Engagés pour Argenteuil

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 17 décembre 2017

30 ans Argenteuillais : chapitre 2

par Bernard Rols

Suite du chapitre 1 !

Pourquoi est-ce je voulais apporter mon témoignage personnel sur Argenteuil ?

30 ans, c’est l’équivalent d’une génération.

Depuis mon emménagement à la fin des années 80, 4 équipes municipales se sont succédé.

Je veux donner, avec tout le recul nécessaire, mon regard de citoyen sur l’évolution de notre ville.

Mon ressenti, qui sera exprimé sur plusieurs billets, aurait d’ailleurs été certainement différent si mon engagement politique actuel avait été constant tout au long de ces 3 décennies.

L’urbanisme de notre ville s’est beaucoup transformé pendant ces 3 décennies au fur et à mesure des municipalités en exercice.

Des infrastructures municipales comme le Figuier Blanc ont vu le jour.

Des immeubles d’habitation ont remplacé d’anciens bâtiments industriels désaffectés, laissés à l’abandon.

Des terrains non construits ont laissé la place aux lotissements.

Nos enfants de plus en plus nombreux, bénéficient de nouveaux établissements scolaires, et les bébés ont plus de place en crèches.

La Basilique d’Argenteuil et les vestiges de l’ancienne abbaye ont été mis en valeur.

Des espaces verts arborés ont embelli Argenteuil, comme récemment la Butte d’Orgemont, ou le Jardin des Justes près des Cités Jardins d'Orgemont, avec leurs vues panoramiques sur Paris et la Défense.

A contrario, certains endroits disgracieux d’Argenteuil, sont restés tels quels depuis 30 ans, nous pourrions dire : dans leur « jus ».

Je pense notamment au « croissant ferré » situé au « cœur » de notre ville, séparant le quartier du Centre Ville de celui des Coteaux.

Pourquoi des infrastructures disgracieuses, pourquoi des immeubles fortement dégradés et abandonnés aux « marchands de sommeil », donnant la « mauvaise image » d’Argenteuil à l’extérieur, n’ont fait l’objet d’aucun projet d’urbanisation, de rénovation ?

En quoi les municipalités ont-elles failli ?

Un manque de volonté politique ?

Des blocages insurmontables du fait de l’État, ou des administrations propriétaires des dites infrastructures ?

Ou plus simplement un manque de crédits ?

Depuis mon arrivée, j’ai toujours entendu évoquer le fort endettement de la ville.

Il est vrai que chaque municipalité en responsabilité y a contribué à sa façon.

Certaines l’ont caché aux Argenteuillais, d’autres l’ont ignoré allégrement.

(Dès 2008, le MoDem local, puis Engagés pour Argenteuil, ont dénoncé cet endettement dont il faudra bien s’acquitter un jour).

Je me refuserai ainsi par la suite, à encenser le bilan d’une équipe municipale, ou à l’inverse, à critiquer avec sévérité, le bilan d’une autre équipe municipale.

En tant que citoyen, je pense que la municipalité actuelle se doit d’assumer les erreurs du passé, ses propres erreurs passées, pour œuvrer dans l’unique intérêt des Argenteuillais.

Revenir périodiquement sur des égarements, dénoncer une mauvaise gestion qui remonterait à 3 ans, à 16 ans, à 30 ans voire antérieurement à mon installation sur Argenteuil, n’apporte rien aux débats, si ce n’est des polémiques stériles quand chacun affirme que « c’est la faute à la précédente municipalité qui était en responsabilité ».

C’est malheureusement ce débat stérile et puéril, cette « histoire contre histoire » auquel nous assistons péniblement depuis 3 ans.

Mon regard citoyen sera donc dans les chapitres suivants, un simple et humble regard de citoyen et d’habitant de ma commune.

Un regard au dehors, au-delà de l’engagement du militant politique.

lundi 11 décembre 2017

30 ans Argenteuillais, un long bail : chapitre 1

par Bernard Rols

Chapitre 1

28 novembre 1987 : je descends d’un train, gare de Lyon, pour aller habiter désormais à Argenteuil.

J’avais entendu parler d’Argenteuil quelques jours auparavant, sans savoir comment la situer exactement sur une carte d’Ile-de-France.

Mon cousin y résidait depuis une quinzaine d’années.

Il m’avait suggéré de le rejoindre dans sa ville, car mon lieu de travail était rue de Châteaudun à Paris, proche de la gare St-Lazare.

J’allais donc vivre dans une « banlieue rouge ».

Il faisait gris et froid ce jour là.

J’habitai alors rue des Châtaigniers, à l’angle du boulevard Guillot, avec une vue imprenable sur les voies du Croissant Ferré, et, dans ma rue, sur la toile d’araignée aérienne constituée par le réseau EDF.

Comme dans la chanson de Renaud « Banlieue rouge », Argenteuil m’apparut grise « comme un mur d’usine, comme un graffiti ».

Nostalgique de mon sud natal,… Argenteuil serait transitoire. Je ne comptais pas y rester longtemps !

5 ans plus tard, j’emménageais quartier de la Colonie (Orgemont).

J’eus aussitôt le « coup de foudre » pour mon nouveau quartier.

Son calme résidentiel, ses nombreux commerces de proximité, son marché de la Colonie : mon rendez-vous incontournable du samedi matin.

À l’époque, chaque emplacement était occupé, la qualité et le choix en prime.

Je me rapprochais d’autant plus de la gare St-Lazare, travaillant désormais rue de Clichy à Paris.

J’y réside encore. Même si, en 20 ans, mon quartier s’est dégradé. Je développerai dans les prochains chapitres comment il a évolué dans le mauvais sens.

Comment ai-je vécu socialement ces 30 années à Argenteuil ?

Je l’avoue : en simple habitant, très éloigné de la politique locale, les premières années.

C'est à mon arrivée à la Colonie que j’ai commencé à m’impliquer.

Ho, certes très modestement, pendant 15 ans : au Conseil Syndical de mon immeuble, et scrutateur à l’école Brossolette, les soirs d’élections.

En 2007, je franchissais le pas : j’adhérais au Mouvement Démocrate.

Je fis alors la connaissance d’Argenteuillais, d’Argenteuillaises, de tous âges, de toutes classes sociales, de tous les quartiers ; quelques-uns comme moi n’avaient jamais fait de politique, mais nous avions déjà en commun l’ambition de faire « réussir Argenteuil ».

Parmi ces personnes qui m’ont beaucoup apporté (je les en remercie), je rencontrai mon « mentor » en politique (il se reconnaitra). « Etre à l’écoute des autres sans fléchir sur ses propres valeurs » aurait pu être sa devise.

« Réussir Argenteuil » fut ainsi le nom de la liste MoDem aux élections municipales de 2008.

En 2010, je découvrais la vie associative de la Colonie, grâce à des habitants généreux, totalement bénévoles, entièrement dévoués à leur quartier ; certains sont devenus des proches.

Nous étions une poignée de bénévoles à organiser le premier "vide-grenier chez l’habitant" de la Colonie.

Du jamais vu dans le quartier pour une manifestation ludique de cette importance. Et une totale réussite, qui se perpétue au fil des ans, puisque en septembre dernier a eu lieu la 6ème édition (j’ai quitté l’association en 2015 par manque de temps).

Fin 2011, nous nous lancions dans un combat pour obtenir la réouverture de notre bureau de poste rue Kléber, dont la décision de fermeture définitive avait été prise par la Direction de la Poste suite à un braquage survenu en août 2011.

Ce fut un combat de plusieurs années pour notre collectif de quartier, avant d’être entendu et obtenir la création d’un nouveau bureau de poste avenue Stalingrad.

L’idée du vide-grenier, et la création d’un collectif pour la défense du bureau de poste furent la volonté d’une même personne, également résidente à la Colonie. Elle en est une des « locomotives », gardant toujours à cœur de le défendre et le promouvoir (elle aussi se reconnaîtra).

Premier semestre 2012 : une nouvelle expérience enrichissante et exaltante : ma première campagne présidentielle pour François Bayrou, puis pour notre candidat MoDem à la législative.

Fin 2013, début 2014 : un combat politique s’annonçait.

Notre groupe politique créait « Engagés pour Argenteuil » et s’associait à la liste « Tous fiers d’être argenteuillais » conduite par Philippe Doucet.

La campagne des municipales fut âpre face à la liste de la Droite. Épuisante physiquement, mais humainement enrichissante au contact des habitants, amicale et joyeuse avec les militants et les colistiers PS.

Certainement, mon meilleur souvenir et mon plus fort engagement en 10 ans de vie associative et politique au plan local.

J’aurais « kiffé » d’être Conseiller Municipal au sein d’une équipe soudée, au service des Argenteuillais.

Fin 2014, Engagés pour Argenteuil dénonçait seul, l’abandon du marché de la Colonie par la municipalité nouvellement élue.

Un collectif d’habitants du quartier prit par la suite le relais. Chaque premier samedi du mois, il va à la rencontre des habitants. J’ai participé en soutien une année entière, aux premières actions menées, avant d’en partir voulant éviter ainsi tout amalgame avec mon militantisme politique.

Grâce à la ténacité du collectif, de nouveaux commerçants sont revenus et le marché a retrouvé une certaine dynamique.

Il y a quelques semaines, je rejoignais le Comité Jean Vilar.

L’objectif de ce Comité est de sauver la salle des fêtes Jean Vilar et le site historique et arboré de l’ile Héloïse.

dimanche 10 décembre 2017

Salut l'artiste

par Bernard Rols

Johnny, notre plus grand rockeur national, s’en est allé, terrassé par la maladie.

Ce samedi, j’étais sur les Champs-Elysées, lui rendre un dernier hommage national ou populaire, peu importe la définition officielle donnée.

Nous étions des centaines de milliers venus de Paris, d’Ile-de-France, certainement quelques-uns et quelques-unes d’Argenteuil, de Caen, d’Auxerre (les fans avec qui j’ai échangé), de toute la France.

Notre Président de la République, deux anciens Chefs de l’Etat, des politiques, des artistes du cinéma, de la variété, des écrivains, des femmes, des hommes, tous anonymes, de tous âges, de toute condition sociale et culturelle, étaient dans le recueillement le plus grave lors de la cérémonie religieuse.

Aucune hystérie, aucun cri dans le froid glacial devant l’écran géant qui, place de la Concorde, diffusait cette cérémonie.

Johnny c’était bien sûr 57 ans de carrière, une « bête de scène », une voix inoubliable, des centaines de chansons dont on connaît les paroles, un charisme hors du commun, c’était le « patron ».

Mais au-delà de sa musique, à beaucoup de Français, moi compris, il donnait « l’envie d’avoir envie », de « vivre pour le meilleur »

Salut Johnny.

mercredi 6 décembre 2017

Lutte contre le sexisme et les violences faites aux femmes

par Bernard Rols

Emmanuel Macron a présenté samedi 25 novembre 2017 ses propositions pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Il a annoncé faire de cette lutte la grande cause de son quinquennat.

Il souligne l’épaisseur de cette réalité et exprime un sentiment d’horreur et de honte.

Il faut restaurer l’égalité entre les femmes et les hommes.

Notre société est encore culturellement empreinte de sexisme.

En revanche, Emmanuel Macron refuse que nous passions d’une société de l’oubli à une société de la délation générale.

Une femme meurt de violences tous les 3 jours en France.

Emmanuel Macron demande de respecter une minute de silence en hommage aux 123 femmes décédées en 2016 énumérant quelques uns de leurs prénoms : Anna, Fatima, Catherine…

On prend alors conscience que cette violence faite aux femmes touche tous les milieux sociaux, tous les âges.

Il annonce la sanctuarisation du budget dédié à cette égalité femmes / hommes.

C’est le combat que la nation toute entière doit mener.

3 orientations sont définies :

  1. l’éducation et le combat culturel pour l’égalité
  2. l’accompagnement juridique des victimes
  3. le renforcement de l’arsenal répressif

Sur la première orientation, Emmanuel Macron met surtout en cause le cyber harcèlement et l’influence de la pornographie sur les mineurs.

Il étendra le contrôle du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à tous les supports médias.

Une formation contre le sexisme sera assurée dans les écoles publiques formant les dirigeants et l’encadrement de demain.

Emmanuel Macron propose que l’arrêt du bus à la demande soit effectif dans les transports publics.

Il en appelle enfin aux publicitaires ainsi qu’à tous les médias pour lutter contre le sexisme et l’image dégradante de la femme. Une campagne gouvernementale d’ampleur sera lancée.

Sur la deuxième orientation, Emmanuel Macron rappelle que sur les 225 000 femmes victimes de violence en 2016, la moitié d’entre elles n’a fait aucune démarche.

Il annonce les mises en place d’une plate forme téléphonique à l’écoute des femmes, et d’une procédure de signalement en ligne.

Les professionnels de santé dans les hôpitaux seront mis à contribution pour détecter les victimes de violences.

Il sera possible dans les hôpitaux de recueillir des preuves médicales sans avoir l’obligation de déposer auparavant une plainte (c’est actuellement l’inverse, il faut d’abord déposer plainte avant de faire constater par un médecin dans une Unité Médico-Judiciaire, ses blessures corporelles)

La lutte contre le harcèlement et le sexisme dans l’entreprise sera une priorité de l’Inspection du Travail.

Sur la troisième et dernière orientation, l’accès des femmes à tous les quartiers de la République sera assuré.

Il sera créé un délit d’outrage sexiste.

Les caméras dans les transports seront augmentées.

La prescription pénale pour les crimes sexuels sur mineurs sera portée de 20 à 30 ans.

Enfin, l'âge permettant le consentement éclairé pour des relations sexuelles sera de 15 ans, toute comme actuellement la majorité sexuelle.

Emmanuel Macron réaffirme que cette lutte contre les violences faites aux femmes sera la grande cause de son quinquennat, qu’il ne s’agit que des premières actions, et qu’elles ne seront pas les seules.

Citant Voltaire : c’est « le moment du ressaisissement ».

Je donnerai dans un prochain billet mon avis sur ces orientations.

- page 1 de 67