuillais daté 2 novembre 2017.

mercredi 18 octobre 2017

Projet Fiminco à la place de Jean Vilar : 4 réponses du Maire

par Frédéric Lefebvre-Naré

Pour le dernier Conseil Municipal, j'avais préparé avec ma collègue Marie-José Cayzac une "question orale" sur 4 engagements du Maire au sujet du pôle commercial et de logements (avec nouvelle salle de spectacles) qui doit bientôt s'élever à 45 mètres de haut sur le site actuel de Jean Vilar.

* vous vous étiez engagé, Monsieur le Maire, à ce que « un maximum d’arbres présents sur le site soient préservés »,

* vous vous étiez engagé à réaliser les commerces « en continuité du circuit marchand du centre ville », et non en concurrence avec Côté Seine et les commerces existants ;

* vous vous étiez engagé pour que les places de stationnement soient, « naturellement, ouvertes au public », nous comprenons bien sûr : le public des spectacles et manifestations associatives ;

* vous vous étiez engagé à organiser une réunion publique consacrée à ce projet (en mars 2017, aviez-vous dit).

Que deviennent ces engagements ?

Voici la réponse du Maire, telle que je l'ai comprise - seul le prononcé fait foi.

En résumé : rien de rassurant sur les deux premiers points, et très peu sur les deux suivants.


Nous voulons, dit M. Mothron, "créer un parcours, un véritable circuit de qualité qui mette en relation le cœur de ville, Côté Seine, le parc des Berges, le marché Héloïse et les berges de Seine.

Un lieu de partage ensuite : la requalification de l’espace public, la création d’un grand parvis piéton, l’aménagement d’une promenade piétonne et sécurisée, l’implantation de nouveaux équipements ouverts à tous — cinéma, salle de spectacles, restaurants, commerces — vont multiplier les occasions de se rencontrer sur le site Héloïse.

On viendra désormais sur cet espace pour se divertir, pour faire des achats, ou simplement une promenade.

Sur la conservation d’un maximum d’arbres présents :

Le projet a effectivement été conçu avec comme objectif la préservation d’un maximum d’arbres présents sur site… dans la mesure du possible.

La réflexion autour de cet objectif a conduit à établir une stratégie environnementale globale ambitieuse, notamment autour de deux points : le développement de la biodiversité, et l’infiltration des eaux pluviales[1].

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Le premier point, le développement et la biodiversité, est assuré :

Par le nombre d’arbres de petit à très grand développement que comporte le projet. En effet, si le Plan Local d’Urbanisme en vigueur impose la création de 45 arbres et arbustes, si le terrain actuel comporte 75 arbres et arbustes, le projet prévoit la plantation de 224 arbres de petit à très grand développement[2], soit 3 fois le nombre d’arbres existant actuellement, et 5 fois le nombre imposé par le Plan Local d’Urbanisme[3].

D’autre part, par la diversité des espèces que comporte le projet. En effet, le projet prévoit la mise en place de tables arbustives, d’arbres à fleurs en mélange de hauteurs, allant jusqu’à 6 mètres, d’arbres à grand développement, en mélange de hauteurs également, allant jusqu’à 10 mètres[4], d’arbres fruitiers, de pins, de hauteur variable.

Ces arbres et arbustes viennent d’ajouter à une importante palette végétale composée également de vivaces, de graminées, de bouquetiers ainsi que de plantes potagères, offrant dans les différentes terrasses autant de milieux favorables au développement de la biodiversité en ville. Deuxièmement, afin de concilier biodiversité et gestion des eaux pluviales, le projet propose la création d’un grand nombre de terrasses végétalisées : en particulier, 75% des terrasses non accessibles seront végétalisées[5], et d’autre part 47% des terrasses accessibles seront végétalisées, avec pour chacun de ces deux types de terrasses, une hauteur de terre de plus de 40 centimètres.

Sur la réalisation de commerces en continuité avec le circuit marchand du centre ville, et la non-concurrence avec Côté Seine et les commerces existants :

Le projet s’intègre à double titre avec son environnement.

D’une part, une continuité physique : le projet va permettre de requalifier l’entrée de ville d’Argenteuil et de créer le parcours manquant entre le marché et l’avenue Gabriel Péri, le réaménagement du carrefour Héloïse-Péri, qui permettra une traversée aisée et sécurisée des piétons[6], et ainsi de créer un circuit marchand de cœur de ville complet comprenant les rues marchandes, Péri, Paul-Vaillant-Couturier, le centre commercial côté Seine, le projet et le marché Héloïse.

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La proximité spatiale du projet permet également d’intégrer des équipements municipaux majeurs au sein de ce circuit[7] : la Maison des Jeunes et de la Culture, la Maison de Quartier, le Conservatoire, etc. etc.

D’autre part une complémentarité d’offre.

Le postulat de départ est simple : l’offre existant aujourd’hui dans le centre ville d’Argenteuil ne permet (pas) de retenir une évasion commerciale colossale, 250 M€ aujourd’hui soit près de la moitié des dépenses des habitants d’Argenteuil, alors même que la ville est l’une des plus peuplées d’Ile-de-France.

La programmation a été élaborée en prenant en compte les niveaux d’évasion sur chacun des secteurs d’activité, et propose une mixité de commerces[8].

De la mode bien sûr, mais seulement sur un tiers de la surface, et avec objectif d’attirer des enseignes complémentaires de l’offre de Côté Seine, et de mettre en place les conditions nécessaires pour faire revenir celles qui nous ont quitté ou qui ont quitté le cœur de ville ces dernières années.

De l’alimentaire, sur un format adapté au centre ville. L’arrivée d’une enseigne généraliste permettra de proposer aux consommateurs une nouvelle offre plus en adéquation, en termes de prix, avec le pouvoir d’achat des habitants d’Argenteuil, par rapport aux enseignes Géant Casino et Monoprix, aux indices de prix élevés aujourd’hui[9].

Une large part de la surface sera dédiée aux autres secteurs d’activité, aujourd’hui absents au cœur de ville : le sport, les loisirs, la décoration[10], un cinéma mais on en a déjà parlé, de nouveaux concepts de restauration.

Sur les places de stationnement :

Le projet compte 594 places de stationnement voiture[11], et 184 places de stationnement 2-roues, ouvertes au public, dédiées aux futurs visiteurs et clients du site.

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Les logements comportent un parking distinct, en superstructure[12].

Le parking fonctionnera comme un parking public, et offrira une période de gratuité limitée pour les visiteurs, afin de limiter les phénomènes de véhicules-ventouse.

Lors des manifestations de grande envergure, accueillant un public important, une offre de stationnement complémentaire sera possible grâce au parking public situé à moins de 300 mètres sous le centre commercial Côté Seine, et aujourd’hui sous-utilisé[13].

J’en profite également pour proposer au groupe de travail formé avec l’opposition de se réunir à nouveau. Il ne s’est plus réuni depuis la dernière fois[14], par manque de grain à moudre. Mais suite aux différentes avancées récentes du projet, je crois important de fixer une nouvelle date de réunion, que mon cabinet proposera à M. Doucet dans les jours qui viennent.

Nous aborderons à cette occasion le sujet de la réunion publique,…

qui a dû être repoussée[15] suite aux différentes CDAC successives, où notre projet a été très largement approuvé à chaque fois."

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Que les Argenteuillais·es ne soient pas beaucoup aidés par les instances départementales et nationales, nous le savions déjà. C'est aussi ce qu'il va falloir changer.

Notes

[1] Infiltrer les eaux, quelle grandiose ambition stratégique ! Et donc, les arbres seront abattus. Certains ont plus de 150 ans…

[2] La notion n'est pas définie légalement à ma connaissance, mais apparemment, cela veut dire un arbre montant à plus de 30 mètres. Attendez la suite !

[3] À se demander pourquoi la Ville a préparé une première version du PLU limitant l'obligation à 22 ou 23 arbres sur le site.

[4] Qu'est-ce qu'un "arbre à grand développement" ? Par définition, une espèce d'arbre dont la hauteur atteint au moins 15 mètres à l'âge adulte ! Mais aussi… bien souvent un arbre en pot ou sur dalle. Tout cela n'assure aucun arbre de pleine terre !

[5] Non accessibles… et sans doute non visibles, indiquait le commissaire-enquêteur : "il parait préjudiciable à la qualité de vie des Argenteuillais d’abaisser à ce point les règles sur les espaces verts. S’il est louable, d’un point de vue « écologique » de végétaliser les toits terrasses, celles-ci ne sont ni accessibles au public ni visibles." (p. 33 de son rapport)

[6] Franchement : on construirait à 45 mètres de haut pour pouvoir repeindre les passages piétons ?!

[7] Si quelqu'un peut m'expliquer la signification pratique de cette phrase ? S'il n'y a pas de continuité marchande entre le centre ville et la Seine, c'est justement parce que l'ancien bord de Seine (boulevard Héloïse) était fait de grands logements d'une part, d'équipements publics d'autre part !

[8] Donc, bien sûr, les commerces seront ceux qui provoquent 100% d'évasion parce qu'ils sont absents d'Argenteuil, ceux annoncés en 2016 : un grand magasin de bricolage, une jardinerie, une très grande librairie type Fnac. Oui ? Lisez la suite.

[9] Nos lecteurs ou lectrices qui prévoyaient un centre commercial plus haut de gamme que Côté Seine qui leur semblait infréquentable, en seront pour leurs frais. Ce sera l'inverse.

[10] Ah ben non. Pas de multimédia annoncé, ni de bricolage, ni de jardinerie. Ils semblaient pourtant encore au programme, sur une petite surface, le mois dernier.

[11] Le projet de multiplexe seul sur le terrain Pathé (actuel Parc des Berges), plus proche du parking Côté Seine, prévoyait pourtant plus de places de parking : 750 !

[12] Que signifie cette précision ? Que le parking du centre commercial serait en souterrain ? Alors que le PLU l'interdit et que, comme dit M. Savry, "quand on creuse on trouve la Seine" ?

[13] Si je traduis : "pour les manifestations associatives, le parking gratuit à côté, vous pouvez l'oublier", j'ai bon ?

[14] J'invite nos lecteurs à bien peser les immenses implications de ce début de phrase.

[15] Oh là là ! M. Péricat avait bien été mal informé ! Comme c'est malheureux.

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