par Bernard Rols

Dans quelques jours, nous commémorerons dans chaque commune française, devant chaque monument aux morts, le 100ème anniversaire de l’armistice de la première Guerre Mondiale.

1 400 000 soldats français sont morts sur les champs de bataille pendant les 4 années qu’a duré ce conflit (08/1914 – 11/1918).

Les premiers combats en août 1914 ont fait dans l'armée française 80 000 morts, dont 22 à 25 000 morts pour la seule journée du 22 août.

La bataille de Verdun du 21 février au 18 décembre 1916, 10 mois de combats en continu, a tué 163 000 de nos soldats.

Pour les anciennes générations, c’est le souvenir poignant d’un père, d’un grand-père qui racontait sa guerre, la souffrance endurée au quotidien dans sa tranchée, la mort continuellement présente.

Enfant, mon grand-père me réveillait en clamant « debout les morts ! »

J’en sus, plus âgé, la signification pour tous les poilus : se donner le courage pour sortir de sa tranchée, l’ordre de l’assaut donné, sachant que 50 à 80 % d’entre eux ne reviendraient pas ou seraient blessés.

Le déclenchement de cette guerre était la conséquence de nationalismes exacerbés en Europe.

Cette guerre, que les citoyens de l’époque voulaient être la « der des ders » (la toute dernière), pourrait-elle reprendre sous la poussée actuelle, en Europe et de par le Monde, du populisme et des nationalismes, sur le principe des mêmes causes, mêmes effets ?

Je ne le pense pas, car jamais notre société actuelle n’accepterait et ne supporterait le sacrifice de si lourdes pertes parmi sa jeunesse.

Serons-nous nombreux dimanche prochain pour commémorer la fin de cette guerre au passé désormais lointain, après le décès des derniers "poilus" survivants ?

Nous héritons génération après génération, du devoir national de mémoire envers ces hommes qui se sont sacrifiés pour notre patrie.

Engagés pour Argenteuil invite les jeunes générations qui ne connaissent cette guerre qu’à travers les livres d’histoire et les documentaires, à remplir ensemble, le 11 novembre 2018, ce devoir de mémoire, aux côtés des plus anciens : rendez-vous à 10 heures devant l’Hôtel de Ville.