par Frédéric Lefebvre-Naré

Le boulevard Héloïse, plus précisément la partie qui longe Jean Vilar et le parc des Berges, c'était jadis le port d'Argenteuil. Port de pêche ? Surtout de commerce vers Paris ou Rouen ; Argenteuil exportait même du plâtre en Angleterre.

Le port a disparu, ou est passé de l'autre côté du fleuve, comme chacun(e) aura pu le constater :-) …

Mais la ville s'est organisée autour de l'ancien port. Ses quartiers en amphithéâtre, ses départementales, ses flux de voitures ou de bus… Tout converge — à l'exception du chemin de fer venu s'ajouter, non loin, au XIXème siècle — vers le même point, celui du pont d'Argenteuil actuel. C'est par lui qu'on découvre Argenteuil.

La fresque de Pignon en est le premier visage et le premier regard.

Y a-t-il un point d'Argenteuil qu'il soit plus nécessaire de garder sous maîtrise complète de la commune, de la communauté des citoyens ? Y a-t-il un endroit moins privatisable ?

C'est doublement fou de le vendre au privé : c'est fou parce que l'île reste un de nos trésors paysagers, et c'est fou parce que c'est la porte d'entrée à Argenteuil.

Rénovons Jean Vilar, comme salle des fêtes publique, pour les Argenteuillais et leurs voisins !