Blog d'Engagés pour Argenteuil

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mercredi 13 mars 2019

Propositions pour relancer notre centre ville — Conseil du 12 mars 2019

par Frédéric Lefebvre-Naré

Suite de mes notes du Conseil Municipal du 12 mars.

Pierre Abrinas, adjoint au Maire aux Ressources humaines et aux Commerces de proximité, annonce que "la Ville d’Argenteuil est engagée dans des actions pour l’attractivité de son centre ville". La délibération proposée annonce que la Ville allouera à la CCI Val d’Oise la somme de 43 600 € pour la revitalisation du commerce de centre ville. En échange de quoi celle-ci "engagera les moyens nécessaires à la mise en œuvre des actions, nécessitant la mobilisation de ressources internes estimée à 110 journées."

Lahcène Adalou, ancien adjoint au maire en charge du commerce de proximité, désormais dans le groupe d'opposition Vive Argenteuil, commence par "estimer que le groupe Vive Argenteuil a sa place sur le trombinoscope, dont il a été écarté, et propose de fournir une nouvelle photo."

Il déplore que la CCI, par son absence lors de tentatives précédentes, "ait profondément déçu les commerçants". Il est "sceptique aussi en raison de l’affaiblissement des CCI dans les dix dernières années : elles sont devenues de simples bureaux d’études, vendeuses d’outils en tous genres sous réserve de demandes explicites. Veut-elle vendre, derrière, des prestations supplémentaires ?"

"Enfin, le recrutement d’un manager m’a étonné, au regard des moyens humains dont les services du commerce disposaient déjà. Le recrutement d’un manager doit être justifié par un projet structurant !"

"Je suis particulièrement interloqué par le montant de la prestation de la CCI, au regard de son rôle particulièrement imprécis. J’espère cependant des actions concrètes qui auront l’assentiment des commerçants !" Son groupe s'abstiendra.

Je constante que nous voyons démarrer, de façon aussi soudaine que tardive après 5 ans de mandat, quatre démarches d'un coup pour relancer notre centre ville. Waoh ! Une démarche, avec le Département, pour valoriser son patrimoine culturel et l'histoire de Claude Monet ; une mise en réseau national ; un appui par les professionnels de la CCI ; un manager de centre ville à plein temps.

"Je voterai volontiers pour la mise en réseau national, et je suis convaincu du professionnalisme de la CCI Ile-de-France et de son expérience sur différents sites, qui nous serait certainement utile. Mais je ne pourrais voter l'engagement de dépenses, importantes, que vous nous demandez, que si ces initiatives s'inscrivent dans une démarche et une vision cohérente de l'avenir de notre centre ville.

Ce que vous nous proposez est intrinsèquement incohérent. Vous justifiez le projet par l'idée de nous "préparer aux évolutions urbaines à venir (cap Héloïse, projets du pôle gare, projet « centre-ville vivant »)" : aucun des actions proposées ne porte là-dessus, je vois mal en quoi le camion connecté préparera à ces évolutions urbaines.

Ce que vous nous proposez est incohérent avec vos propres diagnostics sur l'évasion commerciale. Vous nous avons montré et remontré,de réunion en réunion des graphiques montant que ce qui fait fuir la clientèle argenteuillaise, c'est le manque de jardinerie, de magasin de bricolage, de magasin d'électronique ou multimédia. En 5 années de mandat, je n'ai pas encore vu trace de vos efforts dans ce domaine, et je ne les vois pas dans ce projet. Sans jardinerie, sans magasin de bricolage, sans magasin d'électronique, comment faire venir la clientèle pour les achats "du samedi" ? C'est perdu d'avance.

Ce que nous pourrions encore espérer, ce sont les achats de loisirs, les sorties mixtes de loisirs et de shopping, du week-end et de vacances, de soirées d'été, dont vivent beaucoup de centres villes historiques. Valoriser le patrimoine y aiderait, mais où sont, dans la présentation qui nous en a été faite, les actions tournées vers les commerçants en lien avec ce patrimoine ou cette fréquentation de loisirs ? Je ne les ai pas entendues.

S'il n'y a pas dans votre équipe de démarche ou de vision cohérente pour le centre ville, il pourrait cependant y avoir des initiatives nombreuses des commerçants, auxquelles nous aurions le devoir de nous joindre pour les aider à mûrir. Malheureusement, je le regrette tout comme vous le regrettez certainement, cette dynamique est manquante. Même la réunion que vous avez organisée le 26 février s'est tenue devant une salle quasi-vide.

Quelle est alors la priorité ? De recréer des relations entre les commerçants sur les enjeux communs que sont

  1. la multiplication d'évènements attractifs pour les personnes qui habitent hors du centre ville,
  2. l'état du parking, du stationnement, des cheminements et des espaces de promenade,
  3. plus largement l'urbanisme du centre ville et les grands projets de transports ou de construction qui l'environnent.

Ces trois priorités qui pourraient retisser du lien entre commerçants, de la convivialité et au final, de l'attractivité, sont absentes de votre projet.

Permettez-moi d'ajouter une proposition précise, en vous invitant à la transmettre au département : revoyez votre projet de "baïonnette" entre Charles de Gaulle et la 4 voies, exposé en réunions de quartier, qui va dans le sens de renforcer le trafic sur la 4 voies (à l'inverse de la reconquête annoncée de la berge) et ne marque en rien l'entrée en centre ville.

Vous voulez passer de 3 feux de circulation à 2, très bien.

Il me semble qu'on aurait le meilleur des deux objectifs en remplaçant le plat de nouilles actuel par un rond-point à feux. Il ralentirait le passage sur la 4 voies, en marquant la différence entre sa partie zone industrielle en aval de ce rond-point, et l'île Héloïse, avec l'entrée du centre ville par le boulevard Héloïse ou la rue Verte.

La ville de Nîmes a mis sur sa rocade Sud, à 2 fois trois voies, avec 40000 véhicules/jour, une série de rond-point à feux qui sont cités en exemple, comme solution à la fois pratique et particulièrement sûre (PDF)[1]. Suggérons-donc au département de l'adopter.

Permettez-moi enfin d'estimer que pour ce qui est des actions prévues par la CCI, elles n'ont pas grand chose de spécifique au centre ville. Si vous y tenez absolument, proposez-les aussi aux commerçants d'Orgemont, du Val Notre-Dame et d'ailleurs."

Philippe Doucet (PS) : "dans votre réponse à la pétition des commerçants, vous dites « nous avons beaucoup progressé », eux constatent beaucoup de régression !

Quant à la barrière du parking PVC" (point 20 ici), "je vous confirme qu’elle est toujours ouverte, et que le parking ressemble de plus en plus à une porcherie."

"12 restaurants rapides ouverts en centre ville depuis 18 mois, ça doit être un record de France. Les dossiers « commerce » ne sont pas portés. Nous voterons contre, parce qu’un plaisanterie à 50000 €, ça fait cher."

Georges Mothron : je ne réponds pas. AB Habitat répondra, ça s’ajoutera aux examens en cours.

Je vote contre comme le groupe TFdEA, les groupes VA et NAO s’abstiennent.


Point suivant n°4, Khaled El Haddad présente « l’offre de qualité du Bureau Information Jeunesse au cours des 3 dernières années », le nouveau label pour les 3 prochaines années sera « structure Information Jeunesse », la ville en créera des antennes dans les 6 espaces Jeunesse de la Ville (les maisons de quartier).

Il sera voté à l’unanimité ; j’en profite pour exprimer un point de vue sur les priorités des prochaines années.

Qui va dans les « bureaux » ou les « espaces jeunesse », quel pourcentage des jeunes ? Il faudrait aller à leur rencontre, surtout dans les écoles.

L’information, il y a Google pour ça ; la priorité serait de sortir les jeunes de leur quartier, de faire visiter des entreprises, des sites, de mettre en relation.


Point n°5, Françoise Inghelaëre présente les activités de la compagnie en résidence « Les Rémouleurs », et propose de renouveler sa subvention annuelle de 25000 €.

Unanimité. Je renouvelle au passage ma demande bisannuelle que, sur chaque projet de subvention à une association, la Municipalité indique au moins le nombre estimé de personnes que les actions de cette association auraient touchées dans l'année ; et son action la plus emblématique (dans le cas des Rémouleurs, toutes ont été citées).


Point n°6 et dernier, François Poletti nous invite à renouveler la subvention du CIDFF pour une permanence de juriste. Les 6034 € d'Argenteuil font 80% de la subvention totale, Bezons complète avec 20%. Les femmes qui viennent sont à 78% Argenteuillaises. La moitié environ sont victimes (notamment, ce n'est pas dit, de violences conjugales).

Franck Debeaud annonce l’abstention de son groupe sur la délibération, faute d’avoir reçu le rapport annuel demandé en commission.

Je rappelle la motion que j'avais proposée, par laquelle la Ville se serait engagée à prendre de nouvelles initiatives pour la promotion des femmes, en s'appuyant sur l'œuvre et l'expérience de vie de l'Argenteuillaise la plus connue des Argenteuillais, Héloïse.

"Vous m'aviez répondu, Monsieur le Maire[2], que la Ville allait le faire et que ma motion en devenait inutile, et qu'il convenait de la retirer, ce que j'avais accepté. Quelles sont les initiatives prises depuis ? Quelles conférences, quels ateliers dans les quartier, quelles expositions, quelles recherches, quelles actions de formation, quel travail collectif avec le CIDFF et les autres organisations intervenantes ?

Argenteuil a le malheureux défaut de faire fuir les journalistes du meilleur quotidien français aussitôt qu'ils arrivent chez nous[3]. Je souhaite le meilleur et long séjour au nouveau localier. Une des journalistes qui l'ont précédé, Maïram Guissé, a coréalisé un documentaire qui m'avait semblé excellent, "L'amour en cité".

Je n'ai pas entendu dire qu'il ait encore été utilisé dans des actions collectives sur Argenteuil, alors je me permets de le conseiller ici puhliquement, si Héloïse vous semble trop éloignée de notre époque, ou plus exactement, pour relier une identité argenteuillaise certes ancienne et les configurations nouvelles des personnes et des couples dans nos quartiers."

Anne-Sophie Vuillemin annonce, justement, une conférence à l’Université Inter-Âges sur Héloïse, "je souhaiterais même un débat avec plusieurs historiens sur le « féminisme » d’Héloïse".

Le Maire et la majorité semblent étonnés.

Ainsi se termine le second Conseil Municipal de cette année 2019. Les suivants marqueront les derniers douze mois du mandat.

Notes

[1] J'ai été un peu vite : il semble que depuis, les feux aient été supprimés sur 2 au moins des 6 rond-points concernés, et que ça marche encore mieux !

[2] à la fin de ce Conseil

[3] Juliette Duclos sera restée 6 petits mois, bonne continuation à elle ailleurs !

Une crèche ouverte, une crèche municipale privatisée - Conseil du 12 mars 2019

par Frédéric Lefebvre-Naré — suite de mes notes de ce Conseil (première partie : la maison Monet).

Philippe Doucet (PS) demande des nouvelles du RV du maire avec le Président de la République.

Georges Mothron répond qu’il n’a pas eu de retour du Président de la République, mais un retour du Premier Ministre, proposant un RV avec le ministre de l’Industrie, non encore concrétisé.

(Bravo pour la franchise, il est humiliant de prendre une pareille baffe de nos autorités nationales, autant montrer que, même dans les cordes, on reste debout).

Tania de Azevedo, adjointe au Maire à la Petite enfance (et au Logement) présente les prestataires retenus pour la privatisation (« délégation de service public ») de la crèche Le Blé en Herbe (à l'angle Henri Barbusse / Legrand) et pour la nouvelle crèche sur l'emplacement du CIO boulevard Jeanne d'Arc.

Pour le Blé en Herbe, privatisée, « nous avons fait le choix de la proposition la plus chère, qui donnera le meilleur cadre de vie » : les Petits Chaperons Rouges.

Pour la nouvelle crèche sur le site du CIO, la société La Maison Bleue est pressentie. Le CIO et l’association les Petits Débrouillards resteront dans un premier temps dans le bâtiment en fond de cour, actuellement inoccupé.

Marie-José Cayzac, adjointe à la petite enfance dans la précédente équipe municipale : "il ne reste plus que 7 crèches municipales, dont 2 familiales, contre 13 à la fin de notre mandat.

Vous aviez dit que privatiser le Blé en Herbe résoudrait le problème d’absentéisme : c’est baisser le thermomètre au lieu de faire baiser la fièvre. Même vos primes alléchantes d’assiduité n’y ont rien fait. Les crèches deviennent des garderies.

Le coût est divisé par deux dans la nouvelle crèche, pourquoi ? Parce que les qualifications sont moindres. Cela permettrait la même qualité d’encadrement ? Dites au personnel que leurs diplômes ne signifient rien !

Votre politique est dénoncée par les parents, mais ceux-ci sont murés au silence par peur d’être refusés… mais vous, vous avez la responsabilité d’un accueil bienveillant !"

Franck Debeaud, pour le groupe Vive Argenteuil !, pose une question en préambule : "nous avons déposé une motion de 22 février dernier, quand en débattrons-nous ?"

Aussitôt Georges Mothron donne la parole à Philippe Métézeau, adjoint aux Affaires sociales, qui la prend pour répondre à Marie-José Cayzac.

Philippe Métézeau : "nous payons les entreprises bien moins cher qu’à la fin de votre mandat, mais la qualité de l’accueil est maintenue. Il y a moins de crèche, mais davantage d’enfants accueillis. La Municipalité a pris des mesures contre l’absentéisme, dont on vous accorde qu’elles n’ont pas toujours d’effets bénéfiques partout. C’est vrai que des crèches ne peuvent ouvrir certains matins faute de personnel : pensons aux parents !" (Marie-José Cayzac : il faut des ‘volants’ !). "La meilleure crèche a un taux d’absentéisme de 3%, la moins bonne de 12%, et au Blé en Herbe, 21%, ça pose question. Il n’y a pas un micro-climat qui fasse que les gens y soient en plus mauvaise santé ! Le fait de prendre une délégation de service public ne suffira pas, ne suffira pas, à régler ce problème.

On a fait faire un audit par un cabinet indépendant, chacune des crèches a reçu la visite de la personne qui faisait cet audit.

Vous avez remarqué (en commission) que ces crèches ne seraient plus fournies par la cuisine centrale municipale. La cuisine centrale fait de la qualité, ça ne se traduit pas forcément par une économie ; mais elle voit ses activités augmenter par le nombre de repas qu’on sert aux personnes âgées.

La Commission des Délégations de Service Public n’a pas choisi les solutions les moins chères.

Les agents en contrat à durée déterminée seront reprises en CDI par les délégataires, si elles l’acceptent. Nous créerons 50 emplois à Argenteuil" (une douzaine en fait, Philippe Métézeau confond sans doute avec le nombre de berceaux ? Philippe Métézeau répondra plus tard qu’il parle de l’ensemble de l’effectif des deux crèches, dans l’hypothèse où aucun des agents municipaux ne resterait au Blé en Herbe)

Georges Mothron donne la parole à « Monsieur Debeaud, sinon il va nous faire une… »

Franck Debeaud parle de « constat d’échec et précipitation ».

"Vous avez dit hier en commission unique que « pour faire des économies, il faut privatiser ». Précipitation en délocalisant le CIO au Val Nord[1], ce qui l’éloignera de Joliot-Curie. J’ai demandé si des travaux en extérieur étaient prévus, Monsieur Métézeau a répondu « non, afin de ne pas bloquer le projet » (en le retardant après la rentrée), et « par crainte d’un recours hypothétique sur le permis », mais un recours bloquerait-il de tels travaux ?

Philippe Métézeau répondra par la suite qu’ « on ne veut pas prendre le risque de perdre un an. On ripolinera plus tard ».

Franck Debeaud : "dix places de parking seront-elles suffisantes pour les familles ? Le boulevard Jeanne d’Arc est saturé et les places de stationnement seront supprimées pour le « bus entre Seine ».

Cette précipitation prépare simplement votre campagne électorale de 2020.

Nous nous abstiendrons sur cette délibération."

Xavier Péricat regrette qu’aucun élu de l’opposition n’ait été présent à aucune des 5 réunions de la commission des Délégations de Service Public (les convocations partent 3 jours avant…).

Xavier Péricat souligne qu’il y a eu une large concurrence sur chacun des deux lots. La Maison Bleue a particulièrement bien compris notre projet. Nous avons visité le bâtiment, d’excellente qualité d’accueil ; notamment thermique ; et qui rend possible un jardin très élargi, une salle de jeux ouverte sur le jardin, de nouvelles ouvertures …

Myriam Benguerfi a demandé la parole, elle insiste pour l’avoir, le Maire la lui donne ; Mme Benguerfi annonce avoir quitté le groupe majoritaire « par courrier avec accusé de réception » ; constituer un groupe constitué d’elle seule ; et le nommer « un nouvel avenir pour Orgemont ». Elle s’abstient sur la délibération.

Je félicite le Maire pour la dignité avec laquelle il a répondu immédiatement à la question liminaire de Philippe Doucet, même si elle était difficile à avaler, et hors sujet ; je regrette qu'il n'ait pas eu cette dignité en réponse à la question de Franck Debeaud, à laquelle je me joins entièrement. Le maire, Modem, de la ville de Phalsbourg a passé un arrêté interdisant dans sa ville le LBD40, j'espère une initiative similaire d'Argenteuil.

"Il y a sur les crèches deux délibérations différentes, pour des délégations distinctes à des sociétés concurrentes entre elles ; vous demanderez donc certrainement, Monsieur le Maire, deux votes différents. Je voterai alors volontiers pour l'attribution de la nouvelle structure à la Maison Bleue, car j'apprécie la diversité des propositions qui nous ont été faites, la qualité de l'examen de ces propositions, et le coût tout à fait intéressant auquel nous arrivons avec 4000 € par berceau ; malgré les réserves qui ont pu être formulées sur le profil de l'équipe, réserves que je partage pour la raison que j'indiquerai ensuite."

"Le bien-fondé de la privatisation du Blé en Herbe était déjà douteux ; il est maintenant, après la consultation, totalement incompréhensible.

Nous avions cru comprendre que selon vous, cette privatisation était utile pour constituer, avec la nouvelle structure ; un ensemble intéressant un partenaire de qualité. Mais au final vous retenez des sociétés différentes et concurrentes.

Vous avez indiqué que la crèche le Blé en Herbe rencontrait des difficultés de management, avec une partie de son personnel, notamment des problèmes d'absentéisme. Mais la condition de la privatisation, c'est que tous les personnes peruvent rester, et que les agents titulaires peuvent demander à être affectés dans une autre crèche, où, vous l'avez rappelé M. Métézeau, les emplois à pourvoir le manquent pas.

On va donc vers un système encore plus à deux vitesses, d'un côté des crèches municipales avec un personnel de plus en plus expérimenté, qualifié et âgé, avec plus de problèmes d'absentéisme ; de l'autre, des crèches privées avec un personnel plus jeune, sans doute plus présent, statistiquement, mais moins expérimenté et qualifié.

Quel est l'intérêt pour les parents ? Est-ce que ça ne serait pas mieux d'aller dans le sens inverse, de plus mélanger les différents profils et niveaux de carrière dans toutes les crèches ?

Enfin, en termes financiers, cette privatisation nous coûte 7657 € par an et par berceau, soit le double du coût de la nouvelle structure, où pourtant il y a des travaux immobiliers indispensables.

Vous indiquiez en commission hier, M. Métézeau, que si certains personnels, plus anciens et mieux rémunérés, préféraient être affectés ailleurs, la Ville réduirait sa contribution d'environ 7000 € en moyenne par personne concernée. Mais c'est très loin de la différence des coûts ! Elle était estimée à 12000 € par personne temps plein, par l'un des candidats. En d'autres termes, si tous les personnels actuels sont réaffectés, nous continuerons à payer au prestataire environ 100000 € par an de plus, que ce qu'il nous aurait normalement facturé dans ce cas.

C'est un classique de ce mandat municipal : payer en double les agents publics et les prestataires privés, les agents qu'on a mis au chômage et ceux qu'on embauche pour les remplacer.

Vous nous proposez une solution perdante pour les contribuables argenteuillais, perdante pour les agents, perdante pour les enfants et les parents dans leur ensemble ; je voterai donc naturellement contre cette privatisation."

Elle est cependant adoptée par 39 voix pour, 13 contre et 3 abstentions. Le Maire a donc refusé de faire voter séparément les deux délibérations (estimant sans doute qu'aucun conseiller n'irait au tribunal administratif demander que son droit de vote soit respecté).


Philippe Métézeau présente le point 2, un bouleversement des tarifs dentaires des Centres municipaux de santé ; pour s’adapter aux nouvelles cotations de la Sécurité Sociale. « Les 200 tarifs ont été revus par nos services. Certains de nos tarifs étaient inférieurs aux remboursements CPAM : nous les relevons, ça ne sera pas répercuté sur le patient. »

Tous ces ajustements ont demandé un gros travail à nos services, les dentistes ont été consultés.

Près de 17% des patients se présentent sans mutuelle (ou sans mutuelle agréée par les CMS). Il y a à peu près 30% de non-Argenteuillais sur tous les patients des CMS.

« Le reste à charge ne sera pas supérieur pour les Argenteuillais ».

J’ai demandé en commission des nouvelles de l'équipe de prothésistes de la Ville. Philippe Métézeau m’a indiqué qu’il continue à fonctionner. "Il y avait un peu de sous-emploi, on a cherché des marchés pour le labo, on n'en a pas trouvé de très intéressant ; ensuite, une personne est partie à la retraite."


Georges Mothron répond enfin à Franck Debeaud sur la motion proposée par celui-ci. Le maire l’estime non recevable car la motion devrait présenter un « intérêt local », un lien avec son territoire, ses spécificités, ses habitants. L’ordre public relève uniquement de l’État, et il est « parfois compliqué, comme l’illustrent les manifestations des Gilets Jaunes ». Les armes peuvent causer des dommages tragiques comme le montre ce qui est arrivé, de façon tragique, à Sébastien Maillet.

Franck Debeaud : « l’incidence locale est évidente, de nombreux Argenteuillais participent à ces manifestations ».

Philippe Doucet : « évidemment. On ne parle pas des Martiens. Cet Argenteuillais n’était pas en train de casser des choses. ».

Néanmoins… si l'on peut dire… on enchaîne.

Notes

[1] Point 7 ici.

mardi 12 mars 2019

Monet de retour à Argenteuil… seulement en numérique !? Conseil Municipal du 12 mars 2018

Le Maire introduit Mme Bonamy, du cabinet CBC XII (conseil en patrimoine touristique et culturel), qui passe aussitôt la parole à un architecte, M. Chabanne. Celui-ci a visité la maison Claude Monet et fait une étude à l’automne dernier.

Maison_Monet_1.jpg

Rien à dire sur l’urbanisme aux alentours, dit l'architecte ; le bâtiment est en bon état, reste à refaire la couverture (charpente, combles) et à renforcer les fondations. Environ 600000 € de travaux de renforcement (tout de même !). Aussi 475000 € de travaux d’aménagement, car, pour en faire un « établissement recevant du public », des travaux sont nécessaires : pour la stabilité au feu, des renforts de plancher, et l’accessibilité aux PMR, "que nous pouvons faire par l’annexe qui n’existait pas à l’époque de Monet. Il faut créer un ascenseur desservant les trois niveaux (pas le sous-sol, qui ne serait pas accessible au public). L’escalier sera conservé, sans escalier de secours, ce qui limite le nombre de visiteurs à 19 personnes au total dans les étages, 40 au rez-de-chaussée."

Mme Bonamy reprend :

"Une fois assurés de la faisabilité, nous avons conduit des entretiens montrant les forces, faiblesses, opportunités et menaces. Parmi les forces, les berges de Seine et le bateau-atelier… mais elles sont difficilement accessibles. Et tous nos interlocuteurs ont dit « dans cette maison, rien ne rappelle Monet ». Auvers-sur-Oise est une concurrence sérieuse.

Que peut-on raconter dans cette maison, qui soit lié à l’histoire de la Ville, d’Argenteuil ? Plus de 150 toiles de Monet portent le nom d’Argenteuil. Le parcours scénographique partira de quelques-unes de ces 150 toiles.

On ne peut présenter aucune œuvre, pour des raisons de sécurité, de conservation.

On entrera dans le salon, pour lequel on a suffisamment de matière pour en reconstituer l’ambiance avec des outils numériques, de la projection sur des tulles.

Dans l’escalier, une frise chronologique sur Monet à Argenteuil. Au premier étage, les paysages d’Argenteuil, avec des dispositifs numériques. On pourra faire une réplique du bateau-atelier, à échelle réduite, s’en servir comme espace multimédia…

Le deuxième étage, on le traiterait comme cabinet de curiosité, comme escape game, qui pourrait recevoir des scolaires. Une pièce "Argenteuil après Monet" permettra à la Ville de communiquer sur son actualité.

Le cabanon reste, évidemment le public n'y entrera pas. On pourrait créer un mur végétal pour s’isoler de l’immeuble au fond ? (donnant sur la rue de Diane).

Comptes prévisionnels : on a regardé des sites comparables attachés à des artistes, auteurs : ils ont entre 5 et 10000 visiteurs. On peut proposer un tarif raisonnable à 5 €. La première cible c’est que les Argenteuillais viennent… des Parisiens, mais peu.

Il resterait 80000 € par an de frais de fonctionnement à la charge de la Ville.

Des subventions publiques à l'investissement seraient facilement obtenues, notamment du Fonds régional pour le Tourisme (mais pour la « numérisation »…). On peut espérer 500 000 €.

Georges Mothron : Ce projet a déjà reçu une bonne signature des éléments départementaux et régionaux. On attendra le prochain conseil municipal pour envisager un budget supplémentaire.

Franck Debeaud (ancien Adjoint à la Culture et au Patrimoine, désormais dans l'opposition) : je suis content de voir que ce projet avance, on l’avait lancé en 2017.

Avez-vous étudié la possibilité d’un ascenseur extérieur ?

La « remise » n’existait pas à l’époque Monet, pourrait-on la détruire et y placer le bateau-atelier ? Des éléments réels, c’est important… Pas seulement le numérique : pourquoi pas des copies, on en fait de très bonnes ?

Abdelkader Slifi (PS) : Pourrait-on imaginer une tarification mieux ventilée selon les cibles potentielles ? Il peut y avoir des visiteurs intéressés par plus qu'un ticket à 5€.

L’escape game semble tomber comme un cheveu sur la soupe.

(Par ailleurs il coûte 30000 € de plus en aménagements).

Philippe Métézeau : il faut ouvrir cette maison ! On a de quoi convaincre le Conseil départemental. Au moment où il repense sa politique du Tourisme… qui a une marge de progression certaine, on peut le dire élégamment. Ajoutons Argenteuil sur des circuits Monet ! au-delà d’une participation financière.

J'interviens pour applaudir les éléments de l'étude architecte, et les choix faits pour ce qui est "en dur".

En revanche, je ne comprends pas le concept. Mettre du "numérique" ou une pièce sur "Argenteuil après Monet", un "cabinet de curiosités" ou un "escape game", viser une fréquentation essentiellement locale, me semble manquer ce qui fait tout l'intérêt de la maison Monet : revivre la confrontation du plus célèbre des "bobos parisiens" avec une société industrieuse et commerçante. Ce qui l'a fait venir, et ce qui l'a fait partir. Qui est si facile à mettre en scène, parce que ça se reproduit exactement aujourd'hui, dans la même topographie… rien ou presque n'a bougé des éléments de cette aventure.

La thèse et le livre de Tucker "Monet à Argenteuil" permettent de resituer ce parcours personnel dans nos quartiers et nos institutions.

Je souhaiterais donc une conception moins numérique et moins fermée, plus ouverte à l'ensemble de la ville. Le numérique entre quatre murs, c'est que que le département a essayé à Auvers-sur-Oise, sur le même sujet, et qui a fait un bide.

J'imagine un endroit où l'on vienne peindre Argenteuil. Argenteuil n'a pas la grandeur de Paris ni la douceur de la campagne ? Et alors ? C'était justement son génie de voir des tableaux là où les Argenteuillais criaient à la mocheté, comme le nouveau pont de chemin de fer. De trouver dans les jeunes replantations sur Héloïse, trop jeunes pour ombrager vraiment, un jeu de lumières où promener une ombre bleue. De faire briller, dans la friche d'une colline, les coquelicots.

J'imagine un endroit pour les plus fans de Monet et de l'impressionnisme, ceux qui s'intéressent au peintre au-delà de l'oeuvre, ceux qui veulent retrouver le lancement de sa trajectoire, dans la ville même où l'association des peintres impressionnistes fut fondée.

Quelque chose que ne peuvent proposer ni Giverny, un petit monde forgé par Monet à son image, ni le musée Marmottan-Monet, ni bien sûr le musée d'Orsay. Sur les 650000 visiteurs annuels de Giverny, n'y en a-t-il pas 0,5% de suffisamment fans pour vouloir retrouver Monet confronté à Argenteuil ? À côté des Argenteuillais à 5€, nous devrions viser les Japonais à 50[1] !

Mme Bonamy répond à certaines des questions et suggestions : on garderait, dit-elle, la partie annexe (à gauche de la façade vu de la rue) pour son caractère pratique ; le cabanon, qui ne date pas de Monet, on peut réfléchir.

Il sera difficile de ré-immerger les gens dans l’espace fleuri de Claude Monet, si on met le bateau dans le jardin. (Je suis d'accord là-dessus : Monet n'était pas surréaliste ! Et je garderais bien le cabanon, seul élément dont l'intérieur est ancien et qui rappelle cette époque d'avant l'électricité… même s'il est postérieur à Monet).

Maison_Monet_2.jpg

J’ai travaillé sur la restauration de l’atelier Valadon-Utrillo au musée de Montmartre, on a cherché à ré-immerger les gens dans l’histoire. Nous avons bien pris en compte le « pourquoi Monet vient à Argenteuil, pourquoi il en repartira »?

(Mais pour moi la scénographie devrait jouer là-dessus en partant du côté coquet, fleuri, de l'extérieur ; en mettant en scène dans le salon la création de l'association des peintres impressionnistes ; et en montrant la ville de plus en plus industrielle quand on monte dans les étages).

Maison_Monet_3.jpg

Par expérience — continue Mme Bonamy — les ambassadeurs sont les gens de la ville. Après, pour faire venir de plus loin, c’est un travail de communication et de marketing. (Bon… de concept aussi !)

Pourquoi l’escape game ? Ça peut faire des recettes.

Françoise Inghelaëre, conseillère déléguée à la Culture et au Patrimoine : des Parisiens, à 12’ de Paris, on peut en avoir ! Il y a le Transilien des Impressionnistes, les Coquelicots signalés à la gare Saint-Lazare… Le bateau-atelier, lui, peut naviguer avec 6-7 personnes. Et peut resservir de bateau-atelier. (Plus que de meuble de jardin !).

Le débat est terminé, nous remercions les intervenants et l'on passe à l'approbation du PV du Conseil précédent.

Je demande deux rectifications sur ce PV ; en particulier, je ne souhaite pas que la Municipalité « s’émancipe » de l’histoire du peintre Monet, mais qu’elle se « réapproprie » cette histoire !

Notes

[1] Que nos lecteurs au Japon excusent cet écart. Je les invite. À cet écart près, j'ai essayé de réécrire en mieux, ici, ce que j'avais improvisé en Conseil.

mardi 5 février 2019

Conseil municipal du 5 février 2019 : le live 2

1. Diagnostic sur l'offre et le recours aux soins : Philippe Métézeau propose de lancer un tel diagnostic, qui sera largement subventionné, 3000 € restant à la charge de la Ville.

2. Barème pour l'attribution des places en crèche : instauration d'un tel barème : 5 points pour un parent isolé ayant un emploi, 2 points en cas de reprise d'activité ou formation, -1 point en cas d'impayés… "Le mode de calcul a été soumis pour avis à l'Union départemental des associations familiales", dit Tania de Azevedo.

Franck Debeaud propose de donner plus de points à un parent seul qui ne travaille pas (2 dans ce barème), qu'à un couple dont une personne travaille (2 aussi dans ce barème). Il suggère d'établir aussi des critères pour l'accueil occasionnel, et de dédier une partie des places, 5% par exemple, à l'accueil occasionnel une fois par semaine par exemple : ce seraient alors 230 familles qui en bénéficieraient.

Tania de Azevedo rappelle que l'accueil occasionnel peut aussi être proposé en cas de congés, maternité ou parental. "On est là aussi pour soutenir les familles, pour l'accompagnement".

Unanimité.

3. Délimitation du secteur du nouveau groupe scolaire Simone Veil

Philippe Vasseur rappelle que cette école anticipe des constructions de logement futures. (C'est un point dont nous doutons, à EpA : est-ce que ce quartier inondable sera prioritaire pour des logements, ou plutôt pour des activités économiques ? Nous aurions préféré une extension de l'école Anne Frank, proche de Jean Jaurès, où il y a un terrain réservé pour cela).

"On ne va pas imposer de façon drastique aux familles qui veulent finir une scolarité, par exemple le CM2 à Ambroise Thomas, on adaptera…"

Fabien Bénédic reconnaît que "faire la sectorisation, c'est pas simple", et "sur la méthode suivie, pas de souci particulier". "En revanche, nous ne partageons toujours pas votre vision par rapport à la localisation de l'école. Je vous remercie d'avoir transmis le plan, plus parlant qu'une liste de rues : on voit qu'il n'y a aucune habitation entre Henri Barbusse et le quai de Seine, c'est en zone industrielle et sur un terrain pollué, donc ça a pris plus de temps et coûter plus cher, on peut être de droite, de gauche ou au centre, ça coûte plus cher ! Cette école est bienvenue dans ce secteur, mais pas sur ce terrain et à ce prix là. Nous allons donc nous abstenir."

"Ce groupe scolaire de 20 classes suit finalement les mêmes méthodes de construction que nous avions suivies pour l'école Anne Frank, que vous aviez qualifiée de low cost, 'les enfants seraient mal accueillis, etc.'. Je vois que vous avez changé d'avis !"

Intermède vidéo avec Philippe Vasseur casqué sur le chantier. (Déjà présenté à d'autres occasions).

Philippe Vasseur indique que "cette école ne sera pas complètement occupée au début, elle est destinée aux constructions futures sur ce secteur". (Tout est dit… alors qu'il y aura eu sur ce mandat un manque de construction d'au moins 2 écoles pour les familles qui sont déjà là !)

Xavier Péricat déclare que "si on avait eu des réserves foncières ailleurs, on aurait construit ailleurs". Ah ben ça.

Georges Mothron répond que des constructions d'écoles en terrain pollué, hors PLU, ont été autorisées "en d'autres temps".

4. Financement annuel de la Ville pour les écoles privées sous contrat

Délibération récurrente ; je m'abstiens comme ces dernières années. Marie-José Cayzac vote contre, unanimité moins deux.

5. Financement des "Projets Artistiques et Culturels" en marge des écoles

Philippe Vasseur précise que les "projets éducatifs Artistiques et Culturels" sont devenus "Projets Artistiques et Culturels en territoires éducatifs" (sic), "sinon ça change rien". "Cette année, les enseignants ont présenté davantage de projets, le double en nombre de classes, nous avons augmenté notre dotation de 47% à 9925 €. Gageons que nous continuerons sur la lancée".

Franck Debeaud indique que son groupe, favorable à ces projets, votera pour, "mais nous sommes interloqués de voir que vous n'êtes pas capables de préciser quelles associations sont financées, en hors de Sous les couvertures, qui d'ailleurs tient son salon du Livre le 17 février." Pub !

Je me joins à cette publicité, me réjouis de ces efforts de la Ville, mais pense qu'on est encore loin des besoins. Les enfants d'Argenteuil ont besoin de sortir. Certains arrivent en 6ème sans avoir été à Paris ; même si Paris n'est pas le centre du monde, avoir un horizon aussi limité est un gros handicap au départ dans la vie. La municipalité doit faire beaucoup plus pour leur ouvrir des horizons, malgré les difficultés administratives ou logistiques.

Unanimité.

6. Acquisition du bâtiment des anciennes archives de la SécSoc 5 allée Fernand Léger, pour les archives municipales qui a de gros besoin d'archives, dit Gilles Savry. L'accord se fait à 330000 €, bien au-dessous de l'estimation des Domaines proche de 500000 €.

Philippe Doucet répond avoir eu, sous son mandat, la même discussion avec la SécSoc, et avoir trouvé l'affaire trop chère. Le groupe TFdEA votera contre.

Franck Debeaud trouve également le coût élevé, "sans parler des futurs travaux". Le groupe "Vive Argenteuil !" s'abstient.

J'estime important que ce bâtiment serve, et s'il s'agissait déjà d'un bâtiment d'archives, il doit pouvoir resservir utilement à cette fin. Je vote pour.

Gilles Savry précise que ce seront les archives anciennes, plus rarement consultées, qui libéreront de la place aux archives récentes, les volumes ne cessant d'augmenter.

Georges Mothron regrette qu'on "nous oblige à numériser de plus en plus d'archives, mais en conservant aussi ce qu'on numérise !"

Gilles Savry ajoute qu' "on a fait baisser le prix ; je crois qu'on est arrivé à un prix somme toute intéressant, si on a l'utilité des bâtiments."

7. Récupération par la Ville des anciens bureaux de la SécSoc esplanade de l'Europe

Un bâtiment, précise Gilles Savry, "presque refait à neuf en 2013, inoccupé depuis 2014."

La SécSoc avait un bail emphytéotique. Les Domaines avaient évalué le coût de résiliation à (environ) 300000 €, on a fait baisser à 120000 €, car il n'y avait de toute façon pas d'autre acquéreur possible.

Nous voulons y placer le CIO actuellement rue de Calais. Sur une autre partie des locaux déjà acquise par la Ville, nous avons installer le Programme de Réussite Éducative, cela fera un "pôle de réussite éducative".

Philippe Doucet répond que l'état extérieur du bâtiment, "c'est pas tout à fait ça", et que s'il y a des travaux à faire "c'est pour la Ville", "il y a un coût". "Nous souhaitions que l'école de la Deuxième chance soit en centre ville, au carrefour des bus et des trains ; le CIO, vous l'en sortez pour mettre une crèche ; je doute de son implantation au Val Nord : de Jules Guesde ou Joliot-Curie, c'est une demi-heure de bus. Nous avions prévu de descendre les prudhommes, vous faites le choix inverse de faire montrer la Maison de la Justice et du Droit" (rue des Celtes). "On votera contre".

Franck Debeaud rejoint Philippe Doucet, et aurait souhaité avoir copie de ce bail emphytéotique.

Je doute de la stratégie consistant à regrouper "les services réussite éducative" en un endroit d'Argenteuil : qui ira ? S'il doit y avoir déménagement, c'est le moment de définir une autre stratégie, pour être au plus près des jeunes. Je m'abstiens sur la délibération, comme le groupe VA.

Gilles Savry répond que rue de Calais, "le CIO est peu fréquenté", et que le nouveau site est tout proche de la gare du Val.

8. Modification des secteurs des écoles Paul Éluard et Anatole France

Il y avait là un "secteur différencié". Philippe Vasseur explique que la Ville essaye d'avoir "3 classes de maternelle pour 5 classes de primaire" dans toutes les écoles, leur évitant de changer d'école au passage de l'un à l'autre cycle, ou de séparer les fratries. Donc, ne plus différencier les secteurs des écoles maternelles, de ceux des écoles primaires. "Nous avons adapté Paul Éluard à la sectorisation et pas le contraire."

Unanimité.

9. Achat par le GARAC des locaux 25 boulevard Gallieni actuellement utilisés comme hôpital de jour

Pour Gilles Savry, le GARAC vise un développement important sur notre ville, et acquerrait pour cela un pavillon à l'angle De Gaulle / Gallieni.

Unanimité.

10. Transfert purement formel de 17 agents de la Ville au Territoire

Pierre Abrinas explique ce transfert "de plein droit" (obligatoire) sur les "compétences transférées" : "toutes les communes le poursuivent ; le Territoire compte 51 agents actuellement, Colombes en affectera 53, Argenteuil 17 et Asnières 3, les effectifs dépasseront donc 120 agents."

Le transfert ne s'accompagne d'aucun changement de lieu de travail, de rémunération… Des entretiens individuels ont eu lieu avec chaque agent "sans présenter de réelles inquiétudes".

Philippe Doucet : "on s'abstiendra. On avait annoncé au personnel un déplacement à Gennevilliers, ça avait soulevé une inquiétude, on veillera à ce qu'il n'y ait pas de déplacement opérationnel des agents."

Je m'abstiens également

Philippe Doucet suggère que Pierre Abrinas soit plus synthétique sur le point 11 "qui ne pose pas de difficulté". Georges Mothron recommande à Pierre Abrinas de "lire les points en gras". Rires.

11. Critères d'attribution du Compte Personnel de Formation (CPF) des agents municipaux

"Les critères, on les connaît".

Le règlement intérieur correspondant (actualisé ?) est passé en comité technique en janvier, avait indiqué Pierre Abrinas en commission.

Unanimité.

12. Subvention annuel au CASC ("comité d'entreprise" des agents de la Ville)., créé en 1969 et qui fête donc ses 50 ans :-) avec une subvention inchangée, 200000 € soit un peu moins de 100 € par agent.

Unanimité.

Philippe Doucet demande le même esprit de synthèse à Nadir Slifi sur le point suivant, la TFPB.

13. Actions 2019-2020 des bailleurs sociaux en échange de l'abattement de taxe foncière : convention "TFPB"

Un abattement fiscal de 2,5 M€ pour les organismes HLM en quartiers sensibles, en échange d'"actions nouvelles de "gestion sociale de proximité". Y compris une drôle de notion de ""sur-entretien"", que j'ai soulevée en commission. Le grand risque est que les organismes prennent l'abattement et ne fassent guère plus (voire moins) que leur devoir en matière de gardiennage et d'entretien.

Nadir Slifi souligne qu'un "diagnostic" sur l'état des ensembles de logement a été fait avec les bailleurs sociaux, et que les problèmes relevés ont été mentionnés dans un avenant à la convention TFPB. Ce qui me semble un bon point de départ (fût-il tardif).

Franck Debeaud note qu'un "bilan des actions 2018 nous a été fourni : a-t-il été vérifié ? à quoi ont par exemple servi les 10000 € pour les 'actions visant à favoriser le vivre-ensemble' ?"

Chantal Colin "a l'impression que ça ressemble au tonneau des Danaïdes, les constats sont chaque fois les mêmes ! Quelle différence font ces actions ?"

"Les interventions sont très diverses , on voit bien les efforts de 3F ou ABH, mais sur d'autres, 'réparer la cage d'ascenseur', c'est loin des objectifs affichés. Après il y a le contrôle, c'est normalement le boulot de l'État, mais il le fait par-dessus la jambe".

Nadir Slifi : "on a été ravis d'intégrer le Territoire dans les ateliers de travail ; les bailleurs se sont engagés à nous donner les informations."

Je propose que pour un suivi plus réactif, le Conseil Municipal auditionne annuellement les principaux bailleurs sociaux, comme je l'ai déjà proposé pour les entreprises titulaires de services publics (Azur, TVO, Vinci…).

Unanimité.

14. Subventions aux associations non sportives

Grosso modo inchangées par rapport à l'an dernier, sauf pour des associations qui organisent une grande manifestation cette année et pas en 2018 (ou l'inverse).

Unanimité.

15. Accord avec la Direction des Routes pour que la Ville intervienne sur la bretelle A15 - rue de Gode

Gilles Savry regrette que "nombre d'entreprises déchargent à cet endroit-là". "Nous demandons à la DIRIF de réduire cet espace, de le vidéo surveiller, de nettoyer en partenariat avec l'État, force est de constater que la DIRIF ne nettoie que rarement."

Franck Debeaud : "enfin ! ça fait 3 ans qu'on en avait parlé en bureau municipal, enfin ça arrive ! La convention avec la DIRIF lui donne un délai d'un mois pour intervenir, alors que des dépôts ont un caractère dangereux. Et tout resterait à la charge de la Ville, alors que c'est de la responsabilité de l'État."

"Au passage, à l'arrivée à Argenteuil avant le Quick (Burger King), venant du Boulevard du Parisis, on est accueilli par d'autres dépôts sauvages."

Je rappelle que cette vidéosurveillance a déjà été annoncée dans ce Conseil il y a 2 ans 1/2, par François Poletti… Il aura donc fallu 2 ans 1/2 pour obtenir l'autorisation de la DIRIF. Sans pouvoir facturer ni exiger grand chose. C'est tout le secteur de l'échangeur de l'A15, jusqu'au terrain SIFRU qui évolue tristement. Ne voir arriver qu'un Lidl à la place des tôles, j'espérais mieux pour ce site. Les dépôts sauvages peuvent être des urgences de sécurité. La Ville devrait adopter un comportement plus pugnace. Je m'abstiens sur la délibération. (Unanimité moins cette abstention).

Philippe Doucet : "c'est plutôt une poubelle à ciel ouvert. Les accès à l'A15 sont tous à l'abandon. Nous avions fait passer les services de l'Agglomération, la DIRIF nous avons envoyé des courriers de mécontentement parce que nous enlevions les ordures ! Collector. Si vous envoyez les factures, elles tomberont dans un trou béant. Le seul intérêt de cette délibération est que les équipes de la Ville soient couvertes."

16. Travaux à faire par Bezons sur la chaussée rue Danielle Casanova, frontalière. Unanimité.

17. Travaux à faire par Sartrouville sur les eaux pluviales rue Jean-Pierre Bourquard, frontalière entre Argenteuil, Bezons et Sartrouville. Unanimité.

18. Renouvellement de la cotisation de 10000 € Val d'Oise Tourisme

Il a été réalisé, grâce à cette adhésion l'an dernier, un diagnostic de l'attractivité touristique de la ville. La Ville fait un projet de parcours impressionniste… Val d'Oise Tourisme a travaillé sur l'arrivée des hôtels, va nous accompagner sur une stratégie départementale…

Je trouve ces éléments parfaitement inconsistants. L'hôtellerie et la réputation impressionniste, nous en sommes conscients depuis 10, 15 ou plus, et ce que fait la Ville, c'est le projet Cap Héloïse de multiplexe sur l'île. À quoi bon les diagnostics si on fait l'inverse de ce qu'ils préconisent ?

Pour valoriser le potentiel d'Argenteuil, devenir une étape incontournable pour les passionnés d'impressionnisme, il faudra plus que ces généralités.

Il faut donc en parler, et un point de départ serait de publier cette étude, comme je l'ai demandé en commission, et cela aurait pu être fait dans la journée. Sur la base de ce qui est présenté ici, ça ne vaut pas 10000 €, je voterai contre.

Je comprends cependant l'utilité de garder le contact avec le département, propriétaire de la toile de Monet "La gare d'Argenteuil" qu'il expose à… Auvers-sur-Oise, sans grand succès.

Philippe Doucet annonce pour le groupe TFdEA le même vote, mais estime improbable de valoriser l'héritage impressionniste avec notre voie sur berges 2x2 voies.

Franck Debeaud rappelle qu'un cabinet spécialisé devait être mandaté en mai 2017 pour faire des propositions sur la maison Monet : rien n'a bougé, mais vous nous demandez de voter un renouvellement d'adhésion à Val d'Oise Tourisme qui inclut apparemment dans son champ la maison Monet. Y a-t-il eu d'autres intervenants sur le sujet ?

Georges Mothron répond que le rapport a été "publié, vous l'aurez très rapidement".

19. Conventions avec les associations Les Pincées Musicales et Les Ateliers du 5 (peinture) : unanimité.

20. Prolongation du recours aux associations de prévention spécialisée Le Valdocco et Contact, pendant une année, alors que le Département mène une évaluation des "clubs de prévention". Une nouvelle convention triennale pourrait être conçue après cette évaluation. Unanimité.

21. Représentation de la Ville au Conseil de l'UFR "Sciences économiques et de gestion" de Paris 13 : Georges Mothron propose Fatima Amarir et comme suppléante, France-Lise Vallier. L'opposition ne prend pas part au vote sur les désignations qui ne lui sont pas ouvertes.

22. Délégation au Maire pour organiser la "participation en ligne" du public, aux évaluations environnementales : en commission, j'ai demandé que les dossiers papier restent accessibles, car un dossier environnemental, c'est souvent des centaines de pages, des grandes cartes etc., difficiles à consulter sur ordinateur, a fortiori sur téléphone. Georges Mothron précise que c'est bien le cas "s'il y a demande". Unanimité.

Franck Debeaud s'inquiète que la Ville interrompe l'Harmonie municipale. Le maire répond qu'il souhaite qu'elle ait plus d'harmonie, et travaille plus avec le Conservatoire. "Ce monsieur (le responsable de l'harmonie) était très peu disponible".

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