Blog d'Engagés pour Argenteuil

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mercredi 4 décembre 2019

SNCF : Une nouvelle grève qui va s’éterniser ?

par Bernard Rols

Les syndicats de la SNCF s’opposent à la réforme de leur régime spécial de retraite et organiseront à partir du 5 décembre prochain, un mouvement de grève probablement reconductible à 3 semaines des fêtes de fin d’année.

Selon un sondage publié ce dimanche dans le JDD, 61 % des personnes interrogées préfèrent une harmonisation des régimes de retraite à l’existence de régimes spécifiques.

76 % des français se disent très largement favorables à une réforme du système de retraites.

Dans un esprit d’équité et de justice sociale, je suis également favorable à un système universel de retraite par points.

42 caisses de retraite, ce n’est également plus acceptable en coûts de gestion, car nous serons amenés à nous reconvertir tout au long de notre vie professionnelle, à l’inverse des carrières linéaires dans une seule branche professionnelle comme nous les connaissions, qui deviendront de plus en plus difficiles à réaliser.

S’agit-il alors pour les syndicats de la SNCF d’appeler à une grève corporatiste avec la volonté de maintenir un système de retraite avantageux pour les cheminots, financé grosso modo à 60 % par la dette publique ?

Très certainement, car selon l’IFRAP, le régime spécial de la SNCF c’est 3,2 milliards d’euros de subventions d’équilibre payées par le contribuable.

Mais pour autant, ne faut-il voir dans cette grève, qu’une revendication corporatiste des cheminots considérés comme des privilégiés par beaucoup de Français ?

Pour rappel, l'ouverture à la concurrence s'accélère puisque les transports nationaux (TGV) seront concernés à partir du 1er janvier 2020 ; les Intercités et TER le seront aussi.

La Cour des Comptes vient d'évaluer à 700 millions d’euros le surcoût de la politique sociale à la SNCF.

Il va sans dire qu’en l’absence de la suppression de leur régime de retraite spécial et d’une vraie négociation en interne sur les conditions de travail, les salaires et les effectifs, la SNCF risque de décrocher dans les prochaines années face à la libéralisation du transport ferroviaire voulue par l’Europe.

Certes, la concurrence existe déjà pour les TGV internationaux (Paris, Barcelone via Montpellier par exemple) et nous ne pouvons pas nous y opposer si nous voulons à notre tour conquérir des marchés européens.

En revanche, pour nos lignes intérieures LGV et pour nos lignes régionales, souhaitons-nous le démantèlement de notre entreprise ferroviaire historique au profit de sociétés privées ?

L’avenir aujourd’hui incertain de la SNCF, est primordial pour les cheminots et pour tous les Français, bien au-delà d’un conflit social pénalisant des milliers d’usagers sur plusieurs jours et d’une perte de chiffre d’affaires en millions d’euros pour la SNCF déjà lourdement endettée.

5 décembre, hommage aux morts… 1952/1962

par Frédéric Lefebvre-Naré

Ce 5 décembre, comme chaque année, la Ville d’Argenteuil participe à la « Journée nationale d’hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats de Tunisie et du Maroc 1952/1962 ».

Faisant mémoire de ces années de déchirements et de violence, inclinons-nous, dans le même mouvement, devant le sacrifice de celles et ceux qui combattaient pour l’indépendance de leurs pays. Elles et eux aussi étaient de la France et de ses « protectorats » ; elles et eux aussi partageaient une certaine idée de la France, de son combat révolutionnaire pour l’émancipation et la liberté, des droits humains qu’elle promeut, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elles et eux aussi sont tombés victimes de l’affreuse contradiction entre les idéaux fondateurs de la République et la violence, inégale et incivique, de la colonisation.

Le devoir de mémoire ne se limite pas à l’effectif de nos Armées. C’est aussi, et surtout, le devoir de transmettre aux générations qui nous suivent l’héritage, heureux comme tragique, des générations qui nous ont précédés.

Graffiti sur les murs de Nanterre, rue Saint-Quentin, photographié le 7 novembre 2004 par Liedwin van de Ven, datant de la fin des années 1950. Exposé en novembre 2019 à « Trésors de Banlieues » à Gennevilliers.

paix_en_Algerie.jpg

lundi 2 décembre 2019

"On n'entend parler de personne ou presque" et à l'arrivée des élections "il y a plein de gens formidables"…

par Frédéric Lefebvre-Naré

Je lis sur Facebook :

"on n'entend parler de personne ou presque et là que les élections arrivent il y a plein de gens formidables avec idées formidables (qui veulent se faire élire) Ils étaient où tous ces personnes formidables, elles faisaient quoi jusqu'à maintenant ?

La vie c'est tous les jours toutes les semaines tous les mois pas juste 4 mois avant les élections"

Une réflexion fréquente qui mérite réponse !

Pour prendre mon cas personnel (à chacun·e de répondre pour soi), ça fait 20 ans cette année que je milite à Argenteuil dans de nombreux cadres successifs (politiques comme associatifs). J'ai été candidat 6 fois à des élections politiques sur la ville. Je fais actuellement partie du groupe "Engagés pour Argenteuil" créé en 2013, et suis élu dans l'opposition, depuis 2014 : je rends compte sur internet de toutes les délibérations et débats de chaque conseil municipal (le blog Engagés pour Argenteuil est à ma connaissance la seule source à le faire, et quelques centaines de personnes à chaque Conseil utilisent cette source). Ce blog a publié au total 404 billets depuis quatre ans, tous toujours en ligne (de militants Engagés pour Argenteuil ou de personnes qui nous envoient des textes). Mes prises de positions ou initiatives dans divers cadres ont été cités quelques dizaines de fois par an, je pense (depuis 2017 en tout cas) dans divers médias locaux.

Avec bien d'autres personnes dans le collectif Argenteuil en commun, initié en 2017 et formalisé comme association à partir de juin 2018, nous préparons ces élections, avons organisé une enquête (sur les marchés et sur internet), des débats publics, des ateliers participatifs… et tenons depuis la rentrée de septembre 2018 un point-rencontre / permanence d'accueil tous les mardis soirs.

Et malgré ça je comprendrais parfaitement que, comme 90 ou 95% des Argenteuillais·es, vous n'ayez jamais entendu parler de moi ! D'une part, nous sommes 115000 à Argenteuil, c'est vraiment difficile de rencontrer tout le monde (ou d'être entendu de tout le monde), si on peut consacrer à la politique (c'est bénévole, faut-il le rappeler[1]) l'équivalent d'une journée par semaine.

Comme tout le monde, je suis limité par d'autres obligations (travail, vie de famille, et activités non politiques !) et suis loin d'être aussi présent que je le voudrais dans tous les événements argenteuillais ; sans parler des rencontres en porte-à-porte, j'y consacre très peu de temps même si c'est depuis longtemps (2000).

Tout ceci vaut pour des centaines de militants d'Argenteuil… de tous bords ! Si "on n'entend parler de personne ou presque ", comme vous l'écrivez, ce n'est pas forcément faute de bonne volonté ou d'énergie de notre part. Aidez-nous à être entendus !

Notes

[1] Cependant, comme élu d'opposition, je reçois depuis 2014 une indemnité de 167 € nets par mois, le minimum légal.

mercredi 27 novembre 2019

Quand la municipalité ne paye pas ses factures à une copropriété

par Pierre Bruneau

La municipalité possède 7 parkings dans notre copropriété.

A ce titre elle doit s’acquitter des charges, au prorata de ses millièmes, permettant le bon fonctionnement de la copropriété.

Nous pouvons penser que les locataires de ces parkings paient régulièrement la location.

À la louche, cela représente 82 € * 7 = 574 € par mois.

Eh bien figurez vous que la municipalité, en dépit de sa recette mensuelle, a un ardoise de 1869,71 € de charges impayées, au 21 novembre 2019.

Conclusion : la municipalité aide, à grand renfort de publicité, des copropriétés en difficulté, mais met en difficulté celle-ci qui fonctionne correctement.

Cherchez l’erreur…!

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