par Frédéric Lefebvre-Naré. Tribune dans le dernier magazine municipal.

La Municipalité a présenté ses comptes 2018.

Le mandat avait commencé par un « plan de redressement ».

  • Il annonçait 30 millions d’€ de cessions immobilières : très peu ont été réalisées.
  • Il annonçait aussi la suppression d’environ 400 emplois : cela a été réalisé, aux dépens des Argenteuillais.

La Municipalité dit les comptes meilleurs que la moyenne des grandes villes françaises : alors pourquoi ses belles promesses de campagne restent-elles, 5 ans après, lettre morte ?

Avec le groupe « Argenteuil en commun », nous enquêtons actuellement auprès des Argenteuillaises et Argenteuillais sur ce qui va bien… ou pas.

Beaucoup nous répondent : ce qui va le mieux, c’est la diversité sociale et culturelle d’Argenteuil, le respect mutuel, la vie associative.

C’est aussi un sujet d’inquiétude : inquiétude devant les incivilités, inquiétude d’une séparation entre communautés, inquiétude qu’une partie des Argenteuillais fuient la ville quand ils font leurs achats, quand ils mettent leurs enfants au collège, quand ils sortent.

Nous devons en discuter ensemble. Remettre à plat les priorités budgétaires, les choix d’urbanisme, d’équipements : comment pourront-ils ramener la cohésion sociale ?

Nous devons susciter des propositions nouvelles pour répondre aux difficultés des enfants, des familles, des personnes âgées ; pour rendre notre ville accessible malgré les handicaps ; pour sortir les jeunes qui tournent en circuit fermé ; pour intégrer les milliers de nouveaux habitants qui arrivent chaque année ; pour aider les personnes qui traversent une crise, éviter la marginalisation ; pour donner envie aux agents de s’investir, de prendre des risques, les réconcilier avec leur travail, et faire enfin reculer l’absentéisme.

Le renouveau d’Argenteuil est dans nos mains !