Blog d'Engagés pour Argenteuil

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mardi 27 mars 2018

Ville d'Argenteuil, bilan 2017

par Frédéric Lefebvre-Naré — brouillon de mon intervention au Conseil municipal de ce soir sur les comptes 2017. Je la modifierai bien entendu selon les informations que nous entendrons en cours de Conseil.

Les comptes de la Ville pour cette année 2017 ont une importance particulière, car ils permettent de faire deux bilans. L'un et l'autre me conduiront, malheureusement, à voter contre ces comptes 2017.

Premier bilan, celui des emprunts toxiques : l’État a fermé en 2017 son guichet d’aide, mais vous avez annoncé au dernier Conseil Municipal, Monsieur le Maire, qu’Argenteuil poursuivait la renégociation de ces emprunts, et que, je vous cite, « le dernier d’entre eux tombera au mois de mars 2018 ».

Deuxième bilan, celui du « plan de redressement », entre guillemets, que vous aviez annoncé à l’automne 2014 pour 3 ans.

1. Les emprunts toxiques. Grâce à l’aide de l’État, les collectivités françaises se sont débarrassées des deux tiers de leur dette toxique. Exception, Argenteuil, qui n’en avait renégocié que la moitié. Il en nous restait pour 48 millions fin 2017, selon ce compte administratif, page 153, tableau IV A2.4. Vous en avez renégocié 4,7 millions selon votre décision n°2018/64 du 26 février 2018. Il en resterait donc, le 27 février, 42,3 millions. Soyons précis : sur 1,6 millions, la Ville a une assurance, il reste donc 40,7 millions réellement dangereux. Alors comment passer de 40,7 millions à 0 d’ici fin mars ? Monsieur Péricat m’a indiqué hier en Commission que vous aviez opéré une renégociation en date du 1er mars, qui malheureusement ne figure pas dans le relevé de vos décisions, qui va pourtant jusqu’au 6 mars. Le suspense reste entier :

D’abord, est-ce qu’Argenteuil sera libérée, d’ici ce samedi 31 mars, de ses 40,7 millions de dette toxique, ou est-ce que c’était encore un bobard ?

Ensuite, combien vont nous coûter ces 40,7 millions qui restaient au 27 février ? Grosso modo, ils sont aussi toxiques que les 48 déjà renégociés. Sur l’échelle Gissler, qui va de B jusqu’à F, niveau le plus toxique, la majorité des emprunts qui nous restaient étaient E. Sur les 48 millions, il y a eu 47 millions de pénalités (même vous aviez prétendu à ce Conseil, Monsieur Péricat, que c’était 20, c’était 47).

Donc, pour les 40,7 millions qui restent, prévoyons à peu près autant de pénalités, 40 millions. Si l’État nous en avait encore payé la moitié, ça ferait environ 20 millions. Mais sans l’aide, les 20 millions seront autant de plus à notre charge.

Ce risque se matérialise dans votre renégociation du 26 février. Elle porte sur un emprunt de catégorie D, donc moins toxique, mais elle nous coûte tout de même 1,5 million de pénalité. Donc, si on dit « la moitié », c’est 750000 € que nous aurions pu obtenir en aide d’État et qui, en fait, retombent à notre charge.

2. Malgré ces montants énormes que nous payons aujourd’hui pour les folies de votre premier mandat, vous parvenez tout de même à améliorer le résultat comptable.

Et vous y parvenez très simplement, en ayant pratiquement arrêté les investissements depuis votre arrivée. C’est normal qu’au début d’un mandat, on passe 3 ou 4 ans à préparer des projets, pendant ce temps on dépense moins et les comptes s’améliorent ; et pendant les 2 ou 3 dernières années, les projets sortent de terre, et c’est là qu’on constate les dépenses d’investissement.

Mais quels sont les projets que vous avez préparés pour 2018-2019, et qui sont prêts à sortir de terre ? Une école, dans le meilleur des cas, alors qu’il en aurait fallu au moins deux, dont une pour le centre ville. Et à part l’école, rien. Vous lancez une étude pour l’éventuelle réhabilitation du 2ème bassin de la piscine, autant dire que la ville aura passé plusieurs années avec un seul bassin de piscine pour 110000 habitants, et en plus, un bassin très excentré par rapport aux logements et aux écoles.

Je suis convaincu de la bonne volonté de votre équipe, et je peux régulièrement constater le professionnalisme des services de la Ville, pourtant rien n’avance. Dans le meilleur des cas, vous poussez tout le monde dans une voie sans issue, comme avec Fiminco sur l’île Héloïse.

Pourtant le gouvernement vous a tendu la perche. Nous avons un centre ville en grande difficulté ; justement, le gouvernement a lancé un plan « Cœur de Villes » de 5 milliards sur 5 ans. Il revenait aux Maires de manifester leur intérêt et leurs projets, et aux Préfets de faire la sélection. Le Ministre a annoncé aujourd’hui les 222 villes retenues, dont des villes de plus de 100000 habitants comme Limoges, Perpignan, Mulhouse ou Besançon. Pas Argenteuil. Avec tout le respect que j’ai pour Mulhouse et Besançon, leur centre ville est en bien meilleure situation que le nôtre. Encore aurait-il fallu montrer au Préfet un projet d’avenir crédible[1]. Ça n’a pas été le cas. Dommage, cela fait encore dans les 25 millions d’euros de capacité d’investissement perdue pour Argenteuil.

L’investissement est à l’arrêt, et les effectifs d’agents non-titulaires ont été sévèrement réduits. Pourtant, en 2017, l’effectif des non-titulaires a ré-augmenté de 38 personnes. Au total, selon vos comptes, nous dépensons 12% de plus qu’en 2016 pour rémunérer les agents non-titulaires. Dans le même temps, au titre des indemnités de chômage, nous payons encore 1,8 M€, du même ordre qu’en 2016, à des personnes pour ne pas travailler. Nous perdons sur les deux tableaux.

Les agents sont moins nombreux qu’en 2014, et ils sont largement découragés, à en juger par le taux d’absentéisme. S’il est toujours de 18%, autrement dit, 10% de plus que la moyenne pour les agents territoriaux (8%), cela signifie que chaque jour, 223 agents qui devraient être là manquent à leur poste. Quand vous arriviez en responsabilité, vous pouviez dire que c’était l’une des difficultés que vous affrontiez. Au bout de 4 ans, ça fait partie de votre bilan.

Les agents se démobilisent, les habitants s’appauvrissent. Ils souscrivent de moins en moins aux services de la Ville. Les parkings du Val Nord ne trouvent pas preneurs même au prix cassé de 350 € par an la place. Les services sociaux et périscolaires voient leurs recettes baisser cette année, malgré la croissance de la population et spécialement, pour le périscolaire, du nombre d’enfants.

Nous avons appris un drame ces jours-ci : la mort d’un homme, brûlé vif dans sa chambre d’un hôtel non déclaré, « le Berkane », où des familles vivaient dans 9 mètres carrés. Ce drame amène les journalistes et les caméras sur place, mais nous savons tous que des centaines et plutôt des milliers d’Argenteuillais vivent dans des conditions aussi lamentables. Les multiplications de boîtes aux lettres devant des immeubles misérables, les chambres sous-louées à des familles entières, les pavillons transformés en immeubles de rapport.

D’un mandat à l’autre, il y a des projets pour essayer de pallier ces problèmes, il y a des diagnostics, il y a les efforts de nos services sociaux – ou les services d’hygiène, la presse nous dit que l’immeuble du « Berkane » était régulièrement contrôlé par les services de la Ville. Mais il a brûlé quand même.

Notre bonne volonté n’a pas enrayé la dégringolade. On nous dit que la France repart, emploi, croissance économique : mais Argenteuil semble avoir raté le train.

Ce qui m’inquiète encore plus, si c'est possible, c’est la fragmentation de notre société. Entre les plus pauvres et ceux qui vivent plus à l’aise. Entre communautés religieuses, ou d’origine. Entre les jeunes et les aînés. Entre les anciens Argenteuillais, et ceux qui disent qu’ils ne font que passer et ne s’intéressent pas à la vie locale.

Toute la société française est soumise à ces tensions. Mais la particularité d’Argenteuil, et sa richesse, c’était d’arriver à les gérer, c’était l’entente. Des bobos de l’époque de Monet ou Maupassant aux bobos d’aujourd’hui, des réfugiés chassés par la guerre de Bretagne au Moyen-Âge aux réfugiés chassés par les guerres d’aujourd’hui, des prieurs de Notre-Dame aux entrepreneurs d’aujourd’hui, de Mirabeau en week-end à la campagne au XVIIIème siècle, aux fans du trail qui viennent aujourd’hui grimper nos 365 marches. Argenteuil a toujours marché tant que les municipalités, ou les dirigeants, ont cultivé ce qui était commun, ce qui était populaire, ce qui réunissait les gens.

Et c’est justement ce que vous avez coupé. Vous avez coupé les spectacles de plein air. Vous avez coupé la communication. Vous avez coupé les colonies de vacances. Vous avez coupé le 14 juillet. Vous avez coupé les vœux. Vous avez coupé les aménagements de l’espace public, des pistes cyclables, des promenades. Vous laissez le Figuier Blanc dépérir, avec très peu de séances, sans possibilité d’acheter en ligne son billet, sans fléchage depuis le parking, sans réhabilitation de ce parking, sale et squatté. Vous laissez la médiathèque se dessécher, sans renouvellement des livres. Et les maternelles, qui sont si précieuses pour réunir les familles et les enfants de toutes origines, vous réduisez drastiquement leurs moyens puisqu’il y a moitié moins d’ATSEM qu’à votre arrivée, et que leur nombre a continué à baisser en 2017.

Pourtant il y a de l’énergie à Argenteuil, et de la bonne volonté, y compris chez vos élus, je le sais bien. Selon les statistiques, Argenteuil est parmi les villes les plus entreprenantes. Et nous voyons tous combien de communautés arrivent à organiser des événements auxquels participent un très grand nombre d’Argenteuillais. Indépendamment même de toute communauté, des initiatives d’intérêt général réunissent de nombreux bénévoles persévérants, comme le collectif pour le marché de la Colonie ou le comité Jean Vilar, pour ne citer que ces deux-là.

Ce qui nous menace le plus, ce n’est pas l’individualisme. C’est l’incapacité de votre Municipalité à réunir, à fédérer les énergies, à proposer des projets où les Argenteuillais se reconnaissent et où ils aient envie de s’investir.

Cette absence de projets vous permet d’équilibrer les comptes, puisque pendant ce temps, les impôts et les dotations de l’État ont continué à très bien rentrer, bien mieux même que ce que vous aviez prévu au budget. Mais la contrepartie de ce bilan comptable, c’est un bilan social, humain, très inquiétant, qui constitue le plus grand défi pour les prochaines années.

Notes

[1] De nature à convaincre le gouvernement de faire une exception pour Argenteuil, alors que sa 'priorité' était pour les villes hors métropoles, voir la réponse du Maire au point 4 ici.

samedi 24 mars 2018

Réunion "cadre de vie" au Val d'Argent Sud

par Pierre Belot

Ce 22 mars 2018 à l'école Marcel Cachin, le cycle des réunions publiques sur "le cadre de vie" passait par le Val-d'Argent-Sud, avec comme élu·e·s

  • Naïma Raib (référente Val Nord et Sud)
  • Gilles Savry (adjoint à l'Urbanisme)
  • Philippe Vasseur (adjoint chargé des écoles et coordinateur des adjoints de quartier)
  • François Poletti (adjoint Tranquillité publique, Voirie, Sécurité civile)

Et les responsables des services

  • Patrick Lemoine : Directeur des Services Techniques
  • Louise Sadowski : Prévention, Tranquillité Publique & Sécurité Civile
  • Une personne de la Police municipale
  • Richard Gaudrit (?) : Azur

Les intervenants officiels se tenaient derrière deux tables, face au public : 4 élus à gauche, 5 responsables des services à droite.

Côté public, au premier rang, encore 2 élus (Xavier Péricat, Martine Rousseau), les référents des comités de quartier, les responsables des commissions, les techniciens sono, donc en tout une petite vingtaine de personnes impliquées dans la communication.

Face à cette armada, moins de quarante personnes parmi le public. Un problème de distribution de l'invitation serait à l'origine de ce nombre restreint.

Première partie : présentation des actions.

On commence par les référents de quartier. Merci pour la peinture sur le rond du carrefour qui ne se voyait plus, pour la visite du chantier parking (...). Arrêter de donner à manger aux pigeons, sensibiliser à la propreté des espaces verts (...) et n'oubliez pas le 7 avril : diagnostic à vélo.

Puis c'est au tour des services. Beaucoup de chiffres très difficiles à apprécier. Exemples : 400 tonnes de sel répandues lors de la vague de froid, 614 dépôts sauvages traités, 2637 utilisateurs actifs sur TellMyCity, 1284 interventions de police pour regroupements, 7500 verbalisations, X nids-de-poule rebouchés...

Deuxième partie : questions de la salle.

Là, on entre dans le lourd. La première personne ne peut retenir ses sanglots en parlant de son fils, lycéen à Julie-Victoire Daubié (ex Romain-Rolland), agressé deux fois par des collégiens.

Réponse : l'affaire est connue et en cours de traitement. "Nous sommes en train de redéployer la médiation, mais le rappel à l'ordre est exclu en cas de procédure judiciaire" : j'apprends donc que les agresseurs sont libres comme l'air du fait même qu'ils sont déjà sous le coup d'une inculpation !

On continue : des SDF le long du magasin Auchan vont faire leurs besoins en pleine rue, hurlent des grossièretés le soir, etc.

Réponse : c'est un travail très difficile avec les acteurs sociaux. On n'a pas le droit d'imposer un parcours de soin. On ne peut qu'user de persuasion, ou en cas de trouble de l'ordre public, verbaliser. Vive réaction dans la salle, moitié rire, moitié indignation. Madame Sadowski, revenue à la réalité, rectifie sa réponse.

L'épicerie pakistanaise rue du Poirier Fourrier est ouverte jusque très tard dans la nuit. Ce serait, dit l'habitant intervenant, un repaire de tous les trafics.

Réponse : pour le cas général, nous étudions la possibilité d'imposer 21 heures comme heure limite de fermeture. En ce qui concerne l'épicerie en question, une fermeture administrative est prévue et devrait avoir lieu bientôt.

Problème de motos ou scooters sur les trottoirs, conducteur sans casque, "wheeling", bruit.

Réponse : "Il est hors de question de les prendre en chasse". Trop de risque que ça finisse mal. Il faudrait les prendre à l'arrêt (ben voyons !!!). On sait que c'est d'une extrême pénibilité pour les gens. On cherche à savoir où ils cachent les bécanes mais c'est très difficile à savoir. Et encore, on ne peut mettre la bécane en fourrière que si elle n'est pas immatriculée.

D'une façon générale, les réponses sont beaucoup trop longues, plusieurs intervenants se partageant la parole. Les élus ne sont pas dupes du fait que les responsables des services sont intarissables dans leurs domaines, et qu'ils étouffent ainsi la parole du public avec la bonne conscience de répondre au mieux à ses questions.

La séance est levée à 23h passée (il était prévu 22h), alors que de nombreuses personnes voulaient prendre la parole.

Pour conclure, les problèmes les plus lourds ont été soulevés par la salle, et je ne crois pas que les réponses apportées ont été en mesure de faire converger les points de vue. Le vocabulaire utilisé n'y est pas étranger. "Redéployer la médiation", "objectiver la dangerosité" ou "faire de la prévention situationnelle" font partie d'un verbiage qui ne fait qu'accroître le fossé entre l'administration et les administrés.

mardi 20 mars 2018

Réunion "cadre de vie" du Centre Ville

par Frédéric Lefebvre-Naré, Bernard Rols

Le programme de cette réunion est similaire à celui des réunions similaires ;-) dans les autres quartiers.

C'est l'élu référent, Boualem Meziane, qui rend compte des travaux du comité de quartier. Par exemple les rencontres avec les habitants "pour voir comment on pourrait travailler sur la propriété en centre ville", et le travail "avec le Conseil municipal des Jeunes" au sujet "des incivilités" : les membres du comité de quartier ont tourné des vidéos sur ce thème.

Un membre du comité de quartier a testé la circulation en fauteuil roulant à travers le centre ville.

Une centralisation des "doléances" est envisagée pour travailler avec le cabinet du Maire.

Justement, un cadre des services de la Ville enchaîne avec un exposé sur "la prise en compte des doléances" dans l'organisation de la Municipalité et de ses partenaires, État, Azur, opérateurs de l'eau, de l'énergie ou des télécoms… "Il nous arrive à nous, Ville, de récupérer des doléances et devoir les répercuter sur ces opérateurs. La Ville ne peut pas intervenir sur un matériel qui ne lui appartient pas".

Les doléances "complexes" sont celles qui ont un impact sur plusieurs riverains, présentent des enjeux administratifs ou financiers conséquents, ou visent la création de quelque chose. "Pour ce type de doléance complexe, saisissez bien par écrit : courrier, mail, ou fiche à la maison de quartier ; pas seulement en parlant à un élu un jour de marché !"

"À main levée, qui sont les utilisateurs de TellMyCity dans l'assemblée ?" Une dizaine de mains levées sur 120 présents. "Je m'attendais à plus".

Question sur le délai de traitement des signalement d'affichage sauvage : il semble que ce ne soit pas dans le champ de TellMyCity.

La responsable de la Tranquillité Publique présente les différentes missions de ses services. Le service Médiation Urbaine "travaille en binômes avec les usagers sur les conflits d'usage de l'espace publique" : "désamorcer les conflits, faire de la pédagogie". Par exemple si "deux jeunes discutent à 2 heures du matin sous les fenêtres".

"Une traduction positive opérationnelle de la coproduction de la sécurité, c'est le Maison de la Justice et du Droit".

La Police Municipale est intervenue 1284 fois en 2017 "sur des problématiques de recrutement", 889 fois sur des nuisances sonores… a accueilli 6902 personnes (au téléphone ?), a fait mettre en fourrière dans le centre ville 432 véhicules, a verbalisé 79313 véhicules dont 1897 par vidéoverbalisation…

Le directeur des services techniques Patrice Lemoine "prend le relais avec la propreté". Un service "très masculin". Une trentaine de véhicules techniques ; 30% ont été renouvelés depuis la reprise du service par la Ville (la dissolution de l'Agglomération).

Les sacs de déchets au logo de la Ville d'Argenteuil, que l'on peut voir sur les trottoirs hors des corbeilles, sont des sacs laissés par les cantonniers, qui "produisent des déchets dans leur mission" :-) … sacs qui seront ramassés par la suite.

L'affichage sauvage ? Sur un local commercial fermé, c'est compliqué, cela relève du Code de l'environnement : c'est au propriétaire du local d'intervenir.

Ce sont les agents de la Propreté qui "assurent la viabilité hivernale", conduisant par exemple les saleuses. "Sur la semaine du 5 février, on a déversé 400 tonnes de sel ; 70-75 tonnes ce week-end".

Chaque opération "pas de quartier pour les déchets" ramasse autour de 15 tonnes de déchets dans la journée. La camion plateau a ramassé à lui seul 524 tonnes en centre ville dans l'année. Une vingtaine d'agents sont spécifiquement affectés au centre ville.

Richard Govry, directeur d'Azur, présente l'activité de la structure.

"Vous aviez à l'époque des déchèteries mobiles, le service n'était pas assez utilisé par les habitants, si bien que le coût était de 80 € par dépôt, contre 7 € par dépôt pour la déchèterie fixe" (gratuite ; il s'agit du coût pour le contribuable).

"La collecte des ordures ménagères débute à 4 heures du matin."


Prochainement la suite de ces notes, avec les questions des habitants !

dimanche 18 mars 2018

"Cadre de vie" à Orgemont : notes de la réunion publique du 15 mars 2018

par Bernard Rols

Sept thèmes ont été abordés ce jeudi soir :

  1. l’action du comité de quartier
  2. la prise en compte des "doléances"
  3. l’application Tell My City
  4. la tranquillité publique
  5. la propreté
  6. la voirie – les espaces verts
  7. les "préveneurs"

Cette réunion était animée par Messieurs Meziane et Vasseur, adjoints au maire, et divers responsables des services de la ville (Monsieur Péricat, adjoint aux Finances, intervenait en consultant).

Le comité de quartier a d’abord présenté son rapport sur ses action.

Sa commission Cadre de vie s'est intéressée à la rénovation de l’aire de jeux de la cité Joliot Curie. Une réflexion va être entreprise sur le tunnel de la Colonie : le passage souterrain qui relie le quartier à la place Aristide Briand, marché de la Colonie. Cette réflexion sera réalisée avant septembre 2018. Il est rappelé que ce souterrain est propriété de la SNCF.

Les actions qui vont être menées par la commission Voirie urbanisme sont :

  • la création d’un tableau de bord pour définir chaque problème.
  • la refonte du stationnement des rues Jolival et de la Luitte.
  • la pose de ralentisseurs et la rénovation de la chaussée rue de Stalingrad.
  • une réflexion va être menée cette année sur un plan de circulation autour du centre commercial et du marché Joliot Curie.
  • un plan de circulation des poids lourds va être étudié pour le triangle rues Gambetta, République et Louis Blanc.
  • la sortie de Grand Frais et l’échangeur A 15 sont aussi à l’étude.

Concernant les "doléances" liées au cadre de vie, le n° vert cadre de vie est rappelé : 0800 352 071

Bilan de l'app Tell my City : 2637 utilisateurs ; 12055 signalements soit 21 signalements/jour. Sur le quartier Orgemont, les signalements ont été :

  • 617 liés aux dépôts sauvages
  • 452 liés au stationnement
  • 405 liés à la propreté.

Le service Tranquillité publique regroupe la Police municipale, la Médiation urbaine et la Sécurité civile.

Quelques statistiques sur le quartier :

  • 6033 verbalisations
  • 280 véhicules mis en fourrière
  • 10 caméras vidéo surveillance
  • 889 interventions pour des nuisances sonores
  • 7 commerces repérés et classés sensibles (non respect de la législation en vigueur)

La propreté dépend du syndicat Azur : pour mémoire, la ville a repris cette compétence qui dépendait de l'ex-Agglomération, et l'a confiée à Azur.

Une centaine d’agents d’entretien ; 25 véhicules (camions plateau, balayeuses…). Le quartier est divisé en 14 secteurs de nettoyage. L’activité d'Azur consiste à gérer la déchetterie, récupérer les bacs de collecte (verre, végétaux). Ce sont 150 agents, 50 véhicules, un centre d’incinération.

Les résultats sont affichés "en amélioration" : les dépôts sauvages étaient de 1762 tonnes en 2015, ils ne sont plus que 1392 tonnes en 2017. La fréquentation de la déchèterie, elle, augmente. Ces bons résultats seraient la conséquence d’une ville plus propre et de la facturation de l’enlèvement des dépôts sauvages si l’auteur en est identifié. Toutefois, il n’y a eu que 50 contrevenants.

Pour mémoire : 300 km de voirie sur Argenteuil.

L’activité des Espaces verts : l’entretien de 79,3 hectares de verdure, dont 50 hectares ouverts au public.

Enfin, qui sont les "préveneurs" ? Il s’agit d’habitants volontaires chargés lors de tournées dans les quartiers de faire diminuer les incivilités.

La soirée se poursuit par les questions ou plutôt les nombreuses doléances des habitants.

Dans leur grande majorité, il s’agit de problèmes récurrents, déjà évoqués lors de précédentes réunions de quartier : soit les réponses apportées sont les mêmes, soit les questions ont été simplement enregistrées. Je ne ferai donc état que des réponses essentielles et significatives.

L'état des trottoirs : pas de place pour les poussettes, rues non accessibles.

M. Péricat intervient, rappelant qu’il y a de quoi faire au vu des 300 km de voirie, que les aménagements sont ponctuels et ciblés principalement près des écoles, que la priorité sera donnée aux trottoirs plutôt qu’aux rues. Il rajoute qu’il y a eu 2500 interventions pour des nids de poule, en augmentation du fait des dernières périodes de neige et de gel. Une rallonge budgétaire pour la voirie fera l’objet d’une délibération au prochain Conseil Municipal. Les nids de poule ont été répertoriés : une opération pour les reboucher va être entreprise. Enfin, les crédits alloués aux nids de poule sont de 40 000 euros par quartier.

Stationnement les jours de marché, absence de la police municipale, l’autobus est dévié

Propreté les jours de marché : Il est rappelé que le nettoyage à la fin des marchés est à la charge du délégataire des dits marchés. Il a été reconnu qu’il y avait un litige entre la mairie et ce délégataire portant sur le nettoyage sur plusieurs marchés de la ville.

Vitesse excessive rues Ile de France et d’Epinay

Qu’en est-il de la pose de la fibre optique ?

Il est rappelé que l’opérateur désigné par l’Etat est SFR et qu’il a de fortes difficultés (sic) pour respecter ses engagements. La commune déplore cette situation mais a peu de moyens de pression (sic). Le déploiement se poursuit, la fin des travaux était prévue fin 2018, l’objectif maintenant est d’avoir un bon déploiement à cette date.

Raison de la pose d’un panneau de stationnement en face du 42 rue Pasteur ? (l’intervenant reconnaît toutefois ne pas être gêné par ce panneau). Signalement aussi d’une voiture ventouse dans cette rue depuis 1 an.

Pour rappel, en réponse : le délai d’enlèvement d’une voiture ventouse est de 7 jours, délai ramené à 48 heures si urgence.

Autres voitures ventouses au 43 rue de la République.

Rue Raspail : programme immobilier de 14 logements supplémentaires aux numéros 26 – 30. Comment négocier le stationnement avec la crèche ?

Devenir de l’ancien bureau de poste rue Kléber

(note du rédacteur : une délibération en conseil municipal a déjà été votée pour sa vente)

Rue Gaston Daguenay : stationnement régulier devant un bateau.

En réponse, il est reconnu les incivilités mais il est impossible de mettre des potelets devant chaque bateau.

Sécurisation du passage piéton place Aristide Briand face à l’arrêt de bus.

J'ai moi-même, deux fois, failli être renversé par des véhicules qui doublaient ceux qui s’étaient arrêtes au passage piétons pour me laisser traverser.

Mur délabré avenue de Stalingrad près de la butte d’Orgemont

Mur_Stalingrad_12septembre2015.jpg

Il s’agit d’un terrain privé et la ville a des difficultés avec le propriétaire.

Devenir de la "carrière Sovérini"

L’historique du comblement de cette ancienne carrière, sous la maîtrise de la société de la Butte d’Orgemont et sous l’autorité des Espaces verts, est rappelé.

Circulation des motos sur la butte d’Orgemont

Chiens de 1ère et 2ème catégories promenés sur la butte non muselés et non tenus en laisse. Plusieurs attaques de chiens. Les riverains n’osent plus aller promener leurs propres chiens sur la butte d’Orgemont.

Le responsable de la police municipale invite les victimes à porter plainte systématiquement. Quant aux motos, leur immobilisation est dangereuse tant pour les policiers municipaux que pour les contrevenants.

Je demande le micro : je me réjouis du futur aménagement de souterrain de la Colonie mais je n’ai pu savoir en quoi il consistait. J’invite la mairie à prolonger l’aménagement jusqu’au marché (dépôts sauvages contre son mur, canettes de bière en nombre, le mur sert d’urinoir, les câbles électriques qui pendouillent dans le marche, problème signalé depuis 2 ans par le collectif du marché…).

Je termine par le plan de circulation du triangle Gambetta, République, Louis Blanc. Comment interdire la circulation des poids lourds dans la rue Gambetta, qu'ils utilisent comme liaison entre la rue de Gode, le boulevard Allemane et l’avenue Stalingrad ?

Il m’est rappelé que le plan de circulation est à l’étude.

La réunion étant quasiment désertée par les habitants à cette heure tardive (près de 23 heures) je la quitte également !

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