par Frédéric Lefebvre-Naré

Pour le projet « Cap Héloïse » sur le site de Jean Vilar, la semaine du 12 février a été mouvementée.

Mercredi 14, le comité Jean Vilar organisait une réunion publique : « sur Jean Vilar, qu’est-ce qui se prépare ? » ; 91 personnes y ont pris part. Elles ont vivement insisté pour un référendum local sur le projet.

Nous l’avons déjà demandé au Maire. Plusieurs habitants l’y ont appelé lors des réunions de quartier.

Mardi 13, le Maire publiait un communiqué. Son titre : « Toujours à l’écoute des Argenteuillais ». Le Maire demande au promoteur « des modifications substantielles pour tenir compte des préoccupations des habitants ».

Mais jeudi 15, le Maire et le promoteur défendaient ensemble, à la Commission Nationale d’Aménagement Commercial, leur projet de créer, sur ce terrain de Jean Vilar, un second centre commercial à 450 mètres de Côté Seine. L’idée apparaît absurde à toutes les personnes qui nous en ont parlé, et à celles qui se sont exprimées sur le sujet en réunions publiques. Le Maire les a-t-il écoutées ?

Les modifications citées par le Maire ne sont que deux.

D’une part, réduire la hauteur du multiplexe, donc le nombre de salles. Sur ce point, il a entendu les protestations.

D’autre part, le Maire veut apporter « une réponse satisfaisante à la qualité architecturale des logements » : cela signifie sans doute que les immeubles prévus par le promoteur étaient de mauvaise qualité architecturale. Cela expliquerait pourquoi ils n’ont pas été présentés lors des réunions publiques. Si bien que les habitants ne sont pas intervenus à leur sujet ! Le Maire les a entendus tout de même.

Ce que demandent les Argenteuillais·es, c’est de retrouver en bord de Seine un cadre vert, paysagé, propice aux activités de plein air comme aux fêtes ou aux spectacles en salle. Retrouver de « magnifiques promenades » comme celles immortalisées par Claude Monet. Trouver dans tout le centre ville un commerce vivant, qui tire parti des investissements passés dans Côté Seine, de la desserte de la gare, du vaste espace de Gabriel Péri, et du charme de PVC, l’ancienne Grand’Rue.

Monsieur le Maire, n’écoutez pas les Argenteuillais·es au tiers ou au quart. Demandez-leur s’ils souhaitent voir empilés, à la place de Jean Vilar, 160 logements, un centre commercial, un multiplexe, une salle de spectacles privée et 2 étages de parkings aériens. Organisez ce référendum.