par Frédéric Lefebvre-Naré, avec Pierre Belot

Fabien Bénédic l'a rappelé hier en Conseil Municipal : le Maire a tout pouvoir pour contracter et renégocier des emprunts au nom de la Ville. La seule trace figure dans le registre de ses Décisions, communiqué aux élus municipaux lors du Conseil suivant. Et celles-ci, à Argenteuil, ne font pas l'objet d'un débat public.

Dommage.

Un exemple tiré du dernier registre, communiqué pour ce Conseil du 16 février 2016 : le 24 novembre 2015, le Maire a "refinancé" un prêt de Dexia, pour 3,5 M€ de capital restant dû.

Decision-du-Maire-24nov15.png

La pénalité à la charge de la Ville est de 5 630 000 € ! Ce qui oblige à emprunter 9 130 000 € pour nous débarrasser du prêt de 3,5 M€.

Pourquoi ? Évidemment à cause de son caractère hyper-toxique, hors de l'échelle qui évalue la toxicité des prêts ("hors charte"). Son taux d'intérêt était évalué à 22% à début 2015.

Mais justement, la négociation intègre et reporte en 2016 les intérêts dûs en 2015 ; cela escamote des comptes 2015 près d'1 million d'euros d'intérêts, de quoi permettre à l'Adjoint aux Finances de prétendre que les charges financières de la Ville sont "contenues".

Un contenu… ruineux.

Cinq millions sans en piper mot en Conseil — de quoi indigner notre secrétaire général, Pierre « d’Argenteuil », et provoquer sa sortie de ce mardi soir.

Et nous en avons pour 25 ans, jusqu'en 2040 — et le capital ne sera remboursable sans nouvelles pénalités qu'à partir de… 2038.