Blog d'Engagés pour Argenteuil

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samedi 22 juin 2019

Visite de quartier Colonie Volembert

par Bernard Rols, photos Frédéric Lefebvre-Naré

Ce 1er juin, Messieurs Georges Mothron, maire d’Argenteuil, Xavier Péricat, premier adjoint, et Boualem Méziane, adjoint au maire, référent du quartier d’Orgemont, ont convié les habitant(e)s à une visite de leur quartier.

Une quinzaine d’Argenteuillais, Argenteuillaises dont quelques membres du Comité de quartier, ont répondu à cette invitation.

La déambulation au fil des rues a commencé par la cité Bellevue – rue de Gode.

Un ravalement des façades vient d’être effectué sur l’ensemble des blocs d’immeuble.

Un projet de rétrocession du parking de cette cité par la municipalité à AB Habitat est envisagé. Ce parking actuellement en libre accès serait clôturé, laissant ainsi son usage exclusif aux résidents de la Cité Bellevue.

Rue de Gode – une partie du grillage délimitant la butte d’Orgemont est à terre (certainement dégradé dans le but d’avoir un accès direct à la butte par cette rue).

La rénovation de la salle municipale Rino Della Négra est envisagée.

Carrefour rues de Gode, Volembert : feu tricolore mal programmé (durée du feu vert trop courte rue Volembert).

Rue Volembert : il est constaté le non respect du stationnement matérialisé gênant la circulation en double sens.

Rue Bayard – un problème de flux de voitures à l’angle de la rue Louis Blanc est signalé.

Retour rue Volembert : RAS

Rue Gambetta (angle bd Allemane) : un projet de circulation à double sens est envisagé permettant de rejoindre le boulevard sans avoir à remonter la rue Volembert jusqu’à la rue de Gode puis redescendre le même boulevard ; alors que le pont est actuellement en sens unique.

pont_Gambetta.jpg

Rue Gambetta (angle rue Mareuil - cité Kruger) : le marquage au sol du « Stop » sur la rue Gambetta est très mal situé. Il empêche toute visibilité des voitures venant de la rue Mareuil. La municipalité réfléchit à l’installation d’un autre ralentisseur.

L’aménagement de la voirie devant l’entrée de l’école Brossolette donne entière satisfaction. Il va être définitif. Une seule réserve toutefois : les véhicules se déportent sur la gauche sur cette partie de chaussée rendant ainsi dangereuse la sortie des véhicules au n° 24. Les locataires des box ou leur bailleur peuvent faire une demande de pose d’un miroir sur le trottoir d’en face. La municipalité leur facturera alors cette installation.

Retour rue Dolet (angle rue Louis Blanc) : compte tenu de l’école St Geneviève et du collège rue Louis Blanc, il est prévu 2 modifications du plan de circulation :

  • sens descendant rue Dolet (partie République – Louis Blanc)
  • sens unique rue Louis Blanc entre les rues de la République et Dolet

Rues de la République, Baudin, du Treilly et Cormon : rien de particulier à signaler si ce n’est la présence d’un nombre conséquent de voitures ventouses (sans certificats d’assurance et de contrôle technique en cours de validation) garées sur la placette (face à l’ancienne boulangerie) rues Gambetta, République, avenue Stalingrad. Un représentant de la police municipale a relevé plusieurs immatriculations (à ce jour, aucune disposition n’a encore été prise par les services de la mairie pour l’enlèvement ou la verbalisation des véhicules gênants) malgré les plaintes de plusieurs riverains desdites rues, car ces véhicules limitent le nombre de places de stationnement disponibles aux riverains.

Placette devant l’ancienne boulangerie : il y a, depuis plusieurs mois, un souci d’attroupement de jeunes y compris en plein carrefour (jeu de ballon) mettant en jeu leur propre sécurité. Ces attroupements, souvent jusqu’à tard dans la nuit, nuisent à la tranquillité des immeubles donnant sur la placette et le début de la rue de la République.

Nous apprenons que la réouverture de la boulangerie (après plusieurs années de fermeture) est actée. Elle devrait se faire 4ème trimestre de cette année. Nous avons eu confirmation qu’il s’agit d’une boulangerie-pâtisserie et non pas d’un simple dépôt de pains.

Un réaménagement de cette placette (qui sert aussi de dépôt d’ordures au droit du container à bouteilles et de la boîte à lettre de la Poste) serait revu.

Rue Kruger (derrière la placette) : il est constaté que la SNCF n’entretient nullement les abords de la voie ferrée.

Une nouvelle fresque murale décore le souterrain permettant d’accéder à la place Aristide Briand et au marché de la Colonie.

Après plus de 3 heures de marche, le verre de l’amitié devant le marché de la Colonie clôt cette visite de quartier.

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jeudi 6 juin 2019

Le 6 juin 1944 : une journée à Paris

par Bernard Rols

Nous commémorons le 75ème anniversaire du D DAY.

Le débarquement des alliés en Normandie amènera quelques mois plus tard aux libérations de Paris et de la France, mettant fin à 4 années sombres d’Occupation de notre pays par les armées du IIIème Reich.

Maurice Garçon, académicien, l’un des plus grands avocats pénalistes de son temps, a tenu son journal qui couvre, jour après jour, parfois heure après heure, la guerre, la défaite, l’Occupation et la Libération.

Voici quelques larges extraits de son journal en ce jour du 6 juin 1944, que l’Histoire a nommé « le jour le plus long ».

9 heures : Marie Darras… (probablement l’épouse de son assistant) m’annonce que les Anglais auraient débarqué au Havre. Elle ne le sait pas directement. C’est son concierge, qui a entendu la radio franco-allemande, qui le lui a rapporté.
Impossible de vérifier. Depuis quelques jours, l’électricité est coupée toute la journée. Excellent moyen pour empêcher d’entendre des nouvelles…

10 heures 30 : ….Il paraît bien qu’il y a quelque chose mais on ne sait pas quoi exactement. Tout se réduit à ce que la flotte anglo-américaine bombarderait du coté de la Normandie, à Boulogne et à Calais. On dit aussi qu’il y aurait des parachutistes du coté de Cherbourg. En somme, rien de précis.

12 heures : Depuis ce matin, les alertes succèdent aux alertes. Le courant est rétabli pendant que les avions menacent pour qu’on puisse éclairer les abris... une nouvelle époustouflante. Le débarquement pratiqué du Havre à Cherbourg et, d’un élan foudroyant, les armées du débarquement auraient avancé de 100 kilomètres.

13 heures 30 : Une amie me dit avoir entendu que les Anglais se seraient emparés de plusieurs aérodromes….

17 heures : Je rentre du Palais (de justice). La rue est calme. Personne n’a l’air de se douter qu’on se bat férocement à 200 kilomètres… Rien de changé avec ce qu’on voyait avant-hier… A peine parlent-ils (les avocats du Palais) des évènements. Notre sort se joue, et pas loin. On n’a pas l’air de s’en douter... Quelques uns, qui veulent paraître renseignés, annoncent la prise de Caen et de Rouen….
La gare Montparnasse et la gare Saint-Lazare sont fermées.

22 heures : ….un ami dont le père est à Radio Paris, affirme qu’un second débarquement vient d’avoir lieu à Cannes, à Fréjus et à Marseille. La TSF n’en dit rien. Les nouvelles sûres sont assez brèves. Le débarquement s’est fait entre l’embouchure de la Seine et celle de l’Orne. On se bat dans Caen. Les Américains, d’autre part, ont débarqué du coté de Cherbourg. En dehors de cela, on ne sait rien. Il n’y a qu’à attendre.
Je crois qu’il ne faut pas tenir compte des mille informations qu’on répand, parmi lesquelles la plus grave serait l’arrestation en masse, demain matin, des hommes de 15 à 60 ans…

Minuit : ….A partir de 10 heures du soir, le courant électrique revenu permet d’écouter un peu tout ce qu’on veut... Chacun des antagonistes déclare que les opérations se déroulent dans des conditions satisfaisantes.

Au-delà de ce que l’on appellerait aujourd’hui les fake news, l’espoir renaissait pour toute une population bientôt libérée.

dimanche 19 mai 2019

Enquête publique : le commissaire-enquêteur dit 2 fois NON au projet "Cap Héloïse"

par Frédéric Lefebvre-Naré, avec Bernard Rols

L'enquête publique sur Jean Vilar / Cap Héloïse a enfin rendu son verdict : c'est deux fois NON.

Non aux remaniements prévus d'un terrain inondable pour y faire des logements (enquête au titre de la loi sur l'eau), et non au permis de construire pour le projet immobilier présenté.

Ce n'est certes qu'un avis. Le Préfet comme le Maire peuvent passer outre.

Mais un avis défavorable est rare : seulement 5% des cas selon ce bilan de 9241 enquêtes (page 51), 3 à 4% selon cette source (le Ministère dit ne pas avoir de chiffres). La grande majorité des commissaires enquêteurs n'ont jamais donné d'avis défavorable ; la première source précise même que 75% des commissaires enquêteurs anciens fonctionnaires, ce qui est le cas du nôtre, n'en ont jamais donné.

Généralement, l'avis est favorable sans aucune nuance (61% des cas), ou assorti de simples recommandations (20%, c'était le cas de l'enquête sur la modification du PLU pour faire ce même projet Héloïse), ou de "réserves" que l'autorité publique devra obligatoirement traiter (14%).

Là, le commissaire-enquêteur a conclu qu'aucune recommandation ou réserve ne ferait l'affaire, et que le projet devait être rejeté dans sa globalité. Sa conclusion est d'une clarté absolue :

La question soulevée par la Mission Régionale d'Autorité Environnementale (service de l'État) "et reprise par le public tout au long de l’enquête peut se résumer ainsi : « pourquoi, en détruisant un lieu culturel symbolique comportant des espaces verts et une salle publique utiles à tous, construire en zone inondable et sur un sol instable un ensemble d’équipements dont l’utilité est loin d’être avérée en créant encore plus de nuisances qu’actuellement ? » ; cette question a reçu des réponses partielles et quelques fois discutables à la fois sur l’utilité et sur le choix du lieu. Même si certaines mesures (d'évitement, réduction et compensation - "ERC" peuvent atténuer l’impact du projet, il est indéniable que celui-ci ne peut que contribuer à dégrader davantage la qualité de la vie dans ce secteur, ce qui, me semble-t-il, ne correspond pas aux attentes de la population."

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Merci une nouvelle fois aux plus de 7500 signataires de la pétition, aux 265 répondants à l'enquête publique, à toutes les personnes qui sont venues aux réunions publiques… et pour leur soutien moral, aux nombreux Argenteuillais qui étaient opposés au projet sans avoir eu l'occasion ou le temps de s'exprimer, ou convaincus, pour beaucoup, que les dés étaient pipés et la décision irréversible.

Nous avons remporté une victoire, une victoire du bon sens et des valeurs de la vie commune à Argenteuil.

Obtenons maintenant que la Ville retire ce projet, revienne sur la décision de privatiser le terrain (vote de 2016) et élaborons un nouveau projet social, culturel, économique, écologique et paysager, tout ça à la fois 😃 car c'est l'accord gagnant pour Argenteuil !

ArgenteuilPromenade.png

mercredi 1 mai 2019

Notre Dame de Paris : « 107 ans » de polémiques ?

par Bernard Rols

Le 15 avril 2019, la cathédrale Notre-Dame de Paris était partiellement détruite par un incendie.

Les Français(es) sont bouleversé(e)s !

Cette cathédrale des XII – XIIIème siècles (connue dans le monde entier par l’œuvre littéraire de Victor Hugo portée à l’écran) est un chef d’œuvre de l’art gothique.

Notre Dame reste depuis 850 ans, un lieu de prières, un des plus prestigieux de la chrétienté, possédant des reliques religieuses inestimables, sauvées in extremis des flammes.

Elle a été le témoin privilégié de nombreux épisodes de notre Histoire Nationale.

Elle est devenue un des monuments historiques les plus visités de Paris et de France.

Malheureusement, depuis cet accident dramatique, Notre-Dame fait l’objet de polémiques, qui ne font pas honneur à notre pays.

Le premier à ouvrir « le feu » (pardon d’utiliser cette métaphore) fut Dupont-Aignan, président de Debout la France, qui les cendres encore chaudes, voulait savoir s’il s’agissait d’un attentat. Le Rassemblement National a aussi émis l’idée d’un possible attentat.

Certes, toute interrogation est légitime mais nous ne pouvons pas ignorer les arrière-pensées de celle-ci, qui fait suite à des déclarations mensongères sur le nombre de migrants accueillis en Europe, ou sur le Pacte de Marrakech.

Dès le lendemain, les familles Arnaud, Pinault et Bettancourt, à la tête de fortunes considérables, ont décidé, par l’intermédiaire de leurs Fondations respectives, d’aider à la reconstruction de Notre Dame – 500 millions d’euros cumulés – ce qui lança aussitôt 2 autres polémiques sur le fait que cet argent aurait pu aider à financer des Services Publics, et qu’ils allaient bénéficier de déductions fiscales.

Certes, cet argent a été certainement gagné sur les marchés financiers au lieu d’être investis dans l’économie réelle, mais qui ira se plaindre de leur générosité ?

Il ne faut pas oublier que tout touriste étranger qui vient à Paris, c’est aussi des nuitées d’hôtel, des restaurants gastronomiques et des achats de maroquinerie, de parfums… Des emplois à la clé dans le tourisme, la restauration et l’industrie du luxe.

Il est donc dans l’intérêt majeur de notre pays (et bien entendu, de leur intérêt) de financer rapidement la reconstruction de Notre Dame.

Quant aux déductions fiscales, elles sont limitées sur le montant des dons.

Il y a eu ensuite la question de savoir s’il fallait la reconstruire ou pas à l’identique, et nous avons un avis très partagé sur le sujet.

Et pourquoi ne pas envisager un concours d’architectes pour imaginer une nouvelle flèche ?

Si Viollet-le-Duc était encore vivant, aurait-il reconstruit sa flèche à l’identique ou aurait imaginé une nouvelle flèche ?

Une partie de la charpente bois, surnommée « la forêt », datait du XIIIème siècle ; c’est son ancienneté et non pas son matériau qui faisait sa renommée.

Je fais entièrement confiance aux architectes des Monuments de France qui refuseront les projets dénaturant la cathédrale.

Beaucoup de collectivités territoriales ont voté des crédits pour la reconstruction de Notre Dame ; le Conseil Municipal d’Argenteuil a voté un don de 10 000 euros.

Certaines reviendraient désormais sur leurs promesses car le patrimoine local reste aussi à sauvegarder, et la somme recueillie à ce jour – 1 milliard d’euros – dépasserait le coût de la reconstruction estimée à 600 000 euros.

D’abord ce n’est qu’une estimation, en l’attente des expertises définitives sur la structure de l’édifice.

Outre la restauration du bâti de la cathédrale, il faudra prévoir les restaurations de l’orgue et des œuvres d’art, endommagées par l’eau déversée pendant 3 heures par les Sapeurs Pompiers.

Enfin, une reconstruction ne peut pas s’envisager sans une restauration complète des vitraux, des façades…

Emmanuel Macron a promis une reconstruction dans 5 ans ; aussitôt, levée de boucliers des architectes du patrimoine, d’historiens… sur les délais.

Notre pays doit prouver qu’il est en capacité de la reconstruire dans des délais raisonnables mais je doute fort de pouvoir tenir un délai aussi court : la restauration du donjon du château de Vincennes, qui menaçait ruine, a pris 12 ans.

La construction aurait pris 107 ans selon la durée communément retenue (1163 – 1270) : l’adage populaire retranscrit l’impatience légitime; conséquence d’une longue attente.

Et nous revenons au début de mon billet.

L’hypothèse d’un accident ou d’une maladresse étant vraisemblable, selon l’enquête judiciaire en cours, Dupont-Aignan lance une nouvelle polémique en déclarant que « sans aucun doute, l’Etat nous cache quelque chose ».

J’ose espérer qu’il s’agit de la dernière polémique que nous entendrons.

Que l’unanimité des Français attachés à notre patrimoine et notre histoire, face à ce drame, ne dévie pas en désunion sur des polémiques stériles qui à l’inverse des tours de Notre Dame ne nous élèvent pas.

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