Blog d'Engagés pour Argenteuil

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lundi 25 juin 2018

Un Conseil Municipal qui en vaut 2 ce vendredi 29 juin 18 heures

Trois mois et deux jours qu'il n'y aura pas eu de conseil municipal… l'ordre du jour est forcément chargé. C'est peut-être pourquoi le conseil a été avancé d'une heure.

Au menu :

01. Candidature d'Argenteuil à l'appel du Grand Paris "Centres villes vivants"

02. Convention de fourniture de chaleur urbaine par Azur

03. Convention d'exportation de chaleur urbaine vers Bezons

04. Avenant à la Délégation de Service Public sur le chauffage urbain

05. Avis sur le Projet régional de santé

06. Budget supplémentaire 2018

07. Contractualisation avec l'État sur les dépenses de fonctionnement 2018, 2019, 2020

08. Convention "Titres payables par internet" (TIPI) 95

09. Effacement de dettes de 14 familles

10. Remise gracieuse aux locataires de logements précaires 26 rue Paul Vaillant-Couturier

11. Rapport sur la "politique de la Ville" en 2017

12. Règlement des accueils extrascolaire et périscolaire

13. Convention pour l'utilisation de l'Espace Numérique de Travail (ENT) dans les écoles

14. Avenant à la Délégation de Service Public sur le Stationnement (Vinci Indigo)

15. Location longue durée de vélos à assistance électrique

16. Reconduction des intervenants à l'Ouvre-Boîte

17. Renouvellement des conventions de la Mission Locale, d'AGIRE (PLIE) et de l'École de la deuxième chance

18. Tarifs des activités sportives

19. Subventions exceptionnelles à la Maison pour Tous, et à École et vie locale

20. Subvention 2018 aux associations de prévention spécialisée Le Valdocco et Contact

21. Acquisition d'une place de parking extérieure 78 avenue du Maréchal Joffre

22. Acquisition de parcelles aux 26-28 boulevard Jean Allemane et rue Étienne Bast

23. Résiliation amiable d'un bail emphytéotique sur une place du parking La Frette

24. Modification de la garantie d'un emprunt d'AB Habitat pour la rénovation de la cité jardin route d'Enghien

25. Convention sur l'appel à projets régional contre l'habitat indigne, site Abattoir

26. Convention avec Orange pour enfouir les réseaux télécoms rue de Somme-Py

27. Avenants aux conventions des Relais Assistantes Maternelles 1 et 2

28. Nouvelle procédure de réutilisation des informations publiques

29. Demande de renouveler l'agrément des maisons de quartier comme centres sociaux

30. Adhésion à la fédération départementale des centres sociaux

31. Expérimentation de la "médiation préalable obligatoire"

32. Convention de service entre la Ville et le Territoire Boucle Nord

33. Convention entre la Ville et le Territoire Boucle Nord sur la compétence "habitat"

34. Liste d'emplois susceptibles d'être pourvus par des agents contractuels

35. Avenant à la convention sur la protection sociale complémentaire

36. Avenant à la Délégation de Service Public sur les Marchés forains

37. Reglement sur l'élections des représentants des commerçants à la commission paritaire des marchés forains

38. Financement des classes à Projet Educatif Artistique et Culturel

39. Tarification des activités culturelles

40. Avenant à la convention de la compagnie en résidence "Les Rémouleurs"

41. Prêt d'instruments de musique par les médiathèques

42. Rémunération des conférenciers

43. Droits des femmes : conventions avec le CIDFF et le Planning Familial

44. Adhésion au réseau national des Maisons des Associations

45. Dénomination de la Grande Tente Blanche

46. Rapports sur l'utilisation des fonds "politique de la Ville"

47. Rapports d'activité 2015 et 2016 des entreprises avec des délégations de service public

48. Remplacement de Mickaël Camilleri au conseil de territoire Boucle Nord

49. Tableau des indemnités des élus

mercredi 20 juin 2018

Quel avenir pour la SNCF ? Débat interne EpA… ouvert !

par Bernard Rols, Pierre Bruneau, Frédéric Lefebvre-Naré, Pierre Belot

Que pensent de cette réforme ceux qui nous suivent sur ce blog ? À vos commentaires !

Bernard Rols : la Loi sur la réforme de la SNCF vient d’être largement votée par l’Assemblée Nationale et le Sénat.

Cette loi :

  • transforme juridiquement la SNCF, d’EPIC en Société Anonyme à capitaux publics incessibles, pour lui permettre de faire face à la concurrence.
  • met fin au statut de cheminot pour les nouvelles embauches à partir de 2020, ce qui permettra à la SNCF de gagner en productivité afin d’être compétitive.
  • fait reprendre par l’État 35 milliards d’euros de dettes à partir de 2020.

Le point de vue de l'IFRAP ici.

Personnellement, j’approuve le contenu de cette Loi, et je déplore la désinformation médiatique par les syndicats de la SNCF, qui veulent nous faire croire à la disparition du Service Public ferroviaire, auquel les Français sont très attachés.

Pour autant, la SNCF est-elle sauvée ?

Dès 2019 les Régions pourront choisir leur prestataire pour les TER ; Xavier Bertrand déclarait récemment dans une émission politique sur LCI que la Région Hauts-de-France, qu'il préside, n’était pas là pour combler les fins de mois difficiles de la SNCF. À l’autre bout de la France, Christian Estrosi, président de la Région PACA, ne se cache pas de vouloir faire appel à un opérateur privé. De nombreux autres présidents de Régions sont en conflit ouvert avec la SNCF.

Qu'en est-il en Ile-de-France ?

Le 13 juin dernier, nous avons subi une panne générale de signalisation à la Gare Saint-Lazare.

Selon le communiqué de la direction de la SNCF, il s’agissait d’un défaut électrique sur un commutateur de commande de signalisation situé dans un poste d’aiguillage datant de 1966.

C’est la deuxième panne générale à St Lazare depuis le début de l’année.

La gare Montparnasse, rappelez-vous, a aussi subi ces derniers mois, 2 pannes générales de plusieurs jours.

En Ile-de-France comme dans les autres régions, les retards ou les suppressions de trains ne se comptent plus, sur les trains du quotidien.

Pour des raisons de sécurité, des TER sont obligés de réduire leur vitesse vu l’état délabré du ballast.

Ce sont des milliards d’euros qui faudra investir pour remettre à niveau le réseau ferroviaire pour les trains du quotidien.

Combien cela va-t-il coûter aux régions françaises, c'est-à-dire à nous, avec nos impôts ?

Si ces lourds investissements sont faits par la SNCF : à quoi sert alors de la désendetter d’un côté, lui permettant de faire face à la concurrence, si elle s’endette à nouveau, non plus pour les lignes LGV, mais pour ses lignes classiques abandonnées depuis des décennies ?

Pierre Bruneau : Je ne vois pas en quoi le changement de statut va améliorer le fonctionnement du trafic, concernant :

  • le matériel obsolète à l’origine des différents pannes,
  • l’augmentation du nombre de passagers en Ile-de-France le matin et le soir.

Frédéric Lefebvre-Naré : la raison de cette réforme m'échappe.

Quel rapport entre le changement de statut de la SNCF, et l'ouverture à la concurrence ? Le précédent changement de statut, il y a plus de 20 ans je crois, était déjà annoncé comme lié à l'ouverture à la concurrence… Je crois me souvenir d'avoir co-animé des ateliers de cadres SNCF sur le sujet vers 1993 !

Quel rapport entre la fin du statut de cheminot pour les nouvelles embauches et la productivité ? À mon avis, la productivité d'un ensemble aussi complexe de personnel et de systèmes dépend essentiellement de leur bonne coopération, de leur solidarité, de la connaissance capitalisée et partagée depuis des décennies. Les cas que citent Bernard et Pierre, ceux des pannes mal identifiées à Montparnasse et Saint-Lazare, avec leur impact sur la vie économique et sociale, indiquent là où il faudrait progresser. En quoi diviser le personnel en deux catégories, peut-il aider ?

Quant à la dette de la SNCF, chacun savait depuis le début que c'était une dette publique masquée, "hors bilan". L'afficher est certes louable en termes de sincérité des comptes publics, mais ce passage du trou de la poche gauche de l'État, à sa poche droite, ne change rien dans la vraie vie.

Je suis bien d'accord avec Bernard sur les défis auxquels la SNCF va être confrontée. La concurrence de Blablacar et consorts en est un autre. Je regrette l'absence de toute stratégie, de toute réforme, pouvant mettre la SNCF sur une trajectoire d'avenir.

Pierre Belot : Si la réforme a un impact sur la dette, c'est d'inciter la SNCF à se ré-endetter !

Pendant ce temps, les entreprises se financent généralement par la dette et elles y sont fiscalement encouragées.

On ne fait qu'inciter les ménages à s'endetter. On en fait presque une question de civisme !

Résultat, la dette privée mondiale est du même ordre que la dette publique (> 100% du PIB). L'une est valorisée, l'autre stigmatisée. Pourquoi ? La réponse est simple : c'est de l'idéologie néolibérale, "L'État, c'est mal ; rien ne vaut le privé. Le collectif c'est dangereux, l'individualisme est la solution à tout."

TINA, There Is No Alternative ! Ça fait plus de 30 ans qu'on nous le dit.

Chercher des explications rationnelles à ces a priori idéologiques est une perte de temps, d'énergie, et de lucidité.

Pierre Bruneau : La concurrence peut bel et bien arriver : le privé s’occupera des lignes qui permettent de gagner des fortunes, et laissera le reste à la SNCF ! et nous continuerons à combler de plus en plus de déficits…

C'est ce qui s'est passé tout récemment pour les autoroutes et les routes nationales.

C’est aussi le même principe à Argenteuil, comme au niveau de l’État dans son ensemble : je vends mes actifs, souvent à bas prix, mais en prétendant équilibrer ainsi le budget à l’instant T ; et je garde les gouffres financiers.

L'état de l'A15

Quelques images du chantier en préparation pour refaire le soutènement de la chaussée de l'A15 à Argenteuil, juste avant le franchissement de la Seine par le viaduc de Gennevilliers.

L'affaissement lui-même, sur la largeur de la voie extérieure à peu près :

A15_affaissement.jpg

La terre remblayée pour créer un accès pour les engins de travaux publics via la rue des Déserts, en passant sous les voies de l'A15 :

A15_remblai_acces_2.jpg

Des morceaux de béton tombés en contrebas jusqu'à la voie d'accès aux berges de Seine (quai Saint-Denis), sans doute laissés en place pour les besoins de l'enquête ?

A15_chutes_contrebas.jpg

mardi 29 mai 2018

En bord de Seine, un paysage remarquable et à embellir (tribune pour le prochain Argenteuillais)

par Frédéric Lefebvre-Naré / avec Engagés pour Argenteuil

Le président de l’association ARBRES, chargée au niveau national de labelliser les « arbres remarquables » et « ensembles arborés remarquables », Georges Feterman, a écrit au maire d’Argenteuil, après deux visites sur l’île Héloïse :

« ARBRES … a été alertée par le Comité Jean Vilar à propos des menaces qui pèsent sur une partie des arbres de l’île Héloïse. En me rendant sur place, j’ai pu me rendre compte de la beauté de ce magnifique ensemble arboré, ainsi que de sa valeur historique, liée aux impressionnistes.

Je n’ai en aucun cas l’intention d’intervenir dans le dossier de rénovation du site, n’ayant ni la compétence ni la vocation de le faire. Je tiens simplement à vous faire part du souhait de notre association que soit préservé intégralement ce magnifique patrimoine arboré, qui pourrait se voir attribuer le label national « ensemble arboré remarquable ». Nous avons d’ailleurs remis ce label de manière symbolique au comité Jean Vilar, en espérant pouvoir le faire officiellement auprès de vous, honorant ainsi votre commune. »

Avec le comité Jean Vilar, Engagés pour Argenteuil s’associe naturellement à ce souhait. Nous sommes prêts à toute initiative pour (re)mettre en valeur ce site, paysagé pour les Argenteuillais depuis 1788.

La Municipalité a semé il y a quelques semaines un carré de gazon dans la plataneraie, en bas du marché : c’est un début encourageant !

Allons au-delà, repensons autrement l’aménagement de l’île, passons à un autre projet que celui de tour multiplexe, de centre commercial et de logements en pleins remblais, que la Municipalité portait avec le promoteur Fiminco depuis 2016.

Faisons avancer les autres projets de développement d’Argenteuil, comme « Argenteuil Littoral » ; là aussi, Engagés pour Argenteuil contribuera volontiers. Commençons par obtenir de la SNCF que le souterrain sous la gare centrale, censé desservir ce futur ensemble, reste ouvert à tous ! Alors que, bizarrement, la SNCF et la Mairie ont décidé de la fermer sauf aux riverains, contrairement à tous les engagements antérieurs.

Aménageons une ville agréable, accueillante à la promenade et aux visiteurs, accessible aux personnes à mobilité réduite, sûre pour nos enfants !

Sans attendre des budgets faramineux, évitons déjà les décisions absurdes, et avançons pas à pas !

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