Blog d'Engagés pour Argenteuil

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 17 avril 2019

Conseil Municipal du 17 avril 2019 : le live, 4. commerce et vie sociale

par Frédéric Lefebvre-Naré

4ème et dernier billet sur ce Conseil (1. Hôpital, 2. Comptes et bilans, 3. Urbanisme).

14 Concours sur le "commerce connecté" pour les "rencontres métropolitaines du commerce connecté" : un concours espérant des projets "innovants", mais sans objectif précis.

Philippe Doucet parle de "séquence humour de la soirée, vu l'état du commerce. Une délibération totalement vide. Pas de nouvelle de l'appel à projets food truck. Pas de nouvelle de l'appel à projets sur Silicon Banlieue - que vous avez fermé, vous avez même liquidé l'association que vous aviez mise au 1er étage. Les petites plantes qu'on avait installées, vous avez réussi à les faire mourir. Il vous reste à faire un appel à projets pour avoir des projets."

Fatima Amarir répond sur le cas de Silicon Banlieue / les Bains douches : "d'ici peu, vous aurez connaissance du projet qui sera monté ; je souhaiterais aussi que l'on ait au prochain Conseil Municipal une présentation du Conseil économique d'Argenteuil, et du travail qu'on fait pour rattraper les années de retard." Le maire l'accepte "volontiers".

Je m'abstiens pour la même raison que le groupe TFdEA (de même que Franck Debeaud) : appel à projets inconsistant.

15 Préemption du fonds de commerce "Fromage et saveurs" avenue Gabriel Péri : Georges Mothron revient sur les difficultés des commerces installés avec, selon lui, trop d'aides de la municipalité précédente. Le propriétaire, qui est aussi celui de la crêperie, a reçu une proposition pour une fromagerie hallal. Le maire estime qu'il y a trop de commerces hallal, il veut un commerce "traditionnel et pas un commerce à vocation religieuse".

Philippe Doucet : "vous nous voyez ravis. Vous nous expliquiez, quand vous étiez en responsabilité, que la préemption commerciale c'était pas bien du tout… Comme quoi ! Le péché originel, c'est le refus de préempter la boucherie Bernard. Dans la semaine de la fermeture, le fromager a perdu 40% de son chiffre d'affaires.

Vous avez une vision du commerce : un Stock Meubles en 2007 dont nous avons mis 5 ans à sortir, un Déstockage alimentaire depuis quelques mois, maintenant un Déstockage de vêtements… Nous, on croit au commerce de bouche de qualité ; il est temps que le massacre s'arrête."

Je suis très gêné que le seul caractère "hallal" soit présenté comme une raison de refuser un commerce. Mais je trouve bienvenu que la Ville ait la maîtrise de ce fonds de commerce et puisse faire un choix entre différentes propositions, je vote donc pour (et il y a unanimité).

16 Modification de garantie sur un emprunt Logirep réaménagé : unanimité.

17. Attribution de subventions à des associations au titre d'actions programmées pour le Contrat de Ville : Nadir Slifi souligne que "les porteurs d'actions ont pu bénéficier de l'accompagnement des services, utile sachant qu'il y a eu un changement du portail". La programmation porte sur 83 actions (73 l'an dernier) d'un montant total de 3 M€. Elle se fait en concertation avec les services de l'État. Les services de la Ville eux-mêmes obtiennent environ 130000 € sauf erreur de ma part.

Céline Charaix indique, en réponse à ma question en commission, que 43000 "heures d'insertion" ont pu être réalisées sur 49 marchés publics l'an dernier, "ça a permis d'accompagner 200 bénéficiaires dont 56 hors QPV" (quartiers prioritaires de la politique de la Ville).

J'indique que je m'abstiendrai, la concertation avec les habitants eux-mêmes, avec un unique Conseil citoyen au lieu de 8, étant insuffisante.

Nadir Slifi rappelle que la Ville a créé un seul Conseil citoyen pour les 8 quartiers "politique de la Ville" ; il a 22 participants élus (par qui ?) ; il est accompagné et formé par les services de la politique de la Ville, pour leur faire comprendre ce qu'est la politique de la Ville (sic : est-ce le sujet ?). Ils participent aux diagnostics en marchant, donnent leur avis sur la programmation…

(J'ai demandé tout à l'heure combien d'habitants, hors acteurs associatifs, participaient actuellement : pas de réponse là-dessus).

Unanimité moins trois abstentions, dont celle de Franck Debeaud et la mienne, je n'ai pas vu la troisième.

18. Modification du règlement intérieur périscolaire et extrascolaire

Philippe Vasseur, adjoint au maire chargé des écoles, évoque l'accueil des élèves l'après-midi dans les maternelles, qui posera des problèmes de dortoirs si l'effectif augmente.

Par ailleurs, le nouveau règlement simplifie, dit-il, les annulations, et assouplit le délai pour fournir un certificat médical en cas de maladie.

Fabien Bénédic "fera court", après la discussion détaillée en commission : le groupe TFdEA vote contre en raison des grilles de sanctions maintenues, comme dans les éditions précédentes. Je m'abstiens de même que Franck Debeaud.

19. Tarifs des activités culturelles

Françoise Inghelaëre annonce des simplifications et une "tarification plus attractive aux détenteurs du Pass'Cave". Arrivée de gobelets consignés à 1€, pour le bar, et d'un vestiaire à 1€. Un tarif est créé pour les retransmissions en direct d'opéras et spectacle vivant. Le "Pass'Jeune" devient gratuit pour les Argenteuillais, sur justificatif.

Je vote pour, ça me semble cohérent. Mais le Maire classe toute l'opposition en "abstentions".

20. Règlement intérieur du Conservatoire

Double changement dans la gestion des absences !

Absence de l'élève, qu'il se soit excusé ou non (et sauf certificat médical de l'incapacité à suivre le cours) : exclusion à la 9ème absence.

Absence d'enseignant pour 8 à 11 cours "annulés ou consécutifs" (sic) : réduction de la facture à régler par l'élève ou sa famille, à hauteur de 1 trimestre sur les 3.

Par ailleurs, les sujets mis au "conseil pédagogique" (instance de concertation) sont élargis.

Renée Karcher : "Les enfants de la classe Formation musicale de 2ème cycle ont commencé leur cours une semaine avant la Toussaint, le choeur adulte longuement sans maître de choeur vous a envoyé une lettre restée sans réponse. Une année avec 11 semaines de cours en moins est une année perdue, qu'il faudrait rembourser intégralement. Nous préférerions des cours suivis, qu'un remboursement ! Enfin, un grand portail a été installé, mais le portail à côté n'est pas fermé à clé."

Georges Mothron : "Je suis assidu à toutes les AG du Conservatoire, ces suggestions ont été évoquées à la dernière AG, à laquelle vous n'aviez pu être présente, c'est là que j'ai répondu à la lettre."

Toute l'opposition s'abstient. Moi parce que cette nouvelle formule de gestion des absences me semble conduire à une future n-ième modification de règlement intérieur dans les prochaines mois. Il est particulièrement étrange qu'on ne fasse plus de différence entre absences excusées ou non. Ça inciterait à ne plus prévenir… mais à aller chercher des certificats médicaux après coup.

21. Adhésion de la Ville à "l'Association régionale des Cités jardins" et aux "Neuf de Transilie" (réseau de musées locaux), pour 2000 € + 300 € de cotisations : unanimité

Franck Debeaud note que dans le Conseil de territoire de juin 2018, le PLU a été modifié pour alléger les obligations sur la cité jardin du Marais, "potentiellement la défigurer" : "on s'y perd".

22. Convention avec le CIDFF et le Planning Familial 95 (droits des femmes)

Nous avons reçu en commission des rapports, certes très succincts, de l'activité de ces deux structures : c'est un progrès ! (qui m'incite à voter pour).

Le Planning Familial organiserait 4 fois dans l'année un groupe de parole, et 6 formations d'une journée.

Le CIDFF accueille les victimes de violences familiales, et indique avoir en moyenne 5 demandes juridiques par femme qui le consulte.

Philippe Métézeau indique que la Maison "des Femmes" reçoit aussi les hommes ou enfants qui se présentent, victimes de violences.

Renée Karcher regrette la légèreté des rapports, "risible si le sujet n'était pas aussi grave". Elle rappelle les actions du mandat précédent sur la Maison des Femmes. "Déjà 37 femmes sont mortes en 2019 sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. Les actions que vous prévoyez, c'est trop peu."

Franck Debeaud revient sur la "création d'une maison des familles" prévue par la liste de Georges Mothron en 2014, et annonce qu'il s'abstiendra.

Philippe Métézeau propose un rapport d'activité de la Maison des Femmes, qui va bien au-delà de ces deux associations, dans une prochaine réunion de la commission Action sociale.

Finalement, le groupe TFdEA s'abstient.

23. Autorisation de recruter des contractuels en catégorie A : x-ième délibération parce que la Préfecture est très regardante sur leur rédaction. Je vote à chaque fois pour (et le groupe TFdEA s'abstient).

24. Subvention exceptionnelle de 500 € pour l'association de futsal du lycée Cognacq-Jay qui participe à un championnat de France UNSS à Nice.

M. Franck Debeaud rappelle sa question sur les 9 véhicules cédés : le Maire annonce qu'il y répondra, conformément au règlement du Conseil municipal.

Fini avant minuit !

jeudi 1 février 2018

Réunion de quartier Centre Ville sur le site de Jean Vilar ;-)

par Frédéric Lefebvre-Naré

Voici la dernière réunion du cycle des 6 quartiers. Environ 120 personnes présentes (140 à 20h20) (environ 200 à 20h45).

Le Maire se réjouit de la "riche idée" qu'a eu le Grand Paris avec son appel à projets.

À la tribune, avec le maire Georges Mothron (GM), l'adjoint à l'Urbanisme Gilles Savry (GS), l'adjoint chargé du quartier Boualem Meziane, et Jean Duplay, du cabinet du Maire, ancien élu. Dans la salle, Alain Leikine, ancien adjoint à l'Économie et président du Conseil économique d'Argenteuil (CEA) institué par la Municipalité.

Gilles Savry annonce une réunion de quartier spéciale "Cadre de vie" le 20 mars.

Gilles Savry va présenter les trois projets en bord de Seine… Les participants approuvent la riche idée de déplacer l'écran sur l'estrade afin que l'on y voie ! "Très bien ! Bravo !"

reunion_centre_ville_1fev2018.jpg

Je ne reprendrai pas le contenu de la présentation : voir réunion des Coteaux.


Sur le projet "Argenteuil Littoral" le long des voies ferrées, Gilles Savry souligne que le projet sera affiné dans un délai de 18 mois, mais tel qu'il est présenté avec sa nature et sa surface, 23000 m2 de plancher.

Alain Leikine enchaîne avec des éléments sur les grandes entreprises implantées à Argenteuil et "qui font l'objet de questionnements dans la presse". Le CEA "a permis de donner une crédibilité à ce qu'on fait, pour définir ce que pouvait être un projet économique dans un territoire urbain : les villes concurrentes grignotent la campagne, nous sommes à peu près les seuls à reconstituer un tissu économique intra muros." Le programme Argenteuil Littoral sera "évolutif, les locaux s'adapteront au type d'entreprises qu'on pourra attirer, start-ups, laboratoires. Nous avons déjà des touches, même si la confiance dans le territoire n'est pas totalement rétablie en 18 mois - 2 ans."

"Si nous avons souhaité un hôtel à cet endroit-là et un autre sur les quais de Seine, c'est qu'il y avait un déficit considérable pour le tourisme d'affaires, pour permettre à nos entreprises de recevoir les délégations étrangères. Givaudan en reçoit tous les jours. Nouvelle extrêmement encourageante : un groupe (hôtelier) de renommée internationale a donné son accord."

"Le parc de la gare n'a pas bougé depuis 40 ans au moins : tous les industriels réfléchissent. Semperit a fermé. Nous sommes en discussion sur l'évolution d'Otis. Ils n'ont pas acté leur départ, contrairement à ce qui a été dit dans la presse, mais nous devons répondre au besoin de locaux modernes pour ce type d'entreprises. Nous devons le faire dans les délais : ces entreprises ont un agenda, si nous n'y sommes pas, elles s'en vont."

"Chez Dassault, c'est une difficulté : les syndicats eux-mêmes fort une publicité pour dire 'on peut s'en aller !' Ce n'est pas du tout notre volonté…"

"Le projet que nous avons est en cohérence avec les 3 parcs de la gare, du quai de Bezons et du Val d'Argent".

1. Question d'un riverain, Stéphane, membre du comité En Marche ! d'Argenteuil : "Quid de l'avenir de ce projet si la métropole du Grand Paris est redéfinie ? Ce n'est clair pour personne. Quid du bruit des trains qui vont passer, par rapport aux logements qui seraient juste à côté ?"

GM confirme les interrogations sur la Métropole, mais "ce projet est un projet privé, la Métropole a été facilitateur, instigateur, maintenant le jeu ira jusqu'au bout. Vous avez annoncé votre couleur politique, je n'ai pas annoncé la mienne, mais puisque c'est votre couleur, on dirait que le Président de la République doit avoir des indications à vous donner."

"J'encourage le Président à éliminer certaines couches de l'organisation du territoire… Les atermoiements actuels éloignent les investisseurs, que nous devrions attirer au moment du Brexit. La décision qui devait être prise en octobre est sans cesse reportée…"

GS précise qu'il n'y aura pas de logements dans ce projet. Pour les bureaux, "il y a des normes d'isolation acoustique très précises."

2. Un participant dit "on m'a fait part d'expropriations. Y en aura-t-il ?"

GM : la Métropole a tiré les leçons de l'appel à projets similaire "Inventons Paris", où certains terrains mis en concours n'étaient pas libres. Dans cet appel à projets-ci, les villes devaient proposer des terrains immédiatement disponibles. On a enfin décidé la SNCF à ce qu'elle puisse bénéficier… d'une nouvelle entrée de gare côté Orgemont Colonie (en fait Larris). Donc, pas d'expropriation.

GS : "le projet de la tangentielle Nord SNCF; lui, implique des expropriations."

3. Un habitant demande de revenir à la photo "avec vue sur les toits" : "y a-t-il un projet sur les toits en tôle à récupérer ? Un 4* avec vue sur les toits en tôle, ça enlèverait des étoiles…"

GM : "GS disait tout à l'heure que c'était un territoire en pleine mutation… Le terrain Givaudan a été complètement revu et corrigé. Quand j'y travaillais, c'était une usine de chimie ; il n'y a plus que des nez et de la recherche, dans un cadre verdoyant, très sympathique. Vue la fermeture de Semperit, on va jouer le rôle de facilitateur. Otis n'utilise qu'une faible partie de ses locaux actuelles, d'une usine qui est d'ailleurs très belle, avec sa charpente (métallique). Givaudan tient à s'élargir, a des projets d'agrandissement et d'embauche de plusieurs centaines de personnes, c'est ce qu'ils nous ont dit il y a peu de temps."

L'habitant : "et Flexibox, l'ancienne usine à plumes ?"

GM : "c'était Rhône-Poulenc, qui a ensuite vendu à un gros exportateur de plume d'oie (Topiol), qui a été très concurrencé par la Chine, est parti ailleurs en vendant à Flexibox."

"Les services techniques de la Ville sont en bord de Seine (sous le musée) avec un spectacle qui n'est pas des meilleurs."

4. Bernard Charpentier : "ce serait un point idyllique à partir du moment où la tangentielle (Nord SNCF) y passerait ! mais la Déclaration d'Utilité Publique expire en mai 2018. La partie centrale (Epinay-Le Bourget) a été faite, on a mis de l'argent dans les TGV et autres, c'est quand même pas normal" qu'elle ne se fasse pas, "s'il y a un projet qui a un sens, c'est bien celui-là."

GM : "Vous avez des cheveux encore plus blancs que les miens. J'en entends parler depuis tout petit", de cette "ligne de fret, depuis 107 ans. Je ne suis pas sûr qu'on en voie le bout. Pourquoi ? C'est navrant pour les gens, des propriétaires d'Argenteuil, je les connais, qui se sont vu frapper à la porte par la SNCF ces dernières années, 'vous êtes expropriables, il faut que vous disparaissiez dans les mois qui viennent', surtout rue Claude Monet, voire rue Louis Lhérault. C'et dommage d'avoir pris des gens en otage."

"Le Grand Paris Express, qui est une excellente idée, mettra Paris au même niveau que d'autres métropoles mondiales, on est en train de s'apercevoir que ça coûte le double de ce qui était prévu. Des experts ont commencé par nous dire qu'il fallait 20 tunneliers, et qu'il n'y en a pas 20 disponibles sur l'Europe aujourd'hui. Personne n'a réfléchi avant ? … Et on nous dit aussi qu'on n'a pas les personnels formés pour suivre ces tunneliers ! Je ne crois plus aux délais. C'est quelque chose d'avenir. Mais le Grand Paris Express risque forcément de se faire au détriment d'opérations comme la Tangentielle. C'est pour ça que je vous dis que c'est une prise d'otages. Des maisons ont été murées, des maisons ont été détruites."

"Le Transport en Commun en Site Propre au pont de Bezons, lui, a été budgété, l'argent a été provisionné". (! ça fera plaisir aux tenants de l'annualité budgétaire.)

5. Une habitante a "une question très terre à terre : la rue des Charretiers va être aménagée, qu'en est-il de la rue de la Voie des Bans, qui n'est pas vraiment à double sens, puisqu'il y a une priorité pour passer sous la voie ferrée ?"

GM : "Il y a 2 arches : l'ancienne très peu large, la nouvelle ajoutée quand on a doublé le pont ferroviaire sur la Seine. Il faudra que l'arche large soit étendue à l'ancien pont.".


GM : "je vais introduire le débat, ou la présentation. Il s'agit du projet de l'île Héloïse. Ça fait couler beaucoup d'encre, pas mal de salive, mais c'est bien ! Je suis né dans le centre ville. Je l'ai vu dans un état et je l'ai poursuivi dans d'autres états. J'ai vu un commerce florissant perdre de la diversité et de la qualité. Pourquoi ? Parce que la décision avait été prise de ne pas tolérer d'hypermarché à Argenteuil. Ils se sont installés à la périphérie. Il y a eu une évasion très importante de la chalandise. La Ville a réagi sur Carême-Prenant, où il y avait encore des vestiges des bombardements de la dernière guerre. Mes prédécesseurs ont lancé le projet de centre commercial (Coté Seine actuel). Les investisseurs ont bien voulu venir si c'était la Ville qui investissait dans le parking : c'était le seul moyen d'avoir une tête d'affiche, Casino, qui a été le seul à bien vouloir investir. Le malheur, ça s'est fait dans un îlot avec très peu de perméabilité vers le centre ville." (tout de même bien plus près que Jean Vilar !).

"Les gens viennent en voiture et repartent en voiture sans s'intéresser au centre ville. Nos concurrents, nos villes amies et voisines, ont continué de construire des possibilités commerciales. On a remis à jour une enquête qui avait été faite pour mon prédécesseur il y a 3 ans." Chiffres sur l'évasion commerciale :

histogramme_evasion.jpg

"Argenteuil a toujours été une ville très marquée par le cinéma, il y avait des cinémas de quartier, au-delà des deux cinémas de centre-ville, le Majestic et le Lutetia, devenus ensuite Alpha et Gamma. Où vont les jeunes ? À Villeneuve-la-Garenne, La Défense, Conflans-Sainte-Honorine, Épinay. Philippe Doucet (maire de 2008 à 2014) avait raison, c'est rare que je dise ça, de vouloir cette offre cinématographique à Argenteuil."

"Je vais laisser la parole à GS, parce que j'ai déjà beaucoup chapeauté le projet."

"Si on ne va pas jusque là, on va perdre de manière définitive la possibilité pour Argenteuil de se développer."

GS fait la présentation.

"Ce projet, au contraire de ceux renfermés sur eux-mêmes comme Qwartz, se veut extérieur. Le long du pont on a un accès sur la gauche du cinéma, donnant sur une terrasse qui aura vue sur la Seine, sur la 4 voies en premier puis sur la Seine" (murmures amusés). "Une passerelle permettra de rejoindre les berges de Seine et la base d'aviron, entre autres."

"Les grands arbres seront plutôt en pleine terre ou dans des grands pots."

On éteint la lumière pour que la diapo soit visible, mais le multiplexe y est tellement photoshoppé qu'il se confond avec le ciel :-)

GS dit que dans les autres réunions, c'était bien visible… des participants contestent : "Vous avez fait à chaque fois la même réflexion ! Votre projet est tellement beau que vous ne voulez pas le montrer !"

"Le programme sera complètement complémentaire du Figuier Blanc et de Jean Gabin. C'est Etoile Cinémas qui sera partenaire : pas Gaumont, pas Pathé."

Bruits divers. "On prendra toutes vos questions après, si vous le voulez bien".

GS enchaîne avec la salle de spectacles, "la salle Jean Vilar est obsolète."

"C'est un projet de reconstruction complète. On ne détruit pas Jean Vilar ! On reconstruit !".

'Au niveau planning, l'accord est fait pour avoir les 9 salles de cinéma. Pour l'aspect commercial, ça doit passer au niveau nationaL Ensuite on a des enquêtes publiques parce qu'on va fermer une salle publique, un parking public. Après il y aura certainement des recours qui pourront prendre du temps. Après les travaux pourront débuter. Il faut compter minimum 2 ans pour avoir ces salles de cinéma, ces commerces, ces logements."

"On fera une réunion spécifique ici, fin mars ou première quinzaine d'avril, en fonction de là où on en est sur les autorisations commerciales."

6. Question : "ce paquebot fera combien d'étages ?"

GS : "le cinéma ? Difficile de parler d'étages…"

La personne : "J'ai l'impression que ça va boucher la vue."

GS : "On va mesurer la hauteur depuis le bas." (sic). "On doit dépasser 40 mètres. Par rapport au pont, on est déjà en décaissé…"

La personne : "40 mètres, ça fait 14 étages ? Merci la vue, pour les gens qui habitent là ! Je suis contre."

GM : "on vous montrera des projections d'impact, vous serez rassurée."

7— Question d'Alain Hérin (association EVA) : "Depuis le temps qu'on parle de cette passerelle : sera-t-elle PMR ? Deuxièmement, on n'a pas du tout parlé des logements, c'st un gros investissement et une grosse nuisance au niveau de la vue, 3 tours de 45 m de haut !"

GS : "les logements, c'est moins, c'est en train de se définir actuellement, c'est moins de hauteur que le cinéma."

Alain Hérin : "il y a quand même 150 logements…"

GS : "il y a les parkings" (à étages), et au-dessus, c'est 6 étages, R+4, R+5…"

(9 ou 10 étages au total selon le schéma à l'écran : 1 ou 2 niveaux de centre commercial + 2 niveaux de parking + 6 niveaux de logements. Je le rappellerai ensuite.).

8. Question : "la salle de spectacles, ce n'est plus la municipalité, puisqu'elle a vendu !"

GS : "oui, c'est un privé qui va réaliser la salle, mais nous on a un contrat, on va gérer la relation avec lui sous forme contractuelle pour une très longue durée, le contrat est déjà en marche. On utilise la salle entre 196 et 200 jours par an, on contractualise pour la même utilisation. Tant de dimanches, de samedi, telle époque…"

Q. :"la municipalité va payer ?"

GS : "bien sûr qu'on va payer, mais qu'est-ce que vous croyez ? La gestion de cette salle nous coûte beaucoup plus cher que vous ne pouvez imaginer". (Il n'y a pas de comptabilité analytique à Argenteuil…)

"L'exploitant développera une offre théâtrale et artistique sur les jours restants."

(Je rappellerai ensuite que, comme cela avait été dit en décembre selon mon souvenir, l'exploitant ne pourra pas louer pour des spectacles à un prix différent de celui qu'il fera à la Mairie. Donc, soit la Mairie devra payer plein pot pendant des décennies, et cette construction "investissement privé" sera juste une très mauvaise affaire pour les comptes publics dans la pire tradition des PPP ; soit l'exploitant n'aura pas d'intérêt financier à louer pour des spectacles, donc tout le coût aura dû être supporté à la construction, notamment par le bradage du terrain… et la conclusion est la même ! La seule solution rentable pour une salle qui serait utilisée à plus de 50% par la Ville… c'est que la salle appartienne à la Ville !).

9. Habitant : "comme (membre du) comité de quartier, je vais revenir très rapidement sur vos engagements écrits, M. le Maire, lors de la campagne électorale de 2014 : 'que tout grand projet soit présenté, discuté avec les Argenteullais.' Or aujourd'hui, on s'aperçoit que le comité de quartier n'a pas été intéressé… ce projet est mal vendu… personne ne ressent ce projet plus comme un intérêt que comme une gêne. Les images que nous avons vues sont tellement peu claires qu'on n'y voit pas clair ! On aurait pu réclamer une maquette ! Qu'on se représente l'intégration de tous ça. Vs nous parlez de la vue du pont, mais le projet est pour les Argenteuillais, et les Argenteuillais viennent de la ville."

GS : "C'est un projet qui va prendre du temps. On va faire intervenir les partenaires, c'est à eux d'en parler, c'est un projet privé." (sur terrain communal !!!).

"On a besoin de refaire cette salle de spectacles, on a besoin d'un cinéma, après il y a d'autres éléments, on est prêts à en parler."

10. Habitante : "quid des parkings ? En cas de crue de la Seine, la nationale est fermée depuis x jours, que ferez-vous ? Et ça va déboucher rue Gabriel Péri, c'est tout à revoir…"

GS : "Il est prévu des entrées vers le parking depuis la 4 voies, pour les voitures et surtout pour les livraisons."

"Il y a un stationnement enterré en sous-sol sur presque toute l'étendue du projet. Ce parking sera pour tout ce qui est clients. Aussi pour les clients des restaurants. Les gens qui viennent au cinéma, ce n'est pas les mêmes horaires que pour les restaurants ou les commerces. L'autre parking, Côté Seine, est là pour absorber aussi une partie des stationnements. Pour les commerçants et les habitants, il y aura un parking en hauteur, au-dessus des commerces."

"On vivra sûrement encore des inondations, dans ce cas le parking des clients sera inondé". (dans la salle : 'Bravo !').

"Les clients seront, j'espère, évacués avant". (Rires). "Les voitures des clients !".

"Est-ce que les parkings sont payants ? C'est encore en discussion, mais certainement le même principe que sur Côté Seine, des heures de gratuité, des offres groupées cinéma-parking, pareil pour la salle des fêtes s'il y a des spectacles…"

"Autour du marché et dans la plataneraie, on va faire de vrais parkings payants uniquement les jours de marché. Il y a des petites erreurs sur les parcmètres : n'en tenez pas compte, on va les cacher en attendant."

11. Xavier Morin : "j'habite le centre ville et suis membre du Comité Jean Vilar. On a fait une pétition, nous sommes plus de 6200 à l'avoir signée, elle demande l'arrêt du projet. Pourquoi ? Votre projet va accélérer la coupure entre le centre ville et Argenteuil. On va voir quoi ? Du verre ? Non, du béton et encore du béton. On perd encore 100 places de parking" (en fait bien 250, Cf. ci-dessous) "pour faire du parking payant. Le promoteur, le 19 décembre, a été clair, le parking sera payant. Le commerce de centre ville sera fragilisé : les gens qui viennent en voiture repartent en voiture, ils n'iront pas faire 300 mètres pour remonter chez le fromager ! Faut pas sortir de Saint-Cyr pour comprendre : ce qui vient d'un côté part de l'autre. Et le gouffre financier de l'opération. On vend 7,5 millions, c'est très très peu pour 2,5 ha en bord de Seine ! Mais la structure provisoire au Val Nord, censée accueillir les événements pendant, vous disiez, 2 ans, coûte 1,4 M€ pour 2 ans, plus presque 500000 € pour le chauffage, on a vu l'appel d'offres sur le site de la Ville. Et la clause de 10% si le promoteur refuse : le Maire doit payer 750000 €. On ne gagne rien ou si peu." (Applaudissements).

GM : "M. Morin, je vous reconnais bien là. Vous assénez des chiffres en croyant en faire des vérités. Le parking qui sera ouvert comprendra 750 places hors celles allouées aux propriétaires et locataires. Pour le reste, sur la circulation, il faut que le Département fasse enfin le débouché de l'avenue du Général de Gaulle, qui arrive en baïonnette. Mais votre équipier de l'époque a porté ce projet, qui était financé, à 150 M€, et les financeurs ont dit "on ne peut pas suivre." Il s'agit pour nous de récupérer au moins en partie cet aspect traversée de Seine possible."

GS : "j'admets qu'on puisse être opposé au projet, mais des éléments sont faux, il ne faut pas être démagogue. Le parking sera payant ? Bien sûr, à Côté Seine aussi, mais avec 2 heures, 2 heures 1/2 de gratuité, je pense que ce sera la même chose. Il faut que les gens ne laissent pas leur voiture ventouse, comme on a sur Jean Vilar."

"Après on peut parler du projet architectural… Quand on vient de Gennevilliers, on voit les deux grandes tours de Gabriel Péri. Ce sera quand même mieux d'avoir quelque chose qui marche, que ces deux grandes tours."

"La pétition, j'ai vu les arguments, 'on va démolir la salle Jean Vilar' : on ne la démolit pas !"

"La salle provisoire ? On est partis sur le fait que cette salle (nouvelle) allait se construire" (et qu'il fallait donc dès maintenant une installation provisoire). "Il y en a parmi vous qui font traîner, qui font des recours, pour que ça ne se fasse pas… Mais cette salle provisoire, le besoin est tellement important."

"Je pense qu'on a couvert à peu près toutes les questions ?" Plusieurs bras levés.

12- "Il y aura un parking pour la salle provisoire ?"

GS : "le parking de la gare du Val."

13- Habitante : "On adore le Figuier Blanc, j'ai aussi des neveux et nièces au Conservatoire comment ça se passe pour les déposer, pour se garer ? L'automobile, on n'en veut plus dans le centre ville ? Pour avoir du monde dans le centre ville, il faut du parking gratuit !"

GS : "très peu de villes ont le stationnement gratuit en centre ville. Nous on a 2 h 1/2 à Côté Seine."

(GS oublie là ce que disait le Maire juste avant : les automobilistes qui se garent à Côté Seine font leurs courses à Côté Seine, il y a peu de diffusion dans le centre ville).

"Pour l"école de Musique, besoin de se garer ? On va créer à la Plataneraie de la surface de stationnement gratuite. C'est plus loin, certes."

"Pour le Figuier Blanc, il y a le parking PVC. Oui, il est payant, il y a un tarif spécifique quand on prend une place de cinéma avec."

(Il faut le savoir : même la page web du Figuier ne le dit pas, mais seulement "Se garer : places disponibles au parking Vinci « Paul-Vaillant-Couturier » ou parking « Côté Seine » (45 minutes et 2h gratuites sauf le vendredi et le dimanche)".)

14- Riverain "le marché, déjà, vendredi matin et dimanche matin, c'est pas possible, donc avec ce projet, les logements, les ouvriers, les salariés… le pont ne va pas changer ! Ce sera le vendredi matin 7 jours sur 7."

GS : "l'entrée pourra se faire par la 4-voies. Et le dimanche matin, je ne sais pas si ce sera ouvert le dimanche."

15- "Dans le centre ville, avec la nouvelle règlementation du stationnement, ceux qui habitent en 'zone rouge' ne peuvent plus y stationner ?"

Je n'ai pas noté la réponse, mais en substance : le nuit, si ; le jour aussi, pour 2 heures maximum, en payant.

16— "Damien Walker, je ne suis pas né à Argenteuil, j'y habite, je crois à son potentiel, j'ai acheté un appartement il y a 4 ans. j'étais hier soir à la réunion publique du Triangle de Gonesse, il n'y avait personne , je me réjouis qu'ici cela fasse bouger les gens ! Je suis très fier que ce territoire soit dynamique, qu'il fasse venir les habitants et les investisseurs. Hédiard est venu, je suis employé à la Chambre de commerce, on m'appelle 'Hédiard veut s'installer dans le 92', je les appelle "Argenteuil ? pas question". Je leur dis "allez rencontrer la Mairie." Hédiard a eu un RV en 24 heures, Hédiard a vu la volonté politique. Je sais que le mouvement fait peur, que le changement fait peur, dans tous les domaines."

"40 m de haut, ça peut faire peur, c'est très subjectif. Il faut penser ce projet comme un intérêt collectif, pas individuel. La hauteur permet aussi de densifier."

Quelqu'un dans le public : "Faut le garder, celui-là !"

17- Dame : "Je me pose beaucoup de questions sur le fait que ce projet soit durable. Il faut voir les choses dans leur évolution… Des études dans d'autres pays montrent que les 20 et quelques années ne vont plus au cinéma, ils s'amusent sur leur tablette. Il y a un développement du e-commerce, Amazon, internet… Est-ce que ce projet-là répond à cette perspective en train de se mettre en route ?"

Ma batterie a déclaré forfait à ce moment-là. Ci-dessous quelques compléments à partir de notes papier.

17 (suite) : "Je suis rassurée que Jean Vilar ne soit pas démolie mais reconstruite. Mais j'aurais vu l'ENMD (école de musique) et le musée sur ce terrain (sur l'île, plutôt qu'un centre commercial). Il faudrait une consultation plus large. Beaucoup de projets (commerciaux) de ce genre coulent, comme aux Etats-Unis."

GS : "La ville a besoin de plein d'équipements. Vous comparez ce projet aux grands malls américains, mais ce projet c'est 13000 m2 de surface commerciale, avec un Intermarché de 4000 m2" (13000 m2, c'est les 2/3 de Côté Seine). "Les centres commerciaux d'aujourd'hui allient loisirs et commerce. Le Presse-Papiers, on veut vraiment le conserver dans le centre ville ; il préfère rester là où il est.".

"Je suis quand même étonné que vous ayez découvert ce soir qu'on reconstruirait Jean Vilar. Quand j'entends les personnes du comité Jean Vilar qui font signer la pétition, j'ai l'impression qu'elles déforment les choses." (noté de mémoire).

18 Blandine Badignon : "Je ne suis pas personnellement attachée à Jean Vilar, mais je me sens plus citoyenne que consommatrice. Pourquoi faudrait-il que chaque grande ville ait sa salle de spectacles ?"

"On nous répète que les habitants d'Argenteuil n'ont pas d'argent" (et ne rentabiliseraient donc pas un nouveau centre commercial).

"Je n'aurais pas imaginé ça pour un des hauts lieux de l'impressionnisme."

(Applaudissements)

GS : "Je suis aussi Argenteuillais, je n'ai pas envie d'aller au cinéma à Épinay. Mes enfants ne vont pas au cinéma au Figuier Blanc, il n'y a pas ce qui va à côté, pour un jeune." (murmures houleux).

19 : "Quelqu'un a suggéré une maquette : très bonne idée ! Pour voir le site et voir plus large, tout le futur de l'île Héloïse."

"Sur la salle, c'est l'aspect municipal qui crée la polémique : pourquoi pas une salle municipale ?"

GM : "C'est un risque pris par le privé." (Faux si la ville signe, comme il le dit, un accord de très long terme où elle paye une location pour 200 jours par an).

20 Participante : "C'est un sérieux projet, qui va transformer la vie (des habitants). Pour un projet de cette ampleur, il faudrait questionner toute la population, prendre l'avis de tout le monde avec un référendum."

(Pas de réponse sur ce point, ni sur les questions suivantes).

21 J'interviens pour préciser le coût de la "tente" : bien autour de 2 M€ et non 1 M€ comme le dit GS, que j'invite à demander les éléments à son collègue adjoint aux Finances et président de la commission d'Appel d'Offres. Je précise aussi les réponses sur la hauteur des logements et sur le risque prétendument "privé" sur la salle de spectacles.

22 Bernard Rols revient sur le point qu'il a soulevé lundi dans la réunion similaire pour le quartier d'Orgemont, et trouve la réponse trop légère : il demande les études de rentabilité à long terme qui démontreraient la viabilité du projet commercial "alors que Carrefour licencie 2400 collaborateurs".

"Un référendum, je suis pour, quand plus de 6000 Argenteuillais s'opposent au projet que vous présentez."

23 Renée Karcher revient sur le point qu'elle a soulevée dans la réunion similaire pour le quartier des Coteaux : "quand j'ai dit 43 mètres, vous m'avez répondu 42 ; le conservatoire c'est 18 mètres au faîte du toit, 20 mètres pour le clocheton. Ce sera plus de deux fois plus ! Vous voulez un projet qui marque la ville… vous allez réussir !"

Quelques personnes dont Bernard Rols demandent des réponses ; GS répond sur le point du coût de la tente : "on publiera tous les chiffres".


GS présente ensuite le projet Bricqueville sur le quai de Bezons, à côté du petit pont.

24 La première question revient sur "l'îlot Héloïse" : "j'ai lu dans L'Argenteuillais qu'on a prêté au National Gallery le tableau de Monet "Brouillard à Argenteuil", et en effet on est un petit peu dans le brouillard ! Je suis apolitique. Ce qui me chagrine, c'est l'impression que les projets sont déjà ficelés. Il faut faire quelque chose : les salles sont désuètes." Mais ce projet, "il faut le revoir. Où avez-vous choisi le promoteur, l'architecte ? Il faudrait surplomber (en dalle) la 2x2 voies. C'est l'entrée de ville, il faudrait un mur végétalisé… Mais E.T. que va-t-il devenir ?" (blague sur la fresque de E.P., Ernest Pignon, "L'homme du XXème siècle", à l'entrée d'Argenteuil).

"Il faut revoir le parc des Berges".

25 Valérie Police revient également sur Héloïse et "espère un projet qui ferait consensus. J'ai lu dans les journaux que la reconquête des berges de Seine à Épinay avait été classée "meilleur projet d'Ile-de-France", j'ai lu ailleurs qu'Argenteuil est la seule ville d'Ile-de-France à ne pas avoir reconquis ses berges… On voudrait s'évader, y accéder, à la Seine !"

"Les arbres aussi, il faut mettre l'accent dessus."

GM : "L'un des objectifs est de récupérer la Seine. Dans le premier projet (Argenteuil Littoral, le long des voies ferrées) il y a une passerelle. Dans le deuxième projet (Héloïse) il y a une énorme terrasse et un élargissement du pont pour retrouver la Seine de l'autre côté. Dans le troisième projet (Bricqueville) on pense à une passerelle piétonne (jointe au pont-acqueduc) vers l'île Marante et vers tout ce qui sera revu et corrigé à Colombes, depuis que le Racing est parti à Nanterre (en quittant le stade de Colombes)."

"En 2006-2007 tout était ficelé et financé pour une reprise des berges comme à Épinay", mais son successeur de 2008 aurait tout fait dérailler avec son projet alternatif plus cher, "il faudra qu'on continue à se battre, on est passés à côté de la locomotive."

26 Un "Bezonnais", directeur de société à Argenteuil "à côté de Pentax", interpelle le Maire sur la dangerosité du quai de Bezons pour les piétons et le trottoir détérioré, "j'ai dû offrir des bottes pour aller manger au restaurant inter-entreprises au parc des Algorithmes."

GM répond que tout sera revu à l'occasion du troisième projet, et "on a refait l'an dernier une partie du trottoir". "On a préempté (le terrain) Yoplait pour une zone d'activités économiques très importante."

27 Un habitant interpelle le Maire au sujet de sa feuille d'impôts où il croit avoir vu une hausse de la taxe d'habitation alors que le Ville proclame ne pas avoir augmenté les impôts.

Le Maire lui répondant que les taux "Ville" n'ont pas changé, il s'indigne : "Continuez avec le mépris que vous avez depuis deux heures pour les gens !", et enchaîne sur une demande de dos d'âne rue Martinet, à laquelle le Maire lui aurait répondu par courrier que tout dépend de la "capacité de chacun à respecter le code de la route."

GS lui répond : "vous êtes venu nous voir il y a 2 ans pour demander un sens interdit dans la rue Martinet, nous l'avons fait dans la foulée."

L'habitant : "ça a pris un an et demi."


Dans la suite de la réunion, les réalisations prévues sur le quartier ont été exposées : plan LED, voirie, et surtout "transports en commun en site propre" rue Michel Carré et sur l'ex-N192, pour un coût de "80 millions pour les lignes, hors matériel", qui donnera lieu à concertation publique en mars.

Merci pour votre participation réelle ou virtuelle ! Vous étiez 80 sur ce blog hier, jour de la réunion (mais plus nombreux dans la salle, tant mieux !), et 100 vendredi dernier pour le Conseil Municipal sur le budget, auquel peu d'Argenteuillais étaient venus physiquement, mais d'autres ont suivi en vidéo.

vendredi 30 juin 2017

Conseil du 30 juin 2017 (2) : la Ville en besoin de chantiers

par Frédéric Lefebvre-Naré

Le refus du maire de laisser parler Philippe Doucet (pourtant fort courtois et dans les temps) a contraint l'opposition à quitter ce Conseil. Voici la liste des décisions de ce Conseil, et ce que j'avais prévu de voter sur chacune.

10. Convention "PUP" avec 3 promoteurs sur le Val Notre-Dame

Il s'agit de leur faire payer 1 M€ pour contribuer au financement de la future école sur le site Casse center, rue Henri Barbusse. J'aurais voté contre pour 4 raisons !

  1. Tout d'abord et surtout, c'est de la dette hors bilan. C'est une somme maintenant en échange de déductions d'impôts futures. La même méthode déjà utilisée par la présente équipe lors de son précédent mandat avec la "soulte Spie Autocité". Ce type d'embrouille est anti-démocratique et propice, au contraire, aux magouilles avec les promoteurs.
  2. Justement, cette prétention à faire surpayer les promoteurs va à l'inverse d'une décision antérieure consistant à réduire leurs impôts, parce que paraît-il, nous n'arrivons pas à avoir de promoteurs sur Argenteuil ! Il faudrait savoir.
  3. Ensuite nous avions une opportunité de financement public pour cette école : nous n'utiliserons pas la totalité d'un fonds départemental, parce que, toujours lors d'un vote antérieur, nous l'avions demandée sur la base de 14 M€. Or depuis, la Municipalité a réévalué le coût à 18 et maintenant à 15 M€. Sans doute le coût de la dépollution de ce terrain industriel ? Mais nous avions alerté dès le départ sur ce sujet, documents publics à l'appui.
  4. Enfin, deux des trois ensembles immobiliers concernés sont très loin du Casse center ! Cette décision démontre par l'absurde combien l'école est mal située par rapport aux besoins actuels ! Proche au contraire du pont de Colombes (pont-aqueduc) et de ses 30 minutes de bouchon matinal, elle obligera les parents à plonger dans ces bouchons pour déposer leurs enfants ou les récupérer. Alors que la précédente équipe municipale avait prévu un terrain, qui attend toujours son école, entre la maternelle Anne Frank et le lycée bleu (à côté de Mandela), parfaitement situé par rapport aux ensembles en construction.

11. Protocole d'étude habitat indigne

Une démarche "d'études" qui n'avance que très lentement : le vote consiste à lui accorder un an de délai supplémentaire. J'aurais voté pour, par bienveillance et parce que les choses ne sont pas tout à fait restées à l'arrêt.

12. Périmètre d'études (= blocage possible des permis de construire) sur le centre-ville nord (de Laugier à AG Belin) et la friche Sagem

Le principe d'un périmètre d'études est judicieux si la Ville a des projets clairs.

Sur le périmètre Sagem, j'aurais voté pour, par espoir que la Ville ait un projet significatif. En tout cas ce terrain en centre ville mais en secteur peu dense et loin des gares, sous l'hôpital, serait idéal pour accueillir à la fois une nouvelle piscine (il en manque 2 à Argenteuil) et un déménagement de la patinoire obsolète proche de la gare du Val (et future gare de la Tangentielle, le T11). Associer ces deux équipements, qui consomment l'un du froid et l'autre du chaud, serait excellent pur la facture énergétique, et c'est le seul terrain à Argenteuil qui le permette (encore que le départ de Semperit ouvre une autre possibilité, mais si près de la gare centrale, on verrait plutôt un cinéma, des commerces ou un pôle de bureaux / logements).

Sur le centre-ville, j'aurais voté contre, par certitude que la Ville n'a aucun projet. On en aurait entendu parler depuis le temps. Le périmètre d'études ne fera alors que ralentir la rénovation du quartier. S'il y a un périmètre à définir, c'est en bord de Seine si la Municipalité concrétise (cent fois hélas) son projet avec le promoteur Fiminco.

13. Rapport annuel sur la Politique de la Ville

J'aurais sans doute voté contre. Je ne supporte plus cette emphase et ces immenses formules sur la concertation partenariale territoriale, alors que dans nos quartiers la société, les relations sociales, familiales, communautaires, les mafias aussi, évoluent à grande vitesse, recomposent et fracturent la société argenteuillaise, loin des comités de pilotage partenariaux et des associations institutionnalisées.

Il y avait dans la loi une bonne idée : obliger la Ville à réunir dans chaque quartier en difficulté, aussi petit soit-il (et a fortiori), un conseil d'habitants. Obliger la Ville à sortir de la routine des intervenants habituels et professionnels, à regarder et écouter comment vivent et ce que souhaitent des familles qui d'habitude ne participent pas au débat politique local. La Ville d'Argenteuil a refusé, dès le départ, de le faire.

14. Bilan des dépenses des bailleurs sociaux au titre de la Taxe foncière sur les propriétés bâties

Contrairement à l'année dernière, nous n'avons reçu aucun élément sur les actions concrètes menées par les bailleurs sociaux. J'aurais donc refusé de voter ce bilan.

15. Demande de subventions au titre de la politique de la Ville

La routine est d'approuver les demandes de subventions… malgré les réserves indiquées au point 13 ci-dessus.

16. Acquisition de la parcelle 84 rue Michel Carré, cession des parcelles 148q rue de la République (rue de Gode) et 50 rue Michel Carré

Une opération perdante-bizarre-bizarre.

La parcelle 84 rue Michel Carré servirait à agrandir le terrain Casse center pour y faire une école (voir ci-dessus) : la Ville l'achète au prix faramineux de 910 € le m2 !

Les vendeurs "placent" une partie de cette somme en rachetant la petite parcelle coincée entre une ferraille et un immeuble délabré, au 50 rue Michel Carré : qu'y feront-ils, sinon attendre que le terrain prenne de la valeur à l'occasion d'une refonte de la place, voisine, du 11 novembre ?

Et une autre partie de la somme en rachetant la grande parcelle, inconstructible, au bout de la rue de la République : pour quel projet ? après que le précédent acheteur retenu (fin 2015) ait renoncé à en faire un hangar de rangement ?

J'aurais voté contre.

17. Vente de parcelle rue Roland Toutain à Orgemont

Une opération gagnant-gagnant pour le coup : la Ville découpe une parcelle qui était prévue pour une voie verte, et vend la partie dont la voie verte n'a pas besoin, à 446 € le m2, ce qui correspond à la valeur du terrain dans le quartier. Vote pour.

18. Cession 33-35 rue de la Grande Voie (terrain ex-Ecole Notre-Dame)

Opération hallucinante, à 144 € le m2 au coeur des Coteaux = spoliation pure et simple pour le contribuable argenteuillais. Sans avis des Domaines. (voir point 5 ici)

19. Subventions travaux copropriétés Angèle L, Angèle K

J'aurais encore voté pour, heureux que cela avance malgré l'infinie et coûteuse lenteur : "2 ans 1/2 d'appel de travaux" depuis le vote en copropriété… La loi ou la Ville devraient régler les choses pour éviter que des "capitalistes du commerce de sommeil" ne puissent prospérer sur fonds publics, ce qui est le cas dans certains autres immeubles du quartier.

20. Exonération des droits d'occupation pour les travaux en copropriétés

Réparation d'une gaffe de l'ex-Agglomération envers une copropriété. Vote pour.

21. Tarifs des activités culturelles

Peu de changement — 50 € les 10 tickets de cinéma, pour tous. Abstention.

22. Tarifs des espaces jeunesse

Sans doute un vote pour après avis des connaisseurs (j'ai oublié cet avis et ne fréquente malheureusement pas les espaces jeunesse).

23. Tarifs du centre aquatique, de la patinoire, de l'École des sports

Peu de changement. Abstention.

24. Tarifs dentaires des Centres Municipaux de Santé

Forte augmentation pour certaines prothèses, pour les Argenteuillais comme les non-Argenteuillais… alors que nous venions de voter la location de certaines "chevilles" (postes de travail de prothésistes) car sous-utilisées… Très bizarre. Vote contre.

25. Convention avec l'ARS, "Cause biberon" et "médiation culturelle"

Demande rituelle de mini-subvention. Vote pour.

26. Renouvellement du partenariat avec la mission locale

Sans changement apparemment. Vote pour.

27. Subvention à la Ligue contre le Cancer Val d'Oise

Rituelle également, et modeste. Vote pour.

28. Subventions aux associations Valdocco et Contact

Je n'aurais pas pris part au vote, intervenant dans l'une de ces associations. François Poletti, conseiller municipal délégué devenu à cette séance adjoint au maire, m'a montré les rapports des deux associations (demandés en commission) et indiqué qu'il m'en remettrait copie. Merci d'avance à lui.

29. Financement de classes à Projet éducatif artistique et culturel (PEAC)

Pour.

30. Subvention 2017 au Comité d'Action sociale et culturelle, équivalent d'un comité d'entreprise pour le personnel municipal

Inchangée. Vote pour.

31. Tarifs de place sur les marchés

Abstention, en attendant que soit réglée la situation des commerçants du marché de la Colonie, qui doivent encore payer leur étal du mercredi alors que le marché n'est plus ouvert le mercredi ; au nouvel horaire du vendredi soir, le marché est en extérieur. Les commerçants ont envoyé une LRAR au Maire il y a des mois, l'ont interpellé à ce sujet lors de sa visite sur le marché, et à nos dernières nouvelles attendaient encore une réponse. La conseillère municipale déléguée, Stéphanie Henry, m'a assuré que ce serait rapidement réglé.

32. Rapport de la CRC sur les finances de la Ville

Il mérite un billet spécial !

33. Rapports d'utilisation des fonds régional et national pour les communes plus pauvres : FSRIF et DSUCS

Exercice purement formel dont nous prendrions acte…

34. Partenariats "Ouvre-Boîte", avec les structures qui accompagnent les entrepreneurs ou porteurs de projets.

Inchangés par rapport à l'an dernier, où ils étaient en forte baisse. Abstention.

35. Ré-Adhésion, après 3 ans d'absence, à la Fédération départementale des centres sociaux et socioculturels

Pour. Il faut sortir…

37. Règlements intérieurs des activités périscolaires et extrascolaires

Abstention. Que le Maire, une fois de plus et en sens inverse, n'ait pas anticipé le changement des rythmes scolaire (retour à la semaine de 4 jours), est désolant.

38. Règlement intérieur des Espaces Jeunesse

Vote pour après avis des connaisseurs (je ne fréquente malheureusement pas les espaces jeunesse).

39. Règlements intérieurs des installations sportives

Vote pour après avis des connaisseurs…

40. Règlement intérieur de la Bourse Initiatives Jeunesse

Abstention. Sur quoi encore doit-on pondre des règlements "intérieurs"… ?

41. Sanction financière envers les conseillers municipaux absents au Conseil

J'avais quelques mots à dire là-dessus ! Je fais un billet à part.


Pour *commenter* sur ce blog il faut cliquer à deux reprises sur la case "je ne suis pas un robot", avant de prévisualiser, puis avant d'envoyer le commentaire. Désolé…

mercredi 31 mai 2017

Alphonse Allais voulait construire les villes à la campagne. Argenteuil met les espaces verts en l'air.

par Pierre Belot, avec EpA

La modification du PLU, entraînée par le projet de multiplexe, a fait l'objet d'une enquête publique dont le rapport vient d'être publié.

Première remarque, quand je dis multiplexe, c'est pour faire plus court que le pompeux "Pôle à dominante culturelle, de loisirs et de commerces" (qui deviendrait rapidement PDCLC).

Deuxième remarque : on peut se demander à quoi sert le PLU si, dès qu'un projet pointe son nez, on lui taille un profil ad hoc. La modification ne consiste qu'à décrire et approuver ce projet qui va à l'inverse du PLU… précédent.

Venons-en au vif du sujet. Un projet, a priori, c'est positif. Un projet de construction, c'est encore mieux. Ça génère de la valeur ajoutée donc de la croissance ; on nage dans le bonheur. Si en plus la finalité est de faire consommer, alors les compteurs explosent. Dans ce cas de figure, n'essayez pas d'émettre la moindre critique. A moins d'opposer un argument légal, vous allez dans le mur.

On en est là. Dans ce rapport, les objections sont pertinentes, à tel point que certaines suscitent même des questions complémentaires du Commissaire-Enquêteur. Mais les réponses de l'EPT (le Territoire "T5", censé porter le projet) ne sont pas à la hauteur. Cela va de la conversation de sourds à l'argument d'autorité. Il s'agit d'un pur exercice académique. Il faut répondre. Point.

A nouveau pour faire court, je branche le décodeur de novlangue sur les questions et les réponses, et cela donne ceci :

  • Problèmes de circulation ? — Ce n'est pas encore étudié, mais on y veillera.
  • Espaces verts ? — En toitures.
  • Impact sur les commerces existants ? — Tous les commerces de Centre-ville doivent y gagner (ben voyons !).
  • Impact sur les cinémas ? — Les offres seront complémentaires. (Si le multiplexe choisit le cinéma commercial, le Figuier Blanc est coulé)
  • Pourquoi vendre au privé ? — Les objectifs du PLU seront respectés (?)
  • Remplacement de la salle Jean Vilar par une salle privée ? — Pas de réponse sur le futur coût de location.

Juste pour rire, voici la réponse au problème d'espace vert, sans le décodeur :

« La vocation de développement d’un pôle culturel, commercial et de loisirs, renforçant l’attractivité du centre-ville, nécessite une densité d’occupation du sol au sein de la zone UGP3. L’offre en espaces verts est développée de ce fait en toitures et hors sol, afin d’intégrer des éléments de végétalisation de manière innovante et de créer des espaces qualitatifs confortant son identité ».

L'espace vert hors sol, en voilà une belle innovation, une innovation qualitative confortant l'identité. Alphonse Allais voulait construire les villes à la campagne, mais il ne pensait pas que les architechnocrates du XXIe siècle inverseraient sa boutade. Pour recréer la campagne à la ville, il suffit de remettre sur le toit les espaces verts qu'on détruit au sol. Les oiseaux apprécieront.

On pourrait aussi discuter longtemps sur la volonté de "créer un signal urbain fort en entrée de ville". Encore des mots à la mode sous la plume des technocrates. J'ignorais ce désir des Argenteuillais que je voyais plutôt attiré par la reconquête des berges de la Seine.

Vous croyez que les automobilistes bloqués sur le pont d'Argenteuil ne perçoivent pas suffisamment le signal urbain fort en entrée de ville ?

- page 1 de 4