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Tag - Centres Municipaux de Santé

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mercredi 20 mars 2019

Réunion publique sur la santé à Argenteuil (ce 20 mars 2019)

par Frédéric Lefebvre-Naré

Le maire rappelle que la Ville consacre 1 million d'€ chaque année à la politique de santé, alors que la santé ne fait pas partie de ses "compétences" (des missions fixées aux communes par la loi).

"Elle a créé un centre d'appels téléphonique dédié pour la prise de RV dans les centres municipaux de santé. Elle projette de créer un comité des usagers.

La Ville s'efforce de maintenir l'offre de soins, c'est pas simple. Nous parlerons ce soir de la démographie médicale, de la santé environnementale, des actions en faveur de publics fragiles, (etc.)."

La première "table ronde", qui comme d'habitude n'est pas une table et n'est pas ronde, réunit à la tribune les principaux responsables des services de santé à Argenteuil. Alain Crevau, conseiller municipal délégué, demande "au Dr Pénicaud, responsable médical des CMS, comment la Ville participe à l'accès au soins de ses administrés". Le Dr Pénicaud explique où sont les CMS, leurs heures d'ouverture et comment prendre RV, "par téléphone comme vous l'avez dit tout à l'heure ou sur internet avec Doctolib, un nouveau service qu'on a mis en place récemment". Les dossiers médicaux sont visibles par les médecins des deux centres. Il y a des consultations non programmées, environ 10% : se présenter plutôt à 8h30 ou 13h30. On fait des injections sur RV avec les infirmières, et des analyses à Irène Lézine. On prête des tensiomètres, vous trouverez aussi des dentistes, les prothèses sont faites à l'atelier de prothèses du centre de santé. En ophtalmologie, c'est la seule offre de soins secteur 1 de la ville. On a perdu 5 jours de consultation qu'on n'a pu remplacer, faute de trouver un ophtalmologiste.

140000 consultations par an, "juste un peu moins qu'à l'hôpital". Les CMS font un tiers de l'offre de soins de ville à Argenteuil. 5800 patients en dentaire. Cinq des médecins ont moins de 35 ans.

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La directrice du CCAS, Mme Anton, enchaîne en présentant les services "médico-sociaux" du CCAS. La convention "ma commune, ma santé" pour proposer une mutuelle aux Argenteuillais qui n'en auraient pas. Le "transport accompagné" de personnes en mobilité réduite, essentiellement pour aller à un rendez-vous médical. "On a trois chauffeurs accompagnateurs, il suffit d'appeler le service le matin". "Ce dispositif a un coût de 2 à 4 € en fonction des ressources ; ce n'est pas une ambulance. Nous avons décidé d'ouvrir la prestation aux (accompagnements vers des médecins dans les) villes limitrophes."

La chef des Urgences de l'Hôpital : "je ne vais pas les présenter, tous les Argenteuillais y sont passés au moins une fois, statistiquement ! Elles sont là pour prendre en charge les malades graves, dont le pronostic vital est engagé. Ce sont trois services : la régulation à Pontoise (le 15), le service hospitalier d'accueil, et deux unités mobiles blanches. Les passages augmentent de 5% par an, c'est un des plus gros services d'Ile-de-France. 60% des patients viennent sans avoir appelé le 15 ; alors que quand on appelle le 15, une fois sur deux on a une solution autre que les Urgences. Certes elles sont ouvertes à tous, mais… Les infirmières organisatrices de l'accueil trient en fonction de l'urgence, pas de l'heure d'arrivée. On a la chance d'avoir un très gros plateau technique aux Urgences."

"On a réorganisé les urgences, il y a des films sur le sujet… en distinguant les consultations de médecine générale (non urgente), de 10 à 20h, relayée à 20h par la maison médicale de garde. Et une structure pour les problèmes plus médico-sociaux."

"Il y a des projets de reconstruction, les Urgences sont trop petites pour leurs 50000 passages par an."

Monsieur Martin, directeur de l'hôpital, rappelle que celui-ci est grand. "D'abord par la qualité de sa médecine, dans la génétique de cet établissement, avec des équipes organisées autour de la bonne médecine, de la médecine moderne."

"Parfois on peut s'organiser sur le territoire avec nos voisins, c'est le principe des regroupements hospitaliers, nous nous sommes naturellement rapprochés de Simone Veil à Montmorency, de Taverny et plus récemment de Nanterre et de Roger Prévot à Moisselles, dédié à la psychiatrie ambulatoire pour les patients du Nord des Hauts-de-Seine. On essaye de créer des synergies médicales. En ORL, le parcours d'un patient… on a recréé une RCP qui n'existait pas, une réunion de concertation pluridisciplinaire, où les spécialistes d'Eaubonne viennent."

"La situation financière est bonne, ce n'est pas le cas de tous les hôpitaux d'Ile-de-France. Nous avons pu reprendre notre programme de modernisation, que va présenter Bruno Kerhuel."

Celui-ci, directeur adjoint de l'Hôpital en charge de la modernisation…, rappelle la création du bâtiment Madeleine Brès. Il va maintenant être agrandi." Il s'agit de créer, au lieu des "pavillons épars", un "hôpital monobloc". (Ah bon). "On va à l'hôpital pour des durées de plus en plus courtes et des actes de plus en plus techniques, il faut donc que les services soient de plus en plus proches… On essaye de concentrer la partie aiguë du séjour hospitalier. On va essayer d'améliorer la qualité hôtelière" alors qu' "aujourd'hui on a beaucoup de chambres doubles, qui ne correspondent plus à la demande des patients."

"On fait expertiser ce projet, qui en est à la première mouture, par le Ministère de la Santé. Au plus tôt si tout se passe bien, on arriverait à voir sortir de terre ce nouvel hôpital début 2024… avec force optimisme. Ça veut dire que pendant quelques années ce sera un peu compliqué !"

"On sait que le parking est une grosse difficulté. On en tient compte… malheureusement, ce sera dans une phase après 2024."

Enfin Mme Henry est invitée par Alain Crevau à présenter " ce que fait concrètement l'Atelier santé ville". Mme Henry répond "qu'il s'agit d'une démarche partenariale" qui "peut être sollicitée pour organiser des actions de prévention," à l'exemple du "Village du coeur", "environ 250 personnes ont participé à cette manifestation, la 2ème édition sera le 12 mai".

Mme Anton reprend la parole au sujet de l'autonomie. Le CCAS organise des ateliers "mémoire" (pas destinés aux patients avec Alzheimer), sur la "prévention des chutes", etc., animés par des prestataires spécialisés. Mme Anton rend hommage aux anciens membres du Conseil des sages, qui ont élaboré une "carte de secours", tirée à 10000 exemplaires. "À la nouvelle maison des seniors d'Orgemont, on organisera des allies de prévention sur le thème du bien vieillir."

Elle poursuit avec la livraison de "repas du midi et de collation pour le soir", "en semaine et le vendredi pour le week-end" ; et les 3 "restaurants-club", 2 dans les "foyers autonomie" et 1 à la maison de quartier d'Orgemont.

"Le CCAS gère aussi le registre nominatif" des personnes âgées, 350 personnes, qui sont appelées quotidiennement en cas de canicule. Mais "le repérage, c'est l'affaire de tous".

En guise d'entracte un "petit film" présentant les CMS.

Philippe Métézeau invite les participants à la deuxième "table ronde" consacrée aux "partenariats".

Mme van Wonterghem, directrice de la CPAM du Val d'Oise revendique une "discrimination positive en faveur des plus fragiles" : il y a des "14000 bénéficiaires de la CMU à Argenteuil." "On va s'employer à mettre au point une organisation coordonnée de la médecine libérale. Nous avons à Argenteuil des unités mobiles de dépistage bucco-dentaire qui tournent dans les écoles. Nous avons un centre d'examens de santé avenue Jean Jaurès : plus de 1000 bilans de santé l'année dernière."

"45000 Argenteuillais ont ouvert un compte Ameli, ce n'est pas pour autant qu'on sait s'en servir, on a lancé des ateliers pour apprendre à mieux accéder à notre offre digitalisée."

"Nous avons monté une équipe de 4 personnes spécialisées sur la lutte contre le renoncement aux soin, en lien avec les CCAS notamment."

Il y a 3 Centres de Dépistage et de Soins (CDDS) dans le Val d'Oise ; Mme Labdoune, infirmière dans celui d'Argenteuil (Val Nord), le présente. "Nos 4 principales missions concernent la vaccination (les lundis sur rendez-vous), la lutte contre la tuberculose, la prévention des AST, et le 'parcours santé' des bénéficiaires du RSA."

(J'ai plongé dans le sommeil à ce moment-là. Pas moyen de résister à cette séquence de lectures".)

À 22h24, la parole est passée à la salle, en l'occurrence à un "patient bariatrique expert" qui n'a pas entendu parler d'obésité dans la "ville la plus obèse de France", il me réveille en sursaut en le répétant trois fois. Philippe Métézeau répond que cette réunion n'est "sûrement pas la dernière". De la salle, le "président de la CME de l'hôpital d'Argenteuil" répond sur ce qui y est fait, chirurgie bariatrique incluse.

Marie-José Cayzac répond qu'une ville avec 28 fast-food entre gare et basilique… mais a une autre question : sur la pollution. "J'insisterais d'autant plus qu'un projet sur les bords de Seine semble se profiler."

Une infirmière scolaire indique qu'il n'y a plus de gynécologue sur Argenteuil ni Bezons vers qui aiguiller des jeunes qui ne voudraient pas demander la carte Vitale aux parents. Le Dr Pénicaud répond que les 2 CMS assurent des consultations anonymes sur demande des jeunes patientes. Voilà un aiguillage fait, bénéfice de cette soirée !

Les orthophonistes manquent également.

Un autre participant déplore l'absence de médecine du sport. Les services de médecine scolaire n'ont plus l'effectif qui leur permettrait de voir les élèves dispensés, de faire des certificats… et renvoient vers le médecin traitant.

Une personne revient sur l'action des CDDS en matière de dépistage, de "vie sexuelle", de formation à la "vie affective et sexuelle" dans les collèges et lycées.

Une personne demande pourquoi l'hôpital "ne prend pas les mutuelles". Le directeur répond sur la "complexité administrative de vérification des droits ouverts… Des opérateurs numériques font le lien… Il faudrait qu'on y réfléchisse".

Une patiente regrette que les dermatologues des CMS disent "ne plus avoir l'autorisation de faire de la petite chirurgie". Mme Pénicaud dément.

Un participant interroge sur la "barrière de la langue et de la culture" dans une ville de "diversité". La directrice de la CPAM répond que dans le Val d'Oise, "un tiers de nos assurés est né à l'étranger ; c'est pourquoi nous maintenons des accueils,…nous nous appuyons sur un réseau de partenaires… On a de la peine à toucher les personnes les plus éloignées de la prévention, d'où la nécessité de l'aller-vers… Sur le diabète, il y a des freins à l'accès à la prévention liés aux cultures…" Une responsable du CMP évoque la barrière de la langue en psychiatrie : "nous orientons vers des centres trans-culturels à Paris, mais ils sont sur-saturés, nos orientations sont rejetées".

En conclusion, Philippe Métézeau annonce pour le 18 avril, 20h30, une prochaine réunion au sujet (si j'ai bien noté) du diagnostic des difficultés de santé à Argenteuil (plutôt de l'offre de soins : Cf. commentaire de Philippe Métézeau ci-dessous).

mercredi 13 mars 2019

Une crèche ouverte, une crèche municipale privatisée - Conseil du 12 mars 2019

par Frédéric Lefebvre-Naré — suite de mes notes de ce Conseil (première partie : la maison Monet).

Philippe Doucet (PS) demande des nouvelles du RV du maire avec le Président de la République.

Georges Mothron répond qu’il n’a pas eu de retour du Président de la République, mais un retour du Premier Ministre, proposant un RV avec le ministre de l’Industrie, non encore concrétisé.

(Bravo pour la franchise, il est humiliant de prendre une pareille baffe de nos autorités nationales, autant montrer que, même dans les cordes, on reste debout).

Tania de Azevedo, adjointe au Maire à la Petite enfance (et au Logement) présente les prestataires retenus pour la privatisation (« délégation de service public ») de la crèche Le Blé en Herbe (à l'angle Henri Barbusse / Legrand) et pour la nouvelle crèche sur l'emplacement du CIO boulevard Jeanne d'Arc.

Pour le Blé en Herbe, privatisée, « nous avons fait le choix de la proposition la plus chère, qui donnera le meilleur cadre de vie » : les Petits Chaperons Rouges.

Pour la nouvelle crèche sur le site du CIO, la société La Maison Bleue est pressentie. Le CIO et l’association les Petits Débrouillards resteront dans un premier temps dans le bâtiment en fond de cour, actuellement inoccupé.

Marie-José Cayzac, adjointe à la petite enfance dans la précédente équipe municipale : "il ne reste plus que 7 crèches municipales, dont 2 familiales, contre 13 à la fin de notre mandat.

Vous aviez dit que privatiser le Blé en Herbe résoudrait le problème d’absentéisme : c’est baisser le thermomètre au lieu de faire baiser la fièvre. Même vos primes alléchantes d’assiduité n’y ont rien fait. Les crèches deviennent des garderies.

Le coût est divisé par deux dans la nouvelle crèche, pourquoi ? Parce que les qualifications sont moindres. Cela permettrait la même qualité d’encadrement ? Dites au personnel que leurs diplômes ne signifient rien !

Votre politique est dénoncée par les parents, mais ceux-ci sont murés au silence par peur d’être refusés… mais vous, vous avez la responsabilité d’un accueil bienveillant !"

Franck Debeaud, pour le groupe Vive Argenteuil !, pose une question en préambule : "nous avons déposé une motion de 22 février dernier, quand en débattrons-nous ?"

Aussitôt Georges Mothron donne la parole à Philippe Métézeau, adjoint aux Affaires sociales, qui la prend pour répondre à Marie-José Cayzac.

Philippe Métézeau : "nous payons les entreprises bien moins cher qu’à la fin de votre mandat, mais la qualité de l’accueil est maintenue. Il y a moins de crèche, mais davantage d’enfants accueillis. La Municipalité a pris des mesures contre l’absentéisme, dont on vous accorde qu’elles n’ont pas toujours d’effets bénéfiques partout. C’est vrai que des crèches ne peuvent ouvrir certains matins faute de personnel : pensons aux parents !" (Marie-José Cayzac : il faut des ‘volants’ !). "La meilleure crèche a un taux d’absentéisme de 3%, la moins bonne de 12%, et au Blé en Herbe, 21%, ça pose question. Il n’y a pas un micro-climat qui fasse que les gens y soient en plus mauvaise santé ! Le fait de prendre une délégation de service public ne suffira pas, ne suffira pas, à régler ce problème.

On a fait faire un audit par un cabinet indépendant, chacune des crèches a reçu la visite de la personne qui faisait cet audit.

Vous avez remarqué (en commission) que ces crèches ne seraient plus fournies par la cuisine centrale municipale. La cuisine centrale fait de la qualité, ça ne se traduit pas forcément par une économie ; mais elle voit ses activités augmenter par le nombre de repas qu’on sert aux personnes âgées.

La Commission des Délégations de Service Public n’a pas choisi les solutions les moins chères.

Les agents en contrat à durée déterminée seront reprises en CDI par les délégataires, si elles l’acceptent. Nous créerons 50 emplois à Argenteuil" (une douzaine en fait, Philippe Métézeau confond sans doute avec le nombre de berceaux ? Philippe Métézeau répondra plus tard qu’il parle de l’ensemble de l’effectif des deux crèches, dans l’hypothèse où aucun des agents municipaux ne resterait au Blé en Herbe)

Georges Mothron donne la parole à « Monsieur Debeaud, sinon il va nous faire une… »

Franck Debeaud parle de « constat d’échec et précipitation ».

"Vous avez dit hier en commission unique que « pour faire des économies, il faut privatiser ». Précipitation en délocalisant le CIO au Val Nord[1], ce qui l’éloignera de Joliot-Curie. J’ai demandé si des travaux en extérieur étaient prévus, Monsieur Métézeau a répondu « non, afin de ne pas bloquer le projet » (en le retardant après la rentrée), et « par crainte d’un recours hypothétique sur le permis », mais un recours bloquerait-il de tels travaux ?

Philippe Métézeau répondra par la suite qu’ « on ne veut pas prendre le risque de perdre un an. On ripolinera plus tard ».

Franck Debeaud : "dix places de parking seront-elles suffisantes pour les familles ? Le boulevard Jeanne d’Arc est saturé et les places de stationnement seront supprimées pour le « bus entre Seine ».

Cette précipitation prépare simplement votre campagne électorale de 2020.

Nous nous abstiendrons sur cette délibération."

Xavier Péricat regrette qu’aucun élu de l’opposition n’ait été présent à aucune des 5 réunions de la commission des Délégations de Service Public (les convocations partent 3 jours avant…).

Xavier Péricat souligne qu’il y a eu une large concurrence sur chacun des deux lots. La Maison Bleue a particulièrement bien compris notre projet. Nous avons visité le bâtiment, d’excellente qualité d’accueil ; notamment thermique ; et qui rend possible un jardin très élargi, une salle de jeux ouverte sur le jardin, de nouvelles ouvertures …

Myriam Benguerfi a demandé la parole, elle insiste pour l’avoir, le Maire la lui donne ; Mme Benguerfi annonce avoir quitté le groupe majoritaire « par courrier avec accusé de réception » ; constituer un groupe constitué d’elle seule ; et le nommer « un nouvel avenir pour Orgemont ». Elle s’abstient sur la délibération.

Je félicite le Maire pour la dignité avec laquelle il a répondu immédiatement à la question liminaire de Philippe Doucet, même si elle était difficile à avaler, et hors sujet ; je regrette qu'il n'ait pas eu cette dignité en réponse à la question de Franck Debeaud, à laquelle je me joins entièrement. Le maire, Modem, de la ville de Phalsbourg a passé un arrêté interdisant dans sa ville le LBD40, j'espère une initiative similaire d'Argenteuil.

"Il y a sur les crèches deux délibérations différentes, pour des délégations distinctes à des sociétés concurrentes entre elles ; vous demanderez donc certrainement, Monsieur le Maire, deux votes différents. Je voterai alors volontiers pour l'attribution de la nouvelle structure à la Maison Bleue, car j'apprécie la diversité des propositions qui nous ont été faites, la qualité de l'examen de ces propositions, et le coût tout à fait intéressant auquel nous arrivons avec 4000 € par berceau ; malgré les réserves qui ont pu être formulées sur le profil de l'équipe, réserves que je partage pour la raison que j'indiquerai ensuite."

"Le bien-fondé de la privatisation du Blé en Herbe était déjà douteux ; il est maintenant, après la consultation, totalement incompréhensible.

Nous avions cru comprendre que selon vous, cette privatisation était utile pour constituer, avec la nouvelle structure ; un ensemble intéressant un partenaire de qualité. Mais au final vous retenez des sociétés différentes et concurrentes.

Vous avez indiqué que la crèche le Blé en Herbe rencontrait des difficultés de management, avec une partie de son personnel, notamment des problèmes d'absentéisme. Mais la condition de la privatisation, c'est que tous les personnes peruvent rester, et que les agents titulaires peuvent demander à être affectés dans une autre crèche, où, vous l'avez rappelé M. Métézeau, les emplois à pourvoir le manquent pas.

On va donc vers un système encore plus à deux vitesses, d'un côté des crèches municipales avec un personnel de plus en plus expérimenté, qualifié et âgé, avec plus de problèmes d'absentéisme ; de l'autre, des crèches privées avec un personnel plus jeune, sans doute plus présent, statistiquement, mais moins expérimenté et qualifié.

Quel est l'intérêt pour les parents ? Est-ce que ça ne serait pas mieux d'aller dans le sens inverse, de plus mélanger les différents profils et niveaux de carrière dans toutes les crèches ?

Enfin, en termes financiers, cette privatisation nous coûte 7657 € par an et par berceau, soit le double du coût de la nouvelle structure, où pourtant il y a des travaux immobiliers indispensables.

Vous indiquiez en commission hier, M. Métézeau, que si certains personnels, plus anciens et mieux rémunérés, préféraient être affectés ailleurs, la Ville réduirait sa contribution d'environ 7000 € en moyenne par personne concernée. Mais c'est très loin de la différence des coûts ! Elle était estimée à 12000 € par personne temps plein, par l'un des candidats. En d'autres termes, si tous les personnels actuels sont réaffectés, nous continuerons à payer au prestataire environ 100000 € par an de plus, que ce qu'il nous aurait normalement facturé dans ce cas.

C'est un classique de ce mandat municipal : payer en double les agents publics et les prestataires privés, les agents qu'on a mis au chômage et ceux qu'on embauche pour les remplacer.

Vous nous proposez une solution perdante pour les contribuables argenteuillais, perdante pour les agents, perdante pour les enfants et les parents dans leur ensemble ; je voterai donc naturellement contre cette privatisation."

Elle est cependant adoptée par 39 voix pour, 13 contre et 3 abstentions. Le Maire a donc refusé de faire voter séparément les deux délibérations (estimant sans doute qu'aucun conseiller n'irait au tribunal administratif demander que son droit de vote soit respecté).


Philippe Métézeau présente le point 2, un bouleversement des tarifs dentaires des Centres municipaux de santé ; pour s’adapter aux nouvelles cotations de la Sécurité Sociale. « Les 200 tarifs ont été revus par nos services. Certains de nos tarifs étaient inférieurs aux remboursements CPAM : nous les relevons, ça ne sera pas répercuté sur le patient. »

Tous ces ajustements ont demandé un gros travail à nos services, les dentistes ont été consultés.

Près de 17% des patients se présentent sans mutuelle (ou sans mutuelle agréée par les CMS). Il y a à peu près 30% de non-Argenteuillais sur tous les patients des CMS.

« Le reste à charge ne sera pas supérieur pour les Argenteuillais ».

J’ai demandé en commission des nouvelles de l'équipe de prothésistes de la Ville. Philippe Métézeau m’a indiqué qu’il continue à fonctionner. "Il y avait un peu de sous-emploi, on a cherché des marchés pour le labo, on n'en a pas trouvé de très intéressant ; ensuite, une personne est partie à la retraite."


Georges Mothron répond enfin à Franck Debeaud sur la motion proposée par celui-ci. Le maire l’estime non recevable car la motion devrait présenter un « intérêt local », un lien avec son territoire, ses spécificités, ses habitants. L’ordre public relève uniquement de l’État, et il est « parfois compliqué, comme l’illustrent les manifestations des Gilets Jaunes ». Les armes peuvent causer des dommages tragiques comme le montre ce qui est arrivé, de façon tragique, à Sébastien Maillet.

Franck Debeaud : « l’incidence locale est évidente, de nombreux Argenteuillais participent à ces manifestations ».

Philippe Doucet : « évidemment. On ne parle pas des Martiens. Cet Argenteuillais n’était pas en train de casser des choses. ».

Néanmoins… si l'on peut dire… on enchaîne.

Notes

[1] Point 7 ici.

lundi 17 décembre 2018

Conseil municipal : budget 2019 d'Argenteuil

par Frédéric Lefebvre-Naré

20 sujets du jour ! Pas de PV du Conseil précédent, récent, qui n'est pas encore prêt.

Le Maire fait une déclaration liminaire, "heureux de retrouver les Argenteuillais" pour ce Conseil, mais ils sont très peu nombreux dans la salle ! 26 représentants de la majorité municipale (sur 40), moins que le quorum.

Le Maire confirme que la situation financière est très bonne et que le propriétaire du terrain "La ferme du Spahi" l'a vendu en novembre, "ouf".

"Trois équipes créatives planchent sur l'avenir du site Yoplait. 'Inventons la métropole' devient 'Inventons Argenteuil'."

"De nouveaux locaux et un hôtel" déjà annoncé plusieurs fois, sur le site Bricqueville.

"Le projet Argenteuil Littoral va entrer en phase active pour recréer de l'activité sur le site de la gare" centrale. (…)

"Notre pays connaît un mouvement social inédit. Les Français attendent des réponses. Le préfet nous a choisi pour le dispositif "Carte blanche" permettant à tous les acteurs de travailler ensemble pour casser les carcans. Le programme a rencontré 130 intervenants" (mystère). "Philippe Métézeau y représentait le conseil départemental" (le Maire veille à citer bon nombre de ses adjoints dans cette déclaration liminaire).

La mission d'études sur les emprunts "illustre notre devoir de vérité envers les Argenteuillais".

"Nous avions promis de baisser la fiscalité : nous pourrons le faire ce soir enfin, pour la première fois. C'est arrivé tard, chacun sait pourquoi."

"Nos concitoyens nous demandent des actes et des résultats : ils en auront ce soir."

Philippe Doucet demande la parole pour un "point d'ordre", le Maire la lui refuse et passe au point 1.

1. Taux d'imposition 2019 : Xavier Péricat annonce que la taxe foncière sera à 21,84% soit -6,23% (Powerpoint à l'écran)… évidemment la présentation est fallacieuse : c'est 21,84% au lieu de 23,29% auparavant. "Taux de variation n'est pas variation de taux", commente mon voisin Nicolas Bougeard, de l'Éducation nationale, à l'attention de son autre voisin, l'économiste Kader Slifi :-)

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Dans les documents écrits que nous avions reçus, c'était "6,6%" : Fabien Bénédic s'en amuse dans sa réponse. (que l'on pourra certainement retrouver sur son blog — je termine pendant ce temps d'écrire mon intervention sur le budget !). Fabien Bénédic analyse le projet de budget en faisant la liste des hausses de recettes sur les "tarifs et taxes diverses" : +1,2 M€, "et si on y ajoute les baisses de subventions aux associations, on arrive à 1,55 M€, précisément la baisse annoncée de la taxe foncière." Mais le groupe Tous Fiers d'Être Argenteuillais votera pour.

Philippe Métézeau répond que la taxe foncière ne touche pas seulement les propriétaires aisés mais surtout les classes moyennes.

Franck Debeaud revient sur l'engagement de 2014, celui d'une baisse des impôts dès avril 2014. "Vous me répondiez, Monsieur le Maire, qu'une baisse ne servait à rien si elle est symbolique. Force est de constater qu'elle le sera pourtant. Vous nous expliquiez début 2018 que toute baisse était impossible, les compensations n'étant garanties par l'État que jusqu'en 2020. M. Métézeau y voyait un risque pour la commune. M. Péricat demandait de maintenir les recettes. Mais l'horizon des municipales de 2020 a aboli toutes les incertitudes…"

J'avais recommandé en Conseil Municipal, en 2014, une baisse modérée de ce type. J'étais donc le seul de cet avis ! Je me réjouis d'être enfin rejoint et approuve cette décision même tardive :-)

Gilles Savry s'amuse des interventions de l'opposition, en particulier du comptage de Fabien Bénédic, "il faut connaître un tout petit peu mieux ces dossiers."

Xavier Péricat "n'a jamais connu de propos aussi acerbes pour arriver à un vote unanime !".

2. Budget 2019 Le Maire annonce qu'il donnera la parole à plusieurs de ses adjoints sur le budget.

Je suis de loin la présentation de Xavier Péricat, adjoint aux Finances, qui répète en partie le "débat d'orientation budgétaire" du mois dernier.

J'attends les éventuelles réponses à deux questions que j'ai posées en commission des Finances :

  • de quoi sont constitués les 7,5 millions d'€ de "produits de cessions" annoncés ?
  • comment expliquer l'énorme hausse annoncée des effectifs de la Ville dans les métiers administratifs ? (malgré les transferts au Territoire, malgré le numérique; malgré la privatisation d'une crèche…).

Xavier Péricat dit que "l'ouverture d'une nouvelle école et la réouverture du vieux bassin du centre aquatique, c'est du personnel"… mais pas du personnel administratif, ou très peu.

Xavier Péricat souligne la diminution de 17 M€ de la dette entre 2017 et 2018… mais elle ne diminuerait plus que de 120000 € en 2019. "Il ne faudra emprunter que 23 M€" pour rembourser le capital des emprunts arrivant à échéance.

Georges Mothron ouvre la description des dépenses prévues, en donnant d'abord la parole à Gilles Savry, adjoint à l'Urbanisme.

Gilles Savry estime que "depuis qu'on a pris la responsabilité de la voirie" (à la dissolution de l'Agglomération), 11 M€ ont été dépensés sur la voirie, "cette régularité ne s'est pas vue depuis très longtemps". Nicolas Bougeard me précise que "on mettait 10,5 M€ par an" au temps de l'Agglomération…

Réaménagement prévu du carrefour rue du Nord / Youri Gagarine.

Nouvelle voie entre Henri Barbusse et Michel Carré, le long du nouveau groupe scolaire (site Casse center), (voilà qui augmente d'autant le coût, faramineux, de cette école…)

Sur Salvador Allende et Georges Braque, "résidentialiser ce qui n'est plus un espace vert depuis longtemps, et enlever les problèmes de squatt et autres sur ce secteur".

Les LED pour l'éclairage public permettent des économies d'électricité.

Marie-France Le Nagard, adjointe aux Sports, évoque la "réouverture du bassin de 25 m et du bassin de 20 m du centre aquatique (3,8 M€), avec réfection complète de la toiture et de la façade, et du traitement d'air", "après on abordera la fosse à plongeon, c'est une forte demande des associations".

Rénovation du sol du terrain Auguste Delaune (900000 €) et rénovation du gymnase Coubertin + quelques autres travaux (1,3 M€).

Martine Rousseau : "au niveau de la cuisine centrale, des travaux conséquents seront menés pour le système de ventilation qui date de 1987. Coût de 306000 €. Je rappelle le changement déjà réalisé des carrelages de la plonge bac, l'étanchéité (?) du toit terrasse… pour garantir le respect des normes d'hygiène et améliorer les conditions de travail des agents, qui confectionnent un million de repas par an. Elle a obtenu la mention "très satisfaisant" au dernier contrôle."

Philippe Pierre évoque la rénovation du patrimoine bâti : le "rafraîchissement de l'agora" de l'Hôtel de Ville, avec "remplacement du groupe froid en toiture" pour 600000 €. "Dans le cadre de l'interacting (sic), 70 actions possibles d'économies d'énergie ont été identifiées". Il poursuit avec les études préalables, pour 200000 €, à l'agenda de mise en accessibilité.

Philippe Vasseur évoque de nombreux travaux dans les écoles primaires et maternelles, dont l'achat du terrain situé derrière Ambroise Thomas.

Création prévue d'un centre de loisirs dans la "très grande cour de récréation" de l'école PVC.

Plan propreté : "on a choisi de poursuivre nos efforts, de maintenir l'investissement dans le renouvellement du matériel".

"Création d'une brigade de l'environnement de 4 agents". (selon Nicolas Bougeard, cette création est ainsi annoncée pour la 3ème fois en 3 ans).

"Avec TellMyCity, on résout les problèmes de propreté dans les 24 heures". Le silence de l'opposition laisse ici place au rire.

Jean-François Ploteau parle "promotion de la nature dans la ville" : "nous avons réussi à convaincre le jury des Villes fleuries de nous conserver les 3 fleurs, ils ont même proposé que le jury revienne l'an prochain pour évaluer si on peut nous accorder une 4ème fleur".

Nous voulons "intégrer plus d'espaces verts dans les réaménagements de voirie, et sur des terrains délaissés." (…)

"Tout ça pour un budget prévu de 1 M€".

François Poletti évoque la "stratégie territoriale de sécurité", avec "l'optimisation de l'activité Fourrière" et un plan de lutte contre la radicalisation violente.

Benoît Clavel parle de "relations citoyens et informatique", car "la proximité n'est pas seulement géographique, elle se traduit aussi par les services numériques : inscriptions scolaires et sportives, réservations en centres de loisirs, inscriptions comme demandeurs de logement… Bientôt les inscriptions au Conservatoire, en crèche, ou les cartes de stationnement".

"Pour terminer", précise le Maire, Philippe Métézeau : "les investissements produisent souvent des dépenses de fonctionnement, c'est particulièrement vrai dans le secteur social. Nous avons dépassé notre objectif de 1000 places en crèches : nous sommes à 1087 et allons passer à 1165. Nous allons faire un audit de fonctionnement des crèches municipales, pour arriver à réattribuer plus rapidement les places qui se libèrent."

"Nous contractualisons avec Pôle emploi et le Département pour un accueil renforcé des familles en insertion", particulièrement les "mamans isolées".

"Nous allons aller plus loin dans la transparence en formalisant dans un texte la méthode pour attribuer les places en crèche".

Philippe Métézeau annonce aussi le "renouvellement du Conseil des sages", "'avec un bilan de la façon dont il a fonctionné et des services qu'il peut nous rendre — qu'il peut rendre à la Ville". (Ce Conseil ne semble pas avoir été réuni depuis plus de 6 mois. Sa sagesse aurait-elle déplu ?).

Et la mise en place du "Contrat local de santé mentale" déjà annoncé depuis assez longtemps sauf erreur de ma part. Il devra commencer par un "état des lieux des forces et faiblesses du territoire"…

Et une rénovation du Centre municipal de santé Fernand Goulène pour environ 400000 €.

Et un "parcours e-santé".

Concernant le handicap, "Alain Crevau représente la Ville dans différentes instances". Nous faisons "un appel à projets pour un conseil des usagers porteurs de handicap". (Tiens. En plus de la commission tant attendue sur l'accessibilité ?)

"Nous avons rapproché la programmation de l'Université inter-âges, du service culture, ce partenariat commence à porter des fruits.".

"Je voudrais rappeler comment fonctionne le Centre d'Hébergement d'Urgence (de personnes sans abri) : ouvert 24/24, 7/7 toute l'année, géré par la Municipalité et non par une association, contrairement à d'autres villes. Un certain nombre de places est réservé par le 115, comme dans les autres CHU ; le 115 du Val d'Oise est géré par une association. Nous restons vigilants à ce que le CHU d'Argenteuil bénéficie en priorité aux Argenteuillais, qui y sont la majorité. Il propose aussi des repas, des douches, un café… sans demander si les personnes sont d'Argenteuil, je crois que personne ne trouvera à y redire. Le plan Grand Froid a été décidé. Nous n'avons pas attendu qu'il fasse froid pour nous y inscrire."

Fabien Bénédic n'espère pas arriver à "dissiper le flou" que laisse "une heure de présentation" pour "seulement 12 pages de présentation, en plus des 12 pages de description du contexte."

Fabien Bénédic reprend des points évoqués au débat d'orientation budgétaire, regrettant la dissolution de l'Agglomération pour rejoindre "6 communes qui n'ont aucune envie de travailler avec nous."

Il estime que la masse salariale devrait augmenter de "4,1 M€", bien plus que la Municipalité ne l'indique. "À notre place, vous n'auriez pas manqué de parler de dérapage, je n'irai pas dans ce caniveau." "Vous recrutez à tout va : 95,5 M€ de charges de personnel, ce montant n'a jamais été atteint par le passé. Tout ça, comme la baisse de la taxe foncière, sent la fin de mandat."

"À chacune de vos présentations les chiffres changent, ce n'est pas un gage de crédibilité".

Fabien Bénédic accorde à Xavier Péricat une "palme d'or de la mauvaise gestion".

"Vous parlez de transferts d'investissements à l'EPT (Boucle Nord de Seine) : depuis 3 ans, nous n'avons rien vu ! Nous pouvons être sceptiques."

"Nous avons dénoncé le dérapage du prix de la construction du groupe scolaire au Val Notre Dame et de la dépollution du terrain."

"3,8 M€ sur le bassin du centre aquatique ? C'est bien moins qu'i! n'en faudrait pour des travaux qui le rendraient durables."

"Vous vous vantez de 11 millions d'€ en 3 ans sur la voirie ? C'est trois fois moins que nous ne faisions."

"Moins on en fait, plus on l'étale."

"Plan propreté : renouveler le matériel ? comme si ça n'était pas fait par le passé ! Chacun peut constater dans Argenteuil l'efficacité de la propreté quand vous l'avez en charge. Je n'ai jamais vu une porcherie comme ça."

"La diminution de la taxe foncière sera payée par les Argenteuillais, c'est planqué dans le budget." Fabien Bénédic revient sur les réponses de Gilles Savry sur le point 1 et maintient, si je comprends bien, ses propres chiffres.

Fabien Bénédic revient également sur la Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères créée par l'équipe Mothron en 2007, mais sans en fixer le taux. (Très ancienne controverse).

"Ce budget illustre le mépris de la majorité municipale envers les Argenteulllais. Ce n'est pas le patchwork que vous avez présenté, le saupoudrage d'argent public, qui changeront notre opinion."

Franck Debeaud ne voit dans ce budget "pas de vision d'envergure, pas de projet structurant. Vous vendez les bijoux de famille aux promoteurs, vous abîmez notre patrimoine, vous densifiez le centre ville et détruisez son commerce, un cauchemar pour les Argenteuillais."

"La dette par habitant est, à Argenteuil, 3 fois supérieure à la moyenne nationale".

"Les charges de personnel augmentent de façon inquiétante, alors que le bassin de la piscine ne rouvrira sans doute pas dès 2019, et que l'ouverture de la nouvelle école du Val Notre-Dame sera sans doute partielle. Ne sommes-nous pas en période pré-électorale ?"

J'interviens dans les termes suivants ou à peu près :

"Vous avez affiché pendant 4 ans une ambition bien modeste, celle de mettre fin à ce que vous présentiez comme de la mauvaise gestion : la saleté dans les rues, les circuits de décision ou de financement compliqués entre Ville et Agglomération, les risques de fragmentation communautaire dans la société argenteuillaise, les investissements qui selon vous ne prévoyaient pas assez l’étape suivante, l’endettement non maîtrisé, les embauches selon vous difficilement justifiables.

Chacune et chacun s’en rend bien compte : ce je viens de décrire, c’est le présent, la situation actuelle d’Argenteuil. Or le budget 2019 que vous nous proposez confirme et aggrave cette situation, ce pourquoi je voterai contre.

L’endettement : vous aviez annoncé l’an dernier qu’il baisserait en 2019, vous ne le prévoyez plus, mais seulement de le maintenir, à 120000 € près soit 0,04%. Vous aviez annoncé l’an dernier que tous les emprunts à risque seraient supprimés, or il en reste encore pour 30 millions d’€ dont 24 millions dans la seule catégorie E, la plus risquée dans l’échelle Gissler (à part la catégorie F dite « hors charte »). Pour ceux que nous avons renégociés cette année, nous payons plein pot les indemnités, puisque vous ne les aviez pas présentés au guichet d’aide d’État tant qu’il en était temps. Une hirondelle qui ne fait pas le printemps : nous allons travailler tous ensemble à éclairer tout cela, dans la mission spéciale proposée au Conseil de septembre et votée à celui de novembre ; malheureusement elle ne commencera que le 23 janvier et rendra donc ses conclusions qu’en été ; j’aurais préféré plus tôt pour interférer le moins possible avec la campagne municipale, mais nous ferons avec.

Autre sujet, les embauches difficilement justifiables. Depuis deux ans, vous avez jugé utile d’augmenter de 8 personnes l’effectif d’adjoints administratifs (les agents de catégorie C de la filière administrative), passant de 283 à 291. Aujourd’hui vous budgétez d’en employer 45 de plus d’ici fin 2019, donc de multiplier par 11 votre rythme d’embauche. Comment l’expliquer ? alors que des fonctions administratives partent au contraire vers le territoire T5, ce qui est censé nous permettre des économies ?

Est-ce pour compenser une baisse d’effectifs dans la catégorie de qualification intermédiaire, la catégorie B : au contraire, en catégorie B de la filière administrative, vous avez recruté 4 personnes net en 2 ans et vous budgétez 24 nouveaux recrutements nets en 2019, donc un rythme d’embauche multiplié par 12.

Même situation incroyable dans les services techniques : vous prévoyez une forte augmentation des effectifs de catégorie A et B, mais en catégorie C c’est la folie ! Je comprends bien que les nouveaux équipements qui ne sont pas encore ouverts, demanderont du personnel municipal : mais demanderont-ils vraiment les 62 nouveaux agents techniques de catégorie C que vous budgétez ? Si oui, on se demande comment tournent les équipements actuels. Et comment cela explique-t-il les 59 emplois supplémentaires depuis 2 ans, alors que ces équipements ne sont pas encore ouverts ?

Vous nous dites que les besoins augmentent avec l’arrivée de nouveaux enfants puis adolescents, alors que la Ville crée des dizaines de classes en primaire et maternelle ; soit, mais alors, pourquoi avez-vous, au contraire, depuis 2 ans, réduit les effectifs d’animateurs et réduit les effectifs d’ATSEM, de 9 postes au total ?

Est-ce à cause de l’absentéisme ? En principe, si nous comparons l’absentéisme à Argenteuil, environ 18%, à la moyenne des collectivités territoriales, environ 8%, la différence, 10%, représente plus de 200 personnes à temps plein qui devraient nous dispenser de toutes ces embauches. Alors voilà une vraie priorité pour les habitants et contribuables d’Argenteuil. Alors où sont les résultats des mesures successives que vous avez prises depuis le début de votre mandat ? J’ai posé la question en commission et j’attends toujours la réponse.

Au total, vous budgétez 258 emplois de plus que l’effectif actuel, qui a déjà augmenté de 97 agents rien qu’en 2018.

Est-ce que ces embauches de 2018-2019 sont simplement destinées à rattraper les dégâts qu’ont fait vos suppressions massives de postes de 2014 à 2016 ? Vous nous feriez payer la double peine, puisque vous budgétez encore 900 000 € d’indemnités chômage pour ces anciens agents qui n’ont toujours pas retrouvé de travail : certainement plus de 50 personnes que vous nous obligez à payer à ne rien faire, tandis que vous en embauchez d’autres en parallèle.

Alors vous pouvez parler de « Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences » et vanter vos capacités d’anticipation, vous comprendrez que personne n’y croie, même dans votre propre équipe municipale.

Quant à la gestion prévisionnelle des investissements. Vous nous avez annoncé le mois dernier deux plans pluriannuels : un plan général d’investissements, et un plan d’investissements spécifique pour rendre les bâtiments municipaux accessibles aux personnes à mobilité réduite. Les investissements, c’est fait pour durer une quarantaine d’années : vos plans auraient pu exprimer votre vision de l’avenir de notre ville. Malheureusement, sur le plan d’investissements « accessibilité », il va falloir attendre la fin de votre mandat, puisque en 2019, vous ne prévoyez que des études préalables. Et même ça : le mois dernier, vous annonciez 272000 € d’études pour l’an prochain ; tout à l’heure, dans l’exposé de Philippe Pierre, ils sont devenus 200000 €. Il vaut mieux ne pas être "à mobilité réduite" à Argenteuil.

Et le plan pluriannuel, difficile d'en voir la logique. Ce que nous en voyons, c’est, d’une part une nouvelle école éloignée des quartiers d’habitation et au coût faramineux ; d’autre part, une longue liste des dépenses destinées à remettre en état des équipements existants. Ces travaux de réhabilitation, pris un par un, sont légitimes et seront certainement utiles, ce n’est pas la question, mais en quoi, comment, préparent-ils l’avenir de la ville, mystère.

Remettre en état le bassin de 1969 du centre aquatique, alors que ce centre aquatique est éloigné de la majorité des collèges et des quartiers les plus denses, et alors que le sous-sol est un gruyère : est-ce le meilleur choix ? En quoi les études que vous avez faites cette année démontrent-elles que c’est la bonne solution ? Vous n’en avez publié aucune. A Engagés pour Argenteuil, nous aurions préféré un nouveau bassin sur le site SAGEM, vous avez refusé pour n’y mettre que des logements, hors site déjà réservé pour une école. Partout en France on cherche à regrouper les équipements qui demandent du chauffage et ceux qui demandent du froid, comme les piscines et les patinoires, pour économiser l’énergie ; vous avez préféré réinvestir sur les sites existants, ça prépare mal l’avenir.

Rénover les « dalles » de Georges Braque et Salvador Allende, très bien, mais comment cette rénovation ouvrira-t-elle le centre ville sur la Seine, ce que vous dites vouloir ; comment recréera-t-elle des circulations traversantes, comment luttera-t-elle contre l’enclavement ?

Refaire des rues, très bien. Mais à chaque endroit où on parle de la circulation, en comité de quartier ou ailleurs, on fait le même constat : les gens ont Waze. Les tactiques pour orienter la circulation vers quelques grandes rues ne marchent plus. La circulation diffuse maintenant dans toutes les rues grandes ou petites. Alors, quand nous refaisons des rues, comment est-ce que nous répondons à cette nouvelle façon de circuler en ville ? Par exemple, pour quand prévoyez-vous que la ville ait des feux tricolores « intelligents », qui s’adaptent à la circulation ? Nancy en a depuis 40 ans, est-ce qu’Argenteuil devra attendre le 22ème siècle ? Les trotinettes électriques se multiplient, les vélos électriques sont annoncés à Argenteuil : où vont-ils rouler ? Les voies de bus ne sont pas cyclables à Argenteuil, et les quelques bouts de pistes cyclables, faits comme ils sont, sont plus dangereux pour les cyclistes, que de rouler sur la route.

Certains croiront peut-être que j’ai été injuste, que vous avez au moins un grand projet, "qui tournera la ville vers la Seine en donnant un signal fort à l’entrée de la ville sous forme de multiplexe à 45 mètres de haut, qui apportera de nouveaux services aux Argenteuillais en garantissant aux associations l’accès à une nouvelle salle plus grande que Jean Vilar aux mêmes conditions qu’aujourd’hui"…

Mais non ! Votre avocat, et celui du promoteur Fiminco, nous expliquent à longueur de pages que ce n’est pas votre projet, que ce n’est pas non plus celui de votre prédécesseur, mais un projet purement privé, qui n’a aucune dimension de service au public, et que la location de la salle à la Municipalité qui elle-même la mettrait à disposition des associations, ne constitue qu’une pure hypothèse, rien de ce type n’ayant été conclu, contrairement à ce que M. Savry déclarait en réunion publique. Alors c'est logique, puisque c’est purement privé et que vous ne vous en mêlez pas, que vous n’ayez pas répondu, depuis 6 mois, à la demande de rendez-vous du comité Jean Vilar ou à la proposition de l’association ARBRES…

Pourtant, ce projet purement privé, vous espérez le concrétiser dès 2019, puisque vous prévoyez dans votre budget 7 millions 1/2 d’€ de ventes immobilières (j'ai demandé en Commission de quoi il s'agissait, mais pas de réponse, comme d'habitude), ce qui suggère que vous espérez vendre le terrain de Jean Vilar en 2019, et que nous pouvons craindre de premières désaffectations ou démolitions dès cette année. Alors sachez que si vous avancez d’un pas dans cette direction, vous nous trouverez contre vous (et "nous", c'est, je crois, 80 si ce n'est 90% des Argenteullais). Avec ou sans gilet jaune, vert, bleu, orange ou rouge. Non à toute privatisation de Jean Vilar. Non au bétonnage de l’île d’Argenteuil. Non au signal fort bouchant l’horizon et barrant la Seine. Oui à un autre projet vert et paysager, culturel et social, un projet authentiquement argenteuillais, que la Ville assumerait avec fierté comme le sien, un projet qui ouvrirait un avenir meilleur pour Argenteuil.

Je vous remercie."

Dans sa réponse aux différentes interventions, Xavier Péricat confirme le chiffre de "environ 200000 €" d'études sur le plan accessibilité, donc moins que la somme déjà ridicule annoncée il y a un mois.

"Monsieur le Maire me dit qu'il est bon d'arrêter là pour ne pas aller vers une heure tardive."

Aminata Badiane : "J'ai une question à poser, j'ai l'impression qu'on est en train de vendre tout le patrimoine. Qu'en est-il de ce que le Grand Paris avait promis de ramener à Argenteuil ?"

Le Maire lui répond qu'elle le saurait mieux si elle était venue plus souvent aux Conseils Municipaux (il me semble que non…).

Toute l'opposition vote contre. Aminata Badiane estime que, "ne comprenant pas", elle ne prendra pas part au vote.

3. Subventions aux associations sportives pour 2019

Enveloppe équivalente à celle de 2018, dit Marie-France Le Nagard. "L'Union Sportive Argenteuillaise" (mon club) "n'a pas été en mesure de fournir les bilans financiers", la Ville ne lui verse donc qu'une avance de 10000 € en attendant ses comptes.

Unanimité moins une personne qui ne participe pas au vote vu ses responsabilités dans l'une de ces associations.

Le Conseil continue ici !

mardi 25 septembre 2018

Conseil Municipal du 25 septembre 2018 : marchés, réseaux, médias…

Suite de ce Conseil riche en sujets ! (1, 2)

9. Délégation des marchés forains

La commission consultative des Services publics locaux s'est prononcée pour maintenir le principe d'une "délégation de service public" confiant l'exploitation des marchés à une société (actuellement Mandon).

Nous avons une année de procédure sur ce renouvellement !

Marie-José Cayzac, pour le groupe d'opposition, témoigne qu'à la commission citée, a été évoquée une augmentation de 5% (des coûts pour les commerçants), qu'on ne retrouve pas dans cette délibération.

Philippe Doucet confirme l'abstention : "on attend de voir ce qui en sortira".

Franck Debeaud "ne pense pas qu'il y ait eu concertation sur la friche Balzac (point 6 ici) : vous avez proposé un projet déjà acté.

Sur cette nouvelle délégation, elle est annoncée 'novatrice en matière de développement durable'. À ce titre je soumets deux propositions : abolition des sacs plastiques et nettoyage en fin de marché."

Georges Mothron : "vous avez écouté ? ça a été évoqué par le rapporteur." (très allusivement, si mon souvenir est bon).

Sur les 5%, Xavier Péricat pense que "Mme Cayzac confond avec le constat sur la délégation écoulée : dans la nouvelle consultation, les candidats feront leurs propositions."

10. Cofinancement des travaux sur le marché de la Colonie

Pierre Abrinas lit le rapport selon lequel "la Ville a fait de la redynamisation de ce marché une priorité" et décrit les travaux de réhabilitation faits cet été : 115 k€ à la charge de la ville + 54 k€ payés par Mandon.

J'estime que c'est un retour bien mérité après des années de négligence de Mandon vis-à-vis de ce marché. Unanimité.

11. Portes Ouvertes d'Ateliers d'Artistes : Argenteuil rejoint en 2018 cette manifestation annuelle de la Boucle Nord de Seine.

Françoise Inghelaëre la présente, et annonce 1000 € de mécénat du Crédit Mutuel du Parisis.

Franck Debeaud demande si le "Mai des Artistes", qui comprend aussi des portes ouvertes, est maintenu ? avec l'aspect festif qui se passe au Quatre.

Françoise Inghelaëre le confirme. Unanimité.

12. Interventions de la médiathèque Robert Desnos dans la salle de jeux de la pédiatrie à l'Hôpital d'Argenteuil

Cette action doit être pionnière et en annoncer, j'espère, bien d'autres similaires. Si de moins en moins de gens viennent aux livres et aux médiathèques, c'est aux livres et aux médiathèques d'aller vers eux. Déjà, la délibération prévoit une visite mensuelle d'un bibliothécaire, des contes, origami, etc.… et une évaluation en fin d'année. Espérons que l'évaluation constatera que cela aura été un grand succès, et conduira à passer à une intervention chaque semaine. Unanimité.

13. Récupération des données numérisées sur le réseau de gaz naturel auprès de GRT Gaz (partie réseau de l'ex-GDF) : unanimité.

14. Enfouissement des réseaux Orange rue Michel Carré à l'occasion de la construction de la nouvelle école du Val Notre-Dame (entre la rue Michel Carré et la rue Henri Barbusse). Unanimité.

15. "Contrat Local d'Accompagnement à la Scolarité" (CLAS) : délibération annuelle, rappelle Fatima Amarir. 6 associations et 4 services municipaux suivent 600 élèves, 41% en primaire, environ 50% collégiens, les autres lycéens. La Ville finance près de 31%. L'association Trait d'Union n'a pas souhaité candidater et est remplacée par une autre.

600 inscrits mais quelle participation effective jusqu'à la fin de l'année ? J'ai posé la question plusieurs fois lors de commissions et conseils, j'attends toujours la réponse.

Le document que nous devons approuver parle de :

  • innovation pédagogique
  • action, travaux pratiques
  • numérique

C'est ce qui est écrit : est-ce que c'est fait ? avec quels partenaires spécialisés, que ce soit La Main à la Pâte… ou d'autres ? Ça me semble nécessaire pour accrocher et faire persévérer les élèves qui ont du mal avec l'école, les exercices scolaires. C'est à eux que les CLAS sont en priorité destinés, c'est à eux qu'il faut donner envie de venir et de revenir toute l'année. Je ne vois aucun signe concret que c'est bien ce qui est fait.

Je m'abstiendrai donc sur cette délibération.

Pour Fatima Amarir, "les élèves ne sont pas enfermés dans une salle pendant les CLAS : c'est de l'éveil à la culture et à l'art. Quant à la participation… nous avons des livrets de suivi de chaque enfant. Je vous donnerai l'an prochain une présentation détaillée du dispositif."

Georges Mothron estime que "les CLAS sont très diversifiés et riches en expérience et en sauvetage, si je puis dire, d'un certain nombre de jeunes."

16. Convention (annuelle) pour la manifestation Savante Banlieue, sur le campus de Paris 13 : unanimité. Marie-José Cayzac regrette que le Conseil Municipal soit depuis quelques minutes, inaudible sur Internet. Fatima Amarir : "je suis déçue !"

17. L'ESAT La Montagne (Cormeilles-en-Parisis), qui accueille des enfants et jeunes avec autisme, tiendra le bar du Figuier Blanc : L'ESAT d'Argenteuil, précise Philippe Métézeau, "ne propose pas ce genre de service." "Snack salé, pâtisseries, mini-quiches ou boissons sans alcool, et divers consommables comme des bonbons." Philippe Métézeau mentionne au passage que la Ville compte plus de 8% de travailleurs handicapés, au-dessus du seuil de 6% requis par la loi.

Christine Robion trouve l'idée très bonne, et invite à demander aux gens de "ne pas manger dans les très belles salles de spectacle, dont la moquette est très dégradée." Unanimité.

18. Ateliers de percussions pour enfants autistes dans le bâtiment des Éperons, utilisé par l'École de musique au Val Nord : présentation par Khaled El Haddad. Les ateliers sont organisés par l'association argenteuillaise Écoute Parents Enfants Autistes.

Fatima Amarir précise que l'association accueille 24 enfants ; en réponse à une question posée hier en commission par Fabien Bénédic. Unanimité.

19. Tarif de 2€ pour 3h dans le parking Indigo PVC pour les spectateurs du Figuier Blanc, pour le cinéma et le spectacle, selon la délibération d'octobre 2017 ; prise d'effet au 1er octobre 2018.

Franck Debeaud analyse la convention et estime qu'elle n'est pas à l'avantage de la Mairie. Il rappelle avoir commencé, avant le retrait de sa délégation d'adjoint à la Culture, sur le jalonnement et l'était du parking. "Sur le jalonnement, rien n'a été fait. Et où en est le projet d'ascenseur entre le parking et le mail des Enfants d'Izieu.

Je suis passé hier constater l'état de ce parking : extincteurs et panneau incendie sont absents, ils ont été arrachés ; les détritus jonchent le sol, les escaliers aussi."

Fabien Bénédic précise que "le parking est gratuit… puisque la barrière est cassée tous les jours ! On vote des tarifications, mais…"

Georges Mothron confirme être lui-même "sorti sans payer ! La barrière est recassée à chaque fois par une bande de dealers que nous connaissons tous… pas comme clients. On rit sans rire. On essaye de faire une task force. ça amène la saleté que vous connaissez aussi. Je prends acte de ces contributions."

Philippe Doucet "ne veut pas être désagréable : Indigo a une DSP, des obligations contractuelles ! Le dimanche, jour du marché Héloïse, ils ont mis quelqu'un (à la barrière) ! Donc, quand on veut, on peut ! Quand on met une DSP, on la contrôle ! Les bretelles, ça se remonte !"

Ici une photo du parking PVC le 24 février 2018

PVC_24fev2018.jpg

Je suis déjà intervenu au précédent Conseil pour souligner que la priorité, c'est de nettoyer, aménager, sécuriser, flécher. Et ça ne coûtera pas cher. Afficher que c'est un "parking gardé", s'il l'était vraiment, serait déjà une publicité.

Unanimité tout de même.

20. Tarification des parkings autour de la gare du Val., de la mosquée à Fernand Léger. Les parkings ont été rénovés, rappelle Gilles Savry.

Parking_Gare_Val_5juil2018.jpg

Vue des travaux en cours, 5 juillet 2018.

Ils sont "saturés dès 7h30 du matin. Une étude a montré que plus de 70% des personnes venaient de l'extérieur du quartier. Le parking Montesquieu, de l'autre côté, propose 600 places à 2 pas de la gare, il doit être utilisé. Avoir un parking de gare gratuit est assez unique. Nous allons mettre, non pas des barrières, mais des horodateurs. Avec une gratuité temporaire pour les événements de la Ville ou en cas de pollution. À l'instar de ce qui est fait en zone verte en centre ville, on pourra stationner toute la journée (stationnement payant de 9h à 19h, soit 10 heures pour 8€). Un forfait à 12€ sera proposé pour les seuls Argenteuillais. Ceux qui veulent laisser leur voiture là en permanence devront payer les 12 € (par mois)."

Philippe Doucet : "les questions de stationnement ne sont jamais simples. Nous ne croyons pas à un transfert de ces parkings vers Montesquieu (Val Sud), qui est dans l'Argenteuil dense. Entre les habitants des Coteaux, les gens qui vont à la mosquée, à la halle des sports etc., on vous dit bon courage. On votera contre. On fera le calcul de votre nombre de tarifs et de règlements."

Georges Mothron : "on tirera les conclusions en fin d'année sur ce qui a été fait en centre ville. La rotation est meilleure sur Gabriel Péri. Mais on voit encore quelques doubles files à quelques mètres d'une place vide."

Franck Debeaud : " 'On va vous faire payer' aurait dû être votre slogan de campagne. Vous aviez annoncé des zones bleues, vous faites l'inverse. Vous voulez réguler le parking mais n'arrivez pas à réguler le stationnement en pleine rue sur Romain Rolland. Il faut 30 minutes des Coteaux à la gare en bus. Vous n'avez pas prévu de dépose minute devant la halle des sports… les parents vous disent merci. Merci aussi pour l'arrachage de 24 arbres le long du boulevard de la Résistance !"

Pour moi le principe est acceptable (12 € / mois) mais ne résout pas le problème de ce parking : les voitures ventouse…

Ici une photo du parking à 22h45 (le 11 janvier 2017), alors que la grande majorité des usagers du train sont certainement rentrés chez eux.

Parking_Gare_Val_11jan2017_22h45.jpg

… désormais légalisées moyennant 12 € par mois. Une zone bleue (de longue durée) serait une bonne solution. Je vote contre, comme Franck Debeaud et le groupe TFdEA.

23. Subventions exceptionnelles aux associations sportives : 2000 à 3000 € pour différents raisons explicitées ; et le versement du solde de la subvention prévue pour l'Union Sportive Argenteuillaise, qui avait été suspendue suite à un litige sur la gestion de la section judo. Unanimité. (Fatima Amarir ne participe pas au vote, comme de coutume en principe pour les conseillers ayant des responsabilités dans une association concernée).

24. 300 € pour l'association "Cœur 2 rue" créée par "3 jeunes filles d'Argenteuil". Unanimité.

25. Tarification des séjours solidaires de 2 semaines, de jeunes de 11 à 17 ans dans des pays d'Afrique (Maroc, Algérie, Sénégal) : unanimité moins une abstention, la mienne : je ne trouve pas clairs le coût pour la Ville, le nombre de jeunes, la nature du projet.

26. Règlement intérieur du centre aquatique : suite à l'ouverture d'une activité municipale de plongée, nous sommes passés à 30 plongeurs maximum en même temps dont 15 dans l'eau. Nous autorisons les enfants non accompagnés à partir de 10 ans et non plus 12 ; l'aquafitness à partir de 16 ans (mineurs accompagnés d'une personne majeure), au lieu de 18 ans ; le toboggan à partir de 6 ans au lieu de 8.

Franck Debeaud demande si les enfants accompagnés pourraient accéder au jacuzzi ? Marie-France Le Nagard répond que "ce n'est pas une activité conseillée pour les enfants".

Unanimité.

27. Recours du Centre Municipal de Santé au cabinet d'imagerie Rives de Seine : sa table de radiologie argentique est vieillissante, souvent en panne et de moins en moins utilisée, les médecins préférant des IRM. Le centre Irène Lézine est mieux équipé mais loin du centre. Le départ d'une manipulatrice et d'un médecin nous incite à fermer cette activité à Fernand Goulène et d'orienter les patients du centre ville vers le cabinet privé Rives de Seine, où les bénéficiaires de la CMU seront accueillis.

Le groupe TFdEA vote contre, s'opposant à cette fermeture de l'activité radio à Fernand Goulène. "Un transfert de plus", "les centres de santé se vident de leur substantifique moelle", dit Marie-José Cayzac : "on est extrêmement inquiets".

Je m'abstiens, regrettant aussi cette fermeture,… tout en pensant que sur l'imagerie, il est difficile de maintenir ou rétablir sur la Ville 2 équipements municipaux aux standards actuels.

28. Vacation de rhumatologie au Centre Municipal de Santé, par un spécialiste de l'Hôpital d'Argenteuil : unanimité.

29. Groupement de commandes pour l'assurance IARD : ce sera le Centre de Gestion de la grande couronne qui s'en chargera. Il y a d'ailleurs paraît-il peu de concurrence, voire un quasi-monopole de la SMACL.

30. Centrale d'achat du SIPPEREC : "recourir à la centrale d'achats nous dispense des procédures de marchés publics". Avec le groupe d'opposition, je pense que la Ville a, sur les sujets concernés (énergie, télécommunications, internet, mobilité…) des compétences qu'il serait bon de mieux utiliser. En particulier, en gérant en direct les commandes sur ces sujets. Nous votons donc contre cette délégation au SIPPEREC.

31. Extension du RIFSEEP, donc de la "prime de présentéisme", aux personnels des médiathèques : l'opposition dont moi-même vote contre, comme elle avait voté contre ce régime d'indemnités.

32. Instauration d'un règlement des formations continues des agents de la Ville. Pierre Abrinas le présente. En Commission, j'avais estimé ce règlement pas mûr du tout — copié-collé assemblé de divers documents — et j'avais conseillé à la majorité de le remettre sur le métier. Ce n'est pas le cas. Avec le groupe d'opposition, je m'abstiens.

33. Remplacement de Mickaël Camilleri dans différentes instances où il siégeait.

Restent les décisions du Maire, dont une renégociation d'emprunt.

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