Blog d'Engagés pour Argenteuil

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vendredi 15 novembre 2019

Réclamation contre le sondage OpinionWay sur Jean Vilar

par Frédéric Lefebvre-Naré

Qui veut cosigner cette réclamation auprès de la commission des sondages, sur le sondage OpinionWay publié par la ville d'Argenteuil ? Je pense l'envoyer dimanche 17 novembre. Contenu :

1) Compétence de la Commission des Sondages

2) Caractère trompeur ou biaisé des questions de ce sondage

a) L’une au moins des questions comporte un biais de formulation inacceptable au plan déontologique, qui engage la responsabilité de l'institut

b) Les questions liées au projet sont formulées de façon tronquée ou biaisée, d’une façon qui engage essentiellement la responsabilité du commanditaire de l’enquête.

b1) Information schématique du répondant, dans le cas de la question citée précédemment (p. 22 du rapport)

b2) Question à réponse forcée, sur le multiplexe (p. 16 du rapport)

b3) Question tronquée, sur l’aménagement des berges de Seine (p. 18 du rapport)

b4) Question absente : public ou privé ?

b5) Question faussée : pour ou contre le projet Cap Héloïse (pp. 25, 27 et 28)… i. sans dire où il serait implanté ; ii. en embellissant sa description.

b6) Présentation publique faussée des réponses à cette question

3) Caractère préélectoral du sondage

Texte complet en pièce jointe (version envoyée ce 15 novembre en fin de soirée, Le Parisien ayant déjà publié un article sur le sujet) :

CommissionSondages_Argenteuil_OpinionWay_15nov2019.pdf

mercredi 18 septembre 2019

Stopper le complexe immobilier sur Jean Vilar

par Frédéric Lefebvre-Naré, tribune dans le magazine municipal, envoyée le 6 septembre.

J’apprends, au moment d’envoyer cette tribune, que le Préfet du Val d’Oise aurait donné son autorisation pour la construction du complexe Fiminco sur le site de Jean Vilar : un multiplexe à plus de 43 mètres de haut (la hauteur de 14 étages) à 450 m du Figuier Blanc, un centre commercial similaire à Côté Seine à 400 m de Côté Seine, une nouvelle salle de spectacles désormais privée en lieu et place de salle des fêtes municipale, 156 logements en zone inondable dans les remblais de l’ancien bras de Seine.

Le Préfet n’a pas vu l’absurdité pourtant dénoncée depuis deux ans par l’Autorité environnementale.

L’enquête publique, la participation nombreuse et diverse des Argenteuillais, la multitude et la convergence de leurs arguments, compteraient pour rien ?

Le maire avait remarqué que le projet "transcende les clivages politiques", et en effet, il est rejeté par des personnes de tous horizons partisans, y compris les personnes qui rejettent une politique partisane qui leur semble trahir l’intérêt général.

L’avant-dernier barrage possible à ce complexe, serait que le maire refuse le permis de construire… Mais il porte ce projet à bout de bras, depuis trois ans, contre l’avis général.

Le dernier barrage possible, ce sera un rejet formel par les Argenteuillaises et les Argenteuillais. Je le crois, j’en suis sûr, nous parviendrons à faire respecter notre sentiment, nos projets, notre patrimoine arboré et fluvial, notre héritage culturel.

Argenteuil, ses « magnifiques promenades », son paysage de Seine, sa convivialité, ont de belles décennies à vivre, si nous nous serrons les coudes pour être, enfin, entendus.

Version 2

samedi 24 août 2019

Paysage, patrimoine et mémoire industrielle d'Argenteuil

par François DEMAY - billet invité

Sur le projet Jean Vilar il semblerait que l’on s’achemine vers un enterrement de première classe.

J’ai toujours dit aux élus, que ce lieu était hanté de mauvais esprits. Ils haïssaient le béton mais n’aimaient que la verdure.

La preuve ?

A part Doucet pour le parc très réussi, aussi bien Montdargent avec l’auditorium, qui avec le conservatoire avait du sens, Ouvrard–Leikine avec le multiplexe, et Mothron qui double la mise avec, lors de la 1° mandature des galeries marchandes, et du deuxième mandat habitations, multiplexe et galeries marchandes : Plouf dans la Seine !

Que d’énergie, de plans, de coûts financiers perdus.

Bon, on se console, il nous reste au Val Nord une structure type "Zeppelin" pour une grande serre tropicale. Un peu cher si on doit rembourser au promoteur 750 000 Euros.

Sur un autre sujet : la politique culturelle d’Argenteuil.

On nous sert Claude Monet depuis Montdargent ! Les coquelicots et les canots sur la Seine, c’est comme au ciné club dans la série voir et revoir…

Pourquoi ne pas consacrer un cycle sur Georges Braque, né à Argenteuil en 1882, autour du fauvisme dans une première phase. Reproductions sur l'avenue Gabriel Péri :

G Braque/ H Mangin/ P Gauguin/ A Marquet/ A Derain.

Dans le deuxième semestre, le cubisme :

G Braque/ P Picasso/ F Léger / P Cézanne/ R Delaunay.

Egalement, pour éclairer certains jeunes sur leur quartier, mettre sur les plaques nominatives des rues aux extrémités : la qualité (musicien, écrivain, politique…) et leurs dates de vie.

Enfin et surtout le projet du musée d’Argenteuil !

Celui-ci est fermé au public depuis de nombreuses années.

Je souhaite que l’on ressorte le projet de la mandature de Doucet sur

« Mémoires industrielles »

et plus particulièrement : Aviation - Automobiles.

Nous avons deux spécimens :

Un Mirage Dassault

Un véhicule Lorraine Dietrich A4 de 1924 (à vérifier), usine en 1907 à Argenteuil

Intégrer ce projet plus largement avec le grand Paris.

Cette contribution personnelle est sans prétention, car dire est facile, mais faire c’est autre chose.

François DEMAY

vendredi 24 mai 2019

Cap Héloïse : arrêter de louvoyer !

par Frédéric Lefebvre-Naré

Le maire d'Argenteuil, face à l'opposition massive au projet "Cap Héloïse" porté par le promoteur Fiminco sur le site de Jean Vilar, continue à louvoyer.

Déjà le 13 février 2018, après avoir constaté le rejet du projet en réunions de quartier, il annonçait demander au promoteur des "modifications substantielles", notamment sur la hauteur du multiplexe et la "qualité architecturale" des logements.

Et dans le dossier présenté en mars 2019 à l'enquête publique, qu'avons-nous vu ? Un multiplexe à 43,20 m de haut, soit quasiment le maximum autorisé par le PLU (45 m), et des immeubles à façades quadrillées béton à faire fuir une tribu d'impressionnistes.

Malgré une communication minimaliste de la mairie, la participation a été nombreuse à cette enquête :

  • 142 contributions individuelles ou collectives à l'enquête sur la vente du parking, dont 140 ou 141 défavorables ; le commissaire enquêteur commente : "le très fort nombre d'observations s'explique probablement par l'opposition nette d'une partie de la population au projet" ;
  • 265 contributions (dont certaines collectives, là encore) à l'enquête dite "unique" pour l'autorisation préfectorale et le permis de construire, dont 251 défavorables au projet.

Dans son éditorial du dernier magazine municipal, le maire "se félicite" de cette participation nombreuse ! Merci à lui ! Il a même remarqué "qu'il n'y figurait pas de soutien massif".

Pourtant il persiste et signe, qualifiant le projet de "bouée de sauvetage" pour Argenteuil (en nous sortant de la Seine à 43,20 m de haut ?), dans Le Parisien, et ridiculisant le travail du commissaire enquêteur comme fait "au doigt mouillé" (que n'a-t-il grimpé loin du fleuve, à 43,20 m de haut ?). Georges Mothron reprend cette interview sur sa page Facebook en ajoutant : "ceux qui se sont exprimés durant l'enquête doivent être entendus".

Que ne les écoute-t-il !

Selon lui, dans son éditorial, "l'enquête valide le besoin d'offre … commerciale".

Qu'ont dit les Argenteuillais ? Selon le résumé du commissaire-enquêteur : "les interrogations menées auprès du public lors des permanences pour comprendre la raison de la baisse du commerce de centre-ville et de Côté Seine, ont conclu au fait que la population Argenteuillaise a progressivement tiré vers le bas l’offre initialement positionnée sur du milieu de gamme et qu’il serait donc inutile de reconduire le même schéma avec le nouveau centre commercial car les mêmes causes produiront les mêmes effets ; mais parallèlement à ce discours, on regrette aussi que l’offre actuelle de centre-ville soit de piètre qualité. Le CE note également que le marché Héloïse et le centre commercial ne seront pas en concurrence directe." Où est la validation ? Sachant que le promoteur de Cap Héloïse annonce des loyers 30% inférieurs à Côté Seine, de quoi attirer une offre plus bas de gamme ?

Le commissaire-enquêteur enquêteur conclut : "la mise en place d’une nouvelle zone commerciale en centre-ville est, à mon point de vue, discutable mais peut être recevable". Drôle de "validation" !

Le maire entend les Argenteuillais à contresens et lit aussi l'histoire à rebours.

Toujours dans son éditorial, il écrit : "un retour au temps des berges naturelles et des impressionnistes relève du fantasme"… Mais les berges argenteuillaises au temps des impressionnistes (le chemin de halage) n'étaient pas naturelles ! elles étaient aménagées, paysagées pour la promenade, par la volonté du Conseil Municipal d'Argenteuil, précisément pour attirer les visiteurs !

Diapositive06_promenade.jpg

Et revenir à cette démarche ne relève pas du fantasme : toutes les villes similaires le font à commencer, depuis plus de 20 ans, par Paris, qui n'est pas un exemple marginal, notamment en termes de trafic automobile !

En revanche le maire a raison de dire, toujours dans son éditorial, que le projet "transcende les clivages politiques" : il est rejeté par des personnes de toutes préférences partisanes.

Quand en tirera-t-il les conclusions, en l'abandonnant purement et simplement ? Pour adopter, tout simplement, la démarche partagée par toutes les villes de France ou presque : celle de retrouver une continuité avec leur environnement, de mettre en valeur leurs espaces verts, de rendre le paysage et la vie en ville plus agréables ?

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