Blog d'Engagés pour Argenteuil

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Logement social

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 9 janvier 2018

Le stationnement à Argenteuil : live-blogging de la réunion publique espace Jean Vilar

Environ 70 personnes sont venues à Pierre Dux, y compris de nombreux élus municipaux et représentants des services, pour cette réunion publique sur la réforme du stationnement.

reunion_stationnement.jpg

Le Maire commence par des voeux et un chiffre : seulement 20% de ce qui serait dû est effectivement payé sur les horodateurs, à Argenteuil. Le stationnement souterrain est sous-utilisé.

La réforme n'a pas pour objectif de développer les recettes de la Ville.

"La première volonté est de faciliter la rotation des véhicules, là où le commerce mériterait d'avoir plus de passage".

"La deuxième chose c'est un paiement effectif du stationnement".

Le Maire passe la parole à un bureau d'études (Sofreco ?) qui a conseillé la Ville sur cette réforme.

Le représentant de ce cabinet explique que, les amendes pour stationnement non payé ayant été supprimées (par l'État), les villes voisines ont fait deux choix :

  • soit passer le stationnement en "zone bleue" : en cas de dépassement de l'horaire autorisé, l'amende reste nationale, elle est passée de 17 à 35 € ;
  • soit instaurer un "forfait post-stationnement" dont le montant est voté par la Ville, 25€ en moyenne, c'est le montant choisi par Argenteuil (ici, point 26).

Il décline 5 "objectifs de la réforme à Argenteuil" ;

  1. "optimiser l'offre de stationnement et satisfaire le plus grand nombre"
  2. "renforcer l'attractivité du centre ville"
  3. "mieux organiser le stationnement les jours de marché"
  4. optimiser la fréquentation des parcs de stationnement en ouvrage" (souterrains), qui "sont à moitié vides"
  5. et un 5ème qui m'a échappé.

"Le nouveau stationnement est conçu selon un principe de lisibilité".

"Une zone rouge où le stationnement est limité à 2 heures, de préférence ; une zone verte où on peut stationner toute la journée, et où le stationnement résidentiel est autorisé. On avait 5 tarifs, il n'y en aura plus que 2."

"Le tarif de la zone rouge est quand même coupé en deux : pour des raisons légales, le FPS ne peut pas être supérieur au tarif maximum. Donc pour 2 heures c'est 3 euros, mais officiellement vous avez le droit de payer 35 €, donc si sur l'horodateur vous appuyez sur + + +, faites attention, si vous payez par carte bleue, de ne pas payer le tarif excessif qui vous est demandé."

"En zone verte, c'est 2 € pour 4 heures, c'est modéré ; vous avez beaucoup plus de chance de trouver une place plus proche de chez vous."

"En zone rouge 1 heure ça fait 1,50 €. Si vous devez rester plus vous pouvez demander une rallonge par téléphone. Si vous ne l'avez pas fait, l'agent assermenté vous facture la différence entre le FPS et ce que vous avez payé ; donc 23,50 €."

(Une voisine : "qu'est-ce qui a compris quelque chose, franchement ?… mais je suis venue juste pour me marrer et voir les réactions.")

Fin de l'intervention du bureau d'études.

Gilles Savry, adjoint à l'urbanisme : "À vos mines réjouies, on voit la difficulté de l'exercice. Si j'étais à vos places, au premier abord je trouve ça assez compliqué."

Il répète la description des zones rouge et verte.

"Dans la zone rouge, vous avez droit à 2 heures de stationnement, au-delà de 2 heures, il faut partir. Au-delà, ce n'est plus une amende pénale mais un forfait post-stationnement, mais in fine c'est la même chose.".

"En zone verte, nous pouvez stationner toute la journée, les ASVP passent vers 9 heures et vers 19 heures, donc si vous ne payez pas, vous ne vous ferez prendre qu'une fois".

"Il va falloir qu'on signale mieux les parkings PVC et Côté Seine." (Pas Jean Vilar ? Dommage !)

"Le tarif résident est inchangé, 23 € par mois, il vaut seulement pour la zone verte. Pour les commerçants, 45 € par mois, s'ils sont uniquement commerçants dans la ville (pas résidents du centre ville), et ils pourront se garer dans la zone verte. On a fait avec Pierre Abrinas le tour de la moitié des commerçants de Gabriel Péri : la plupart se garent devant leur porte ! Ça va permettre de faire de la circulation, demander à leurs employés de se garer un peu plus loin !"

"Les professionnels de santé, ils peuvent se garer gratuitement. Les forces de police bien sûr… qu'ils payent des amendes, je n'y crois pas ! C'est gratuit s'ils se garent bien, dans une place." (Humour : voir une voiture de police longtemps arrêtée au beau milieu de la rue, provoquant un beau bouchon, c'est banal à Argenteuil).

"Les nouveaux horodateurs acceptent la carte bleue sans contact, le paiement par smartphone".

"Le forfait post-stationnement, il y a un mode de recouvrement, je laisse la parole à la police municipale."

Représentant de la Police Municipale :

"Les recours de l'usager seront traités dans un délai d'un mois, par l'Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions (ANTAI), à Rennes. L'ANTAI précise que l'automobiliste est considéré comme ayant reçu ce document (?) dans un délai de 5 jours. Si l'agent a commis une erreur, la Ville émet un avis de paiement rectificatif, qui peut être égal à 0, l'affaire est classée. L'Etat a mis en place à Limoges une instance de recours dont les modalités figurent sur l'avis. Si elle émet un titre exécutoire, l'automobiliste doit le payer mais peut ensuite le contester en cassation devant le Conseil d'État (sic)."

Gilles Savry : "La zone est quand même étendue sur le stationnement payant dans le centre ville. Il y a une discussion sur la rue Jean Borderel, où il y a constamment du stationnement non payant, alors qu'il est interdit. On va se poser la question. Il y a un besoin de rajouter des rues qui sont aujourd'hui inaccessibles au stationnement puisqu'il y a toujours des voitures qui sont garées."

"La loi doit être appliquée au 1er janvier, on a décidé en Conseil Municipal de se donner du temps pour la concertation, et pour la mise en place aussi, au mois de janvier c'est gratuit, ce sera payant au 1er février."

"On a été voir les commerçants un par un pour comprendre chacun leur problématique. Ceux qui se garent devant le magasin, et mettent de l'argent toutes les 2 heures dans le parcmètre, demain ils ne pourront plus. Ils doivent déplacer leur voiture et la sortir de la zone rouge ; parce que la déplacer de la zone rouge à la zone rouge, pour le système, ça ne change rien."

Georges Mothron a "vu un certain nombre de bras se lever".

Première question : "Comment faire pour les résidents si on ne peut pas se garer à moins de 2 km de chez soi ? Quand on rentre du travail on a déjà du mal à trouver une place !"

Gilles Savry : "Actuellement avec l'abonnement résident vous pouvez stationner 2 heures en zone rouge. Ça ne sera plus possible".

Georges Mothron : "Le but de la manoeuvre est de liquéfier si je puis dire, le stationnement en zone rouge. C'est payant de 9h à 19h ; le soir à partir de 19 heures, vous pouvez jusqu'à 9 heures le lendemain matin."

Directeur des Services Techniques : "Le périmètre de la zone rouge diminue par rapport à aujourd'hui : il y aura moins de places en zone rouge demain qu'aujourd'hui. Les places à PVC ne sont pas à un coût excessif, en abonnement à l'année."

Le résident : "Est-ce qu'on peut stationner devant chez soi pour décharger les courses ?"

Directeur des Services Techniques : "Vous prenez le risque d'une infraction de 35 euros. Si vous voyez un ASVP qui passe, vous lui dites "j'en ai pour 2 minutes", souvent il y a une tolérance, il vous dira de circuler…"

Habitante : "Est-ce que vous avez été voir à Utrillo (Val Sud) ? C'est l'État dans l'État, ce n'est plus le stationnement mais le double stationnement, impossible d'aller dans les commerces."

Gilles Savry : "il y a le parking de Simply Market qui va devenir Auchan ; mais le parking ex-PIR (près de la gare du Val) va sortir, avec 593 places,…"

L'habitante : "Ces gens, ils sont là à la journée, je ne sais pas où ils sont, et ils ne payent pas."

François Poletti : "Il y a la vidéo-verbalisation qui marche très bien."

L'habitante : "Et ils payent ? Ils sont toujours en double file."

François Poletti : "Ils en auront marre de payer 135 €."

Georges Mothron : "Utrillo a été refait pour 5 M€, aux frais du contribuable argenteuillais, pour rien du tout, la situation est aussi mauvaise qu'avant. Quand on aura ouvert le parking à la gare du Val… Les gens ne comprennent que par le portefeuille. Si certains, insolvables, ne payent pas les amendes,… à partir du moment où on retire le véhicule", ils tiendront compte de l'interdiction.

Gilles Savry : "La vidéo-verbalisation, c'est aussi sur Gabriel Péri, ça fonctionne mais il y a encore beaucoup d'incivilité en France."

Habitante : "Je demeure rue Pierre Joly. Avec les 23€, je peux (stationner) tout le mois ?"

Gilles Savry : "Oui dans la limite de 48 heures, il y a un arrêté municipal qui limite à 48 heures le stationnement à une même place."

Question : "Y a-t-il des places de livraison en zone rouge ?"

Gilles Savry : "ça fait partie de ce qu'il faut revoir, on a fait beaucoup de places de livraison et de places PMR (handicap) là où les commerçants en demandaient, mais les commerces ont changé, elles ne sont plus au bon endroit : il n'y en a pas devant la librairie ou Nicolas. Elles seront revues dans les prochains mois."

Georges Mothron : "Places de livraison, ça ne veut pas dire place pour les commerçants ! Ça veut dire place pour les livraisons ! Je ne citerai pas un poissonnier bien connu. Ah si, je viens de le faire."

Gilles Savry : "En réunion de quartier, on a eu la question des voitures ventouses (avec carte 'Handicap') sur les places PMR. D'autres personnes à mobilité réduite ne peuvent pas trouver de place. On n'a pas encore trouvé la solution."

Question : "Moi, je viens travailler de 9h à 18h30, je pouvais me garer rue de la Poste c'était gratuit… Maintenant ça me coûterait 160 €/mois !"

Gilles Savry : "C'est un changement. La solution que l'on a, c'est d'aller dans les parkings Côté Seine ou PVC en prenant un abonnement."

Directeur des Services Techniques : "L'abonnement de jour dans les parkings est de l'ordre de 370€/an".

La personne : "Et ils sont sécurisés le soir ? Je n'y vais jamais".

Directeur des Services Techniques : "Il y a plus de 80000 passages par mois dans le parking de Côté Seine : il est bien fréquenté."

Gilles Savry : "Vous êtes l'exemple, Madame, des gens qui bloquent les places en centre ville dont nous avons besoin".

Habitante : "Puis-je me garer sur mon 'bateau' ?"

Directeur des Services Techniques : "Non, le Code de la Route l'interdit."

L'habitante : "Puis-je me garer 2 jours de suite en zone verte ? Vous avez dit tout à l'heure que se déplacer en zone rouge, ça ne change rien ; ça doit être pareil en zone verte ?"

Gilles Savry : "Non, c'est différent." (Si je comprends bien : il n'y a pas de durée limite en zone verte, le tout est d'avoir payé).

Dame : "Ma fille travaille dans le personnel municipal, à la crèche rue Henri Dunant, elle n'avait jamais eu de problème pour avoir une carte de résidente ; quand elle a demandé une place au tarif du personnel, la police municipale lui a répondu que seuls les cadres (?) avaient droit…"

Directeur des Services Techniques : "Il n'y a pas de tarif spécifique pour les employés communaux. Il y a des possibilités de stationnement à l'Hôtel de Ville. Votre fille n'est pas résidente, ce n'est pas normal qu'elle ait un tarif résident. Il n'y a pas de tarif pour les cadres."

Dame : "Ma fille me dit que la directrice de la crèche a eu le tarif résident."

Représentant de la police municipale : "On ne peut pas donner le tarif à tous les employés de Babou. C'est : 'un commerce, un abonnement résident' (?). S'il y a eu des exceptions par le passé, on profite du changement pour remettre ça en ordre."

Georges Mothron : "On va étudier le cas. Donnez-moi le nom de votre fille."

Dame : "À la résidence Ambroise Croizat, il n'y a que 2 places. Pour rendre visite à mon père, j'utilise sa carte handicapé pour me garer (dans la rue). Est-ce que ça suffira ?"

Gilles Savry : "La version où on est actuellement, c'est que si on a la carte, on ne paye pas."

Xavier Péricat, adjoint aux Finances : "La gratuité, c'est un effort financier important. Vous avez la possibilité de vous garer au parking du centre commercial gratuitement pour faire vos courses en centre ville."

Dame "Résidents au 1 rue Pierre Guienne, notre parking est en face du foyer (Adoma), au bout du boulevard Karl Marx, on perd plein de temps pour entrer, pour sortir… Des gens se garent devant le parking, les pompiers y restent… On est obligés de faire une marche arrière au carrefour. Même des camions s'engouffrent dans ce petit bout de route (en impasse). Ça fait 41 ans que j'y habite : avant, les gens ne se garaient pas là. On a vu Boualem Meziane, Jean Duplay… Sur votre plan, c'est vert."

Gilles Savry : "On y mettra des places de stationnement payant, mais bien sûr, pas devant votre entrée de parking. On met cette rue en zone verte parce que beaucoup de gens viennent à la gare, restent stationnés là toute la journée ".

(…)

François Poletti : "1600 véhicules ont été mis en fourrière cette année à Argenteuil."

Dame : "Quel est le pourcentage d'amendes qui sont payées ?…"

Habitant : "L'abonnement de 23€, aujourd'hui il faut aller tous les mois à la Police Municipale ; demain ce sera sur l'horodateur ?"

Directeur des Services Techniques : "Oui, une fois que vous serez enregistré comme 'ayant-droit'. Ce sera beaucoup plus rapide et plus efficace."

L'habitant : "Le tarif annuel pour un abonnement résidentiel à PVC c'est 570 €/mois, deux fois plus que l'abonnement pour stationner à l'extérieur en zone verte !"

Gilles Savry : "C'est une délégation de service public qui a été signée il y a quelques années." (… Mais on vient de créer de nouveaux tarifs dans ces parkings, par avenant à la délégation, le 10 octobre 2017 (point 20).)

Habitante des Champioux : "Je regrette d'avoir acheté à Argenteuil : je travaille dans la restauration, je rentre tard le soir, je ne peux pas trouver de place pour me garer ! Et un garage juste à côté gare ses voitures à l'extérieur. Je dois faire 500 mètres, 700 mètres, 1 km pour me garer, c'est l'enfer."

Gilles Savry : "C'est un quartier plus récent, quand on fait des appartements, des places de stationnement sont toujours créées, 1 par logement."

Une dame, en studio, dit ne pas en avoir.

Gilles Savry : "Si le promoteur vous vend le logement sans la place, c'est une faute."

La première habitante des Champioux : "Je suis dans l'ancien. On a signalé ce garage à plusieurs reprises… il n'y a même pas de nom dessus… Il stationne les épaves dans la rue. On a reçu une réponse (de la Mairie), mais rien n'a été fait. J'habite 264 rue Jean Jaurès, vu de ma fenêtre c'est une poubelle. La Police municipale est venue au début, mais ils s'en foutent."

Gilles Mothron : "J'irai personnellement demain matin."

Pascal, membre du comité de quartier centre ville : "Je voudrais évoquer des problèmes plus généraux : nous n'avons pas pu participer réellement, avec le cabinet que je découvre aujourd'hui, pour apporter notre expertise citoyenne. La rue Alfred Labrière devrait être rayée de votre plan, c'est une voie départementale en double voie pur une partie du tracé, il n'y a aucune place possible. La rue Jean Borderel a été calibrée pour les pompiers : il y a des places de stationnement, mais incrustées dans le trottoir. À quelques semaines du démarrage, des travaux semblent avoir déjà été faits… L'avenue Foch est définie en partie comme zone rouge, mais le centre médical accueille de très nombreuses ambulances. (…)"

Gilles Savry : "Je reconnais parmi ces points plusieurs questions qui ont été posées par écrit. (…)".

Directeur des Services Techniques : "En centre ville, le stationnement hors des places matérialisées est interdit, c'est un stationnement en pleine voie : amende. Rue Jean Borderel, les pompiers ont des contraintes de stationnement puisqu'il y a des immeubles de grande hauteur."

Gilles Savry : "Il y a d'autres points qu'il faut voir. Il y aura des changements sur l'îlot Héloïse, on travaille sur tout le stationnement autour du marché… Le stationnement qui y était interdit, est maintenant plus ou moins autorisé… On va en discuter avec le comité de quartier."

"On a envie que les commerçants retrouvent de l'air, qu'il y ait des gens qui viennent."

"On n'a pas prévu de rendre le stationnement payant en zones pavillonnaires. On peut y réfléchir autour de la gare, comme rue Etienne-Bast. Pas forcément en le rendant payant."

Question sur "Autolib ?"

Gilles Savry "… reste Autolib. C'est une occupation du domaine public qui est payée. Il n'y a pas de développement prévu pour l'instant, c'est Vélib qu'on développe."

Georges Mothron : "Les auto-écoles, comme celles de Jean-Borderel et de PVC, devaient donner l'exemple ! Elles se garent en stationnement interdit, c'est intolérable."

Question : "La loi permet aux Villes de déléguer la gestion au privé. Le ferez-vous ?"

Gilles Savry "Non, nous avons des policiers municipaux, des ASVP… Après, avec le privé il y a une histoire de rendement, alors que notre objectif n'est pas de maximiser les amendes…"

Question : "Sur le boulevard Héloïse, il y a un parking en zone verte, vous dites 10 heures, mais c'est 11 heures 25 euros… En zone rouge est-ce que c'est 2 ou 3 heures ? Et avec la construction sur Héloïse, tous ces parkings vont disparaître…"

Gilles Savry : "On a matérialisé comme parking en zone verte les places autour du marché. Les parkings "rouges" Jean Vilar et Plataneraie sont déjà payants les jours de marché et le resteront. Les 2 ou 3 heures, si vous payez 3 heures, 25 euros, c'est comme si vous payiez le forfait."

Directeur des Services Techniques : "On va essayer de faire pédagogique parce que c'est vraiment pas simple. Si l'agent vous met un FPS et revient trois heures après, et que vous êtes toujours en zone rouge, il peut vous remettre un FPS, donc jusqu'à 4 par jour. Sur la zone verte vous soulignez à juste titre que les horaires sont 9h-19h et que le FPS est à 11 heures. C'est exprès. Si vous payez 11 heures la 11ème heure vous est reportée à la première heure du lendemain. Les 10 heures correspondent en fait à une journée entière. J'espère que j'ai été clair."

Habitant (Bernard Charpentier) : "Le stationnement est interdit avenue du Maréchal Foch, il faudrait au moins un dépose-minute devant le centre médical !"

François Poletti : "Personne ne vous empêche de mettre les warnings le temps que la personne descende. Les médecins sont d'accord pour que, si des gens restent en stationnement là, la police municipale verbalise. Une dépose-minute ne vous servira à rien".

Une personne conteste : les warnings sont interdits par le Code de la route.

Bernard Charpentier : "Sur le recours, une petite histoire : j'ai fait un recours à Rennes, on m'a répondu : il n'y a pas de faute, vous ne payez pas d'amende ; mais comme vous avez fait un recours en justice, vous payez 31 euros. Il y a quelque chose qui ne va pas !".

Gilles Savry "Maintenant, le recours ne se fait plus à Rennes, mais devant le Maire et la Police municipale."

François Poletti : "Attention, le recours n'est pas suspensif."

Marie-José Cayzac : "Est-ce qu'il restera 1 heure de gratuité pour le parking de la Mairie ?"

Gilles Savry : "Non, il passe en zone rouge".

Marie-José Cayzac : "Qu'est-ce qui est prévu pour les élèves du GARAC ?"

Gilles Savry : (apparemment rien).

Marie-José Cayzac : "Et l'heure du déjeuner était gratuite, elle ne n'est plus. Mauvais pour les restaurants !"

Gilles Savry : "Quand on prévoit de passer plus d'une heure, le mieux est d'aller dans les parkings souterrains".

Habitante : "J'attends depuis 2008 (?) une place de parking aérien, que je n'obtiens pas, et des gens qui ne conduisent plus depuis des années ont toujours le parking avec leur loyer (AB Habitat]). Pourquoi on ne demande pas une attestation comme quoi les personnes sont toujours un véhicule ? Je ne suis pas la seule, des gens attendent depuis plus de 10 ans une place de parking"

Georges Mothron : "Madame Cayzac peut prendre note". (Elle est salariée d'AB Habitat).

Marie-José Cayzac : "Vous êtes (Monsieur le Maire) administrateur d'ABH". (Marie-José Cayzac me précise que les parkings aériens sont indissociables, contractuellement, de l'appartement loué, contrairement aux box.)

Georges Mothron : (en réponse à une question sur les mariages et leur impact sur la circulation en centre ville) : "On fait signer aux futurs mariés à une charte de bonne conduite. Mais on n'a encore jamais refusé le mariage. Si ça continue, on devra le refuser. Les gens qui louent des voitures de grand luxe et font les fanfarons avec, stoppent la circulation pour le défilé, c'est impossible. On est parfois dépassés, je vous l'accorde."

Question : "Lorsqu'on est résident,… ce n'est pas la solution de nous envoyer vers des parkings souterrains… la sous-préfecture a des parkings vides, souvent 1 seule voiture sur 10 ou 15 places. Dans les nouveaux bâtiments, il n'y a pas d'obligation d'avoir 1 place par apparement, j'ai vérifié, ça dépend de la superficie du bien."

Gilles Savry : "Pour avoir écrit le PLU en grande partie, (je peux vous dire qu') il précise parfaitement bien qu'il doit y avoir 1 place par logement. Et une 2ème place au-delà de 70 m2. Quand on construit une maison, on doit faire 2 places de stationnement. Des gens s'approprient des places devant, ou leur bateau ; non, c'est interdit. C'est le domaine public, ce n'est pas toujours la même personne qui l'occupe. Plus ça va dans les centres villes, plus c'est payant partout. Mais Côté Seine, c'est surveillé, et gratuit 2 heures 1/2."

Question : "Le stationnement le dimanche est un vrai b… avec le marché. On ne peut inviter personne. Géant c'est trop loin."

Gilles Savry : (…) "Pour sortir un dimanche soir à 12h30 de PVC, il faut être patient. Un parking va être travaillé sous la plataneraie. Pour la circulation, tant qu'on aura la baïonnette en bas de Charles de Gaulle, il n'y a plus de fluidité. Le département était d'accord pour un 'tout droit' depuis De Gaulle, il faut qu'on appuie sur ça."

Bernard Charpentier : "Les dimanches, c'est stationné en continu sur le côté droit de Charles de Gaulle".

Georges Mothron : "Ce sont des soucis de stationnement qui sont un peu en-dehors de cette réunion. Des voitures qui ne sont pas souvent immatriculées 95. Il faut aussi qu'on leur apprenne à vivre."

Dame : "Les places de livraison prévues devant le libraire, c'est un peu dommage, car alors il n'y aura pas de stationnement, et on n'a qu'une librairie de cette qualité pour 100000 habitants. Et pour les handicapés, le stationnement est-il maintenu gratuit hors des places réservées ? Et les voitures-ventouse sur les places 'handicapé', vous pouvez les enlever au bout de 48 heures."

Gilles Savry : "À condition d'avoir noté qu'elle était là 48 heures avant." (puisque la personne handicapée n'a pas besoin d'indiquer son arrivée et son n° de plaque).

Habitante : "Le changement de côté pose problème, des sociétés garent leur camion le vendredi et ne reviennent pas avant le lundi ou le mardi… 1600 voitures en fourrière, c'est rien par rapport aux voitures sur Argenteuil !"

Georges Mothron : "Je voudrais qu'aucune des personnes qui sont ici ne viennent me reprocher d'avoir enlevé son véhicule !"

Le Maire remercie les participants et souhaite une bonne soirée à toutes et à tous.


Pour *commenter* sur ce blog il faut cliquer à deux reprises sur la case "je ne suis pas un robot", avant de prévisualiser, puis avant d'envoyer le commentaire. Désolé… l'hébergeur GandiBlog estime que c'est normal :-(

Il y a aussi des commentaires sur ce billet sur Facebook et twitter.

J'ai revu ce billet le mercredi 10 matin : correction de fautes de frappe, quelques ajouts de précisions et réorganisations pour la compréhension. Il me semble que cela n'affecte pas les commentaires déjà postés (n°s 1 à 4).

mardi 10 octobre 2017

Suite Conseil Municipal du 10 octobre

Voici ici le début de ce Conseil.

Georges Mothron, maire, met aux voix le PV du Conseil précédent.

Franck Debeaud (PCD) avait demandé au Maire le motif de son éviction de sa délégation ; le Maire n'avait pas répondu. Franck Debeaud regrette que même sa question ne figure pas au PV, et vote contre le PV.

Nous entamons l'ordre du jour proprement dit.

1. Subvention exceptionnelle pour les sinistrés des îles de Saint-Barthélémy et Saint-Martin : 5000 €, via la Croix-Rouge. Unanimité.

2. Création d'un Conseil Local de Santé Mentale, et participation au financement d'un poste de coordonnateur — un travailleur social, rémunéré pour moitié par les Villes — Argenteuil et Bezons.

Je m'interroge à la fois sur le diagnostic — quels sont les besoins, l'ampleur des difficultés à Argenteuil ? Sur les moyens professionnels présents à Argenteuil ? les effectifs sont-ils suffisants en "psychiatrie de ville" ? Les capacités en hôpitaux pour les situations d'urgence ? Ces questions ont été discutées en commission, la composition du Conseil y a été expliquée — des élus en seront membres. Une assemblée plénière se réunira annuellement, un comité de pilotage "bien plus fréquemment", précise Philippe Métézeau.

Je regrette que le "coordonnateur" prévu ne soit pas, a priori, qualifié en psychiatrie. Au moins la création de cette instance est-elle un bon signe de préoccupation pour le sujet de la santé mentale, que je n'avais encore jamais entendu citer en Conseil, je voterai donc pour.

Il y a une quinzaine de CLSM en France, aucun dans le Val d'Oise, Philippe Métézeau espère que cela aidera à faire venir des services.

3. Sollicitation de subvention régionale pour le groupe scolaire Val Notre-Dame Sud

Gilles Savry : on est mobilisés depuis 3 ans sur le quartier de la Porte Saint-Germain (le quartier allant, comme son nom l'indique, vers Bezons en bord de Seine). On prévoit le tramway de Pont de Bezons à la Gare d'Argenteuil,…

Une école sera construite sur l'ancien Casse center, et sur une propriété qu'on avait acheté il y a plus d'une dizaine d'années pour cela. On vient de signer la semaine dernière l'acquisition de la dernière parcelle. La Région accepte de cofinancer à hauteur de 1 M€.

Philippe Doucet (PS) souligne avoir lancé sous son mandat l'implantation de "Briqueville", le diagnostic de l'habitat indigne, la négociation pour le classement du quartier en "NPRU" (nouveau programme de rénovation urbaine).

J'observe que le devis a un peu augmenté par rapport aux délibérations précédentes, le montant subventionnable semblant avoir un peu baissé : s'agit-il d'une hausse des coûts de dépollution par rapport aux prévisions ? Non, me rassure Gilles Savry, qui enchaîne en attaquant Philippe Doucet sur l'absence de réalisations tangibles dans le mandat précédent.

Marie-José Cayzac s'abstient, unanimité moins une voix.

4. Avenant au contrat de délégation de service public et de distribution de chaleur

Ça n'a l'air de rien, comme titre, mais c'est le point politicien de ce Conseil.

Xavier Péricat, adjoint aux Finances, met en cause l'équipe 2008-2014 pour avoir imposé à Dalkia, gestionnaire du réseau de chauffage urbain, des "dévoiements" coûteux en lieu en place du passage sous les rues initialement prévues. Cela provoque, selon lui, 1,5 M€ de surcoûts.

D'autres "adaptations nécessaires" conduisent, "après âpres négociations", à 2,2 M€ de surcoût au total. Plus 3,8 M€ de subventions Ademe escomptées mais qui ne se sont pas concrétisées. Qui va payer ? Les locataires, pour en moyenne 60 € par an jusqu'en 2041, indiquait Xavier Péricat en commission, au lieu de l'échéance de 2033. "Prolongation de 8 ans qui permet quand même d'atténuer la charge pour les habitants."

"La Commission de délégation de service public, réunie à cette occasion la semaine dernière, a accepté ce contrat à l'unanimité".

Philippe Doucet répond en mettant en cause les ruineuses délégations (lors du premier mandat) à Spie Autocité ou Cofely.

'Si vous avez perdu la subvention Ademe, c'est parce que vous avez décalé dans le temps la réalisation de la chaufferie biomasse de Joliot-Curie".

"Votre sourire, M. Péricat, me conduit à raconter l'histoire. C'est la rencontre d'une personne âgée, deux fois la même personne, qui habitait l'esplanade Allende et n'avait pas le moyen de se chauffer avec les "grille-pain", le chauffage par le sol ne suffisant pas. Il lui aurait fallu payer double. L'extension du réseau de chauffage urbain, c'est un beau projet que nous avons réalisé, de lutte contre la précarité énergétique, et qui nous a permis d'y rattacher l'ensemble des services publics, écoles, hôpital. Il était prévu une 2ème tranche vers le Val Notre-Dame, que vous ne faites manifestement pas, mais Bezons est demandeuse !"

Georges Mothron : "sur le fond, on est tous d'accord, mais sur la forme, sur les dérapages habituels que vous avez réussi à négocier".

Je réponds que "dérapages habituels mal négociés", c'est le cas de le dire : avoir accepté de faire payer aux locataires un taux de 5,8% pendant 24 ans, c'est plus de 3% de marge chaque année ! (Le taux moyen des crédits d'équipement est aujourd'hui de 1,5%, ce qui ferait 4 fois moins cher), et il était déjà de 2,7% en 2013 ! Il y a des gens qui se font une marge énorme aux dépens des locataires en HLM, c'est une honte. Je voterai contre.

Xavier Péricat revendique un "lissage" par le fait d'étaler jusqu'en 2041… mais ça n'est vrai que si le taux est très faible, ce qui n'est pas le cas ici !

Il ajoute que l'extension vers Bezons a été votée.

5. Télé-interpellation dans la ZI du Val d'Argent par la société Aasset Security

Vous savez, les caméras à haut-parleur qui disent aux gens "vous avez laissé traîner un papier gras". Une société implantée en rive de Seine en implanterait trois à titre expérimental… mais dans la ZI du Val d'Argent, donc à la fois loin de son siège (dommage pour les visiteurs à qui elle aurait voulu faire la démo) et loin des piétons susceptibles d'entendre le haut-parleur (dommage pour son utilité). Je trouve l'endroit fort mal choisi et invite la Municipalité à en rediscuter avec l'entreprise… et vote donc contre.

Mais pour Mickaël Camilleri (adjoint aux affaires économiques), le projet prouve que la Ville "est identifiée comme territoire d'expérimentation, une dynamique qui n'était pas la sienne jusqu'à présent."

6. Coordination des polices municipale et nationale

La nouvelle convention entre les deux forces permet l'armement de la Police municipale "d'armes létales", et la création d'une brigade de soirée, d'une brigade cynophile, ainsi que la possibilité de prélèvements salivaires.

Pour moi, la Police municipale n'a simplement pas les moyens (humains, financiers), d'assurer les missions qui sont indiquées par cette convention. Notamment la surveillance des quartiers les plus sensibles ! Où nous savons bien qu'elle ne vient presque jamais, faute d'effectifs ! Or la convention revient à décharger la Police Nationale de cette responsabilité. Je voterai donc contre et appelle la Ville à remettre la Police Nationale et l'État devant ses responsabilités.

(Pendant ce temps, je ne l'ai pas dit, la police municipale trouve le temps de mettre des PV aux clients du marché de la Colonie sur le parking de la gare de grande ceinture ;-) ).

Nicolas Bougeard (adjoint à la Tranquillité publique dans le mandat précédent) trouve dans Le Parisien des chiffres sur l'effectif de la Police municipale ; aussi peu que 14, selon le Parisien — pour 108000 habitants.

Nicolas Bougeard constate différentes contradictions : des horaires de 7 h du matin à 2 h du matin avaient déjà été annoncées, ainsi que le recrutement d'un "deuxième" maître-chien.

Nicolas Bougeard : "nous avions porté et assumé l'équipement en taser ou flash-ball, mais ne sommes pas en accord avec l'équipement en armes létales. Elle a besoin d'équipements adaptés à ses missions. Le poste de police municipale du Val Notre-Dame est fermé depuis 2 ans ! Nous voterons contre cette délibération."

Georges Mothron déplore que nous parlions l'un après l'autre, ce qui rallonge, "je vais devoir revenir à 2 minutes" par intervention. Nicolas Bougeard répond avoir utilisé 2'13'' (moi, pas plus de 30 secondes ;-) ).

François Poletti répond que la Police municipale "va dans tous les quartiers, je pourrai en apporter la preuve" (Rires dans la salle). Il confirme qu'il y a eu une amplitude de 7 h du matin à 2 h du matin, et 2 maîtres-chien, mais l'un est parti ailleurs depuis.

"Les flash-balls première génération" d'Argenteuil font "rigoler" les autres polices municipales, "on va passer à des flash-ball pro, et tous les policiers municipaux ont des gilets pare-balles". Nous sommes à 34 policiers municipaux actuellement. Toutes les villes recrutent, il y a de la concurrence.

7. Participation de la Ville au financement du Contrat Local d'Accompagnement à la Scolarité

Un extrait de la synthèse :

L'orientation concertée s'effectue à partir de la fiche critère (page 1 du livret de suivi) actualisée. Les objectifs sont explicites, définis et contractualisées avec les parents.

La régulation s'effectue à partir du livret de suivi page 2 : les observables (en classe, au CLAS, à la maison) sont suivis conjointement et régulièrement par l'école, le CLAS et les parents (commission de suivi page 3)…

Je déplore ce jargon… et l'habitude prise de jargonner d'autant plus qu'on parle de personnes en plus grande difficulté :-(

8. Convention de collaboration avec Savante Banlieue pour financer le transport par car de collégiens et lycéens

Mme Amarir rappelle que 2 classes argenteuillaises ont été lauréates l'an dernier.

Étrange tout de même de faire une "convention avec le Territoire Plaine Commune" juste pour transporter nos collégiens et lycéens par car, pourquoi la Ville ne les transporte-t-elle pas elle-même… mais bon, on avait déjà voté ça l'an dernier, et pourquoi pas… Unanimité.

9. Convention avec le Département : 75000 € pour le Conservatoire… à Rayonnement Départemental

Françoise Inghelaëre rappelle les conditions de ce financement : respect des objectifs de la Convention… laquelle parle d' "accueillir les étudiants en cycles spécialisés" avec une "politique tarifaire adaptée au public valdoisien". En l'occurrence, les étudiants en 3ème cycle sont presque tous valdoisiens non-argenteuillais, et le Conseil a fortement augmenté en mai 2016 les tarifs qu'ils doivent payer.

Unanimité tout de même.

Par la suite, Franck Debeaud rappelle que ce financement départemental a toujours existé. Mais cette convention est sur des actions additionnelles du Conservatoire. La Ville continue à en financer 87%

10. Prêt de lecteurs de livres audio "DAISY" par les médiathéques pour les personnes malvoyantes

La médiathèque a un espace "facile à lire" destiné au public malvoyant, et une 60aine d'accueils adaptés pour des enfants dans différentes situations de handicap.

Les lecteurs DAISY permettent la lecture plus facile de livres audio. Ils sont fournis par l'association Valentin Haüy.

Je vote pour mais… Y a-t-il quelque chose de plus urgent que de réglementer les dégradations ? (nous avons déjà eu deux votes sur le règlement intérieur des médiathèques les 12 février 2015 et 17 décembre 2015), et la délibération du 30 juin, point 21, a déjà fixé la pénalité à 395 € en cas de retard sur les lecteurs DAISY… Il est urgent de pousser les équipes des médiathèques, les enseignants, les animateurs de la Ville, à réfléchir et proposer sur autre chose que des règlements intérieurs.

— J'aurais dû, me signale un correspondant par SMS, évoquer les jours et horaires d'ouverture, qui diminuent en peau de chagrin… —

11. Tarification des salles municipales

Philippe Doucet annonce que le groupe TFDEA votera contre.

Moi aussi, en regrettant que les partis politiques passent en "deuxième catégorie", n'ayant de salles comme le RDC de Mandela que si les autres associations n'en ont pas l'usage. Forme de ségrégation entre associations qui me semble regrettable.

Par ailleurs, on annonce une salle provisoire en février, Jean Vilar serait détruite ainsi que Pierre Dux : étrange que les nouveaux tarifs n'anticipent pas ces changements !

Franck Debeaud s'abstiendra, estimant ne pas avoir reçu d'information sur l'avenir de l'îlot Héloïse ni sur la future salle provisoire.

12. Subvention à Argenteuil Gymnastique pour les championnats de France : Unanimité.

13. Périmètre d'étude sur le boulevard des Martyrs de Châteaubriant

Un "périmètre d'étude" — possibilité de bloquer les permis de construire — qui inclut, côté Sud, tout le terrain occupé par la communauté turque… mais pas la majorité de la ZI.

Chantal Colin estime que cela fait beaucoup de périmètres d'études dont on ne voit pas les résultats (six, je crois, depuis le début de ce mandat).

"Laisser installer une école dans une zone d'activité est irresponsable", répond Gilles Savry sans préciser.

"La mosquée turque", répondra Philippe Doucet, "c'est vous qui l'avez laissé s'installer, avec votre directeur de cabinet de 2007-2008, il y a deux arrêtés municipaux… Et sur l"école en question, c'est le recteur qui a donné son accord, contre l'avis du Préfet. Vous verrez qu'au tribunal, interdire une activité religieuse dans une zone d'activités économiques, je doute que ça tienne. La vraie difficulté, c'est le prix du m2 au Val d'Argent, alors qu'à 800 m à Cormeilles c'est le prix des terres agricoles."

Gilles Savry répond que le PLU interdit bien une école, les voiries ne sont pas faites pour la circulation d'enfants, et c'est au Maire, pas au recteur, de faire respecter le PLU."

14. Décalage de 6 mois au protocole de "préfiguration" avec l'ANRU pour la Porte Saint-Germain

Encore du temps perdu… c'est fréquent, certes, dans les projets d'urbanisme. Unanimité.

15. Pavillon 40 rue de Pérouzet

Sur un terrain minime, 134 m2, un pavillon que la Ville avait dû reprendre à l'Établissement public foncier d'Ile-de-France, Cf délibération 23 du CM 2017-03-01 (à un prix très élevé mais hélas obligé, autour de 280000 €). Nous le revendons 126000 € à des particuliers. Unanimité.

16. Avenant à la cession à Nexity rue de Bavard, pour créer 30 pavillons.

Nous avions estimé autour de 4 M€ le cadeau fait au promoteur aux dépens des contribuables argenteuillais…

Hakim Hssini "refait la démonstration" : 30 lots, vendus à 194000 € pour le plus petit par Nexity sous le nom "les jardins de Bavard", ce qui représente bien 4 M€ minimum de marge.

Gilles Savry répond qu'il y a une charge importante pour la viabilisation et l'assainissement… (Eh non, ça ne fait pas 4 millions d'euros pour 30 pavillons ! Très très loin de là).

Je réponds pour trouver moins de 400 € au m2, il faut aller jusqu'à Villiers-le-Bel… et là, c'est 150 €/m2 !

17. Résidences 3 et 4 Villon : OPAH pour cofinancer la réhabilitation

La convention évoque les "difficultés en matière de gestion et de fragilité d'occupation" : quid contre les marchands de sommeil et le rachat d'appartements par grappes (cas du 2 Molière) ? Quelle action contre les gros propriétaires (le cas échéant) ?

Pour le Fonds de Solidarité Logement du Département, "l'intervention du FSL dans les copropriétés engagées dans un plan de sauvegarde ou d’une OPAH copropriété dégradée est destinée à des ménages en difficulté et non à la copropriété en général." Je dis mon espoir que la Ville procède de même.

Gilles Savry confirme en tout cas que, sur les 3 et 4 Villon, il y a "plus de 70% de propriétaires occupants".

18. Suppression des ZAC Chemin Vert et Carême Prenant 2

ZAC datant d'une lointaine époque, non actives juridiquement depuis longtemps (Carême Prenant = en gros, Côté Seine). Unanimité.

19. Révision du Plan départemental des itinéraires de promenade et randonnée (PDIPR) du Val d'Oise

Ces itinéraires passeront désormais par les buttes d'Orgemont et des Châtaigniers réaménagées.

OK sur ces réaménagements mais :

  • Quelle signalisation ? Inexistante ! Dommage que ces itinéraires n'existent que sur le papier à ma connaissance.
  • Pour l'avenir, quels itinéraires : quid du passage de la voie de chemin de fer à hauteur de Volembert ? quid du passage le long de Fayolle ? quid des berges de Seine sur l'île d'Argenteuil ?"

J.-F. Ploteau répond sur le premier point : "nous allons nous rapprocher du Département pour une signalisation".

20. Avenant à la délégation de service public sur le stationnement

Je trouve la création de nouveaux tarifs parfaitement prématurée, à quatre mois de la disparition du "parking gratuit centre ville Salle des Fêtes"… Tout le stationnement devrait être réorganisé. Nos parkings ont un problème, non de création de nouveaux tarifs, mais d'agrément, de gardiennage, d'état des équipements. On ne voit plus au parking PVC ni personnel ni barrière de sortie ! Alors que Indigo prétend affecter, par place de parking, 6 fois plus de personnel à Argenteuil qu'en moyenne nationale ! L'urgence est de faire appliquer, par le délégataire, ses engagements ; non de lui accorder des nouvelles formules tarifaires en tout genre.

21. Prolongation de la "gratuité du parking Côté Seine" du 6 novembre au 31 décembre 2017 … le temps de négocier une nouvelle convention, justement ! Pour le coup, je vote pour (le groupe Tous Fiers d'Etre Argenteuillais, lui, s'abstient).

22. Convention de l'ex-STIF avec TVO : je n'ai pas tout compris, mais la convention met en avant certains investissements faits par la Ville, comme facilitant la circulation des bus, et donc déductible de notre contribution financière. Unanimité.

23. Création de la "rue Donnet-Lévêque"

La rue va de la rue Yves Farge à la rue de Maully, elle dessert les écoles de Joliot-Curie. Le nom proposé est celui de l'usine d'hydravions d'Argenteuil. Une association argenteuillaise, "les Rétroplanes" a reconstruit un hydravion, qui devrait voler prochainement. Un chantier de 30 ans !

Hydravion.jpg

Georges Mothron rappelle qu'Argenteuil a été la capitale mondiale de l'hydravion.

Philippe Doucet aurait préféré une rue au Val Notre-Dame, là où les établissements Donnet-Lévêque étaient implantés, et où AB Habitat va donner ce nom à uni immeuble. Cela dit, nous voterons tous pour.

24. Convention "Mon compte partenaire" avec la CAF

M. Clavel indique que la convention est dans les mêmes termes que la précédente, à un point près : la Ville peut décider à quels agents elle donne accès à la base de données CAF.

25. Gestion des amendes de stationnement par l'ANTAI

Cette Agence Nationale assure déjà le traitement de nos PV ; mais la loi sur le stationnement change au 1er janvier 2018. L'ANTAI assurera toute la gestion, sans que la Ville ait besoin de créer une régie de recettes. Il nous en coûtera autour de 53000 € par an.

Marie-José Cayzac vote pour, le reste du Conseil pour.

26. Tableau des effectifs

La Ville ajuste enfin ses effectifs théoriques à la réalité de la composition du personnel : en 2014-2015, elle avait supprimé environ 400 emplois mais sans que le tableau le reflète : malgré mon désaccord sur la politique de la Ville quant à son personnel (qui conduit le groupe TFDEA à voter contre), je choisis l'abstention, pour saluer cet effort même tardif de transparence.

27. Conditions de recrutement des agents de catégorie A

Cette délibération autorise de recruter des contractuels sur tout poste de catégorie A (dans une très longue liste), si aucun agent titulaire n'est trouvé.

Comme Pierre Abrinas l'a indiqué en commission, "plutôt que de procéder au coup par coup, on vise l'ensemble des postes pour gagner du temps."

Ça m'a semblé un peu étrange, mais il m'a été répondu en commission que "le contrôle de légalité ( = la préfecture) a bien validé cette délibération, compte tenu de la spécificité de la vile d'Argenteuil, peu attractive, avec des métiers en tension… L'idée étant d'être les plus réactifs possible pour ne pas voir une bonne candidature nous échapper, ce qui a pu nous arriver, bien que pas souvent." Ces explications m'ont semblé suffisamment convaincantes, je vote donc pour avec le groupe majoritaire.

28. Mise à disposition d'un ergonome, salarié du Centre intercommunal de gestion, pour intervenir auprès du personnel de la Ville.

Unanimité.

29. Renouvellement de la commission d'Appel d'Offres

… en raison de plusieurs démissions, en fait "la majorité des membres de la commission d'appel d'offres", dit le Maire. Elle est réélue à la proportionnelle, donc le groupe d'opposition (TFDEA) a droit à 2 postes (titulaire et suppléant). Le groupe d'opposition me fait l'honneur de reconduire mon "mandat" de suppléant (bien que je ne sois plus membre du groupe). Bravo et merci.

30. Délégation d'attributions au Maire

Cette délégation est immense. Elle devrait aller de pair avec la transparence, la possibilité de contrôle de l'action du Maire, la fourniture des documents demandés par les Conseillers. Ce n'est pas le cas depuis le début de ce mandat. Je dois donc refuser cette délégation. La majorité est tout de même pour.

31. Actualisation des membres du CM au sein des conseils d'écoles, des CA et CP des collèges et lycées

L'opposition ne prend pas part au vote, de même que "deux éléments", dit le Maire… privés, je présume, de leurs missions… dans le cadre de l'une des purges de l'équipe Mothron.

32. Tableau des indemnités des élus

Le rapport de synthèse suggère que les nouveaux montants d'indemnités sont la "conséquence" de l'arrivée de deux nouveaux conseillers. En fait, d'autres conseillers toujours en place ont été rétrogradés au montant minimal pour la majorité (supérieur de 20% au montant versé aux conseillers d'opposition).

Franck Debeaud se réjouit que Philippe Métézeau ait gardé ses indemnités "bien qu'il se soit présenté aux élections sénatoriales", alors que lui-même a perdu les siennes après les législatives. Pas de réponse du Maire.

Nous ne participons pas au vote, Franck Debeaud non plus.

33. Remplacement de Semia Anzagh au Conseil de Territoire

Ayant démissionné du Conseil municipal, elle perd aussi son siège au Territoire (je n'ai pas vérifié la loi sur ce point !). Le Maire propose de désigner Jean-François Ploteau. Le vote est à bulletin secret. Philippe Doucet propose un vote à main levée, ce qui permet de lever ce Conseil.

vendredi 30 juin 2017

Conseil du 30 juin 2017 (2) : la Ville en besoin de chantiers

par Frédéric Lefebvre-Naré

Le refus du maire de laisser parler Philippe Doucet (pourtant fort courtois et dans les temps) a contraint l'opposition à quitter ce Conseil. Voici la liste des décisions de ce Conseil, et ce que j'avais prévu de voter sur chacune.

10. Convention "PUP" avec 3 promoteurs sur le Val Notre-Dame

Il s'agit de leur faire payer 1 M€ pour contribuer au financement de la future école sur le site Casse center, rue Henri Barbusse. J'aurais voté contre pour 4 raisons !

  1. Tout d'abord et surtout, c'est de la dette hors bilan. C'est une somme maintenant en échange de déductions d'impôts futures. La même méthode déjà utilisée par la présente équipe lors de son précédent mandat avec la "soulte Spie Autocité". Ce type d'embrouille est anti-démocratique et propice, au contraire, aux magouilles avec les promoteurs.
  2. Justement, cette prétention à faire surpayer les promoteurs va à l'inverse d'une décision antérieure consistant à réduire leurs impôts, parce que paraît-il, nous n'arrivons pas à avoir de promoteurs sur Argenteuil ! Il faudrait savoir.
  3. Ensuite nous avions une opportunité de financement public pour cette école : nous n'utiliserons pas la totalité d'un fonds départemental, parce que, toujours lors d'un vote antérieur, nous l'avions demandée sur la base de 14 M€. Or depuis, la Municipalité a réévalué le coût à 18 et maintenant à 15 M€. Sans doute le coût de la dépollution de ce terrain industriel ? Mais nous avions alerté dès le départ sur ce sujet, documents publics à l'appui.
  4. Enfin, deux des trois ensembles immobiliers concernés sont très loin du Casse center ! Cette décision démontre par l'absurde combien l'école est mal située par rapport aux besoins actuels ! Proche au contraire du pont de Colombes (pont-aqueduc) et de ses 30 minutes de bouchon matinal, elle obligera les parents à plonger dans ces bouchons pour déposer leurs enfants ou les récupérer. Alors que la précédente équipe municipale avait prévu un terrain, qui attend toujours son école, entre la maternelle Anne Frank et le lycée bleu (à côté de Mandela), parfaitement situé par rapport aux ensembles en construction.

11. Protocole d'étude habitat indigne

Une démarche "d'études" qui n'avance que très lentement : le vote consiste à lui accorder un an de délai supplémentaire. J'aurais voté pour, par bienveillance et parce que les choses ne sont pas tout à fait restées à l'arrêt.

12. Périmètre d'études (= blocage possible des permis de construire) sur le centre-ville nord (de Laugier à AG Belin) et la friche Sagem

Le principe d'un périmètre d'études est judicieux si la Ville a des projets clairs.

Sur le périmètre Sagem, j'aurais voté pour, par espoir que la Ville ait un projet significatif. En tout cas ce terrain en centre ville mais en secteur peu dense et loin des gares, sous l'hôpital, serait idéal pour accueillir à la fois une nouvelle piscine (il en manque 2 à Argenteuil) et un déménagement de la patinoire obsolète proche de la gare du Val (et future gare de la Tangentielle, le T11). Associer ces deux équipements, qui consomment l'un du froid et l'autre du chaud, serait excellent pur la facture énergétique, et c'est le seul terrain à Argenteuil qui le permette (encore que le départ de Semperit ouvre une autre possibilité, mais si près de la gare centrale, on verrait plutôt un cinéma, des commerces ou un pôle de bureaux / logements).

Sur le centre-ville, j'aurais voté contre, par certitude que la Ville n'a aucun projet. On en aurait entendu parler depuis le temps. Le périmètre d'études ne fera alors que ralentir la rénovation du quartier. S'il y a un périmètre à définir, c'est en bord de Seine si la Municipalité concrétise (cent fois hélas) son projet avec le promoteur Fiminco.

13. Rapport annuel sur la Politique de la Ville

J'aurais sans doute voté contre. Je ne supporte plus cette emphase et ces immenses formules sur la concertation partenariale territoriale, alors que dans nos quartiers la société, les relations sociales, familiales, communautaires, les mafias aussi, évoluent à grande vitesse, recomposent et fracturent la société argenteuillaise, loin des comités de pilotage partenariaux et des associations institutionnalisées.

Il y avait dans la loi une bonne idée : obliger la Ville à réunir dans chaque quartier en difficulté, aussi petit soit-il (et a fortiori), un conseil d'habitants. Obliger la Ville à sortir de la routine des intervenants habituels et professionnels, à regarder et écouter comment vivent et ce que souhaitent des familles qui d'habitude ne participent pas au débat politique local. La Ville d'Argenteuil a refusé, dès le départ, de le faire.

14. Bilan des dépenses des bailleurs sociaux au titre de la Taxe foncière sur les propriétés bâties

Contrairement à l'année dernière, nous n'avons reçu aucun élément sur les actions concrètes menées par les bailleurs sociaux. J'aurais donc refusé de voter ce bilan.

15. Demande de subventions au titre de la politique de la Ville

La routine est d'approuver les demandes de subventions… malgré les réserves indiquées au point 13 ci-dessus.

16. Acquisition de la parcelle 84 rue Michel Carré, cession des parcelles 148q rue de la République (rue de Gode) et 50 rue Michel Carré

Une opération perdante-bizarre-bizarre.

La parcelle 84 rue Michel Carré servirait à agrandir le terrain Casse center pour y faire une école (voir ci-dessus) : la Ville l'achète au prix faramineux de 910 € le m2 !

Les vendeurs "placent" une partie de cette somme en rachetant la petite parcelle coincée entre une ferraille et un immeuble délabré, au 50 rue Michel Carré : qu'y feront-ils, sinon attendre que le terrain prenne de la valeur à l'occasion d'une refonte de la place, voisine, du 11 novembre ?

Et une autre partie de la somme en rachetant la grande parcelle, inconstructible, au bout de la rue de la République : pour quel projet ? après que le précédent acheteur retenu (fin 2015) ait renoncé à en faire un hangar de rangement ?

J'aurais voté contre.

17. Vente de parcelle rue Roland Toutain à Orgemont

Une opération gagnant-gagnant pour le coup : la Ville découpe une parcelle qui était prévue pour une voie verte, et vend la partie dont la voie verte n'a pas besoin, à 446 € le m2, ce qui correspond à la valeur du terrain dans le quartier. Vote pour.

18. Cession 33-35 rue de la Grande Voie (terrain ex-Ecole Notre-Dame)

Opération hallucinante, à 144 € le m2 au coeur des Coteaux = spoliation pure et simple pour le contribuable argenteuillais. Sans avis des Domaines. (voir point 5 ici)

19. Subventions travaux copropriétés Angèle L, Angèle K

J'aurais encore voté pour, heureux que cela avance malgré l'infinie et coûteuse lenteur : "2 ans 1/2 d'appel de travaux" depuis le vote en copropriété… La loi ou la Ville devraient régler les choses pour éviter que des "capitalistes du commerce de sommeil" ne puissent prospérer sur fonds publics, ce qui est le cas dans certains autres immeubles du quartier.

20. Exonération des droits d'occupation pour les travaux en copropriétés

Réparation d'une gaffe de l'ex-Agglomération envers une copropriété. Vote pour.

21. Tarifs des activités culturelles

Peu de changement — 50 € les 10 tickets de cinéma, pour tous. Abstention.

22. Tarifs des espaces jeunesse

Sans doute un vote pour après avis des connaisseurs (j'ai oublié cet avis et ne fréquente malheureusement pas les espaces jeunesse).

23. Tarifs du centre aquatique, de la patinoire, de l'École des sports

Peu de changement. Abstention.

24. Tarifs dentaires des Centres Municipaux de Santé

Forte augmentation pour certaines prothèses, pour les Argenteuillais comme les non-Argenteuillais… alors que nous venions de voter la location de certaines "chevilles" (postes de travail de prothésistes) car sous-utilisées… Très bizarre. Vote contre.

25. Convention avec l'ARS, "Cause biberon" et "médiation culturelle"

Demande rituelle de mini-subvention. Vote pour.

26. Renouvellement du partenariat avec la mission locale

Sans changement apparemment. Vote pour.

27. Subvention à la Ligue contre le Cancer Val d'Oise

Rituelle également, et modeste. Vote pour.

28. Subventions aux associations Valdocco et Contact

Je n'aurais pas pris part au vote, intervenant dans l'une de ces associations. François Poletti, conseiller municipal délégué devenu à cette séance adjoint au maire, m'a montré les rapports des deux associations (demandés en commission) et indiqué qu'il m'en remettrait copie. Merci d'avance à lui.

29. Financement de classes à Projet éducatif artistique et culturel (PEAC)

Pour.

30. Subvention 2017 au Comité d'Action sociale et culturelle, équivalent d'un comité d'entreprise pour le personnel municipal

Inchangée. Vote pour.

31. Tarifs de place sur les marchés

Abstention, en attendant que soit réglée la situation des commerçants du marché de la Colonie, qui doivent encore payer leur étal du mercredi alors que le marché n'est plus ouvert le mercredi ; au nouvel horaire du vendredi soir, le marché est en extérieur. Les commerçants ont envoyé une LRAR au Maire il y a des mois, l'ont interpellé à ce sujet lors de sa visite sur le marché, et à nos dernières nouvelles attendaient encore une réponse. La conseillère municipale déléguée, Stéphanie Henry, m'a assuré que ce serait rapidement réglé.

32. Rapport de la CRC sur les finances de la Ville

Il mérite un billet spécial !

33. Rapports d'utilisation des fonds régional et national pour les communes plus pauvres : FSRIF et DSUCS

Exercice purement formel dont nous prendrions acte…

34. Partenariats "Ouvre-Boîte", avec les structures qui accompagnent les entrepreneurs ou porteurs de projets.

Inchangés par rapport à l'an dernier, où ils étaient en forte baisse. Abstention.

35. Ré-Adhésion, après 3 ans d'absence, à la Fédération départementale des centres sociaux et socioculturels

Pour. Il faut sortir…

37. Règlements intérieurs des activités périscolaires et extrascolaires

Abstention. Que le Maire, une fois de plus et en sens inverse, n'ait pas anticipé le changement des rythmes scolaire (retour à la semaine de 4 jours), est désolant.

38. Règlement intérieur des Espaces Jeunesse

Vote pour après avis des connaisseurs (je ne fréquente malheureusement pas les espaces jeunesse).

39. Règlements intérieurs des installations sportives

Vote pour après avis des connaisseurs…

40. Règlement intérieur de la Bourse Initiatives Jeunesse

Abstention. Sur quoi encore doit-on pondre des règlements "intérieurs"… ?

41. Sanction financière envers les conseillers municipaux absents au Conseil

J'avais quelques mots à dire là-dessus ! Je fais un billet à part.


Pour *commenter* sur ce blog il faut cliquer à deux reprises sur la case "je ne suis pas un robot", avant de prévisualiser, puis avant d'envoyer le commentaire. Désolé…

vendredi 14 avril 2017

Jean Lassalle vu d'Argenteuil et d'Ile-de-France : sur France Bleu Paris Région

Retranscription de l'interview de Frédéric Lefebvre-Naré ce 14 avril 2017.

Vous êtes d’Argenteuil, où vous êtes classé MoDem, pourquoi avoir rejoint Jean Lassalle ?

— Oui, je suis conseiller municipal d’Argenteuil depuis 2014 ; je n’étais déjà plus au MoDem, mais (il) correspond historiquement à mes idées, de même qu’à celles de Jean Lassalle. On a l’un et l’autre quitté, à des dates différentes, le MoDem, parce qu’on pensait que ce n’étaient plus les bons choix, ce n’était plus ce qui répondait à l’attente et aux besoins des Français[1].

Les Français ne veulent plus « toujours plus d’intégration européenne » : ils se rendent compte qu’ils ont besoin de démocratie nationale.

Ils ne veulent plus toujours plus de technocratie dans les régions, les intercommunalités qui bouffent tout : ils veulent retrouver la démocratie à l’échelle des communes.

Ils ne veulent plus la financiarisation à outrance, la dérégulation, ils veulent reprendre le contrôle sur l’économie : ils veulent des emplois.

Les choix qu’a fait le MoDem ne vont plus dans ce sens-là ; nous pensons qu’il faut être plutôt du côté des Français !

Que propose Jean Lassalle pour retrouver l’emploi, vous venez d’en parler ?

— L’emploi c’est l’essentiel du programme, parce que le chômage c’est la cause des problèmes de la France. Ce n’est pas la conséquence, c’est la cause. Quand 7 millions de gens n’ont pas de boulot ou n’ont pas le boulot qu’ils veulent, tout le monde est paralysé, les gens n’osent pas prendre l’initiative dans leur entreprise, et c’est toute l’économie qui est bloquée.

Qu’est-ce que propose Jean Lassalle ? De commencer dès l’été, sans attendre, en organisant des stages de quelques semaines dans les lycées professionnels, en mobilisant les enseignants volontaires, en mobilisant les lycées…

C’est quelque chose qui n’existe pratiquement pas en France. On peut se recycler sur une année entière ; on peut faire une journée de formation quand on est salarié. Mais des stages de recyclage sur quelques semaines, avec aussi quelques semaines en entreprise qui permettent de découvrir un nouveau métier, ça ouvrirait énormément de possibilités.

J’ajouterai aussi le Service National, que Jean Lassalle veut restaurer ; tous les candidats se sont mis à l’imiter, l’un après l’autre ! C’est important que tous les jeunes commencent dans la vie active avec une expérience réussie sur leur CV, d’une mission qu’ils ont menée en commun, où ils tissent des liens entre eux.

Dans certains pays, les start-ups se créent souvent entre des jeunes qui ont fait le service ensemble, qui ont envie de continuer à entreprendre. Ça serait un moteur très important pour remettre le pays en route.

Encore faut-il que les jeunes soient motivés, que les enseignants soient disponibles, que les entreprises soient prêtes à les accueillir, ce qui est aujourd’hui loin d’être le cas ?

Je crois que les Français veulent bouger, ils veulent faire des choses, ils se désespèrent de voir leurs hommes politiques tourner en rond et faire de la langue de bois.

Je suis sûr qu’il y a énormément d’énergie, de bonne volonté prête. Le plus merveilleux, c’est que le Service National, on nous dit « mais les jeunes, qu’est-ce qu’ils en pensent ? » Demandez-leur ! Il y a des enquêtes qui le leur demandent : la très grande majorité des jeunes sont favorables à un service national obligatoire. C’est qu’il y a une réserve d’énergie dans ce pays, qui ne demande qu’à bouger, mais qui est malheureusement paralysée par le système en place.

Frédéric Lefebvre-Naré, nous sommes en Ile-de-France, une région plutôt urbaine ! Alors que Jean Lassalle, lui, député des Pyrénées-Atlantiques, a plutôt une image rurale, qu’il a tendance d’ailleurs à cultiver. Ce sont quoi, ses arguments pour les électeurs franciliens ?

— Je ne sais pas s’il « cultive » son image rurale…

Il a tout de même écrit un livre qui s’appelle « Un berger à l’Élysée » !

— Absolument ! Mon voisin d’en face à Argenteuil, dans mon quartier précédent, avait été garçon vacher dans sa jeunesse, en Normandie [2], ce n’est pas si loin que ça de chez nous, les bergers !

Un berger, c’est quelqu’un qui sait lire les signes des temps, qui sait voir quand va venir l’orage, et qui sait aider la population à s’orienter, parce qu’il voit, peut-être, de plus haut et de plus loin. Et je crois que c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui.

Quand Jean Lassalle parle des intercommunalités qui paralysent les maires des communes rurales, je vis exactement la même chose à Argenteuil, qui jongle depuis des années entre des intercommunalités qui ne servent strictement à rien, qui nous bouffent notre argent et qui nous paralysent.

Quand Jean Lassalle parle de la financiarisation et de son influence jusque dans les petits villages,… on la voit aussi quand on cherche de l’emploi à Argenteuil.

Jean Lassalle a visité les 30 quartiers les plus difficiles de France, la nuit, à pied, entre minuit et 5 heures du matin… Il est venu à Argenteuil suite aux émeutes d’il y a trois semaines[3], pour rencontrer des gens, y compris des « jeunes », des gens qui peuvent être proches des problèmes qui se sont produits.

Les problèmes de nos petits villages ne sont pas si différents de ceux des grandes cités. C’est, dans les deux cas, un problème d’abandon par les décideurs politiques, de volonté qu’on doit retrouver, de capacité qu’ont tous les Français à se remettre en route ensemble.

Dans le programme de Jean Lassalle, il y a la remise à plat de tous les chantiers du Grand Paris Express, qui sont pourtant attendus, ces transports, pourquoi vous voulez tout remettre à plat ?

— C’est le moins qu’on puisse dire ! Le Grand Paris Express c’est une énorme opération de promotion immobilière, financière, aux mains des grands groupes.

C’est aussi attendu par des milliers de Franciliens qui se disent qu’ils vont avoir bientôt un transport efficace près de chez eux ?

— Pour beaucoup moins cher, on pourrait faire, je vais prendre le cas d’Argenteuil, le tramway du Pont de Bezons au Val d’Argent qui est attendu depuis au moins 25 ans, et dont la rentabilité est prouvée par toutes les études. On pourrait faire la ligne de grande ceinture, qui existe déjà, où il suffirait de mettre des trains de banlieue, dont la rentabilité est archi-prouvée par des études. Mais au lieu de faire ces projets-là qui serviraient à la population, on préfère des projets qui servent aux grands groupes de BTP… Ben non. Il faut revenir à la réalité, à ce qui est démontré, à là où il y a de la population qui veut se déplacer, il y a des lignes qui existent et qu’il faut valoriser.

Dans ce programme, il y a aussi « assurer un toit à chaque personne sans–abri », on est dans une région où on est beaucoup confrontés à ce problème, comment on fait ?

— Oui vous avez tout à fait raison, à peu près une personne sans-abri sur trois est à Paris intra muros, une sur trois en banlieue, une sur trois en province. Paris et la région Ile-de-France sont vraiment particulièrement touchés.

Comment vous leur donnez un toit ?

— Beaucoup de pays y sont arrivés : les Pays-Bas, le Royaume-Uni… En réalité, ce n’est pas très difficile, parce qu’il n’y a pas beaucoup de personnes sans abri, contrairement à ce qu’on imagine parfois, il y en a à peu près 15000. Et pour quelques dizaines ou centaines de millions d’euros, on peut tout à fait y arriver, il faut simplement cibler ces populations-là, au lieu de dépenser tout l’argent dans une politique du logement ou dans une politique d’hébergement social qui n’atteignent pas les personnes à la rue.

Merci beaucoup, Frédéric Lefebvre-Naré, porte-parole de Jean Lassalle, d’être passé ce matin par France Bleu !

— Merci et bonne journée sur France Bleu !


Pour commenter sur ce blog il faut cliquer à deux reprises sur la case "je ne suis pas un robot", avant de prévisualiser, puis avant d'envoyer le commentaire. Désolé… L'hébergeur GandiBlog estime que c'est normal :-(

Notes

[1] Les paragraphes suivants correspondent plus à la raison pour laquelle Jean Lassalle a quitté le MoDem. J'ai raconté sur mon blog comment j'ai quitté le MoDem quand il s'est aligné nationalement sur un camp politique, fin 2013, en refusant de prendre en compte la diversité des communes.

[2] et même à Argenteuil !

[3] 8 semaines en fait !

- page 1 de 4