Engagés pour Argenteuil

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mercredi 17 août 2016

Décès du Directeur Général des Services de la Ville — qu'il repose en paix

J'ai appris le décès de M. Harold Matysen, et j'ai le regret d'en faire part aux lecteurs qui l'apprendraient ici.

Comme l'indique aujourd'hui Le Parisien, M. Matysen a mis fin à ses jours.

Les Argenteuillais et les services municipaux perdent un dirigeant exigeant envers lui-même et attentif aux intérêts de la Ville.

Son prédécesseur au même poste, Joël Fournié, perd un ami de longue date, longtemps collègue au sein du cabinet Knopfler.

Je dis ici à Joël, comme à sa famille et aux Argenteuillais, toute ma tristesse et mes regrets.

En Commission des Finances, M. Matysen représentait les services, connaissant le budget municipal mieux que chacun des élus. Aux questions que je posais comme conseiller d'opposition, il répondait avec rigueur, alliant la compétence, la loyauté envers la majorité municipale qui l'employait, et le respect démocratique du rôle de chaque élu.

Frédéric Lefebvre-Naré - président d'Engagés pour Argenteuil

vendredi 15 juillet 2016

La fête bleu, blanc, rouge endeuillée

par Bernard Rols

En ce 14 juillet, jour de Fête Nationale, ils étaient venus voir en famille ou avec des amis, un feu d’artifice dans un cadre idyllique au bord de la Méditerranée.

84 victimes innocentes ne raconteront jamais le spectacle car un camion fou les a volontairement fauchés sur la promenade des Anglais.

Les témoins du drame n’oublieront pas cette nuit cauchemardesque.

8 mois après l’horreur vécue à Paris, ce sont les Niçois et c'est la Côte d’Azur qui sont maintenant frappés par un acte barbare.

Ce jour anniversaire de la prise de la Bastille, 14 juillet 1789, symbolise, pour le peuple français, la liberté face à l’oppression, et c'est le jour où notre pays est victime d’un attentat monstrueux.

Les membres d’Engagés pour Argenteuil présentent toutes leurs condoléances aux familles et aux proches des victimes.

Plus que jamais, le respect mutuel et la tolérance sont vitales.

Plus que jamais, et comme l'a dit le Premier Ministre, évitons la panique qui démobilise et désarme.

Plus que jamais, à quelques mois d’une élection présidentielle où la sécurité publique et la lutte contre l’islamisme radical, seront au cœur des débats, cherchons l'unité entre Français de toutes confessions.

Continuons à porter haut et fort les valeurs de notre République.

dimanche 3 juillet 2016

Le but de la politique, c'est d'améliorer les choses — en mémoire de Michel Rocard

par Frédéric Lefebvre-Naré

Dans mon souvenir, la première fois que je suis entré dans un bureau de vote, c'était le 11 mars 1973, j'avais juste 7 ans.

C'était un second tour de législatives. Le centre avait pris une claque avec 15% au premier tour, mais je n'en savais rien, je ne connaissais rien à la politique.

J'ai vu les affiches des deux candidats, elles parlait de "gauche" et de "droite", alors j'ai demandé ce que ça signifiait à l'adulte que j'accompagnais. Sa réponse, si je m'en souviens bien : "la gauche", ce sont ceux qui pensent qu'il faut améliorer les choses ; "la droite", ce sont ceux qui pensent qu'il faut garder les choses comme elles sont.

Le candidat "de droite", Marc Lauriol, l'a emporté sur le sortant "de gauche", Michel Rocard. Celui-ci a été sans doute convaincu par son échec, et celui de son parti le PSU, que le seul chemin pour améliorer les choses était de faire allégeance au parti majoritaire à gauche, le PS de François Mitterrand. Il l'a sans doute beaucoup regretté, ne serait-ce qu'en 1979, en 1980, en 1981, n 1988, en 1991, en 2006, et encore en 2016.

Mais jamais il n'a renoncé à améliorer les choses. Toujours il a poursuivi ce but. Et souvent, comme avec la création du RMI ou la paix en Nouvelle-Calédonie, il y est parvenu.

Adieu, Monsieur Rocard — chapeau bas.

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Michel Rocard pendant la campagne législative, en février 1973 en Bretagne, source Le Télégramme

mercredi 29 juin 2016

Argenteuil brade du foncier. Pour faire du logement social ? Non ! 28 grands pavillons

Le terrain nu vaut autour de 500€ le mètre carré à Argenteuil. C'est très bon marché pour l'agglomération parisienne : il faut aller à Villiers-le-Bel pour trouver des prix de l'ordre de 330 € le mètre carré.

Hier soir (point 18), la Municipalité d'Argenteuil a fait voter la vente de deux vastes terrains au promoteur privé Nexity, pour 28 pavillons au total, à 180 € le mètre carré et 155 € le mètre carré respectivement.

Pour 2,3 millions net vendeur, soit environ 4 millions de moins que le cours du foncier.

C'est presque moitié moins cher que la vente récente du terrain rue de Somme-Py, ancien tir à l'arc (288 € /m2), que nous avions déjà trouvée contestable (17 décembre 2015). Et pourtant les deux terrains Nexity sont mieux situés, proches de la gare du Val et de l'échangeur A15 respectivement.

Voici le plus grand, dans le quartier des Coteaux, entre la rue de Bavard et la route de Cormeilles :

Parcelles_rue_de_Bavard.png

Les puces correspondent aux parcelles appartenant à la Ville et vendues à Nexity, qui y créerait 21 lots de pavillons ; il négocie avec un propriétaire privé de terrain voisin, pour un projet de près de 30 lots au total. La vente se fait à 1 720 000 € , soit donc le tiers de la valeur du terrain à Argenteuil.

La récente visite de quartier des Coteaux avait fait un arrêt minute devant l'entrée de ce terrain côté rue de Bavard :

IMG_3605.jpg

Ce terrain ne présente a priori aucune difficulté géologique / de sol, l'accès chantier est très facile par la route de Cormeilles, les pavillons se vendront comme des petits pains.

Par terrain, cela fera donc autour de 85000 € + 5000€ de viabilisation + 7000€ de frais de notaire = moins de 100000 € !

L'autre terrain, rue de Vaucelle, est vendu 600 000 € au même Nexity. C'est à Orgemont, en contrebas de l'espace naturel du Moulin, à proximité de Grand Frais.

Parcelles 165 et 642 sur le plan ci-dessous

Parcelles_165_642_Vaucelle_.png

En juin 2011, la Municipalité précédente avait acheté la parcelle 165 pour donner accès à l'intérieur du pâté de maison, puis avait vendu l'ensemble 1,1 M€ à un autre promoteur (Grand Paris Aménagement), qui avait ensuite renoncé. Le groupe de droite — majorité actuelle — avait voté contre la vente ! La droite re-présente ce projet de vente en faisant perdre à la Ville 500000 € au passage !

Gilles Savry, adjoint à l'Urbanisme, justifie cette braderie par la volonté de "respecter les quartiers pavillonnaires : les terrains feront 400-500 m2" — ce qui rapportera un peu moins au promoteur que de diviser en parcelles de 300 m2. Très bien, mais depuis quand une Municipalité doit-elle subventionner les riches et les promoteurs privés avec l'argent des pauvres ? Le "respect des quartiers pavillonnaires" ne fait évidemment pas partie des raisons acceptées par le législateur, ou la jurisprudence, pour brader le patrimoine public.

Cela représente en effet autour de 100 € de manque à gagner par foyer argenteuillais (donc d'impôt en plus, tôt ou tard), au profit de 28 familles soit 1 pour mille de la population. :-(

Quelqu'un demandait sur Facebook l'avis (obligatoire) des Domaines sur la valeur de ces terrains. Il ne figurait pas dans les documents qui nous ont été remis, et il n'y était pas fait allusion. Nous n'avons même pas reçu les plans, contrairement à l'habitude en matière de ventes foncières.

Gilles Savry dit en Conseil : "on a fait une consultation avec des gens sérieux. Nous avons retenu la meilleure offre."

Dans une affaire comme celle-là, le "sérieux" dont on peut douter n'est pas celui de l'acheteur, c'est celui du vendeur.

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