Blog d'Engagés pour Argenteuil

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vendredi 8 mars 2019

Grand débat national — et argenteuillais

par Frédéric Lefebvre-Naré, repris de ma tribune dans le prochain numéro du magazine municipal.

En réponse au mouvement des Gilets Jaunes, le gouvernement a ouvert un « Grand débat national ».

À Argenteuil, la Municipalité ne l’a relayé qu’en mettant à disposition des bulletins à l’accueil de l’Hôtel de Ville, mais plusieurs associations ou personnalités ont pris l’initiative d’organiser des rencontres, dont Perspectives citoyennes, Conjugue, le PS avec l’ancien député-maire Philippe Doucet, LREM avec la députée Fiona Lazaar.

Participant à plusieurs de ces rencontres, j’ai pu y entendre les mêmes demandes, les mêmes idées, le même besoin de reconnaissance et de confiance entre institutions et citoyens, qui s’exprime partout en France.

J’y ai aussi entendu, de soirée en soirée, une demande répétée de débat public argenteuillais. La conscience que nous constituons une société, ancrée sur notre territoire, capable de décider ensemble comment nous voulons qu’il évolue. À chacune des rencontres à laquelle j'étais présent, il a été demandé un référendum local sur les projets de construction au bord du pont d’Argenteuil, sur le site de Jean Vilar.

Cet attachement des Argenteuillais à leur ville et à leur site, l’ancien candidat à la présidentielle, Jean Lassalle, a pu le constater quand il nous a rendu visite le 21 février. Il a pu apprécier par exemple la très jolie brochure « Promenade du 13 mai 2018 : de la gare Saint-Lazare au musée d’Argenteuil », réalisée par Claudine Arnould-Cazals et Valérie Police, et diffusée par le comité Jean Vilar.

A un an des élections municipales, il est grand temps d’ouvrir le débat argenteuillais, de faire mûrir ensemble nos idées et nos désirs pour l’avenir d’Argenteuil.

Une ville fragile, menacée, mais immensément riche des talents et de l’engagement de ses habitants.

lundi 4 mars 2019

Marché de la Colonie : et maintenant ?

par Bernard Rols ; avec Frédéric Lefebvre-Naré

Les Argenteuillaises, Argenteuillais ont découvert le nouveau magazine municipal : « Argenteuil en Seine : ma ville »

Une pleine page est dédiée au Marché de la Colonie, titrée « Jouer Collectif »

Chacun(e) sait l’attachement de notre mouvement à la réussite de ce marché du quartier de la Colonie, situé derrière la gare centrale.

Dès juillet 2014, j'avais saisi la municipalité nouvellement élue, du délabrement de la toiture du marché suite à un orage de grêle.

En novembre 2015, nous avons apporté notre aide et notre expérience à la création du Collectif du Marché de la Colonie.

Nous nous sommes impliqués plus d’une année, au coté de ce collectif d’habitants du quartier, participant activement à l’enquête de terrain, aux premiers « Café rencontre »…

Il était urgent d’agir : à l’époque, ce marché comptait, le samedi, 3 à 4 commerçants et approximativement une cinquantaine de clients fidèles…

Nous nous sommes donc réjouis lorsque le marché a été enfin rénové à l’automne 2018.

Il retrouve dans un cadre agréable, une convivialité perdue (mais pas oubliée) depuis des années.

Les associations partenaires lui apportent le lien social souvent absent dans notre société, et lui donnent une attractivité et un cachet supplémentaires.

Pour autant, l’article « Jouer Collectif » masque les difficultés restantes pour se développer et pour perdurer.

Contrairement à la quinzaine de commerçants annoncée dans l’article, le marché regroupe aujourd'hui au plus 7 à 8 commerçants.

Quant aux 500 personnes qui le fréquenteraient chaque samedi selon le magazine municipal… je constate de visu, dans la tranche horaire 10–11 heures, une moyenne d'une quinzaine de clients.

La municipalité et le Collectif semblent vouloir axer principalement ce marché sur le bio : est-ce à la portée de l’ensemble des habitants du quartier, notamment les personnes âgées aux faibles ressources, qui restent une grande proportion des clientes et clients ? La première tentative de marché "bio" du vendredi soir a fait long feu.

Les circuits courts sont demandés, le bio apporte des produits sains et de qualité, mais le marché peut et doit redevenir un pôle d'attraction pour tous les habitants du quartier et les Argenteuillais qui passent par la gare centrale le samedi matin :

  • en augmentant le nombre de commerçants (la municipalité avait annoncé lors des travaux, la présence future de 10 commerçants, non encore atteinte),
  • en diversifiant l’offre marchande,
  • avec un effort visible sur les prix — même si l’enquête de terrain réalisée par le Collectif a montré qu'ils sont comparables à ceux d'autres marchés environnants proposant, bien entendu, une qualité équivalente.

À ces trois conditions : développement, diversité et prix attractifs, la clientèle reviendra nombreuse et ce marché sera durablement viable.

dimanche 3 mars 2019

Drôle d'aménagement rue Maurice Rechsteiner

par Pierre Bruneau ; avec Frédéric Lefebvre-Naré

La rue Maurice Rechsteiner a été refaite, de même que les trottoirs, cela est très bien.

La matérialisation des places de parking est effective ; très bien aussi… tout en sachant que définitivement, ces emplacements ne seront plus jamais nettoyés. De plus, le choix des emplacements n’est pas celui qui offrirait le plus de places... soit.

Les habitants avaient été consultés : à ma connaissance, ils étaient tous contre le projet de la Mairie. Le projet a quand même été réalisé !!!

Mais ce qui me choque le plus est la présence de ce bloc de béton avec ses 4 potelets !

photo_Rechsteiner.jpg

Certes, il permettra au résident situé en face de sortir de son garage sans faire de manœuvre dans le cas où une voiture serait garée en face !!!

Mais quelle drôle de place de parking, à qui peut-elle servir ?

Ce résident d'en face a-t-il une contrainte particulière, qui justifierait qu'on empêche le stationnement spécialement en face de chez lui, et non en face d'autrui ?

mercredi 20 février 2019

La France « fraternelle » deviendrait-elle « haineuse » ?

par Bernard Rols

Nous assistons, depuis quelques semaines, à une déferlante de haine et de violences en marge des manifestations sociales des Gilets Jaunes.

L’intellectuel Alain Finkielkraut insulté dans la rue, un véhicule de police pris pour cible…. la semaine dernière, l’incendie du domicile personnel du Président de l’Assemblée Nationale, des actes délictueux que nous réprouvons.

Cette intolérance diffuse à l’encontre de nos élus, des corps constitués, des personnels (policiers…) représentant une autorité régalienne, des médias, des juifs et des musulmans, s’exprimait dans une relative impunité, sur les réseaux sociaux.

Elle descend aujourd’hui dans la rue à visage découvert.

La France a été et doit rester le pays de la libre expression, le pays des libertés individuelles.

Débattre sans aucun tabou, confronter nos idées, s’opposer souvent, ont façonné notre histoire.

En revanche, nous ne pouvons plus tolérer que quelques uns jettent l’anathème, avec forte haine, sur tel parti politique, tel média, telle religion, telle profession, telle classe sociale… car ils n’ont pas la même opinion politique, croyance, le même niveau social, plus encore réprobateur, la même origine, culture ancestrale.

Une France fantasmée des « elle est à nous » ou des « on est chez nous », du rejet de l’autre, résolument raciste et antisémite, ne saurait être notre France républicaine, indivisible, la France de l’égalité pour tous ses citoyens et toutes ses citoyennes.

A la question d’une journaliste « allez vous porter plainte ? » Alain Finkielkraut, répondait, dès le lendemain, par la négative : « je ne suis pas là pour punir mais pour comprendre ».

A nous de comprendre, au-delà d’Argenteuil, que le pays des Lumières, des Droits de l’Homme, de l’Humanisme, risque d’être emporté dans la tourmente si nous ne réagissons pas à tous ces coups de boutoir, d’où qu’ils viennent.

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