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Tag - Logement social

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mardi 10 octobre 2017

Suite Conseil Municipal du 10 octobre

Voici ici le début de ce Conseil.

Georges Mothron, maire, met aux voix le PV du Conseil précédent.

Franck Debeaud (PCD) avait demandé au Maire le motif de son éviction de sa délégation ; le Maire n'avait pas répondu. Franck Debeaud regrette que même sa question ne figure pas au PV, et vote contre le PV.

Nous entamons l'ordre du jour proprement dit.

1. Subvention exceptionnelle pour les sinistrés des îles de Saint-Barthélémy et Saint-Martin : 5000 €, via la Croix-Rouge. Unanimité.

2. Création d'un Conseil Local de Santé Mentale, et participation au financement d'un poste de coordonnateur — un travailleur social, rémunéré pour moitié par les Villes — Argenteuil et Bezons.

Je m'interroge à la fois sur le diagnostic — quels sont les besoins, l'ampleur des difficultés à Argenteuil ? Sur les moyens professionnels présents à Argenteuil ? les effectifs sont-ils suffisants en "psychiatrie de ville" ? Les capacités en hôpitaux pour les situations d'urgence ? Ces questions ont été discutées en commission, la composition du Conseil y a été expliquée — des élus en seront membres. Une assemblée plénière se réunira annuellement, un comité de pilotage "bien plus fréquemment", précise Philippe Métézeau.

Je regrette que le "coordonnateur" prévu ne soit pas, a priori, qualifié en psychiatrie. Au moins la création de cette instance est-elle un bon signe de préoccupation pour le sujet de la santé mentale, que je n'avais encore jamais entendu citer en Conseil, je voterai donc pour.

Il y a une quinzaine de CLSM en France, aucun dans le Val d'Oise, Philippe Métézeau espère que cela aidera à faire venir des services.

3. Sollicitation de subvention régionale pour le groupe scolaire Val Notre-Dame Sud

Gilles Savry : on est mobilisés depuis 3 ans sur le quartier de la Porte Saint-Germain (le quartier allant, comme son nom l'indique, vers Bezons en bord de Seine). On prévoit le tramway de Pont de Bezons à la Gare d'Argenteuil,…

Une école sera construite sur l'ancien Casse center, et sur une propriété qu'on avait acheté il y a plus d'une dizaine d'années pour cela. On vient de signer la semaine dernière l'acquisition de la dernière parcelle. La Région accepte de cofinancer à hauteur de 1 M€.

Philippe Doucet (PS) souligne avoir lancé sous son mandat l'implantation de "Briqueville", le diagnostic de l'habitat indigne, la négociation pour le classement du quartier en "NPRU" (nouveau programme de rénovation urbaine).

J'observe que le devis a un peu augmenté par rapport aux délibérations précédentes, le montant subventionnable semblant avoir un peu baissé : s'agit-il d'une hausse des coûts de dépollution par rapport aux prévisions ? Non, me rassure Gilles Savry, qui enchaîne en attaquant Philippe Doucet sur l'absence de réalisations tangibles dans le mandat précédent.

Marie-José Cayzac s'abstient, unanimité moins une voix.

4. Avenant au contrat de délégation de service public et de distribution de chaleur

Ça n'a l'air de rien, comme titre, mais c'est le point politicien de ce Conseil.

Xavier Péricat, adjoint aux Finances, met en cause l'équipe 2008-2014 pour avoir imposé à Dalkia, gestionnaire du réseau de chauffage urbain, des "dévoiements" coûteux en lieu en place du passage sous les rues initialement prévues. Cela provoque, selon lui, 1,5 M€ de surcoûts.

D'autres "adaptations nécessaires" conduisent, "après âpres négociations", à 2,2 M€ de surcoût au total. Plus 3,8 M€ de subventions Ademe escomptées mais qui ne se sont pas concrétisées. Qui va payer ? Les locataires, pour en moyenne 60 € par an jusqu'en 2041, indiquait Xavier Péricat en commission, au lieu de l'échéance de 2033. "Prolongation de 8 ans qui permet quand même d'atténuer la charge pour les habitants."

"La Commission de délégation de service public, réunie à cette occasion la semaine dernière, a accepté ce contrat à l'unanimité".

Philippe Doucet répond en mettant en cause les ruineuses délégations (lors du premier mandat) à Spie Autocité ou Cofely.

'Si vous avez perdu la subvention Ademe, c'est parce que vous avez décalé dans le temps la réalisation de la chaufferie biomasse de Joliot-Curie".

"Votre sourire, M. Péricat, me conduit à raconter l'histoire. C'est la rencontre d'une personne âgée, deux fois la même personne, qui habitait l'esplanade Allende et n'avait pas le moyen de se chauffer avec les "grille-pain", le chauffage par le sol ne suffisant pas. Il lui aurait fallu payer double. L'extension du réseau de chauffage urbain, c'est un beau projet que nous avons réalisé, de lutte contre la précarité énergétique, et qui nous a permis d'y rattacher l'ensemble des services publics, écoles, hôpital. Il était prévu une 2ème tranche vers le Val Notre-Dame, que vous ne faites manifestement pas, mais Bezons est demandeuse !"

Georges Mothron : "sur le fond, on est tous d'accord, mais sur la forme, sur les dérapages habituels que vous avez réussi à négocier".

Je réponds que "dérapages habituels mal négociés", c'est le cas de le dire : avoir accepté de faire payer aux locataires un taux de 5,8% pendant 24 ans, c'est plus de 3% de marge chaque année ! (Le taux moyen des crédits d'équipement est aujourd'hui de 1,5%, ce qui ferait 4 fois moins cher), et il était déjà de 2,7% en 2013 ! Il y a des gens qui se font une marge énorme aux dépens des locataires en HLM, c'est une honte. Je voterai contre.

Xavier Péricat revendique un "lissage" par le fait d'étaler jusqu'en 2041… mais ça n'est vrai que si le taux est très faible, ce qui n'est pas le cas ici !

Il ajoute que l'extension vers Bezons a été votée.

5. Télé-interpellation dans la ZI du Val d'Argent par la société Aasset Security

Vous savez, les caméras à haut-parleur qui disent aux gens "vous avez laissé traîner un papier gras". Une société implantée en rive de Seine en implanterait trois à titre expérimental… mais dans la ZI du Val d'Argent, donc à la fois loin de son siège (dommage pour les visiteurs à qui elle aurait voulu faire la démo) et loin des piétons susceptibles d'entendre le haut-parleur (dommage pour son utilité). Je trouve l'endroit fort mal choisi et invite la Municipalité à en rediscuter avec l'entreprise… et vote donc contre.

Mais pour Mickaël Camilleri (adjoint aux affaires économiques), le projet prouve que la Ville "est identifiée comme territoire d'expérimentation, une dynamique qui n'était pas la sienne jusqu'à présent."

6. Coordination des polices municipale et nationale

La nouvelle convention entre les deux forces permet l'armement de la Police municipale "d'armes létales", et la création d'une brigade de soirée, d'une brigade cynophile, ainsi que la possibilité de prélèvements salivaires.

Pour moi, la Police municipale n'a simplement pas les moyens (humains, financiers), d'assurer les missions qui sont indiquées par cette convention. Notamment la surveillance des quartiers les plus sensibles ! Où nous savons bien qu'elle ne vient presque jamais, faute d'effectifs ! Or la convention revient à décharger la Police Nationale de cette responsabilité. Je voterai donc contre et appelle la Ville à remettre la Police Nationale et l'État devant ses responsabilités.

(Pendant ce temps, je ne l'ai pas dit, la police municipale trouve le temps de mettre des PV aux clients du marché de la Colonie sur le parking de la gare de grande ceinture ;-) ).

Nicolas Bougeard (adjoint à la Tranquillité publique dans le mandat précédent) trouve dans Le Parisien des chiffres sur l'effectif de la Police municipale ; aussi peu que 14, selon le Parisien — pour 108000 habitants.

Nicolas Bougeard constate différentes contradictions : des horaires de 7 h du matin à 2 h du matin avaient déjà été annoncées, ainsi que le recrutement d'un "deuxième" maître-chien.

Nicolas Bougeard : "nous avions porté et assumé l'équipement en taser ou flash-ball, mais ne sommes pas en accord avec l'équipement en armes létales. Elle a besoin d'équipements adaptés à ses missions. Le poste de police municipale du Val Notre-Dame est fermé depuis 2 ans ! Nous voterons contre cette délibération."

Georges Mothron déplore que nous parlions l'un après l'autre, ce qui rallonge, "je vais devoir revenir à 2 minutes" par intervention. Nicolas Bougeard répond avoir utilisé 2'13'' (moi, pas plus de 30 secondes ;-) ).

François Poletti répond que la Police municipale "va dans tous les quartiers, je pourrai en apporter la preuve" (Rires dans la salle). Il confirme qu'il y a eu une amplitude de 7 h du matin à 2 h du matin, et 2 maîtres-chien, mais l'un est parti ailleurs depuis.

"Les flash-balls première génération" d'Argenteuil font "rigoler" les autres polices municipales, "on va passer à des flash-ball pro, et tous les policiers municipaux ont des gilets pare-balles". Nous sommes à 34 policiers municipaux actuellement. Toutes les villes recrutent, il y a de la concurrence.

7. Participation de la Ville au financement du Contrat Local d'Accompagnement à la Scolarité

Un extrait de la synthèse :

L'orientation concertée s'effectue à partir de la fiche critère (page 1 du livret de suivi) actualisée. Les objectifs sont explicites, définis et contractualisées avec les parents.

La régulation s'effectue à partir du livret de suivi page 2 : les observables (en classe, au CLAS, à la maison) sont suivis conjointement et régulièrement par l'école, le CLAS et les parents (commission de suivi page 3)…

Je déplore ce jargon… et l'habitude prise de jargonner d'autant plus qu'on parle de personnes en plus grande difficulté :-(

8. Convention de collaboration avec Savante Banlieue pour financer le transport par car de collégiens et lycéens

Mme Amarir rappelle que 2 classes argenteuillaises ont été lauréates l'an dernier.

Étrange tout de même de faire une "convention avec le Territoire Plaine Commune" juste pour transporter nos collégiens et lycéens par car, pourquoi la Ville ne les transporte-t-elle pas elle-même… mais bon, on avait déjà voté ça l'an dernier, et pourquoi pas… Unanimité.

9. Convention avec le Département : 75000 € pour le Conservatoire… à Rayonnement Départemental

Françoise Inghelaëre rappelle les conditions de ce financement : respect des objectifs de la Convention… laquelle parle d' "accueillir les étudiants en cycles spécialisés" avec une "politique tarifaire adaptée au public valdoisien". En l'occurrence, les étudiants en 3ème cycle sont presque tous valdoisiens non-argenteuillais, et le Conseil a fortement augmenté en mai 2016 les tarifs qu'ils doivent payer.

Unanimité tout de même.

Par la suite, Franck Debeaud rappelle que ce financement départemental a toujours existé. Mais cette convention est sur des actions additionnelles du Conservatoire. La Ville continue à en financer 87%

10. Prêt de lecteurs de livres audio "DAISY" par les médiathéques pour les personnes malvoyantes

La médiathèque a un espace "facile à lire" destiné au public malvoyant, et une 60aine d'accueils adaptés pour des enfants dans différentes situations de handicap.

Les lecteurs DAISY permettent la lecture plus facile de livres audio. Ils sont fournis par l'association Valentin Haüy.

Je vote pour mais… Y a-t-il quelque chose de plus urgent que de réglementer les dégradations ? (nous avons déjà eu deux votes sur le règlement intérieur des médiathèques les 12 février 2015 et 17 décembre 2015), et la délibération du 30 juin, point 21, a déjà fixé la pénalité à 395 € en cas de retard sur les lecteurs DAISY… Il est urgent de pousser les équipes des médiathèques, les enseignants, les animateurs de la Ville, à réfléchir et proposer sur autre chose que des règlements intérieurs.

— J'aurais dû, me signale un correspondant par SMS, évoquer les jours et horaires d'ouverture, qui diminuent en peau de chagrin… —

11. Tarification des salles municipales

Philippe Doucet annonce que le groupe TFDEA votera contre.

Moi aussi, en regrettant que les partis politiques passent en "deuxième catégorie", n'ayant de salles comme le RDC de Mandela que si les autres associations n'en ont pas l'usage. Forme de ségrégation entre associations qui me semble regrettable.

Par ailleurs, on annonce une salle provisoire en février, Jean Vilar serait détruite ainsi que Pierre Dux : étrange que les nouveaux tarifs n'anticipent pas ces changements !

Franck Debeaud s'abstiendra, estimant ne pas avoir reçu d'information sur l'avenir de l'îlot Héloïse ni sur la future salle provisoire.

12. Subvention à Argenteuil Gymnastique pour les championnats de France : Unanimité.

13. Périmètre d'étude sur le boulevard des Martyrs de Châteaubriant

Un "périmètre d'étude" — possibilité de bloquer les permis de construire — qui inclut, côté Sud, tout le terrain occupé par la communauté turque… mais pas la majorité de la ZI.

Chantal Colin estime que cela fait beaucoup de périmètres d'études dont on ne voit pas les résultats (six, je crois, depuis le début de ce mandat).

"Laisser installer une école dans une zone d'activité est irresponsable", répond Gilles Savry sans préciser.

"La mosquée turque", répondra Philippe Doucet, "c'est vous qui l'avez laissé s'installer, avec votre directeur de cabinet de 2007-2008, il y a deux arrêtés municipaux… Et sur l"école en question, c'est le recteur qui a donné son accord, contre l'avis du Préfet. Vous verrez qu'au tribunal, interdire une activité religieuse dans une zone d'activités économiques, je doute que ça tienne. La vraie difficulté, c'est le prix du m2 au Val d'Argent, alors qu'à 800 m à Cormeilles c'est le prix des terres agricoles."

Gilles Savry répond que le PLU interdit bien une école, les voiries ne sont pas faites pour la circulation d'enfants, et c'est au Maire, pas au recteur, de faire respecter le PLU."

14. Décalage de 6 mois au protocole de "préfiguration" avec l'ANRU pour la Porte Saint-Germain

Encore du temps perdu… c'est fréquent, certes, dans les projets d'urbanisme. Unanimité.

15. Pavillon 40 rue de Pérouzet

Sur un terrain minime, 134 m2, un pavillon que la Ville avait dû reprendre à l'Établissement public foncier d'Ile-de-France, Cf délibération 23 du CM 2017-03-01 (à un prix très élevé mais hélas obligé, autour de 280000 €). Nous le revendons 126000 € à des particuliers. Unanimité.

16. Avenant à la cession à Nexity rue de Bavard, pour créer 30 pavillons.

Nous avions estimé autour de 4 M€ le cadeau fait au promoteur aux dépens des contribuables argenteuillais…

Hakim Hssini "refait la démonstration" : 30 lots, vendus à 194000 € pour le plus petit par Nexity sous le nom "les jardins de Bavard", ce qui représente bien 4 M€ minimum de marge.

Gilles Savry répond qu'il y a une charge importante pour la viabilisation et l'assainissement… (Eh non, ça ne fait pas 4 millions d'euros pour 30 pavillons ! Très très loin de là).

Je réponds pour trouver moins de 400 € au m2, il faut aller jusqu'à Villiers-le-Bel… et là, c'est 150 €/m2 !

17. Résidences 3 et 4 Villon : OPAH pour cofinancer la réhabilitation

La convention évoque les "difficultés en matière de gestion et de fragilité d'occupation" : quid contre les marchands de sommeil et le rachat d'appartements par grappes (cas du 2 Molière) ? Quelle action contre les gros propriétaires (le cas échéant) ?

Pour le Fonds de Solidarité Logement du Département, "l'intervention du FSL dans les copropriétés engagées dans un plan de sauvegarde ou d’une OPAH copropriété dégradée est destinée à des ménages en difficulté et non à la copropriété en général." Je dis mon espoir que la Ville procède de même.

Gilles Savry confirme en tout cas que, sur les 3 et 4 Villon, il y a "plus de 70% de propriétaires occupants".

18. Suppression des ZAC Chemin Vert et Carême Prenant 2

ZAC datant d'une lointaine époque, non actives juridiquement depuis longtemps (Carême Prenant = en gros, Côté Seine). Unanimité.

19. Révision du Plan départemental des itinéraires de promenade et randonnée (PDIPR) du Val d'Oise

Ces itinéraires passeront désormais par les buttes d'Orgemont et des Châtaigniers réaménagées.

OK sur ces réaménagements mais :

  • Quelle signalisation ? Inexistante ! Dommage que ces itinéraires n'existent que sur le papier à ma connaissance.
  • Pour l'avenir, quels itinéraires : quid du passage de la voie de chemin de fer à hauteur de Volembert ? quid du passage le long de Fayolle ? quid des berges de Seine sur l'île d'Argenteuil ?"

J.-F. Ploteau répond sur le premier point : "nous allons nous rapprocher du Département pour une signalisation".

20. Avenant à la délégation de service public sur le stationnement

Je trouve la création de nouveaux tarifs parfaitement prématurée, à quatre mois de la disparition du "parking gratuit centre ville Salle des Fêtes"… Tout le stationnement devrait être réorganisé. Nos parkings ont un problème, non de création de nouveaux tarifs, mais d'agrément, de gardiennage, d'état des équipements. On ne voit plus au parking PVC ni personnel ni barrière de sortie ! Alors que Indigo prétend affecter, par place de parking, 6 fois plus de personnel à Argenteuil qu'en moyenne nationale ! L'urgence est de faire appliquer, par le délégataire, ses engagements ; non de lui accorder des nouvelles formules tarifaires en tout genre.

21. Prolongation de la "gratuité du parking Côté Seine" du 6 novembre au 31 décembre 2017 … le temps de négocier une nouvelle convention, justement ! Pour le coup, je vote pour (le groupe Tous Fiers d'Etre Argenteuillais, lui, s'abstient).

22. Convention de l'ex-STIF avec TVO : je n'ai pas tout compris, mais la convention met en avant certains investissements faits par la Ville, comme facilitant la circulation des bus, et donc déductible de notre contribution financière. Unanimité.

23. Création de la "rue Donnet-Lévêque"

La rue va de la rue Yves Farge à la rue de Maully, elle dessert les écoles de Joliot-Curie. Le nom proposé est celui de l'usine d'hydravions d'Argenteuil. Une association argenteuillaise, "les Rétroplanes" a reconstruit un hydravion, qui devrait voler prochainement. Un chantier de 30 ans !

Hydravion.jpg

Georges Mothron rappelle qu'Argenteuil a été la capitale mondiale de l'hydravion.

Philippe Doucet aurait préféré une rue au Val Notre-Dame, là où les établissements Donnet-Lévêque étaient implantés, et où AB Habitat va donner ce nom à uni immeuble. Cela dit, nous voterons tous pour.

24. Convention "Mon compte partenaire" avec la CAF

M. Clavel indique que la convention est dans les mêmes termes que la précédente, à un point près : la Ville peut décider à quels agents elle donne accès à la base de données CAF.

25. Gestion des amendes de stationnement par l'ANTAI

Cette Agence Nationale assure déjà le traitement de nos PV ; mais la loi sur le stationnement change au 1er janvier 2018. L'ANTAI assurera toute la gestion, sans que la Ville ait besoin de créer une régie de recettes. Il nous en coûtera autour de 53000 € par an.

Marie-José Cayzac vote pour, le reste du Conseil pour.

26. Tableau des effectifs

La Ville ajuste enfin ses effectifs théoriques à la réalité de la composition du personnel : en 2014-2015, elle avait supprimé environ 400 emplois mais sans que le tableau le reflète : malgré mon désaccord sur la politique de la Ville quant à son personnel (qui conduit le groupe TFDEA à voter contre), je choisis l'abstention, pour saluer cet effort même tardif de transparence.

27. Conditions de recrutement des agents de catégorie A

Cette délibération autorise de recruter des contractuels sur tout poste de catégorie A (dans une très longue liste), si aucun agent titulaire n'est trouvé.

Comme Pierre Abrinas l'a indiqué en commission, "plutôt que de procéder au coup par coup, on vise l'ensemble des postes pour gagner du temps."

Ça m'a semblé un peu étrange, mais il m'a été répondu en commission que "le contrôle de légalité ( = la préfecture) a bien validé cette délibération, compte tenu de la spécificité de la vile d'Argenteuil, peu attractive, avec des métiers en tension… L'idée étant d'être les plus réactifs possible pour ne pas voir une bonne candidature nous échapper, ce qui a pu nous arriver, bien que pas souvent." Ces explications m'ont semblé suffisamment convaincantes, je vote donc pour avec le groupe majoritaire.

28. Mise à disposition d'un ergonome, salarié du Centre intercommunal de gestion, pour intervenir auprès du personnel de la Ville.

Unanimité.

29. Renouvellement de la commission d'Appel d'Offres

… en raison de plusieurs démissions, en fait "la majorité des membres de la commission d'appel d'offres", dit le Maire. Elle est réélue à la proportionnelle, donc le groupe d'opposition (TFDEA) a droit à 2 postes (titulaire et suppléant). Le groupe d'opposition me fait l'honneur de reconduire mon "mandat" de suppléant (bien que je ne sois plus membre du groupe). Bravo et merci.

30. Délégation d'attributions au Maire

Cette délégation est immense. Elle devrait aller de pair avec la transparence, la possibilité de contrôle de l'action du Maire, la fourniture des documents demandés par les Conseillers. Ce n'est pas le cas depuis le début de ce mandat. Je dois donc refuser cette délégation. La majorité est tout de même pour.

31. Actualisation des membres du CM au sein des conseils d'écoles, des CA et CP des collèges et lycées

L'opposition ne prend pas part au vote, de même que "deux éléments", dit le Maire… privés, je présume, de leurs missions… dans le cadre de l'une des purges de l'équipe Mothron.

32. Tableau des indemnités des élus

Le rapport de synthèse suggère que les nouveaux montants d'indemnités sont la "conséquence" de l'arrivée de deux nouveaux conseillers. En fait, d'autres conseillers toujours en place ont été rétrogradés au montant minimal pour la majorité (supérieur de 20% au montant versé aux conseillers d'opposition).

Franck Debeaud se réjouit que Philippe Métézeau ait gardé ses indemnités "bien qu'il se soit présenté aux élections sénatoriales", alors que lui-même a perdu les siennes après les législatives. Pas de réponse du Maire.

Nous ne participons pas au vote, Franck Debeaud non plus.

33. Remplacement de Semia Anzagh au Conseil de Territoire

Ayant démissionné du Conseil municipal, elle perd aussi son siège au Territoire (je n'ai pas vérifié la loi sur ce point !). Le Maire propose de désigner Jean-François Ploteau. Le vote est à bulletin secret. Philippe Doucet propose un vote à main levée, ce qui permet de lever ce Conseil.

vendredi 30 juin 2017

Conseil du 30 juin 2017 (2) : la Ville en besoin de chantiers

par Frédéric Lefebvre-Naré

Le refus du maire de laisser parler Philippe Doucet (pourtant fort courtois et dans les temps) a contraint l'opposition à quitter ce Conseil. Voici la liste des décisions de ce Conseil, et ce que j'avais prévu de voter sur chacune.

10. Convention "PUP" avec 3 promoteurs sur le Val Notre-Dame

Il s'agit de leur faire payer 1 M€ pour contribuer au financement de la future école sur le site Casse center, rue Henri Barbusse. J'aurais voté contre pour 4 raisons !

  1. Tout d'abord et surtout, c'est de la dette hors bilan. C'est une somme maintenant en échange de déductions d'impôts futures. La même méthode déjà utilisée par la présente équipe lors de son précédent mandat avec la "soulte Spie Autocité". Ce type d'embrouille est anti-démocratique et propice, au contraire, aux magouilles avec les promoteurs.
  2. Justement, cette prétention à faire surpayer les promoteurs va à l'inverse d'une décision antérieure consistant à réduire leurs impôts, parce que paraît-il, nous n'arrivons pas à avoir de promoteurs sur Argenteuil ! Il faudrait savoir.
  3. Ensuite nous avions une opportunité de financement public pour cette école : nous n'utiliserons pas la totalité d'un fonds départemental, parce que, toujours lors d'un vote antérieur, nous l'avions demandée sur la base de 14 M€. Or depuis, la Municipalité a réévalué le coût à 18 et maintenant à 15 M€. Sans doute le coût de la dépollution de ce terrain industriel ? Mais nous avions alerté dès le départ sur ce sujet, documents publics à l'appui.
  4. Enfin, deux des trois ensembles immobiliers concernés sont très loin du Casse center ! Cette décision démontre par l'absurde combien l'école est mal située par rapport aux besoins actuels ! Proche au contraire du pont de Colombes (pont-aqueduc) et de ses 30 minutes de bouchon matinal, elle obligera les parents à plonger dans ces bouchons pour déposer leurs enfants ou les récupérer. Alors que la précédente équipe municipale avait prévu un terrain, qui attend toujours son école, entre la maternelle Anne Frank et le lycée bleu (à côté de Mandela), parfaitement situé par rapport aux ensembles en construction.

11. Protocole d'étude habitat indigne

Une démarche "d'études" qui n'avance que très lentement : le vote consiste à lui accorder un an de délai supplémentaire. J'aurais voté pour, par bienveillance et parce que les choses ne sont pas tout à fait restées à l'arrêt.

12. Périmètre d'études (= blocage possible des permis de construire) sur le centre-ville nord (de Laugier à AG Belin) et la friche Sagem

Le principe d'un périmètre d'études est judicieux si la Ville a des projets clairs.

Sur le périmètre Sagem, j'aurais voté pour, par espoir que la Ville ait un projet significatif. En tout cas ce terrain en centre ville mais en secteur peu dense et loin des gares, sous l'hôpital, serait idéal pour accueillir à la fois une nouvelle piscine (il en manque 2 à Argenteuil) et un déménagement de la patinoire obsolète proche de la gare du Val (et future gare de la Tangentielle, le T11). Associer ces deux équipements, qui consomment l'un du froid et l'autre du chaud, serait excellent pur la facture énergétique, et c'est le seul terrain à Argenteuil qui le permette (encore que le départ de Semperit ouvre une autre possibilité, mais si près de la gare centrale, on verrait plutôt un cinéma, des commerces ou un pôle de bureaux / logements).

Sur le centre-ville, j'aurais voté contre, par certitude que la Ville n'a aucun projet. On en aurait entendu parler depuis le temps. Le périmètre d'études ne fera alors que ralentir la rénovation du quartier. S'il y a un périmètre à définir, c'est en bord de Seine si la Municipalité concrétise (cent fois hélas) son projet avec le promoteur Fiminco.

13. Rapport annuel sur la Politique de la Ville

J'aurais sans doute voté contre. Je ne supporte plus cette emphase et ces immenses formules sur la concertation partenariale territoriale, alors que dans nos quartiers la société, les relations sociales, familiales, communautaires, les mafias aussi, évoluent à grande vitesse, recomposent et fracturent la société argenteuillaise, loin des comités de pilotage partenariaux et des associations institutionnalisées.

Il y avait dans la loi une bonne idée : obliger la Ville à réunir dans chaque quartier en difficulté, aussi petit soit-il (et a fortiori), un conseil d'habitants. Obliger la Ville à sortir de la routine des intervenants habituels et professionnels, à regarder et écouter comment vivent et ce que souhaitent des familles qui d'habitude ne participent pas au débat politique local. La Ville d'Argenteuil a refusé, dès le départ, de le faire.

14. Bilan des dépenses des bailleurs sociaux au titre de la Taxe foncière sur les propriétés bâties

Contrairement à l'année dernière, nous n'avons reçu aucun élément sur les actions concrètes menées par les bailleurs sociaux. J'aurais donc refusé de voter ce bilan.

15. Demande de subventions au titre de la politique de la Ville

La routine est d'approuver les demandes de subventions… malgré les réserves indiquées au point 13 ci-dessus.

16. Acquisition de la parcelle 84 rue Michel Carré, cession des parcelles 148q rue de la République (rue de Gode) et 50 rue Michel Carré

Une opération perdante-bizarre-bizarre.

La parcelle 84 rue Michel Carré servirait à agrandir le terrain Casse center pour y faire une école (voir ci-dessus) : la Ville l'achète au prix faramineux de 910 € le m2 !

Les vendeurs "placent" une partie de cette somme en rachetant la petite parcelle coincée entre une ferraille et un immeuble délabré, au 50 rue Michel Carré : qu'y feront-ils, sinon attendre que le terrain prenne de la valeur à l'occasion d'une refonte de la place, voisine, du 11 novembre ?

Et une autre partie de la somme en rachetant la grande parcelle, inconstructible, au bout de la rue de la République : pour quel projet ? après que le précédent acheteur retenu (fin 2015) ait renoncé à en faire un hangar de rangement ?

J'aurais voté contre.

17. Vente de parcelle rue Roland Toutain à Orgemont

Une opération gagnant-gagnant pour le coup : la Ville découpe une parcelle qui était prévue pour une voie verte, et vend la partie dont la voie verte n'a pas besoin, à 446 € le m2, ce qui correspond à la valeur du terrain dans le quartier. Vote pour.

18. Cession 33-35 rue de la Grande Voie (terrain ex-Ecole Notre-Dame)

Opération hallucinante, à 144 € le m2 au coeur des Coteaux = spoliation pure et simple pour le contribuable argenteuillais. Sans avis des Domaines. (voir point 5 ici)

19. Subventions travaux copropriétés Angèle L, Angèle K

J'aurais encore voté pour, heureux que cela avance malgré l'infinie et coûteuse lenteur : "2 ans 1/2 d'appel de travaux" depuis le vote en copropriété… La loi ou la Ville devraient régler les choses pour éviter que des "capitalistes du commerce de sommeil" ne puissent prospérer sur fonds publics, ce qui est le cas dans certains autres immeubles du quartier.

20. Exonération des droits d'occupation pour les travaux en copropriétés

Réparation d'une gaffe de l'ex-Agglomération envers une copropriété. Vote pour.

21. Tarifs des activités culturelles

Peu de changement — 50 € les 10 tickets de cinéma, pour tous. Abstention.

22. Tarifs des espaces jeunesse

Sans doute un vote pour après avis des connaisseurs (j'ai oublié cet avis et ne fréquente malheureusement pas les espaces jeunesse).

23. Tarifs du centre aquatique, de la patinoire, de l'École des sports

Peu de changement. Abstention.

24. Tarifs dentaires des Centres Municipaux de Santé

Forte augmentation pour certaines prothèses, pour les Argenteuillais comme les non-Argenteuillais… alors que nous venions de voter la location de certaines "chevilles" (postes de travail de prothésistes) car sous-utilisées… Très bizarre. Vote contre.

25. Convention avec l'ARS, "Cause biberon" et "médiation culturelle"

Demande rituelle de mini-subvention. Vote pour.

26. Renouvellement du partenariat avec la mission locale

Sans changement apparemment. Vote pour.

27. Subvention à la Ligue contre le Cancer Val d'Oise

Rituelle également, et modeste. Vote pour.

28. Subventions aux associations Valdocco et Contact

Je n'aurais pas pris part au vote, intervenant dans l'une de ces associations. François Poletti, conseiller municipal délégué devenu à cette séance adjoint au maire, m'a montré les rapports des deux associations (demandés en commission) et indiqué qu'il m'en remettrait copie. Merci d'avance à lui.

29. Financement de classes à Projet éducatif artistique et culturel (PEAC)

Pour.

30. Subvention 2017 au Comité d'Action sociale et culturelle, équivalent d'un comité d'entreprise pour le personnel municipal

Inchangée. Vote pour.

31. Tarifs de place sur les marchés

Abstention, en attendant que soit réglée la situation des commerçants du marché de la Colonie, qui doivent encore payer leur étal du mercredi alors que le marché n'est plus ouvert le mercredi ; au nouvel horaire du vendredi soir, le marché est en extérieur. Les commerçants ont envoyé une LRAR au Maire il y a des mois, l'ont interpellé à ce sujet lors de sa visite sur le marché, et à nos dernières nouvelles attendaient encore une réponse. La conseillère municipale déléguée, Stéphanie Henry, m'a assuré que ce serait rapidement réglé.

32. Rapport de la CRC sur les finances de la Ville

Il mérite un billet spécial !

33. Rapports d'utilisation des fonds régional et national pour les communes plus pauvres : FSRIF et DSUCS

Exercice purement formel dont nous prendrions acte…

34. Partenariats "Ouvre-Boîte", avec les structures qui accompagnent les entrepreneurs ou porteurs de projets.

Inchangés par rapport à l'an dernier, où ils étaient en forte baisse. Abstention.

35. Ré-Adhésion, après 3 ans d'absence, à la Fédération départementale des centres sociaux et socioculturels

Pour. Il faut sortir…

37. Règlements intérieurs des activités périscolaires et extrascolaires

Abstention. Que le Maire, une fois de plus et en sens inverse, n'ait pas anticipé le changement des rythmes scolaire (retour à la semaine de 4 jours), est désolant.

38. Règlement intérieur des Espaces Jeunesse

Vote pour après avis des connaisseurs (je ne fréquente malheureusement pas les espaces jeunesse).

39. Règlements intérieurs des installations sportives

Vote pour après avis des connaisseurs…

40. Règlement intérieur de la Bourse Initiatives Jeunesse

Abstention. Sur quoi encore doit-on pondre des règlements "intérieurs"… ?

41. Sanction financière envers les conseillers municipaux absents au Conseil

J'avais quelques mots à dire là-dessus ! Je fais un billet à part.


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vendredi 14 avril 2017

Jean Lassalle vu d'Argenteuil et d'Ile-de-France : sur France Bleu Paris Région

Retranscription de l'interview de Frédéric Lefebvre-Naré ce 14 avril 2017.

Vous êtes d’Argenteuil, où vous êtes classé MoDem, pourquoi avoir rejoint Jean Lassalle ?

— Oui, je suis conseiller municipal d’Argenteuil depuis 2014 ; je n’étais déjà plus au MoDem, mais (il) correspond historiquement à mes idées, de même qu’à celles de Jean Lassalle. On a l’un et l’autre quitté, à des dates différentes, le MoDem, parce qu’on pensait que ce n’étaient plus les bons choix, ce n’était plus ce qui répondait à l’attente et aux besoins des Français[1].

Les Français ne veulent plus « toujours plus d’intégration européenne » : ils se rendent compte qu’ils ont besoin de démocratie nationale.

Ils ne veulent plus toujours plus de technocratie dans les régions, les intercommunalités qui bouffent tout : ils veulent retrouver la démocratie à l’échelle des communes.

Ils ne veulent plus la financiarisation à outrance, la dérégulation, ils veulent reprendre le contrôle sur l’économie : ils veulent des emplois.

Les choix qu’a fait le MoDem ne vont plus dans ce sens-là ; nous pensons qu’il faut être plutôt du côté des Français !

Que propose Jean Lassalle pour retrouver l’emploi, vous venez d’en parler ?

— L’emploi c’est l’essentiel du programme, parce que le chômage c’est la cause des problèmes de la France. Ce n’est pas la conséquence, c’est la cause. Quand 7 millions de gens n’ont pas de boulot ou n’ont pas le boulot qu’ils veulent, tout le monde est paralysé, les gens n’osent pas prendre l’initiative dans leur entreprise, et c’est toute l’économie qui est bloquée.

Qu’est-ce que propose Jean Lassalle ? De commencer dès l’été, sans attendre, en organisant des stages de quelques semaines dans les lycées professionnels, en mobilisant les enseignants volontaires, en mobilisant les lycées…

C’est quelque chose qui n’existe pratiquement pas en France. On peut se recycler sur une année entière ; on peut faire une journée de formation quand on est salarié. Mais des stages de recyclage sur quelques semaines, avec aussi quelques semaines en entreprise qui permettent de découvrir un nouveau métier, ça ouvrirait énormément de possibilités.

J’ajouterai aussi le Service National, que Jean Lassalle veut restaurer ; tous les candidats se sont mis à l’imiter, l’un après l’autre ! C’est important que tous les jeunes commencent dans la vie active avec une expérience réussie sur leur CV, d’une mission qu’ils ont menée en commun, où ils tissent des liens entre eux.

Dans certains pays, les start-ups se créent souvent entre des jeunes qui ont fait le service ensemble, qui ont envie de continuer à entreprendre. Ça serait un moteur très important pour remettre le pays en route.

Encore faut-il que les jeunes soient motivés, que les enseignants soient disponibles, que les entreprises soient prêtes à les accueillir, ce qui est aujourd’hui loin d’être le cas ?

Je crois que les Français veulent bouger, ils veulent faire des choses, ils se désespèrent de voir leurs hommes politiques tourner en rond et faire de la langue de bois.

Je suis sûr qu’il y a énormément d’énergie, de bonne volonté prête. Le plus merveilleux, c’est que le Service National, on nous dit « mais les jeunes, qu’est-ce qu’ils en pensent ? » Demandez-leur ! Il y a des enquêtes qui le leur demandent : la très grande majorité des jeunes sont favorables à un service national obligatoire. C’est qu’il y a une réserve d’énergie dans ce pays, qui ne demande qu’à bouger, mais qui est malheureusement paralysée par le système en place.

Frédéric Lefebvre-Naré, nous sommes en Ile-de-France, une région plutôt urbaine ! Alors que Jean Lassalle, lui, député des Pyrénées-Atlantiques, a plutôt une image rurale, qu’il a tendance d’ailleurs à cultiver. Ce sont quoi, ses arguments pour les électeurs franciliens ?

— Je ne sais pas s’il « cultive » son image rurale…

Il a tout de même écrit un livre qui s’appelle « Un berger à l’Élysée » !

— Absolument ! Mon voisin d’en face à Argenteuil, dans mon quartier précédent, avait été garçon vacher dans sa jeunesse, en Normandie [2], ce n’est pas si loin que ça de chez nous, les bergers !

Un berger, c’est quelqu’un qui sait lire les signes des temps, qui sait voir quand va venir l’orage, et qui sait aider la population à s’orienter, parce qu’il voit, peut-être, de plus haut et de plus loin. Et je crois que c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui.

Quand Jean Lassalle parle des intercommunalités qui paralysent les maires des communes rurales, je vis exactement la même chose à Argenteuil, qui jongle depuis des années entre des intercommunalités qui ne servent strictement à rien, qui nous bouffent notre argent et qui nous paralysent.

Quand Jean Lassalle parle de la financiarisation et de son influence jusque dans les petits villages,… on la voit aussi quand on cherche de l’emploi à Argenteuil.

Jean Lassalle a visité les 30 quartiers les plus difficiles de France, la nuit, à pied, entre minuit et 5 heures du matin… Il est venu à Argenteuil suite aux émeutes d’il y a trois semaines[3], pour rencontrer des gens, y compris des « jeunes », des gens qui peuvent être proches des problèmes qui se sont produits.

Les problèmes de nos petits villages ne sont pas si différents de ceux des grandes cités. C’est, dans les deux cas, un problème d’abandon par les décideurs politiques, de volonté qu’on doit retrouver, de capacité qu’ont tous les Français à se remettre en route ensemble.

Dans le programme de Jean Lassalle, il y a la remise à plat de tous les chantiers du Grand Paris Express, qui sont pourtant attendus, ces transports, pourquoi vous voulez tout remettre à plat ?

— C’est le moins qu’on puisse dire ! Le Grand Paris Express c’est une énorme opération de promotion immobilière, financière, aux mains des grands groupes.

C’est aussi attendu par des milliers de Franciliens qui se disent qu’ils vont avoir bientôt un transport efficace près de chez eux ?

— Pour beaucoup moins cher, on pourrait faire, je vais prendre le cas d’Argenteuil, le tramway du Pont de Bezons au Val d’Argent qui est attendu depuis au moins 25 ans, et dont la rentabilité est prouvée par toutes les études. On pourrait faire la ligne de grande ceinture, qui existe déjà, où il suffirait de mettre des trains de banlieue, dont la rentabilité est archi-prouvée par des études. Mais au lieu de faire ces projets-là qui serviraient à la population, on préfère des projets qui servent aux grands groupes de BTP… Ben non. Il faut revenir à la réalité, à ce qui est démontré, à là où il y a de la population qui veut se déplacer, il y a des lignes qui existent et qu’il faut valoriser.

Dans ce programme, il y a aussi « assurer un toit à chaque personne sans–abri », on est dans une région où on est beaucoup confrontés à ce problème, comment on fait ?

— Oui vous avez tout à fait raison, à peu près une personne sans-abri sur trois est à Paris intra muros, une sur trois en banlieue, une sur trois en province. Paris et la région Ile-de-France sont vraiment particulièrement touchés.

Comment vous leur donnez un toit ?

— Beaucoup de pays y sont arrivés : les Pays-Bas, le Royaume-Uni… En réalité, ce n’est pas très difficile, parce qu’il n’y a pas beaucoup de personnes sans abri, contrairement à ce qu’on imagine parfois, il y en a à peu près 15000. Et pour quelques dizaines ou centaines de millions d’euros, on peut tout à fait y arriver, il faut simplement cibler ces populations-là, au lieu de dépenser tout l’argent dans une politique du logement ou dans une politique d’hébergement social qui n’atteignent pas les personnes à la rue.

Merci beaucoup, Frédéric Lefebvre-Naré, porte-parole de Jean Lassalle, d’être passé ce matin par France Bleu !

— Merci et bonne journée sur France Bleu !


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Notes

[1] Les paragraphes suivants correspondent plus à la raison pour laquelle Jean Lassalle a quitté le MoDem. J'ai raconté sur mon blog comment j'ai quitté le MoDem quand il s'est aligné nationalement sur un camp politique, fin 2013, en refusant de prendre en compte la diversité des communes.

[2] et même à Argenteuil !

[3] 8 semaines en fait !

mardi 11 octobre 2016

Conseil Municipal du 11 octobre 2016, logement et foncier

Gilles Savry, Adjoint à l'Urbanisme : "Monsieur le Maire nous apprend ce soir qu'Argenteuil a été retenue pour un appel à projets du Grand Paris (ce sera le point 3).

Ici (point 2 de l'ordre du jour) il s'agit d'un Contrat d'Intérêt National. Ce n'est pas une Opération d'Intérêt National où l'État aurait la main ; la Ville garde la main.".

Gilles Savry en reprend quelques phrases de jargon, en voici d'autres :

"L’objet du CIN est de pérenniser un cadre de gouvernance permettant de faire vivre le partenariat sur le long terme. Le Comité Interministériel (CIM) portant sur le Grand Paris du 15 octobre 2015 a exprimé l’objectif de création d’une OIN multi-sites sur le territoire argenteuillais pour favoriser la réalisation des projets d’aménagement stratégiques. Le Contrat d’Intérêt National apparaît d’ores et déjà comme l’outil le plus adapté pour instaurer un partenariat renforcé entre les différents acteurs impliqués, permettant à la fois de partager et définir les objectifs poursuivis en commun, et de créer les conditions de la coordination de la mise en œuvre des différents projets d’initiative publique et privée. Le présent contrat doit donc donner lieu à la mise en place d’une gouvernance collégiale renforcée, réunie sur la base d’objectifs partagés par les différents partenaires qui va permettre la définition et la réalisation d’actions coordonnées, destinées à faire, à moyen et long terme, levier sur l’ensemble du territoire argenteuillais."

Ouaf.

Philippe Doucet répond que tout cela était déjà "dans les cartons" lors du mandat précédent (le sien), y compris un projet sur la Gare, "avec une nuance, nous avions prévu un peu de logements qui, si j'ai bien compris, ont disparu. Ça aurait été un peu classe de le reconnaître."

"Un Contrat d'Intérêt National ou une Opération d'Intérêt National, c'est pour faire du logement, pour construire. Nous nous réjouissons que vous en reconnaissiez la nécessité. Si on était taquins, on vous aurait bien traités de bétonneurs : sortir 1200 logements d'ici 2020, va falloir passer la seconde sur les permis de construire. Vous freinez sur les logements sociaux : nous ne sommes pas à 37% mais à 34%. Heureusement, sur la porte Saint-Germain, il y aura 20% de logements sociaux, et sur les 1200, ça ne ferait pas loin des 250 que je vous au proposés, M. le Maire : je vous re-tends la main. Ne serait-ce que parce que, quand vous allez détruire les 250 logements insalubres, ces pauvres gens ne seront absolument pas en mesure d'accéder à la propriété. Nous voterons donc pour."

Philippe Métézeau : "Je reviens sur l'inquiétude que vous manifestiez tout à l'heure concernant l'implication du Val d'Oise dans les CIN d'Argenteuil, comme de deux autres villes. Le projet de TCSP (sur les berges) est bien dedans. Sur la tangentielle SNCF, le Département a toujours soutenu le projet mais le premier tronçon a cumulé les surcoûts et les retards, ce qui reporte notre projet. Le développement économique est (essentiel). En ce qui concerne les berges de Seine, le Département actuellement n'envisage pas, pour des raisons budgétaires dont est notamment responsable le Gouvernement que vous soutenez,… Le projet n'est pas mûr actuellement sur sa totalité. Vous n'êtes pas arrivé à le faire adopter sous votre mandat, ça n'a pas avancé du tout. (Et depuis 30 mois ?). Le Département a "différé"… Le CIN court jusqu'à 2030, tout ne va pas démarrer en même temps. Dans cette optique, l'aménagement des berges de Seine n'est pas dans les priorités."

Gilles Savry : "oui, dans ce CIN, nous prévoyons 1200 logements et 80000 m2 d'immobilier d'entreprises, mais les 1200 logements ne seront pas tous dans le périmètre de l'EPF-IDF, donc votre calcul '20% de 1200' est faux. Nous "passerons la seconde pour les permis", comme vous le dites, uniquement lorsqu'on aura les écoles nécessaires. En urbanisme on est jugé sur les résultats, pas sur les études."

Philippe Doucet : "nous attendons vos résultats avec intérêt !".

Georges Mothron : "je glisse ici un point. Nous avons été lauréats de l'appel à projets du Grand Paris. Cela demande un certain nombre de dispositions, notamment une convention d'adhésion à l'appel à projets (sic !!!). Tout d'abord il faut nous prononcer sur l'urgence …"

Philippe Doucet : "On ne va pas être taquins… on va s'abstenir, mais ce n'est pas très sérieux, ça aurait mérité de passer en commission d'urbanisme".

Georges Mothron : "Je note l'urgence et l'abstention de l'opposition."

3. Acquisition du 177bis rue Henri Barbusse (terrain Casse Auto) pour construire une école

On est, à un mètre d'altitude près, au-dessus de la zone inondable.

Gilles Savry rappelle que le Plan Local d'Urbanisme de 2015 a prévu deux emplacements réservés, dont cette parcelle de 3350 m2 à côté de laquelle la Ville possède une parcelle de 1300 m2.

Chantal Colin, qui l'a précédé à l'Urbanisme, estime qu'on "ne peut que reconnaître qu'un groupe scolaire est absolument nécessaire sur ce secteur. Le choix du site est cependant étonnant au regard de l'incertitude sur le plan d'aménagement de la Porte Saint-Germain, et de la pollution, compte tenu de l'historique. La Ville s'engage à acheter ce terrain en l'État, et prend donc les risques pour elle. Un projet antérieur de votre majorité sur le Val Notre Dame avait rencontré la même difficulté."

Xavier Péricat précise que ce dernier projet "à la Glacière au Val Notre Dame, que vous n'aviez pas souhaité réaliser (lors de votre mandat 2008-2014), prévoyait une étude de dépollution, qui n'avait montré aucune pollution aux hydrocarbures, uniquement des dépôts d'ordures ; le groupe se situait en haut de l'avenue de la Glacière, hors de la zone marécageuse du bien nommé stade du Marais. Si ce projet a échoué, c'est parce que vous n'avez pas souhaité y donner suite."

Gilles Savry : "sur la carte scolaire : les enfants à Ambroise Thomas viennent de très très loin (pas du tout, selon Marie-France Fari). Et nous avons prévu un autre emplacement entre centre ville et Val Notre Dame. Concernant le risque de pollution, une étude a été menée parce qu'un promoteur voulait l'acquérir. C'est une pollution historique, industrielle, comme un peu partout dans ce quartier, et on en connaît à peu près le coût. À ce prix compte tenu du quartier, la Ville fait une affaire."

La Ville achète à 507€/m2. Elle vend le terrain Héloïse, non pollué et incomparablement mieux situé, à 337€/m2…

4. Taux communal et périmètre de la taxe d'aménagement majorée : La taxe d'aménagement remplace l'ex-taxe locale d'équipement. La majoration sera fixée à 20% "ce qui correspond à peu près", indique M. Savry, "au coût de construction de classes correspondantes aux logements créés".

"La demande des promoteurs" est si élevée qu'un tel niveau de taxe "ne les freine pas".

La délibération écrite explique que la métropole récupère la compétence en 2017, il fallait donc augmenter le taux avant…

Chantal Colin : on peut comprendre votre angoisse devant le besoin d'équipements publics, mais la Municipalité vient ainsi détériorer les équilibres d'opérations. Les promoteurs ont les moyens de payer ? Ils ont aussi ceux d'aller ailleurs. Quand aux opérateurs sociaux et particuliers les taxes sont extrêmement lourdes.

5. Extension des crèches de 23 places : demande de subvention à la CAF. Marie-José Cayzac : "Cette nouvelle délibération qui accroit de façon artificielle le nombre de places d’accueil en crèche collectives, sur des locaux existants, peut paraître une décision vertueuse. C’est en réalité de l’enfumage. En effet ce qui se cache derrière non pas l’agrandissement des crèches, anciennes, dont on ne pousse pas les murs, c’est un réaménagement pour mettre plus de bébés, toujours plus de bébés…

Votre souci de rentabilité d’optimisation de l’espace, comme vous le qualifiez pudiquement s’accompagne d’une situation à la limitee du bon traitement pour les enfants accueillis et pour le personnel.

En effet, moyennant quelques déplacements de cloisons, vous regroupez les sections des moyens et des grands. Vous avez à ce jour dans certaines sections des enfants qui ont 13 mois d’écart, comme si les enfants avaient la même évolution à 1 an et demi et à 2 ans et demi. Quand on connaît les locaux des crèches telles que les Aquarelles ou l’Oiseau bleu…, on sait qu’il n’existe pas de miracles.

Mais vous poursuivez inlassablement dans cette voie qui n’a que pour seul but de faire du chiffre sans vous soucier de la qualité. Vous êtes tranquilles, les parents ont besoin de travailler et gardent le silence...

Avec vous, au moins ; mais ils savent nous dire leurs inquiétudes mais aussi combien ils sont captifs de votre impitoyable concept chiffré.

Certaines sections ont aujourd’hui deux tables de change pour 30 enfants ; les lits sont alignés comme au bon vieux temps des dortoirs d’internat. Des températures de 17° dans certains lieux de crèches. Les parents sont atterrés mais n’ont d’autres choix que se plier à ce diktat. Vous devriez inviter la CAF et la PMI plus régulièrement à visiter les modes d’accueil collectifs.

Quelle est votre ambition pour cette jeunesse en herbe ? Vous sacrifiez sur l’hôtel de Saint Fric ce que nous avons de plus précieux, nos jeunes enfants…Quand aurez-vous la réflexion qualitative de l’accueil ? Certes pas à l’école maternelle, où vous avez supprimé de nombreux postes d’ATSEM comme s’il s’agissait d’un luxe…

Décidément, nous n’avons pas la même vision de ce qu’est la petite enfance, et là il ne s’agit pas seulement d’idéologie, mais oui, on ne peut pas toujours se situer dans une logique comptable quant il s’agit de l’éducation, des apprentissages initiaux. Alors je vous laisse à votre petite comptabilité sans âme et m’empresse d’écouter les parents et le personnel, qui eux ont sans doute définitivement perçu ce qui faisait notre différence."

Georges Mothron : "c'est sympa de vous écouter, ça me rajeunit. En 2001 quand nous sommes arrivés dans cette maison, c'était presque 0°, c'était un système communiste qui consistait à garder les gosses…"

Marie-José Cayzac : "… et vous ne l'avez pas changé".

Philippe Métézeau : "j'ai entendu 'enfants maltraités' ?"

Marie-José Cayzac : "Non".

Philippe Métézeau : "la logique économique ne faisait pas partie de votre politique, je vous en donne acte. Optimiser la gestion des m2, je vous le concède. On vous exposera la liste des travaux. Vous verrez que les salles de bains qui ne sont plus utilisées depuis un certain nombre d'années, peuvent être récupérées. Mêler des enfants de différents âges n'est pas une logique comptable, je ne vois pas en quoi, mais peut faciliter le travail à certaines heures du jour. Vous avez trouvé une température de 17° ? Ce n'est pas le fait d'ajouter des enfants qui fera baisser la température. Je ne prétends pas juger le travail de la PMI, des professionnels qui visitent nos crèches."

"J'ai fort peu apprécié que vous contactiez la CAF pour essayer de faire que nous n'obtenions pas cette subvention".

Marie-José Cayzac : "Ce n'est pas cette CAF. Et j'en suis fière."

Philippe Métézeau : "Je vous mets au défi de trouver une demande que vous ayez faite à la CAF pendant votre mandat, et que je n'aie pas appuyée."

Marie-José Cayzac : "C'est la qualité qui est en cause"

Philippe Métézeau : "Ça n'a pas marché"

Marie-José Cayzac : "Vous avez été obligé de rectifier, j'en suis heureuse."

6. Motion de soutien à la réalisation de la 2ème phase de la tangentielle Nord

C'est en fait un soutien extrêmement mou… La motion rappelle qu'Argenteuil ne bénéficie d' "aucune infrastructure de rocade au titre du nouveau Grand Paris". Elle aurait dû rappeler que la fréquentation prévisible sur cette ligne est, au regard du coût, bien plus élevée que celle de la plupart des projets du "Grand Paris Express".

Gilles Savry déclare que "le traité est maintenant défini. Celui qui sera certainement retenu confirmera le tracé C (au Nord du Croissant Ferré). On a amendé la motion pour le préciser." (C'est dire à quel point les choses sont "définies").

Gilles Savry : "malgré toute la qualité relationnelle qu'il a pu y avoir vis-à-vis des habitants, c'est toujours difficile de se voir exproprier d'une partie de terrain, plus d'une centaine d'Argenteuillais sont concernés alors que les financements ne sont pas actés."

Je ne comprends effectivement pas le choix de doubler les voies, qui rend le projet cher et compliqué. Le sens de ce projet était remplacer simplement le fret en journée sur ce trafic. Alors que le trafic fret se réduit désormais à peu de chose, et qu'il serait bien préférable qu'il contourne plutôt Paris (comme c'était le cas lors de la construction de cette ceinture !), et qu'une voie aussi précieuse en plein agglomération soit désormais consacrée aux voyageurs.

Philippe Doucet : "dans le document que vous venez d'adopter sur le Grand Paris, le tram tangentiel est supposé passer par le tracé Sud, celui dont on ne veut pas… Je ne serai décidément pas taquin. On est sur du temps long puisque ce projet remonte à 1998. On va se trouver décrochés quand le Grand Paris Express traversera les Hauts-de-Seine et qu'on n'aura toujours pas la tangentielle."

Georges Mothron était à une réunion récente avec le STIF, la Région, etc., "sur le financement du TCSP qui prolongera le T2, mais sur la Tangentielle il n'y a pas le moindre kopeck, ni sur la partie Ouest ni sur la partie Est, où seront les garages et la maintenance, donc qui se fera avant la nôtre. Je ne sais pas combien d'entre nous verront cette tangentielle de leur vivant. Il faut quand même continuer de se battre."

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